Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-11-24

A la TL²Bleau, on surveille comme le lait sur le feu le dossier de l’exploitation pétrolière du sous-sol Seine et marnais. Et pour cause ! Le pétrole, notamment en Forêt de Fontainebleau, c'est une vieille histoire qui n'en fini plus et dont les anciennes cicatrices sont encore visibles dans le nord de la forêt... En effet, les industriels pétroliers qui ont progressivement abandonnés leurs anciens forages conventionnels au cœur du massif forestier (non sans avoir pollué la nappe phréatique) souhaitent y revenir avec des procédés d'extraction plus modernes (forages horizontaux) mais qui, une nouvelle fois, feront courir des risques à l'environnement. 

On ne revient pas sur l'historique et les nombreux pas en avants ou reculades de l'Etat sur le dossier dit du Pétrole et gaz de schiste et de la fracturation hydraulique (voir notre page et la rubrique regroupant les articles sur le sujet) mais on fait le point sur la situation des 7 permis du département (Aufferville, Courtenay, Nogent-sur-Seine, Leudon-en-Brie, Nemours, Château-Thierry, Rignon-le-Ferron) suite à la condamnation de l'État le 26 septembre par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise) "à donner droit à la demande de mutation" de ces permis formulée par la compagnie américaine Hess Oil.

Rappel du contexte :

Ces permis ont été "accordés en 2010 par le précédent gouvernement" (pour reprendre la formule du communiqué du ministère) à la compagnie Toreador, qui les a ensuite cédés à l'opérateur Hess Oil. Ces permis ont fait l'objet d'une demande de mutation, c'est-à-dire le transfert de propriété de Toreador à Hess Oil, auprès du Ministère qui traînait des pieds depuis une quinzaine de mois. "L'opérateur Hess Oil a fait valoir ses droits et il a gagné"


L'État est déjà sous le coup "d'astreintes journalières de 14.000 euros depuis le 17 octobre", a alors expliqué le ministère de l'Ecologie il y a quelques jours relançant la polémique. Le ministère serait ainsi contraint par le tribunal d'accorder ces permis d'hydrocarbures qui lui auraient été "présentés comme conventionnels". Le code minier actuel "ne permettant pas de refuser ces mutations, sauf à exposer le Ministère à un nouveau contentieux, avec à la clef de lourdes indemnités qui pourraient atteindre plusieurs millions d'euros", nous disait Philippe Martin à ce moment. S'il devait autoriser la mutation des permis, "cette décision représenterait un point de bascule dans le dossier des gaz et huiles de schiste", ont averti les avocats Arnaud Gossement et Olivier Meyeren appelant le ministre de l'Ecologie Philippe Martin, à "refuser de signer les arrêtés".

Le ministre a alors rappelé sa "farouche opposition à l'exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique" et a assuré qu'il n'accordera "aucun nouveau permis de recherche d'hydrocarbures avant la réforme du code minier en 2014".

Philippe Martin, a donc annoncé hier qu'il refusait d'accorder la mutation des sept permis de recherche demandée par la société américaine Hess Oil.


"Pour traiter ce dossier, j'ai choisi le travail, la transparence et la concertation. J'ai (…) croisé l'expertise technique de mes services à l'expertise citoyenne des collectifs anti-gaz et huiles de schiste qui ont été reçus à plusieurs reprises accompagnés des élus concernés par ces permis. Je prends mes décisions en connaissance de cause et je les assume", déclare-t-il dans un communiqué.

Pour justifier sa décision le ministre constate que la société requérante, filiale française d'Hess Oil, est "une coquille vide qui ne dispose pas des compétences techniques propres, qui sont requises par le droit minier" dans l'article L. 122-2. Ce dernier stipule que "nul ne peut obtenir un permis exclusif de recherche s'il ne possède les capacités techniques et financières nécessaires pour mener à bien les travaux de recherches (…)".

Il s'avère que, par ailleurs, le permis de Courtenay a expiré en octobre dernier et que cinq autres permis n'ont pas obtenu de renouvellement. Ils ne peuvent pas, de ce fait, être transférés à un nouveau titulaire. Mais bon, vu que la demande est antérieure...

Reste le problème posé par le permis de Château-Thierry. Le ministre s'interroge sur la réelle finalité des recherches envisagées : même si la société Hess Oil a déclaré se conformer à la loi du 13 juillet 2011,  les roches-mères visées par cette société  ne pourraient être explorées que par la technique de fracturation interdite sur le territoire national. Dans ces conditions, les permis concernés ne peuvent plus déboucher sur une exploration effective, notamment sur aucun forage pilote. I
l aurait donc du faire parti des permis abrogés suite à la loi interdisant la fracturation hydraulique (voir sur Actu-environnement). On peut alors s'interroger sur les défaillances qui ont conduit à ce qu'il passe à travers les mailles du filet. Enfin, ce permis semble avoir changé de mains à plusieurs reprises : De Toréador il aurait été cédé à Zaza Energy puis plus récemment Vermilion. 

L'Etat compte bien faire valoir ses droits afin de lever l'astreinte journalière de 14.000 euros qu'il doit verser depuis le 17 octobre. Le ministre précise qu'il demandera, lors de l'audience prévue le 6 décembre prochain, une remise de ces indemnités. "Dans tous les cas, ce n'est rien à côté du coût environnemental et sociétal qu'aurait impliqué cette exploration de notre sous-sol", explique-t-il dans une interview accordée au Parisien et publiée le 27 novembre.

Arnaud Gossement, avocat reçu par le ministre aux côtés des collectifs anti-gaz de schiste, s'est félicité de cette décision qu'il qualifie de "courageuse et cruciale". "Philippe Martin vient de porter un coup terrible à une sinistre spéculation financière contre l'environnement. Le rejet des demandes de mutation de permis hydrocarbures de schiste est une étape fondamentale de la guerre contre l'extraction des gaz et huiles de schiste. Cette décision démolit la stratégie d'intoxication jusqu'ici menée par les partisans de la fracturation hydraulique", estime-t-il. Selon l'avocat, une "véritable guérilla judiciaire" a débuté devant les tribunaux administratifs. Le conseil d'Etat doit d'ailleurs se prononcer aujourd'hui 29 novembre sur la mutation du permis de Champrose (Seine-et-Marne) au profit d'Hess Oil. Mutation refusée par l'Etat mais contestée devant les tribunaux par la société.

Une décision saluée aussi par le Président du CG77, Vincent Eblé qui rappelle aussi qu'hier, un rapport de l’Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a été publié en appelant à relancer une exploration expérimentale des gaz et pétrole non conventionnels. Dans ce document, les rapporteurs préconisent de réaliser « quelques dizaines de forages d’exploration sur un ou plusieurs bassins impliquant l’usage de la fracturation hydraulique » – et ainsi de modifier la loi. Impossible sans cela, précisent-ils, de connaître le potentiel économique de l’exploitation des gaz et pétrole de schiste. Purement scandaleux !

Bien entendu, l'Union française des industries pétrolières a fait part de son "étonnement" et de son "indignation" et évoque un "procès d'intention". Elle considère comme "inacceptable le soupçon dont l'industrie pétrolière fait l'objet lorsqu'on lui prête l'intention de recourir à une technique interdite par la loi." 


Par ailleurs, au niveau national, la publication du rapport de l’Académie des sciences est le plutôt favorable à la recherche pétrolière fait lui aussi débat. Il fait un certain nombre de recommandations, dont la mise en place d’expérimentations. Bien que ce rapport ne soit pas scientifiquement très approfondi, ce qui est quand même un comble pour une académie dite des Sciences,  il aura certainement un impact et un écho important dans les médias et probablement auprès des politiques...

Petit rappel des dernières actions des Collectifs ANTI




- Lettre au Maire de Milly pour l’inviter à faire voter un avis défavorable aux explorations et exploitations de pétrole de schiste sur la commune
- Appel et pétition lancée par les collectifs « Monsieur le ministre ne signez pas »
La petition : http://www.petitions24.net/monsieur_le_ministre_ne_signez_pas a recueilli 4700 signatures, cependant trop peu de signatures dans les communes concernées par les permis en question.

- Des membres des collectifs et des élus locaux ont été reçus deux fois au ministère de l’environnement et ont pu faire valoir leurs arguments


Sélection de nos articles précédents sur le sujet des nouvelle demandes depuis 2011 :



Parmi les nombreux articles à lire et qui ont servis à notre rédaction citons :

http://www.terraeco.net/Hydrocarbures-de-schiste-Monsieur,51963
- http://picardie.france3.fr/2013/11/18/gaz-de-schiste-nouvelle-reunion-au-ministere-de-l-ecologie-359791.html
http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/11/21/01008-20131121ARTFIG00842-gaz-de-schiste-des-risques-maitrisables-selon-l-academie-des-sciences.php
http://www.newspress.fr/Communique_FR_272723_2949.aspx
- http://www.lejdd.fr/Economie/L-Etat-relance-le-debat-sur-le-petrole-de-schiste-640313
Logos
Depuis deux ans, à la Tl²B, on vous invite à participer aux inventaires (batraciens, lucanes...) ou aux chantiers natures. Cette fois, c'est des mares elles-même qu'il s'agit et à regarder la carte mise en ligne, les naturalistes et photographes de Bleau ont du pain sur la planche ! En effet, la Société nationale de protection de la nature (SNPN) et Natureparif, l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, lancent dès aujourd’hui « Si les mares m’étaient comptées », un site internet dédié à l’inventaire participatif et au suivi des mares franciliennes.


Les mares franciliennes en danger : une enquête participative pour les préserver
Mare secrète et artificielle dans les Trois Pignons
Face au constat alarmant de la disparition des mares en France (entre 30 et 50 % d’entre elles aurait disparu depuis 1950), la SNPN a initié en 2010 un inventaire régional de ces milieux. L’objectif de ce programme de science participative est d’établir un état des lieux de ces micro-zones humides indispensables à la survie de nombreuses espèces faunistiques et floristiques, parfois rares et menacées. Au-delà du simple recensement, il s’agit d’impulser une véritable dynamique régionale de préservation de ces milieux.
Un important travail d’analyse cartographique réalisé par la SNPN a permis d’identifier plus de 22 250 mares sur le territoire francilien. Environ un tiers d’entre-elles a été visité et signalé sur le site de l’opération, grâce au soutien et à la participation de l’ensemble des bénévoles et des structures partenaires (structures publiques, collectivités, associations). Malgré ces résultats encourageants, le travail à fournir reste important : près de 15 000 mares doivent encore être confirmées !
2. Participer à l'inventaire ? Pour quoi faire ?
Une autre mare artificielle dans les Trois Pignons, reste d'une
ancienne propriété privée...

Les mares sont des micro-zones humides abritant une biodiversité exceptionnelle ! Ce sont des sites de reproduction privilégiés pour les libellules et les amphibiens. On y trouve des espèces très rares. Mais pas seulement, ces milieux assurent aussi des rôles essentiels pour l'homme comme l’épuration et la régulation des eaux… ce sont de véritables services écologiques qu’elles nous rendent là !
Malheureusement ces milieux souffrent incontestablement et disparaissent progressivement (du fait principalement des changements de pratiques agricoles et de l'urbanisation). Il devient donc urgent de préserver nos mares et la première étape consiste au recensement de ces milieux !
Le recensement et les diverses informations que vous collecterez, permettront à la SNPN de définir les secteurs à enjeux et ainsi de pouvoir initier des actions en faveur de leur préservation.

3. Que faut-il faire ?
A minima, signaler les mares, si vous avez plus de temps, en faire le suivi !
Pour signaler une mare, rien de plus simple : 
Localiser sur la carte interactive la mare que vous avez observé puis ajoutez les informations suivantes :
- la date,
- le type de mare,
- la présence d’eau ou non,
- la présence de végétation ou d’espèces animales,
- signalez si la mare est en danger,
- ajouter une photo serait idéal !


Vous en saurez plus sur le site SNPN sur les observations possibles

Pour les bleausards, y'a du boulot, la carte est vierge...
Va falloir demander à l'auteur du Guide des mares proposé par l'AAFF...


Votre participation peut ainsi varier en fonction de vos envies et de vos compétences : La SNPN met alors à votre disposition une fiche « mare avancée » qui rassemble des informations un peu plus détaillées. Cette fiche reste très facile à remplir (quelques minutes) et nous permettra ainsi de mieux juger de l’intérêt et du fonctionnement de la mare.
Enfin, pour celles et ceux ayant des compétences naturalistes, nous vous proposons de réaliser des inventaires floristiques et faunistiques(amphibiens et odonates (=libellules)).

4. Quand ?

La localisation des mares ou le constat d'une menace pesant sur l'une d'elles peut se faire quelque soit la saison, toutefois la période favorable à l’étude de la faune et de la flore s’étend de la sortie de l’hiver au début de l'automne et est très variable selon les espèces. Par exemple, il est possible de voir voler le Leste brun, petite demoiselle, dès les beaux jours de mars, mais il est inutile d'espérer observer l'Aeschne mixte avant fin juin.

5. Combien de temps dure cet inventaire ?

Cet inventaire a déjà débuté pour certains et nous attendons maintenant votre participation pour collecter davantage de données. La SNPN s’est engagée à achever un premier recensement des mares franciliennes pour la fin 2012.
Toutefois, un suivi à long terme des mares d’Ile-de-France permettrait notamment de voir l’évolution et la pérennité de ces milieux au cours des années. Il n’y a donc pas de date limite !
Comment participer à l'inventaire des mares d'Île-de-France ?
Tout le monde peut participer, selon deux protocoles distincts :
1 - Au cours de vos promenades, notez la localisation et l’état des mares que vous observez. Des inventaires naturalistes (amphibiens, odonates, flore) pourront également être réalisés par les plus aguerris.
2 - Vous pouvez également contacter la SNPN pour demander une carte des mares pré-localisées sur votre commune et qui n’ont pas encore été visitées. Vous pourrez ainsi partir à leur recherche !
Des outils pour vous aider à caractériser au mieux les mares que vous rencontrerez sont à votre disposition sur http://www.snpn.mares-idf.fr/. Vos observations effectuées, il vous suffit ensuite de vous connecter au site pour y déposer vos données.
Les informations collectées permettront de compléter les connaissances régionales sur ces milieux, de mettre en place un suivi à long terme et de mener des actions de préservation en faveur de ces remarquables micro-zones humides.
Nous comptons sur votre participation !
Contacts presse :
Société nationale de protection de la nature :
LogosBenjamin BRICAULT, Chargé de mission, snpn@wanadoo.fr , Tel : 01.43.20.15.39 - Fax : 01.43.20.15.71
9 rue Cels, 75014 Paris - www.snpn.com
Natureparif :
Ophélie RICCI, Chargée de Communication, ophelie.ricci@natureparif.fr, 01 75 77 79 04.
L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) vient de publier un petit guide des 50 logos des labels éco-responsables (pdf, 2 pages) à connaitre que l'on peut croiser au quotidien ! Même si nous ne sommes pas convaincus de leur utilité voir même de leur pertinence sociale et environnementale notamment en ce qui concerne les gîtes, ou le commerce éthique, il est toujours utile de les connaître...

L'Ademe introduit sa plaquette comme suit :

"Tous les produits de consommation que nous achetons ont des impacts sur l’environnement. Mais, bonne nouvelle ! Nous pouvons limiter ces impacts en choisissant des produits portant un logo environnemental. Ce mini-panorama vous aide à identifier facilement les logos disponibles sur vos achats les plus courants.

Des logos environnementaux sont apposés sur les produits ou les services (hôtels, gîtes, campings, restaurants, etc.) par les fabricants, hébergeurs et restaurateurs, pour mettre en avant leurs moindres impacts environnementaux.
Les 50 logos présentés ici sont tous associés à un référentiel décrivant les critères environnementaux auxquels doit répondre le produit ou le service.

Les écolabels respectent des exigences environnementales précises et prennent en compte les impacts environnementaux du produit tout au long de son cycle de vie.
Leur référentiel est élaboré en commun par des professionnels, des associations de consommateurs, de protection de l’environnement et les Pouvoirs publics.
Les critères du référentiel sont régulièrement revus pour garantir les meilleurs produits du marché (performance d’usage et performance environnementale).
Les produits sont certifiés par un organisme indépendant qui garantit la conformité du produit aux critères du référentiel."

www.ademe.fr


Parmi les nombreuses notes que diffusent chaque année nos amis de l'ONF Fontainebleau, il y a celles concernant le nourrissage de la grande faune sauvage en ville qui a pour conséquence d'attirer les sangliers en bord de route ce qui ne manque pas de provoquer de nombreuses collisions, parfois dramatiques. 

Nous nous associations à l'Office dans ce rappel. Il serait bon aussi que les chasseurs arrêtent de nourrir les animaux en forêt. Certes cela permet de les "fixer" mais vu la densité du réseau routier qui parcourt la forêt, mieux vaudrait augmenter les prélèvements...à défaut de fermer les routes.



Un petit rappel du contexte pour commencer :

Notre département, de part sa taille, sa densité forestière et agricole et son important réseau routier détient le record de France du plus grand nombre de collisions avec des sangliers ! Du coup,  les quotas de chasse sont à la hauteur du nombre de nuisibles... et, étaient fixés à 11 000 têtes pour 2009 !

En 2008, 1 030 accidents ont été provoqué par les sangliers, les chevreuils ou les cerfs en Seine-et-Marne, soit près de trois collisions par jour, ce qui nous plaçait au 5e rang des départements français. 

Le chiffre fut donné par le fonds de garantie...
C'est ce fonds, financé par les assurances, qui rembourse depuis 2007 les dégâts occasionnés par la faune sauvage dès le premier euro. En 2008, il a déboursé 21 M€ au niveau national. 

Sur les 1030 accidents évoqués, 664 étaient dû aux sangliers. C’est donc notre département qui déplore le plus de collisions avec ces animaux sauvages. Si la plupart des dommages sont matériels, dans 3 % des cas des victimes sont blessées ou tuées dans le choc et les deux tiers des collisions se produisent dans la forêt de Fontainebleau ! 

Avec ces chiffres, on comprend mieux l'importance de ces communications de l'ONF reproduites ci-dessous




Pour preuve que le sujet est loin d'être nouveau, voici un article de la République de Seine et Marne paru en 2000 !




http://tl2bleau.blogspot.fr/2012/01/a-travers-bleau-sur-des-routes-re.html
http://tl2bleau.blogspot.fr/2000/01/lurbanisation-la-conquete-des-lisieres.html
http://tl2bleau.blogspot.fr/2000/01/bleau-un-carrefour-routier-dangereux-et.html


L'histoire de notre forêt est intimement liée à celle du château. Petit domaine de chasse, les bois de Fontainebleau se sont transformés au fur et à mesure que le palais grandissait. Longtemps réservée au bons plaisir des rois, il fallut attendre le XIXème siècle pour que celle-ci devienne un lieu de loisirs, mise à la mode par les peintres à partir des 1820. Des expositions sur la forêt il y en a eut beaucoup. Depuis celle organisée par le Musée d'Orsay au printemps  2007, les expositions sur notre forêt paraissaient un peu fade. Pour ceux qui l’auraient manquée, le catalogue est une vraie mine d'or. Cette exposition était consacrée à la forêt de Fontainebleau, prise comme un atelier. Une grande première dans l’existence de ce musée qui d’habitude se consacre à un artiste, une école ou un style mais jamais à un lieu. Elle regroupait non seulement des œuvres majeures issues de nos futaies tant dans le domaine de la peinture et du dessin que dans celui de la photographie et du cinéma. Difficile donc d'innover sur le sujet... Mais voilà que le château de Fontainebleau dans une exposition « Hommage à la forêt » présentée jusqu’au 28 janvier 2013, réunit deux ensembles d’œuvres, l’un peu connu, l’autre totalement inédit.



Le premier est formé de tableaux méconnus car conservés dans la salle des assemblées de l’hôtel de Ville de Fontainebleau et jusqu’à ce jour peu exposés hors les murs, l’autre  est composé d’une centaine de dessins inédits normalement placés à l’abri de la lumière dans les porte-folio du château. Peintures des maîtres du XIXe siècle (dont Barye, Diaz de la Peňa, Harpignies, Jacque, Rousseau, Trouillebert ou Troyon) qui séjournèrent en forêt, surtout à Fontainebleau, parfois ailleurs, ou bien dessins de l’architecte Louis Boitte, toutes ces œuvres témoignent de l’attrait que put exercer la nature et d’un état qui n’est plus que souvenir.

C'est les dessins de Louis Boitte (réalisés dans le dernier quart du XIXème siècle, après qu’il eut été nommé en 1877 architecte du château) qui sont sans doute le plus étonnant. Il a laissé plusieurs centaines de feuilles qui furent offertes au château par sa fille en 1927. Patiemment restauré, cet ensemble est montré pour la première fois au public.
À cette occasion, guidée par Jean-Claude Polton, une visite exceptionnelle de l’exposition est proposée dimanche 25 novembre.

Parmi les ensembles de dessins et de calques entrés post-mortem à Fontainebleau, on comptait deux albums réunissant des vues de la forêt de Fontainebleau et de ses environs. N’offrant ni classement chronologique, ni classement topographique, ces recueils n’avaient peut-être pas été constitués par Boitte, mais plutôt par sa fille lorsqu’il avait été nécessaire de mettre un peu d’ordre dans le fonds d’atelier après le décès de l’architecte. Contrairement aux dessins d’architecture, les paysages ont été dessinés avec une plus grande liberté tout en veillant à scrupuleusement respecter la réalité. Ils ont été exécutés sur des feuilles de format standard faciles à transporter, de couleurs variées, détachées de cahiers fabriqués par la maison Montgolfier à Saint-Marcel-les-Annonay, et acquis dans la commerce.

Boitte avait essentiellement utilisé le crayon noir avec des rehauts de craie blanche, plus aisés à utiliser sur le terrain, plus exceptionnellement la plume, le pinceau, l’encre et le lavis, parfois les pastels de couleur. À ses heures de liberté, il était parti à pied afin de découvrir les sites les moins éloignés, avec une vive prédilection pour le rocher d’Avon et le Mont Ussy dont tout au long des années il avait multiplié les vues.

Boitte s’était appliqué à décrire la forêt dans ce qu’elle avait de plus pittoresque mais, contrairement aux peintres de la première moitié du xixe siècle, il n’était pas parti à l’aventure. Depuis les années 1840, la forêt avait été peu à peu domestiquée par la création de routes, de chemins et de sentiers dont les « cicerone », en particulier Denecourt, s’attachaient à vanter les beautés. Lorsqu’à son tour, Louis Boitte avait pris à partir du début des années 1880 le chemin de la forêt, très certainement avait-il mis ses pas dans ceux de Denecourt et de son émule Colinet. Plusieurs des dessins montrent certains des aménagements voulus par Denecourt, telles que les volées de marches facilitant l’ascension entre les rochers. Avec ses crayons et ses craies de couleur, l’architecte avait patiemment décrit ce que Denecourt avait si vivement souhaité montrer au plus grand nombre. Sans le savoir, il donnait ainsi aux nombreux guides des «Sylvains » de la forêt les images qui leur manquaient tant.


Horaires et renseignement sur le site du château

Crédits photos : Dossier de presse 

Le catalogue de l’exposition est édité en partenariat avec les éditions Faton
192 pages, 19€
Sommaire
Préface par Jean-François Hebert et Xavier Salmon
Hommage à la forêt par Xavier Salmon
Fontainebleau. Une forêt très disputée par Jean-Claude Polton
Louis Boitte, un grand serviteur du château par Marguerite Guillaume
Catalogue par Xavier Salmon



On ne présente plus notre "Cri-Cri" national tant l'histoire de ce bleausard au destin hors du commun est déjà célèbre. Pour celles et ceux qui auraient manqué la diffusion et rediffusion  de Vertiges, le superbe documentaire retraçant le parcours de Christophe, le (hélas) traditionnel week-end du Teleton sera l'occasion à ne pas manquer. Une semaine qui s'annonce chargée pour notre petit bleausard puisque Vertiges est aussi sélectionné au Festival du film d'Autrans !


Christophe Bichet au Dreï Zinnen




En mars 2013, nous vous annoncions sur la TL²B+ la nomination par décret présidentiel de Monsieur Jean Yves Caullet à la tête du Conseil d'Administration de l'ONF. Il était à Fontainebleau jeudi 14 novembre et s'est exprimé sur la problématique de gestion des forêts périurbaines et la démarche de gouvernance locale du label Fontainebleau Forêt d'Exception. A ce tire, (la TL²Bleau n'a pas été invité à la conférence de presse), on a reçu le communiqué reproduit ci-après. L'occasion pour nous de rappeler ici, puisque nous n'avons pu le faire sur place, qu'en matière de langue de bois, l'ONF s'y connait  !





La note de Com' de l'ONF

Depuis sa nomination par décret du Président de la République en mars 2013, Jean-Yves Caullet, président du conseil d’administration de l’office national des forêts, a entamé un tour de tour de France des directions territoriales de l’ONF. Le 14 novembre dernier lors sa tournée en Ile-de-France, il s’est rendu en forêt domaniale de Fontainebleau pour traiter spécifiquement de la gestion des forêts périurbaines et de la démarche de gouvernance locale Fontainebleau Forêt d’Exception®.

Après avoir rencontré des personnels de l’ONF, il a pu assister en compagnie d’élus à une présentation des problématiques et des grands enjeux liés au contexte périurbain.
Présentés par Jean-Luc Dunoyer, directeur territorial de l’ONF, ils sont venus rappeler l’importance des attentes sociales et paysagères mais aussi parfois les inquiétudes, voire les incompréhensions du public concernant certains actes de gestion dont l’exploitation forestière.

À ce titre, un point d’avancement sur le projet Forêts périurbaines a pu être présenté. Suite à cette initiative lancée en janvier 2012 par l’ONF, une consultation très large a été engagée auprès des élus et des partenaires associatifs de la région Ile-de-France. In fine, elle visera à identifier les attentes des usagers et surtout à mettre en place des directives de gestion intégrées et adaptées à l’échelle des massifs périurbains.

De gauche à droite :
Frédéric Valletoux, maire de Fontainebleau et président du comité de pilotage Fontainebleau Forêt d’Exception
Jean-Yves Caullet, président de l’ONF, Laurent Bedu, adjoint au directeur de la DDT de Seine-et-Marne
 et Jean-Luc Dunoyer, directeur territorial de l’ONF.






Au regard de ces enjeux, Benjamin Beaussant, directeur de l’agence de Fontainebleau, est revenu sur le contexte de Fontainebleau en mettant l’accent sur le travail de gouvernance qu’offre la démarche Fontainebleau Forêt d’Exception®, favorisant ainsi une concertation étroite avec les acteurs du territoire et une réalisation de projets partagés. Dans la continuité de son exposé, il s’est aussi chargé de préciser les grandes lignes du contrat de projets 2012-2016 de Fontainebleau Forêt d’Exception®, signé en juin dernier.

A l’issue des interventions, Jean-Yves Caullet a salué cette démarche exemplaire et a précisé que cette expérience locale pourrait bénéficier aux autres forêts. Il a également tenu à réaffirmer l’importance du principe de multifonctionnalité des forêts publiques, qui consiste à produire simultanément du bois, préserver la biodiversité et accueillir le public. Principe qui constitue le socle de la gestion durable et fonde l’action quotidienne de l’ONF.

Pour conclure, une visite en forêt de Fontainebleau guidée par les forestiers a permis d’illustrer concrètement les enjeux liés à la gestion des forêts périurbaines.

Une journée placée sous le signe de propositions et d’échanges constructifs entre le président et l’ensemble des participants !

C'est bien nous qui surlignons certains passage de cette note pour nous amener à quelques remarques en partant de la fin :
1° "réaffirmer l’importance du principe de multifonctionnalité des forêts publiques, qui consiste à produire, préserver et accueillir"
Notez l'ordre de priorité ! Production, puis préservation avant accueil. 
En gros, notre forêt de Fontainebleau, pour Exceptionnelle qu'elle soit sert d'abord les intérêts financiers de l'Etat puis des lobbies naturalistes... Entre les coupes rases et les vastes zones grillagées et les projets de réserves biologiques intégrales, cela va devenir compliquer d'accueillir le public pourtant de plus en plus nombreux.

"le travail de gouvernance"... Quand on voit comment les usagers sportifs se sont fait sortir du Comité préfectoral (dont nous avons longuement parlé dans ces pages et notamment ici), alors qu'ils sont à l'initiative des opérations de nettoyage de la forêt ou de lutte contre l'érosion, on s'interroge sur le sens de l'affirmation "favorisant une concertation étroite avec les acteurs du territoire et une réalisation de projets partagés..." 

Si c'est pas de la langue de bois administrative, ça y ressemble, non ! 

3° les attentes du public et les grandes lignes du projet FFE 2012-2016. 
A la Tl²Bleau on a toujours eut conscience qu'une forêt comme celle de Fontainebleau n'a plus grand chose de naturel et nous ne nous sommes jamais opposés à son exploitation raisonnée. Par contre, nous sommes totalement opposés aux grandes coupes rases dont l'Office est coutumier et que nous dénonçons ici régulièrement comme cet été. (ou dans cet article du Parisien lors de la coupe de 7 ha, PF n°776 à FranchardNous sommes tout autant fermement opposés à l'éradication du hêtre de notre forêt. Bref, il y a d'autres façons de faire de la sylviculture et des gens très compétents (y compris à l'ONF Fontainebleau) pour mener à bien cette révolution forestière que serait l'abandon d'une sylviculture intensive.


Fontainebleau, le mercredi 3 juillet 2013. Olivier Tournafond montre la parcelle 776, dont sept hectares de hêtraie ont été entièrement coupés à blanc. | (LP/P.V.)



A l'heure où nos élus locaux et les représentants d'une certaine élite béllifontaine se félicitent de la gouvernance qu'ils ont mis en place, il nous semble bon de leur rappeler que la convention Aarhus les oblige à transmettre à tous citoyen qui en fait la demande les documents ayant trait aux problématiques environnementales. 

A ce titre, nous attendons toujours de la direction de l'ONF Fontainebleau la transmission des documents cités et présentés aux différents Copil. Simple question de transparence... Il est temps car bientôt le nouveau plan d'aménagement forestier va tomber et sans information préalable du public, la colère de celui-ci devant de nouvelle coupes rases pourrait être plus importante que prévue...
Kalymnos : le paradis sur terre des grimpeurs ? C'est en tous cas l'impression que j'ai eu lors de mon premier voyage sur l'île il y a douze ans. A l'époque, je me souciais peu de la crise économique grecque... L'île et ses habitants avaient peu de moyens (même pas d'aéroport à l'époque) et nous nous disions que le développement de l'escalade était pour eux, une belle aubaine. Dans nos longues discussions avec les locaux sur l'écologie et le bétonnage progressif de la côte, nous avions aussi appris que cette île était un lieu de villégiature privilégiée par une population de grecques expatriés ayant fait fortune à l'étranger. De nombreuses inscriptions sur quelques luxueuses demeures côtières type "Yankee go home" étaient là pour nous rappeler la fracture entre un population locale appauvrie et une certaine "élite" grecque. Je l'avais un peu oublié jusqu'à la parution de ce billet de mes amis Catherine et Pascal Etienne sur le blog de leur club d'escalade preuve que le développement de l'escalade n'a pas compensé les effets de la crise économique.

Pascal et Catherine sont des habitués de l'escalade l'Ile (comme bien d'autres français). Ils parlent souvent de la magie de leurs séjours à Kaly. Les photos que l'on peut voir sur la toile du moindre trip de grimpeurs ont tout de suite des allures de vacances idylliques... 




Mais voilà, depuis 2001, la vie sur l'île ne s'est pas améliorée et l'escalade, même si elle permet à quelques Kalymnians de survivre, est loin d'avoir résolue tous les problèmes économiques et environnementaux  locaux. Plus de grimpeurs nécessitent plus de structures d'accueil mais aussi de traitement de l'eau, de gestion des déchets... Plus de grimpeurs c'est aussi des problèmes d'érosion, un rocher qui se dégrade victime de son succès. On pourrait s'arrêter là mais en fait, le tableau est bien pire !

La crise économique qui frappe le pays de puis 2010 a plongé l'île dans une situation alarmante comme nous le rappelle Catherine et Pascal.

Extraits : 

"L'envers du décor

Après avoir écrit de nombreux articles décrivant avec enthousiasme la petite île de Kalymnos, paradis mondial de l'escalade, il serait injuste pour la population grecque de s'en tenir à ces images de vacances idylliques.


Les grimpeurs peuvent passer des semaines à Masouri sans rien voir de ce qu'est devenu le quotidien des Kalymnians depuis 2010. 

[...]
On commence à voir la population fouiller les poubelles, chose jusqu'alors inconnue ici, où la vie insulaire d'une communauté restreinte a toujours permis à la solidarité de traiter les problèmes sociaux. Pour ceux que le chômage n'a pas encore touché, les salaires ont fortement chuté, surtout dans la fonction publique d'Etat, le record pour les enseignants: -40%! 
Venus du continent pour la plupart, ils sont nourris par les parents d'élèves qui cotisent afin de les garder sur l'île (il n'y a aucun établissement privé à Kalymnos). 

[...]
La déliquescence ou la disparition des services publics ouvre la porte à l'initiative privée pour les remplacer, toujours plus chère mais évidemment plus efficace quand il n'y a plus rien ! Comme à l'hôpital où il vaut mieux ne pas se retrouver. Une initiative privée propose des secours en cas d'accident, avec une assurance comprise dans un "packaging" de services marchands, puisque la municipalité, qui communique beaucoup sur le festival d'escalade, ne veut ou ne peut en assumer le coût.


Les services de la voirie ayant disparu, ce sont les grimpeurs qui ont organisé en avril un "clean-up day" de ramassage des détritus au bord des routes. Quant au balayage de la rue sous nos appartements, il est assuré par les trois commerçants du coin qui se sont cotisés pour employer un chômeur."


Grimpeurs, grimpeuses, continuez d'aller à Kalymnos, c'est bon pour eux mais, s'il vous plaid, aidez-les. 
Participez au nettoyage et la préservation des sites, investissez dans l'économie locale.

Bref, l'envers du décor n'est pas rose !
Pascal, Catherine, merci de nous l'avoir rappelé.


Pascal et Catherine Relaxe au relais !
Crédits photos : Pascal Etienne et Catherine/ Grimpeasl91

Guide
Le Conseil Général communique actuellement sur nos forêts comme l'un des plus importants sites de loisirs de pleine nature. Cette plaquette d'une quarantaine de pages présentent pourtant toutes les activités y compris les parcs commerciaux de loisirs et les sports mécaniques fait donc un drôle d'amalgame entre activités commerciales, et sports "nature". On notera quand même qu'au delà des objectifs définis dans le Scot et le Padd qui vise à faire de notre département un haut lieu du tourisme de luxe et d'affaires, la forêt de Fontainebleau et l'escalade sont à l'honneur dès l'introduction ! 

On salue l'effort mais on aimerait qu'avant d'attirer encore plus de monde dans nos forêts, le CG77 donne les moyens d'accueillir les touristes dans de bonnes conditions en augmentant les moyens des associations de sauvegarde, en finançant l'augmentation des capacités d'hébergement à destination des pratiquants de loisirs "verts"... C'est bien d'attirer du monde au Cuvier mais c'est encore mieux si on participe à son nettoyage notamment en aidant à la résolution du problème de fréquentation nocturne du parking...




À moins d’1 heure de Paris, la Seine-et-Marne est un véritable terrain d’aventure ! 
Eau, terre et air attendent vos conquêtes…
Émotions, découvertes, aventures et oxygène sont garantis !

Avec plus de 133 000 hectares de forêt, près de 2 000 kilomètres de cours d’eau et la forêt de Fontainebleau, un des trois sites reconnus au monde pour l’escalade, la Seine-et-Marne (sic !) est par excellence le territoire d’accueil des loisirs de plein air.

Cette année encore, notre Guide du plein air vous propose un tour d’horizon complet des activités originales à pratiquer en Seine-et-Marne. Randonnées pédestres, équestres et cyclistes, activités de découverte, plaisirs au fil de l’eau, frissons à la cime des arbres ou sensations de vitesse, cette brochure vous livre les adresses indispensables à la préparation de vos escapades.

Depuis quelques mois, l’offre touristique de la Seine-et-Marne est accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 !

Réserver son entrée au parc d’attractions ou son week-end à l’avance est désormais possible sur www.tourisme77.fr !

Avec ce guide, le Conseil général et son Comité départemental du tourisme vous offrent une véritable porte d’entrée sur les loisirs à pratiquer, tout au long de l’année.



Lionel Walker

Président du Comité départemental du Tourisme
Vice-président du Conseil Général chargé du tourisme
des loisirs, des musées et du patrimoine


Vincent Eblé

Président du Conseil Général
de Seine et Marne


NATURE