Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-12-08


Mise à jour du 20 décembre :
Julien Gasc revient sur la physique et la géologie pour tenter de répondre à la question : les prises sont-elles plus fragiles par temps humide ?
A lire sur Kairn

Après la mise à la casse de Sideways, 8B, c'est au tour de Fata Morgana et de toutes ses combinaisons (8A à 8C) ! En effet, l'ami Neil hart a récupéré la prise arrachée et le verdict semble sans appel comme il l'annonce sur Bleau.info!




J'ai déjà longuement écrit et échangé au sujet du bricolage des prises. Sur Bleau.info à propos de Sideways, sur Kairn où j'ai livré mon opinion complète sur le sujet ou même sur C2C et, bien entendu, sur la TL²Bleau (notamment ici)

Autant je ne vais pas pleurer Sideway mais là, je comprends que certains soient tentés de faire quelque chose... Mais qui ? Avec quoi ? Comment ? 

Pour le coup, je vous invite à en débattre et à bien mûrir votre décision vu le succès de ce bloc... Va falloir plus d'une tasse de café... Personnellement, je suis défavorable à ce type de réparation qui ne fonctionne pas dans le temps.



Comme le dit mon ami Christophe Laumône :

"Cela devait arriver un jour ou l'autre, j'avais déjà consolidé la prise il y a 10 ans avec de la colle pour pierre et céramique car elle bougeait vraiment beaucoup; mais trop de sollicitation pendant des années par n'importe quelle condition : humidité, gel, etc.. C'était inévitable, la recoller pourquoi pas, mais la taille de la préhension sera différente et ce ne sera plus le passage d'origine, c'est quasi impossible à reproduire ; de plus c'est pas sûr que même avec du sica elle tienne longtemps. Il faut attendre au moins une température de 10° et un temps très sec pour faire cette opération. Fondamentalement je ne suis pas contre mais" fata morgana" ne sera plus "fata morgana".
Prés d'une quarantaine d'agents du parc national du Mercantour, soit plus de 50% des effectifs, se sont mis en grève vendredi dernier suivi de ceux du PN de la Vanoise. Et le mouvement fait tâche d'huile ! Préavis de grève dans le PN de la Réunion (3 postes menacés), idem à Port-Cros...

Brandissant des pancartes avec les inscriptions "Non au démantèlement des parcs nationaux" ou encore "Parcs nationaux en soldes", ils dénoncent tous les budgets en baisse  et les suppressions de postes.

Rappelez-vous, il y a un an maintenant, près de 850 agents des dix parcs nationaux français étaient en grève, à la mi-novembre pour protester contre la mise en œuvre le la Loi sur les PN qui s'accompagnait selon eux d'une réduction d'effectifs. « Les neuf parcs nationaux existants ont perdu 7 % de leur personnel entre 2011 et 2013 et les postes supprimés serviront à créer le parc national des Calanques. D'ici à 2015, plus de 10 % du personnel aura disparu », dénonçaient alors les syndicats, qui accusaient le gouvernement de se désengager. (Voir par exemple cet article du Monde de l'époque)

Une crise d'identité des PN à la Française qui se renforce avec leur mise en conformité vis à vis de la loi de 2006. Après les coups de couteaux donnés à cette belle image de PN avec la création du PN des Calanques en plein milieu urbain et au cœur de plusieurs polémiques sur les égouts et décharges de la ville, ou ceux portés sur les dossiers du loups des ours et des stations de ski, c'est finalement les finances publiques qui feront de nos beaux parcs des PN au rabais, bientôt sponsorisés par de grandes entreprises en quête d'une image plus verte...

La suite sur Kairn :
Dans les pyrénées 

En Vanoise : 

ou dans les Callanques :





Grimper est dans les bacs ! Outre la désormais traditionnelle Tribune de Greg, ce numéro de décembre du magazine Grimper  affiche encore un beau sommaire : de très belles photos, de superbes sites de grimpe à l'étranger et même en France fréquentables en hiver mais surtout, une nouvelle "FACE DE BLEAU" signée Stéphan Denys qui est allé à la rencontre de notre ami bleausard Arnaud Ceintre, un spécialiste de la trav’ au palmarès digne de celui de la Mouche ! 

L'occasion d'évoquer dans le magazine cette pratique des voyages horizontaux sur nos petits cailloux qui, après avoir séduit bon nombre de grimpeurs dans les années 90, semblait un peu éteinte. 

Pour tant, vu le niveau des cotations proposé tant par Nono que par Jean Pierre, les Adam et autres mutants devraient s'essayer au jeu qui offre un répertoire gestuel, à notre gout, encore plus riche que celui des blocs verticaux !


Arnaud dans la boucle de Légende au Rocher Canon en 1995
Si pendant des années, nous avons multiplié les aller-retours pour corser la chose et faire grimper la cotation à l'image de la Colonne du Tigre, une balade de 180 mouvements, Arnaud & Co nous proposent aujourd'hui des enchaînements aussi courts que durs ! D'ailleurs il n'a pas tort Nono quand il s'interroge sur certains blocs en toit. Ainsi, les voies du Toit d'Orsay sont elles des "blocs" ou des "traversées" en toit. 

Bref, une interview à lire très vite. 
Merci Stephan, merci Nono.




Arnaud Ceintre au DZ ne dédaigne pas les blocs verticaux...

Tout le monde n'a pas la même définition des bonnes actions pour la sauvegarde de la biodiversité ! Jean-Yves Dusserre, Président du Conseil Général des Hautes-Alpes a résilié la convention qui unissait son département à la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Motif : le comportement de la LPO vis-à-vis des tirs de prélèvement de loups dans la Région ! Dans son courrier au Président de la LPO ont découvre que celle-ci paye ainsi les conséquences de sa prise de position et son soutien à l'ASPAS, FNE et Ferus dans cette affaire. 










Rappelez-vous, il y a peu, le Tribunal administratif de Nice, à la demande de l'ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages), France Nature Environnement et Ferus, avait fait suspendre les arrêtés préfectoraux des 13 et 20 septembre 2013. Ces arrêtés autorisaient l'abattage de loups dans le cadre d'une  battue au « gibier », sur les secteurs concernés par les tirs de « prélèvement ».

Le Juge a en effet estimé que les tirs en battue par les chasseurs, tels que prévus dans ces arrêtés,sans la présence et le contrôle technique des agents de l'ONCFS, bafouaient l'article 28 du plan loup et n'est pas dans l'esprit de la Directive Habitat.

Deux loups avait été abattus en application de ces arrêtés illégaux :


  • une louve abattue sur la commune de Saint-Étienne de Tinée, à laquelle s'ajoute un autre loup blessé par un tir mais non retrouvé, le 21 septembre dernier. S'il n'est pas encore mort, il ne passera pas l'hiver, comme les louveteaux de la femelle…

  • un autre loup abattu sur la commune de Beuil, le 22 septembre.


Voilà une décision politique qui va donc à l'encontre d'une décision du Tribunal Administratif. 

Si il est clair que les éleveurs souffrent énormément de la présence du loup dans la région (d'autant que pour le loup préfèrera toujours s'attaquer à des brebis sans défense plutôt que de courir après les chamois), la décision du juge était totalement fondée.

Il y a certainement d'autres actions à mener de part et d'autre pour régler ce conflit qui coûte beaucoup d'argent aux contribuables... En effet, nos impôts financent d'une part les subventions aux associations de défense de la nature dont la LPO, d'autres part, l'indemnisation des éleveurs !

Pour en savoir un peu plus :




Suite logique de nos articles sur le matos de grimpe, voici celui sur une pièce désormais essentielle de l'équipement du grimpeur de blocs : le tapis de réception ou crashpad ! Si l'apparition des pads à Bleau date du milieu des années 90, son utilisation généralisée ne date que du début des années 2000. Ceux qui grimpent depuis plus de quinze ans savent donc qu'il y a eu un avant et un après crashpads avec une petite période de transition. C'est un drôle de hasard mais Stephan Denys à lui aussi publié un article sur le sujet dans le magazine Grimper de Novembre (les grands esprits...) et nous raconte cette mini révolution. Avec l'ami Jo Montchausse, l'inventeur du Pad bleausard, et cet article de Greg, nous voici avec trois "visions" un peu différente de l'histoire. Au-delà de l'aspect historique, il nous est apparu essentiel de vous aider  dans le choix de votre prochain compagnon de blocs. Comment choisir un bon tapis de réception ? Voici notre petit guide d'achat...



A chacun son histoire... 

Sans doute lassés de transporter d'imposants matelas à travers le désert, les ricains ont donc inventé le matelas de réception miniature et transportable. Faut dire qu’en dehors de quelques classiques du Camp IV (Yosemite, USA) située à proximité immédiate du Yosemite Lodge et de ses matelas providentiels, les matelas c’est ch… à transporter. D'après l'historique fourni par Jo Montchausse dans son dernier topo, les premiers vrais pads seraient nés des cerveaux de Fred Nakovic et Don Hardin suite à une grosse blessure sur les blocs de City of Rock au Nouveau Mexique. Après les authentiques matelas, ce fut le temps des mousses entourées par des mètres de tape, le célèbre scotch aluminisé américain inventé par la Nasa pour aller sur la Lune !

Rapidement, les grimpeurs font évoluer l’outil et créés l’ancêtre du pad actuel : le  sketchpad, un sandwich de mousse de 4 cm d’épaisseur prise entre 2 couches de moquette à boucles de 75 cmX75 cm. Plié en deux, ce mini-pad se transportait directement dans le sac à dos. C’est grâce à eux que furent explorés les gros blocs de Hueco. C’est finalement en 1992 que John et Bruce Pottenger conçurent le premiers pad commercial, à Bishop, sous la marque Kinnaloa. Cette fois, on a une enveloppe nylon renfermant une mousse de 6 cm couplé à une mousse à cellules fermée de 1.5 cm. Son arrivé en France, c'est faite, il fallait s'en douter, à Bleau. Logique, il y a vingt ans c'était quasiment le seul spot de blocs français de renommée internationale...

Stephan, dans son article pour Grimper, se rappelle avoir ramené depuis les USA, le très gros pad de Marc Le Ménestrel en janvier 1995, un prototype de chez Metolius, une des premières marques américaines. Très vite au cours de cet hiver 95, Jo nous présentait ses premiers prototypes du Triple pad dans l'ancienne salle d'escalade de Moigny-sur-Ecole (Apex). A cette époque, je collaborais au développement d'un pad plus simple, fabriqué par Ere-Gymnova pour le compte de Béal et dont le cahier des charges nous imposait un prix public de 499 francs ! Ce petit modèle a d'ailleurs longtemps cohabité avec celui de Jo. Bref, peu importe qui de la poule ou de l'œuf, car ces pads ont depuis bien évolués et l'offre est aujourd’hui pléthorique.

Son introduction a révolutionné notre pratique de l'escalade à Bleau. Elle a marqué la fin de la parade systématique (et c'est sans doute un tort) , a contribué à la fin de l'enchaînement des circuits sans mettre un pied au sol comme le faisait les « anciens » mais surtout, elle nous a permis d'explorer des cailloux d'une hauteur déraisonnable qui nous narguaient depuis de longues années. Ainsi, grâce aux pads, à la Cuisinière par exemple, des lignes comme Miséricorde ou la Reine des bois auraient certainement attendues encore quelques années pour leur ascension. Armés des tapis, les hauts blocs du Cuvier Rempart ont retrouvé une seconde jeunesse. Ceux du Rocher Gréau sont devenus possibles et la Roche aux oiseaux devenait fréquentée... 

Mais cette évolution ne s'est pas faite sans critique !
Lorsque les premiers pads sont apparus en forêt, certains juraient leurs grands dieux que c'était dangereux avec un risque accrue d'entorse pour qui viendrait à tomber à côté ou à la jointure. Le tapis allait aussi déresponsabiliser les grimpeurs puisque la parade devenait moins utile. Enfin, le Pad, c'est de la triche, il supprime l'engagement et réhausse le grimpeur au départ des voies. Autant de critiques pas totalement infondées mais qui, avec un peu d'éthique et de pratique sont faciles à résoudre. Les entorses et la parade : facile, il suffisait d'agrandir la surface de réception, de diminuer les pliures, et de continuer à parer en prenant soin d'accompagner le grimpeur sur le pad. Les considérations éthiques trouvent également une réponse si on y prête attention. Coller le pad à la base du bloc n'a souvent que peu d'intérêt : en général on tombe à une bonne cinquantaine de cm de celle-ci et 50 cm c'est suffisant pour placer un paillasson, et donc de grimper éthique et écolo ! (voir aussi l'article sur l'utilisation du pof dans la TL²Bleau

L’utilisation du crash a aussi un impact sur l’environnement. 
Si elle diminue la creusement de cuvette à la base des blocs, elle élargie la surface piétinée et érodée, notamment à Fontainebleau... En effet, la répartition sur une grande surface de la force de choc des pieds sur le sol évite de creuser le sol mais elle écrase la végétation environnante (callune, bruyère). Le sol, une fois dévégétalisé devient plus sensible aux phénomènes érosifs. Par ailleurs, dans leurs déplacements d’un bloc à l’autre, certains traînent le pad  au sol…



Mais peut-on se passer de crash pad ?

Certainement ! A Bleau, on l’a bien fait de 1908 (première escalade de la fissure Wherlin au Cuvier Rempart)  à 1995 ! Alors pourquoi payer plus de 150 Euros pour quelques bouts de mousses ?

Une mauvaise peut avoir des conséquences désastreuses. Une chute ratée ou mal parée et c'est au mieux l’entorse au pire… Pas vraiment la fin du monde, mais comptez tout de même 6 mois d'arrêt. Par ailleurs, et ce n’est pas les grimpeurs qui ont connu l’avant CP qui me contrediront, mais à la longue, les chutes d’hier nous ont laissé quelques traces ! L'impact sur le dos, les genoux et les chevilles n'est pas à sous-estimer ! D’ailleurs, les coureurs de fond utilisent des chaussures à coussins d'air  alors que les grimpeurs chutent de plusieurs mètres de haut sur des sols assez durs. Bref, votre corps vous sera reconnaissant de cet investissement. Ce n’est pas remboursé par la sécu mais cela peut éviter de creuser le trou… Enfin, le pad a aussi son effet psychologique. Rassuré par sa présence, le grimpeur libéré de la chute pourra sans doute mieux perfer !

Et puis le crash-pad peut aussi devenir  un lit, un fauteuil, une table, une aire de jeux pour bambin ou un tapis...

Comment bien utiliser son pad ?

Tout l'art consiste à placer votre crashpad au bon emplacement. 
Tout d'abord, chercher l'endroit où vous aurez le plus de chance de chuter notamment si vous n’avez qu’un seul crash à votre disposition. Et ce n'est nécessairement l'endroit où pointent la grosse racine ou le morceau de rocher bien aigü. Mais comme une chute est aussi imprévisible, faudra faire un choix : améliorer sa réception ou se protéger d’un risque de trauma ! Dans le placement du pad, c’est l’expérience qui prime ! 

En effet, il est plus facile de placer le crash dans une voie que l’on connaît. Ainsi, vous pouvez par exemple anticiper un sale balan, une prise de pied glissante ou un plat capricieux. Sur certains hauts blocs déversants, j’ai pour habitude de nettoyer la sortie d’un bon coup de chiffon. Avant de descendre, je laisse chuter mon pof histoire de voir où il atterri… Enfin, ne négligez pas la parade ! Le pad possède parfois un face moins dure que l’autre. On pourra préférer la face molle pour les petites chutes à plats dos ou plat cul dans les toits et autres traversées.

Dans certains cas, si vous n’avez pu transporter un nombre de pads suffisant, vous pouvez aussi demander aux quelques grimpeurs traînant dans les parages. Les crashpads peuvent parfois être joints ensemble au moyen de velcros et boucles. Dans les cas les plus extrêmes, un pad peut être sanglé autour d’un arbre.. Soyez créatif mais faites attention à la stabilité de votre construction, les crashpads mal fixés ou tout simplement placés dans de fortes pentes ou sur des pommes de pin, se transforment vite en planches de surf. N'oubliez pas, tout est bon pour se protéger des conséquences d'une chute : sacs à dos, des vêtements, ect. peuvent parfois être utiles.



Beaucoup de grimpeurs font l'erreur de placer leur crashpad à proximité du rocher pour nettoyer leurs chaussures. Un crashpad sert à amortir, pas à avoir un départ confortable ! Par ailleurs, même lorsqu’ils possèdent une zone pour essuyer ses chaussons, ne vous dispensez pas du paillasson et pof. En effet, les tapis incorporés au pad se chargent vite en grains de sable, terre et autres cochonneries. Impossible d’avoir des semelles vraiment clean avec eux.  Ne laissez rien trainer dessus : pas de sacs à magnésie, pas de canettes, de brosses… rien... Se méfier des systèmes de portage qui pourraient entraver votre réception…

Enfin, on l’a dit plus haut, en respectant un écart entre la base du bloc et le pad, vous êtes en règle du point de vue de l’éthique ! Et tant que vous y êtes, relisez l'article sur la parade publié sur la TL²Bleau.

Comment choisir son pad donc ? Se valent -ils tous ? 

Au cours de ces années, j'ai eu l'occasion d'en tester un certain nombre et franchement, non, ils ne sont pas tous bons !

Après mes années chez Béal, c'est la marque SNAP, une autre entreprise française, qui m'a offert la possibilité de faire évoluer l'outil. À cette époque (1997), le crash, n'est pas encore un objet adopté par toute la communauté. Et pour cause ! Certains lui font des reproches totalement justifiés : encombrement, poids, système de transport peu commode...

Chez Béal, le petit et le grand modèle étaient conçus pour ne pas coûter trop chers. Conséquence, ils ne se pliaient qu'en deux et leur portage étaient basiques et non modifiables. Jo chez I’BBZ avec son pliage en accordéon résolvait le problème de l'encombrement et du transport mais pas des jointures entre les mousses. 

Avec le Team de Snap, nous avons travaillé sur un pad monobloc plié dans la longueur. Du coup, on obtient la plus grande surface possible sans aucune jointure  et comme une bonne idée vient rarement seule, la surface destinée à être en contact avec le sol, parfois boueux ou souillé, sera celle qui se retrouvera à l'intérieur du pad une fois fermé... fini les vêtements crades ! 

Depuis, chaque marque a travaillé à l'amélioration du produit (allègement, transport, durabilité, accessoires, dimensions...) pour une offre de plus en plus importante mais aussi assez cher! Pourquoi les crashpads sont-ils si chers ? Les crashpads nécessitent beaucoup de main d'œuvre et les matériaux utilisés pour leur fabrication, s’ils sont de qualité, ne sont pas bon marché. Acheter soi-même un morceau de mousse de qualité revient souvent au prix d'un crashpad neuf. L'enveloppe du pad est elle-aussi constituée de tissu plutôt cher, le cordura dans la plupart des cas

Une bonne mousse :

Photo I'BBZ
J'en vois qui salivent mais celle-ci ne se boit pas ! Parmi les nombreux critères qui font un bon crashpad, le premier est, sans aucun doute, la qualité de son amorti. En effet, c'est là sa fonction. Celui-ci est lié à la nature de son garnissage (nombre et type de mousse) mais aussi à sa coupe et son enveloppe. La plupart des fabricants nous proposent des modèles comportant au minimum deux couches de mousse de densité et composition différentes. Ce qui est difficile à apprécier dans un magasin, c'est d'une part la qualité de l'amorti de ce mille-feuilles mais aussi et surtout sa durabilité. 

Car en effet, on trouve sur le marché  de nombreux types de mousse et de qualité et de prix très variable ! C'est sur celles-ci que les fabricants jouent pour composer leur sandwich, cherchant le meilleur compromis entre les performances d'amorti et résistance mais aussi de poids et de prix. Depuis quelques années ils se fournissent donc à l'étranger pour faire baisser la facture.  

Il y a en gros deux types de mousse : à cellules ouvertes et à cellules fermées. Cette caractéristique leur confère une capacité différente à amortir votre chute. La mousse à cellules ouvertes se comprime en chassant l'air des bulles. À l'inverse, celle à cellules fermées résiste à la pression. Les cellules fermées se déforment de manière élastique, puis reviennent à leur forme initiale. En plus de cette caractéristique technique, la densité des deux types de mousse est variable. Plus une mousse est dense, plus il y a de matière et donc, d'amorti ! Enfin, il existe différents matériaux pour fabriquer les mousse… Reste à trouver le bon compromis...

Toutes les mousses n'ont pas la même durabilité. Une mousse peut présenter les meilleures performances mais mal vieillir. La chaleur, la sécheresse, les compressions, la poussière ...sont autant de variables qui diminuent les performances initiales du produit. Bref, se rendre compte dans le magasin si une mousse est performante dans le temps est très difficile. Toutefois, si elles sont accessibles, observez la nature de celles-ci, le nombre de couches du sandwich et appuyez dessus en les pressant entre le pouce et l'index. La couche dure, celle du dessus doit résister, reprendre sa forme initiale et ne pas marquer. Celle du dessous, plus épaisse, se presse dans la main et ne doit pas s'écraser à plus de la moitié de son épaisseur initiale (4 cm pour 8 par exemple) mais pas à moins du quart (2 cm pour 8 cm). A défaut de pouvoir chuter de 3 mètres de haut dans le magasin, réalisez une série de petits bonds: vous ne devez sûrement pas toucher le sol avec vos talons !

La meilleure recette pour ce sandwich est, à mon avis, un mélange de mousse polyuréthane (PU) et EVA !
Pourquoi une mousse EVA plutôt que PE (polyéthylène) utilisée par beaucoup de fabricant ?
La mousse polyéthylène non réticulée a une structure hétérogène, avec des cellules plus grosses, moins nombreuses et aux parois plus fines qui peuvent exploser sous l’impact d’une chute. Dans le temps, la mousse EVA, notamment utilisée dans les chaussures de course à pied pour son amorti exceptionnel, vous garantit une très grande durée de vie. Pour tout dire, j’utilise encore celle de mon proto de SNAP alors que j’ai changé trois fois la housse depuis 1997.

Il existe trois types de montage des mousses : Américain, Européen et Triple-Pad. Les Américains ont une préférence pour les pads monoblocs, c’est-à-dire avec des mousses en un seul morceau ce qui permet d’avoir une très bonne absorption du choc. Leur fermeture se fait par pliage... Du coup la plus part ont des mousses assez souples moins performantes à l’exception des modèles de chez SNAP (marque française précisons le encore) mais qui sont parfois durs à plier !

Le montage traditionnel Européen articule différents morceaux de mousse avec des charnières tissus. Avantage, on peut intégrer à chaque compartiment une mousse plus dure dans sa partie supérieure, ce qui assure une meilleure capacité à stopper la chute. Le Triple Pad de Jo prouve avec son ingénieux système de velcros qu'il peut facilement concurrencé les pads avec charnières. Aujourd’hui  on trouve des charnières réalisées en biseaux ce qui résout totalement le risque d'entorse à la pliure.

L’enveloppe :

Photo Greg CLOUZEAU
Chez S'Cape Fontainebleau
Après l'examen des mousses, c'est à l'enveloppe qu'il faut prêter attention. Là encore, les fabricants cherchent à diminuer les coûts en trouvant des tissus nylon meilleur marché que ceux des grandes marques comme Dupont Nemours et son célèbre Cordura. La toile doit être résistante à l'abrasion et à la déchirure tout en étant assez légère et relativement imperméable (à l'eau mais aussi à la poussière). Pour le coup, ce cahier des charges est connu de tous car c'est le même que celui concernant les sacs à dos ! Outre la matière première, les coutures ont une grande importance. Plus il y en a, plus elles sont complexes, plus le pad coûtera cher ! 

S'il est difficile de tester la qualité de la housse en magasin, l'examen attentif des coutures est plus facile. Tirez dessus ! Elles doivent être serrées (pas de jour entre 2 bords du tissu) mais pas trop pour ne pas avoir un effet "découpage selon les pointillés ".  Le dessous du pad peut aussi être spécialement conçu avec une toile spéciale plus adaptée aux contact avec le sol (étanchéité, résistance…).

Ensuite, tout ce qui vient compléter le pad et augmenter son prix doit être passé au crible.
Boucle I'BBZ
Les boucles de fermeture sont-elles en plastique, en métal ou aluminium ? Peuvent-elles être changées si elles cassent ?
Les bretelles du système de portage sont-elles amovibles et réglables ?
Existe-t-il un rabat pour le blocage du paillasson et du pof (ou autre) lors du transport ?
Le pad est-il doté d'une zone d'essuyage des chaussons ?
Offre-t-il une poche cachée dans la housse ?
Les coins sont-ils renforcés ?
... Voilà une liste des questions qui vous aideront à étudier le tapis sous toutes ses coutures. 

Ainsi chez SNAP le dessous est en TARPAULIN (polyester enduit PVC, sauf le Marshmallow) antidérapant, ultra résistant, étanche et lavable à l’éponge et le dessus en Ripstop 420 Deniers. Les bretelles de portage sont amovibles (pas de contact avec le sol quand le pad est ouvert, pour des sweats et tee-shirts toujours propres !) Les boucles rapides "Snapbuckles" sont en alliage d'aluminium quasi indestructible (ouverture/fermeture/enlèvement des bretelles ultra rapide), logo paillasson en bouclettes, poche secrète zippée à l’intérieur, grilles d’évacuation d’air, renforts d’angles…

Poids et dimensions :

Nous terminons par ce critère qui peut avoir une importance considérable.
Offrir un pad à quelqu’un suppose de connaître sa pratique mais aussi son mode de déplacement ! Car oui, un pad peut être très lourd et encombrant.  A dimensions équivalentes le poids peut varier du simple au double. Un pad de 10 kilos, avec le reste du matos à porter, peut carrément vous dégoûter de votre achat. Pensez aux marche d'approche que vous connaissez et posez-vous la question du transport (distance, dénivelé, étroitesse des passages...).

Si vous le portez comme un sac à dos, testez le comme tel ! Mettez le carsh sur le dos pendant un bon moment (10 minutes) dans le magasin pour sentir son poids. Les bretelles ou sangles ne doivent pas vous blesser (pression, frottement…)  Étudiez la hauteur dépassant. Si vous devez passer sous des branches cela peut vite être un cauchemar.
Enfin, pensez au stockage à la maison et au transport. Un pad dans un studio cela peut toujours servir pour regarder la télé (après un petit nettoyage quand même) mais pas certain que Madame apprécie et si en plus il prend toute la place dans le coffre…



Vous voilà parer pour faire le bon choix !
Dans de prochains articles nous publierons les résultats de nos crash-tests, en attendant, voici quelques infos sur les produits "français" les plus courants ! Nous évoquerons les produits étrangers dans nos tests...

Les pads IbbZ

Qui peut le plus...
Le Triple max
Le grand frère du Triple Pad d'I-BBZ.
Le seul et unique crash du marché qui se plie en 3 parties. Idéal pour le portage en foret ou bien pour les motards (Pas de prise au vent). Une conception soignée et pensée.
Et le top du top : vous le transformez en canapé pour vos déjeuners en forêt.
Mousse en double épaisseur, double densité
Housse en tissu enduit de 1 500 deniers
Remplacement facile des mousses
Dimension déplié : 100 x 150 x 10 cm
Dimension replié : 100 x 50 x 30 cm
Poids : 5,4 kg : Le meilleur rapport poids / surface du marché.



Les SNAP CLIMBING - 

Whopper 2013
Nouvelle construction “tournedos” exclusive : un renfort en nylon ballistic 1680 deniers
(le tissu le plus épais du marché) fait tout le tour du crash-pad. Pas de couture aux arêtes. Résistance à l’usure inégalée. 
Modèle pliable mais dans le sens inverse de tous les autres pads pour garder la bretelle propre sur le dessus, et séparable par scratch en deux parties indépendantes pour les traversées ou faire un lit de bivouac. Bretelle facilement amovible par double scratch. Portage dos ou bandoulière.
Dessus polyester, dessous antidérapant étanche lavable à l’éponge, logo paillasson en feutrine, deux poignées, trois nouvelles pattes de fermeture par scratch.
Mousses : 1,5 cm de mousse EVA réticulée haute densité pour stopper l'impact + 10 cm de mousse PU haute portance pour amortir. 
prix autour de 180 €
Poids     5.5 kg
Tailles   133x100x12 cm (ouvert) - 100x66x24 cm (fermé)

Warp2
Nouvelle construction « tournedos » exclusive : une bande de tissu (le plus épais du marché, du Nylon Ballistic 1 680 deniers) fait tout le tour du crash pad sur l’épaisseur et les arêtes pour une résistance à l’usure inégalée. Grâce à un procédé breveté, le Wrap durcit d’autant plus que la vitesse d’impact est élevée et s’adapte à la hauteur de chute pour offrir le meilleur du confort et de la sécurité. Modèle monobloc sans pliure qui se roule en deux pour le transport. Portage dos ou bandoulière avec bretelles amovibles. Deux poignées renforcées, logo paillasson, dessus matelassé en polyester, dessous étanche antidérapant lavable à l’éponge, nouvelles pattes d’attache Velcro, amorti par un complexe de mousse EVA et de cellules d’air avec mousse PU plus ferme cette année.
Dimensions        150 x 100 x 15 cm.

Poids     7,5 kg.
 Prix environ 200 




Les BEAL

Big Air Bag
Concept original de pliage hybride roulé et plié. Ce concept permet au Big Air Bag, malgré ses 1,80 m, de se plier facilement et d'être moins encombrant qu'un modèle de taille équivalente, mais roulé. Concept VERSO permettant de choisir la face de réception en fonction de la hauteur de chute.
POINTS FORTS :
• Mousse triple densité réticulée optimisant l'amortissement en fonction des différentes hauteurs de chute.
• Coins renforcés.
• Bretelles amovibles se transformant en bandoulière.
• Aérations latérales.
Poids 7.4 kg
Prix autour de 180 €



Double Air-Bag
Le Double Air Bag est constitué d’une mousse 3 densités réticulée à très haute capacité d’absorption et rémanence garantissant pendant toute la vie du matelas d’excellentes capacités dynamiques.
L’enveloppe extérieure est 100% en polyester et les coins sont renforcés.
Pliable facilement en 2 le Double Air Bag possède un triple système de portage poignée/bandoulière/sac à dos.
Le Double Air Bag bénéficie du concept VERSO permettant de choisir la face de réception en fonction de la hauteur de chute.
Sa taille, son amorti exceptionnel et son système de portage sur le dos en font une référence sur le marché.
POINTS FORTS :
• Mousse triple densité réticulée optimisant l’amortissement en fonction des différentes hauteurs de chute.
• Coins renforcés.
• Bretelle amovible se transformant en bandoulière.
• Aérations latérales.
Prix dans les 150 €
Poids     4.4 kg
Tailles   100 x 130 x 9 cm

Enfin le Simond que l'on trouve chez Décathlon

Peu loquace chez les bleus, on n'en saura pas beaucoup plus sur ce modèle d'entrée de gamme.
Mousse bi-densité, 1m² de surface de réception.
Trois possibilités de portage : sur le dos, en bandoulière, poignées.
Housse réalisée en polyester recyclé.

CARACTÉRISTIQUES
> Dimensions100 x 100 X 8 cm
> Poids3,8 kg



A lire sur ailleurs le ouaibe :

Les tests

Edelrid modèle Dead point par les Alsaciens

- 6 modèles 

Construire son pad (pour les ambitieux !)

Chez des revendeurs franciliens par exemple :



En raison de leur difficulté d’accès, les falaises, avec les glaciers, sont les derniers écosystèmes qui ne sont pas profondément modifiés par l’homme. Ces microhabitats présentent donc un réel potentiel de biodiversité à préserver. La biodiversité s’y est  adaptée à des conditions de vie  contraignantesL’escalade est certainement un formidable moyen de côtoyer ces milieux aussi riches et que fragile.
Pour limiter les impacts de notre pratique tout en la développant de façon raisonnée, quelques principes sont à prendre pour anticiper les conflits. Le PNR des Bauges en liaison avec la FFME et divers acteurs ont élaboré un guide à destination des équipeurs de falaises mais dont la trentaine de pages devrait être lue par tous les grimpeurs pour les connaissances qu'elles apportent. Certains ne verront là que de nouvelles contraintes et une nouvelle menace réglementaire pour nos pratiques... 



Le Parc naturel régional des Bauges a lancé un schéma de cohérence des « activités verticales » (SCAV) pour mieux gérer, à la fois sur le plan économico-touristique et environnemental, l’escalade, le canyoning, la spéléologie et le vol libre.
Sur la question de l’escalade, après un travail préalable d’inventaire et de recensement des enjeux, le choix a été fait de développer des sites d’initiation ouverts aux professionnels et aux grimpeurs isolés.
Mais le souci de la préservation des enjeux environnementaux n’a pas été oublié.
En effet, une pochette regroupant 15 fiches a été élaborée : « Équiper Éco-responsable » dans le droit fil de la démarche dont nous parlait Mountain Wilderness : les  « GéoParks ».
Un outil facile à utiliser
Ces fiches cartonnées sont d’une utilisation très facile par les équipeurs. 
Elles ont été élaborées par tous les acteurs, sous le pilotage du PNR, et tirées à 500 exemplaires.
Guide pédagogique "Equiper éco-responsable"4 fiches sont consacrées aux milieux et espaces naturels (La falaise, un éco-système complexe, Type d’espaces naturels, Cartographie des espaces naturels, Espèces sensibles aux dérangements).
  • 2 fiches de cadrage ( Méthodologie pour équiper éco-responsable, Escalade sportive et traditionnelle)
  • 2 fiches sur la géologie des falaises (Géologie des Bauges, Formation naturelle des prises d’escalade)
  • 7 fiches sur les différentes des falaises et leurs enjeux (Fissures et fractures, Micro-pelouses et vires, Cavités et trous rocheux, Abris sous roche et surplombs, Pieds de voies, éboulis rocheux, Hauts des voies, ensoleillement, Le sentier d’accès)
Expérience innovante et exemplaire qu’il serait intéressant de transposer à d’autres falaises !
Un de nos fidèles lecteurs nous a fait remarquer que nous n'avions pas publié le bilan des ramassages de déchets en montagne organisés par l'association Mountain-riders.org ! Oups !... Comme décembre est souvent le mois des bilans, voici donc quelques informations sur le sujet histoire de vous sensibiliser AVANT votre départ pour les stations de sports d'hiver. En effet, si une bonne partie des déchets arrachés à la montagne concerne les industriels (y compris du ski), les détritus abandonnés par les touristes sont encore bien présents. Parmi eux, le mégot de cigarette tient une place de choix. peut être que cette année, avec le formidable développement de l'e-cigarette, il y en aura moins de jetés dans la neige autour des remontes-pentes ! Sinon, parmi les nombreux objets vendus par l'association, le cendrier de poche est un "must-have" indispensable que bien des grimpeurs et randonneurs fumeurs devraient adopter !




Donc, que s'est-il passé sur le front des ramassages de déchet en montagne depuis nos articles sur les bilans de 2011 et 2012 ?





La campagne 2012 du collectif de ramassage mis en place par mountain-rides.org  avait mobilisé près de 7200 volontaires sur 100 spots. Au total, 50 tonnes de déchets avaient été ramassées, soit une moyenne de 500 kg ramassés par station...

Les Mountain Days 2013 ont mobilisé près de 2500 volontaires sur 65 spots. 25 Tonnes de déchets ont ainsi pu être ramassées. Par rapport à l’année dernière, le nombre de  volontaires, de déchets ramassés et de spots nettoyés ont donc nettement diminué. Cette baisse est due principalement aux conditions météo du mois d’avril et du mois de mai ou la neige a causé l’annulation de beaucoup de ramassages et non à la disparition des détritus !

En chiffres : 
  • Près de 25 tonnes de déchets ramassés en montagne cette année. Cette baisse est à relativiser contenu de la diminution du nombre de ramassages. La nature des déchets ramassés est toujours aussi variée : plastiques, métaux, papiers, verres, mégots de cigarettes, vêtements, bâtons de skis.
  • Concernant l’origine des déchets, 48 % sont issus de l’activité touristique et 52 % de l’activité professionnelle. 46 % des déchets ont pu être recyclés. 
  • Les ramassages pédagogiques continuent par ailleurs de se développer, puisque nous avons réalisé cette année une dizaine de projets répartis entre les Alpes du Nord et du Sud.
Il semble important de rappeler que la réussite des ramassages repose sur l’engagement et la mobilisation des différents acteurs des stations. Les opérations de nettoyage représentent des temps forts en territoire de montagne et leur succès implique une gouvernance de tous les acteurs.

Une action indispensable pour faire progresser la prise de conscience et le passage à l’action ! 


Plus de renseignements sur le site de l'association !




Du côté de Mountain Wilderness, le bilan est plus imposant. Normal, les bénévoles de l'association s'attaquent à du lourd avec leurs campagnes de démontage des installations obsolètes qui défigurent nos paysages...


Ainsi, le dernier chantier de l'association a consisté au démontage de deux téléskis obsolètes depuis bientôt 10 ans  cet automne au Col du Lautaret (PN des Ecrins).
Avec eux... c’est encore plus de 35 tonnes de ferrailles et béton qui ont été retirées de de la montagne. Afin de préserver les pelouses alpines et les zones humides classées Natura 2000, l’évacuation a été faite, selon les types de matériel, par portage manuel, engins motorisés légers ou héliportage. Les différents éléments ont été stockés provisoirement sur le parking avant d’être acheminés vers des centres spécialisés dans le retraitement des déchets.
Avec les nombreux chantiers de l’année 2013, Mountain Wilderness a franchi un cap concernant la problématique des installations obsolètes. Jusqu’à présent toutes les opérations étaient organisées et portées par des bénévoles (reconnaissance de terrain, évaluation des déchets et considérations techniques…) et coordonnées par une chargée de mission de l’association. Même si les repérages sont encore le fait de bénévoles, pour certaines opérations, des élus ont sollicité directement l’association, ou l’organisme public gestionnaire du site, ce qui a été le cas pour ce démantèlement du col du Lautaret.
Merci à tous ceux qui ont donné de leur temps et de leurs moyens pour faire de ces journées une opération positive ! 
Nous pensons :
  • aux organisateurs et initiateurs locaux de ces journées,
  • aux volontaires présents sur ces journées pour enfiler les gants, 
  • aux  marraines et  parrains pour leur soutien et leur engagement, 
  • aux partenaires financiers, médias et associatifs.
Il y a eut aussi bien d'autres campagnes menées par diverses associations et entreprises. Avec notre partenaire www.kairn.com nous vous en parlons le plus souvent possible. On vous laisse additionner mais c'est tout de même plusieurs centaines de tonnes de mégots et autres détritus qui sont arrachés chaque année à la montagne. Pensez-y sur les pistes ! 


NATURE