Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-10-06

Si vous êtes novices dans les sports et loisirs de pleine nature vous serez sans doute tenté d'acheter votre matériel dans les grandes enseignes généralistes du sport dont les points de ventes sont très répandus : Décathlon, GoSport, InterSport etc. Certains ont parfois un rayon escalade, montagne, rando, etc. plus ou moins fournis, avec des vendeurs plus ou moins compétents...  Mais rassurez-vous il existe des alternatives ! Les magasins où j'ai travaillé n'existent plus mais il y en a plein d'autres ! Voici une séléction que je vous invite à compléter par vos commentaire ou par mail !

Source  image Grimper.com


Paris

A Paris, l'incontournable ( après les fermetures de Passe Montagne, Les arts de la Grimpe,  Citadium Sport, Andaska...) c'est les boutiques Au Vieux Campeur que nous affublons volontiers de petits surnoms peu flatteurs mais qui ont su séduire les plus exigeants depuis 1941 !

Au Vieux Campeur c'est un "village" de 29 boutiques autour du 48 rue des Ecoles - 75005 Paris. C'est le temple de l'outdoor et, même si l'on peut lui reprocher son hégémonisme qui a entraîné la disparition de nombreux indépendants, c'est une référence internationale pour le nombre de produits proposés et le professionnalisme de certains vendeurs ! Rançon du succès, ils sont parfois pressés, débordés et peu aimables ! Vous pouvez heureusement consulter au préalable et confortablement leur site internet pour pré-sélectionner vos produits

http://www.auvieuxcampeur.fr

Dans les petites boutiques confidentielles restent La haute route (33 boulevard Henri IV, 75004 Paris, Tel : 01 42 72 38 43) qui offre notamment d'intéressantes possibilités de location de matos !

http://www.lahauteroute.net/

Signalons aussi la cordonnerie de mon ami Thierry spécialisée dans le ressemelage et le SAV des plus grande marques de chaussures de randonnée et montagne ! A la ville a la montagne est situé 3 Bd Richard Lenoir 75011 Paris, Tel : 01 43 57 20 89

http://www.alaville-alamontagne.com/

Depuis 2013, vous pouvez aussi retrouver la célèbre enseigne Expé, spécialiste de la VPC dans un vrai shop !
Expé Paris, c'est 2 rue Charles Baudelaire 75012 PARIS Tel. 01 43 07 15 82 


Si vous êtes dans les Hauts de Seine, le pour l'escalade c'est sans aucun doute nos amis de 9c+. Allez-y de la part de la Tribune Libre de Bleau !
C'est au 2, boulevard Louis Loucheur à Suresnes (92150) Tel : 01 42 04 76 71

Enfin, sur Fontainebleau, je ne saurai que vous conseiller d'aller voir mes amis de S'cape. Le shop est sympa et  les produits très bons. Comme en plus eux aussi ont un site internet et un blog, faut pas hésiter !
S'Cape Fontainebleau‎, 21 Rue Paul Séramy, 77300 Fontainebleau, 0 811 26 05 00



Sinon, vous avez Go-sport, Décathlon, et les comptoirs des salles d'escalade de la région !
Voilà deux news qui nous font extrêmement plaisir ! Il y a quelques heures, le Conseil constitutionnel a validé la Loi Jacob de 2011 qui interdit la fracturation hydrolique pour l'exploitation du pétrole ! Mercredi c'est l'arrêt du Conseil d'Etat qui est tombé comme un couperet stoppant net  le projet de méga scierie industrielle Erscia (Energies renouvelables et sciages de France) dans la Nièvre dont nous parlions ici. Voici deux grandes victoires pour les défenseurs des Zones à Défendre (ZAD)...


Gaz de schiste : le Conseil constitutionnel valide la loi


Lu sur Actu environnement :

Le Conseil constitutionnel a rendu publique ce matin sa décision relative à la question prioritaire de constitutionalité (QPC) portant sur la loi Jacob de juillet 2011 qui interdit l'utilisation de la fracturation hydraulique en matière de mines d'hydrocarbures. L'audience avait eu lieu le 24 septembre dernier.

Le Conseil a écarté les quatre séries de griefs formulés par la société texane Schuepbach à l'origine de la QPC. En premier, les dispositions contestées ne sont pas contraires à l'égalité devant la loi. Les sages ont considéré que la différence de traitement entre les deux procédés de fracturation hydraulique de la roche, pour les hydrocarbures d'une part, pour la géothermie d'autre part, était en rapport direct avec l'objet de la loi.

La requérante avait ensuite invoqué la méconnaissance de la liberté d'entreprendre. Le Conseil a estimé que la restriction apportée tant à la recherche qu'à l'exploitation des hydrocarbures ne revêtait pas "en l'état des connaissances et des techniques" un caractère disproportionné au regard de l'objectif d'intérêt général de protection de l'environnement poursuivi.

Quant à une atteinte éventuelle à la garantie des droits et au droit de propriété, les sages considèrent que les dispositions attaquées n'ont pas porté atteinte à une situation légalement acquise, ni entraîné une privation de propriété dans des conditions contraires à la Constitution. Le Conseil estime en effet que "les autorisations de recherche minières accordées dans des périmètres définis et pour une durée limitée par l'autorité administrative ne sauraient être assimilées à des biens, objets pour leurs titulaires d'un droit de propriété".

Enfin, le dernier grief lié à une méconnaissance des articles 5 (principe de précaution) et 6 (principe de développement durable) de la Charte de l'environnement doit aussi être écarté. Le Conseil rappelle que ce dernier n'institue pas un droit ou une liberté que la Constitution garantit et qu'il ne peut, dès lors, être invoqué dans le cadre d'une QPC. Quant à une éventuelle violation du principe de précaution, ce moyen a été jugé inopérant à l'encontre d'une disposition édictant une interdiction pérenne.
Il est temps de partager avec vous le test du chausson d’escalade Instinct lacets de la marque Italienne Scarpa. Ce n’est pas les tests qui manquent dans la presse me direz-vous ? Certes. Mais on peut raisonnablement s’interroger sur leur indépendance puisque les produits présentés sont ceux des annonceurs faisant vivre les magazines. Il faut donc se tourner vers le net pour trouver des tests plus objectifs en évitant ceux des magazines, magasins et autres grimpeurs sponsorisés par la marque ! C’est déjà plus complexe. Ensuite, il faut, pour réaliser un bon test, varier les supports de grimpe et attendre jusqu’à l’usure complète. On peut certes se faire un avis sur les performance d’un chaussons en quelques heures mais quand à savoir si l’investissement sera rentable dans le temps, faut tester !  C'est la mission de Greg.



Test chausson Instinct lacets par Greg CLOUZEAU

J’ai une certaine expérience en matière de matos Outdoor : je grimpe depuis plus de vingt ans, j’ai été longtemps conseiller technique de certaines marques (5.10, Béal, Camp, Cassin, EB, Tenaya, Prana…) et enfin, j’ai travaillé plus de 10 ans en magasin spécialisé (Passe Montagne, Citadium).

Première chose, un test de chaussons (tout comme l’achat, voir notre article conseil) est une chose très personnelle. En effet, cela fait appel à des sensations (forcément variables d’une personne à l’autre) et à la morphologie du pied du grimpeur. J’ai effectué ce test sur un peu plus d’un an passant  parfois par d’autres modèles histoire de voir si j’avais la même appréciation du produit dans le temps. Les chaussons instincts ont été testés en bloc à Bleau, en mur et pan et aussi sur diverses falaises de calcaire plus ou moins adhérent !


Je dois admettre, je n'étais pas un fan des produits Scarpa dans les années 90. J'avais eu la chance d'en essayer quelques-uns mais ils semblaient toujours manquer de technicité et semblaient même un peu "grossiers". De plus, pourquoi changer alors que les five-ten puis EB me donnaient pleinement satisfaction ?

 Les années ont passé, mon niveau n’est plus le même (mes objectifs non plus) et je ne suis plus sponso’ donc, comme vous, je dois faire les magasins ! Crise oblige, je surveille mon budget alors quand je suis tombé sur une paire d’instinct en promo chez l’enseigne en bleu et blanc, je me suis dit pourquoi pas ! Et, à l’issue de ce test, je dois dire qu'ils ont fait de sacrés progrès chez Scarpa et offrent maintenant des chaussures qui peuvent rivaliser avec les meilleurs.

Après avoir fait les chausson en bloc et en SAE, il est temps de les tester en falaise.
Direction Cormot en Bourgogne !
Notez comme le laçage monte haut et comme l'enrobage sur le dessus de pied libère le petit orteil. Efficace et pas compressif , bref confortable...


En les chaussant dans magasin la première fois, je pensais, bon sang, voilà un chausson aussi confortable que précis.  Une sensation d’ajustement au pied liée à l’utilisation d’une croûte de cuir fine et d’un laçage long. Comme souvent avec les italiennes, je commence l’essayage à 2 pointures sous ma pointure de ville, regrettant que le magasin n’ait pas la ½ taille en dessous. L'ajustement est parfait ! D'ailleurs je ne sais pas si j'ai jamais mis dans un chausson qui s’ajuste aussi sans martyriser mes orteils car j’ai un pied assez large avec un fort coup de pied. J’ai donc placé de grands espoirs dès l’essayage sur ce modèle !
Le fabriquant indique :
"Chaussure souple et agile caractérisée par un confort immédiat. Parfait pour des mouvements rapides et intuitifs. - Grâce à la technologie Bi-Tension System, précision optimale et sensibilité sont maintenues au fil du temps aussi avec une utilisation intense. - Fermeture rapide avec lacets pour un fitting variable et précis. - Confort et transpirabilité garantie par l’empeigne totalement en cuir. - Semelle Vibram® XS Edge pour une précision élevée et sensibilité en appui et un grip parfait. - Conseillée pour: SPORT CLIMBING, BOULDERING"

De forme identique à la ballerine de Scarpa, ce chausson est donc fabriqué en cuir. Celui-ci s’avère très résistant aux crochetages, assez souple et se détend rapidement mais sans excès. Mieux, il résiste plutôt très bien à la transpiration et, finalement, par rapport aux 5.10, les chaussons ne sentent pas mauvais après plusieurs jours de grimpe !

Une pointe légèrement arrondie et grosse qui s'avère très efficace sauf peut-être dans les tout petits trous... On notera quelques décollements sur les premiers mm de l'enrobage sont apparus mais sans poser de soucis


La pointe est, elle aussi, la même que la ballerine, mais le chausson est plus homogène, le talon poussant un peu moins les orteils vers l’avant. Du coup, le chausson reste très très confortable devenant ma paire favorite l’été et en falaise. La tenue de pied, grâce au lacet, n’est pas mise en défaut. Reste que parfois, c’est un peu long surtout quand on a resserré le laçage pour compenser la détente du cuir en cours de journée. La forme est technique, légèrement cambrée et asymétrique mais le chausson a été bien assagi par rapport aux premières cambrures de la marque.

Parmi mes sources d’inquiétudes, la détente du cuir se trouve largement compensée par le laçage donc de ce côté pas de problème.
Ensuite, vu l’épaisseur de la gomme (3.5 mm), sa rigidité apparente, et le creux de la semelle, j’avais quelques appréhensions pour les adhérences sur les dalles de Bleau et notamment sur les célèbres plaques de « marbre ». Les premières utilisations confirment mes craintes mais en quelques semaines, j’apprends à dompter la bête qui, de son côté, réagit mieux avec l’usure !
Question gomme, que je découvre totalement, la Vibram XS Grip2 est vraiment collante, et avec ses 3,5 mm offre ce que je considère être le parfait équilibre entre rigidité et sensibilité. Mieux, elle ne s’use pas trop vite !


Les enrobages latéraux et sur le pied sont assez fins. En essayant à plus de 3 pointures en dessous de la pointure ville, les carres ont complètement disparues ! Je prends donc la paire en à -2.5. Une fois le modèle un peu fait, la souplesse des enrobages me fait craindre quelques débordements. En carre, cela passe mais en pointe cela serait vite problématique. Pire, après quelques mois d’utilisation, je note quelques décollements… Finalement, les décollements se stabilisent malgré des crochetages en tout genre, la pointe restera bien sage et le dessus de celle-ci restera efficace jusqu’au bout sans être contraignante comme tant d’autres.

Là où l’Instinct s’exprime le mieux c’est dans les dévers où le galbe de la semelle permet un griffé des prises redoutable, y compris sur les réglettes ! Du coup, en mur, pan et falaise, il trouve parfaitement sa place. Reste le cas des tous petits trous où la pointe un peu grossière n’est peut-être pas la meilleure. Bref, après plus d’un an, ma paire a bien vieilli. Puis-je lui offrir une seconde vie ? Rendez-vous est pris avec Seb au Camion SOeScalade. Rien à redire, le ressemelage sera parfait sans avoir à retoucher les enrobages, le chausson conservant sa forme quasi initiale !

Alors qu'est-ce que je pense de chaussures Scarpa maintenant ? 
Eh bien, j'ose dire que cela fait partie des meilleurs chaussons que j’ai eu. Certes le laçage est un peu pénible (notamment à Bleau), certes ce modèle est plutôt fait pour des pieds larges et certes, il existes des F1 beaucoup plus radicales et performantes. Mais justement, avec ce modèle, Scarpa est revenu à quelque chose de beaucoup polyvalent avec une asymétrie et une cambrure revues à la baisse... Il reste néanmoins à conseiller à des grimpeurs confirmés qui sauront optimiser ce chausson sa pointe redoutable en griffé. Mon seul regret réside dans le talon, très enveloppant mais peut être un poil trop volumineux et à l'enrobage fragile...


Pour une centaine d’euros voilà donc un très, très bon modèle qui est en plus en vente dans de très nombreux points de vente. On l’a trouvé à différents prix dont la célèbre enseigne parisienne créée en 1941 qui l’affiche à 95.5€ !
Pour ceux qui veulent plus performant, plus radical et des velcros, il existe une ballerine Instinct VS que j’aimerai bien tester… A découvrir chez mes amis de Scape Shop à Bleau notamment

Acheter une paire de chaussons est très parfois très difficile. D'un côté il y a vos pieds qui réclament le confort habituel auquel ils ont eut le droit jusqu'ici, de l'autre les amis ou vendeur qui vous pressent d’essayer un modèle plusieurs pointures en dessous de votre taille de baskets préférées !
A la TL²B, on a décidé de vous accompagner (progressivement) dans vos achats de matos d'escalade, rando, loisirs... Il faut dire que Greg, son fondateur, fut longtemps conseiller technique pour des marques emblématiques du milieu de l'escalade (5.10, Béal, camp, Cassin, Prana, EB...) vendeur et responsable des achats de matos dans des enseignes parisiennes (Passe Montagne et Citadium). Outre des tests de matériels, nous publierons sur ce site nos articles sur le matériel. Pourquoi ici ? Parce que nous souhaitons que nos autres portail restent résolument tournés vers les sites naturels et non commerciales. Commençons par les chaussons, outil vraiment indispensable !




Bien choisir ses chaussons d'escalade 
ou comment éviter de faire un mauvais achat ?


Commençons par révéler ce qui n'est pas un secret : si les mauvais chaussons ont presque disparus marché, un très bon chausson ne vous fera pas forcément mieux grimper  (Sinon, pensez bien qu'on aurait tous le même modèle !) Vous le savez, il est inutile de prendre une formule 1 pour conduire dans Paris. Avec les chaussons, c'est pareille ! Un chausson efficace c'est avant tout un chausson qui correspond à votre besoin, c'est à dire à une savante alchimie entre votre niveau, votre morphologie du pied, vos objectifs...
Un chausson peut tout faire ou presque (dalle, dévers, bloc, voie, grande voie, intérieur, extérieur...). Il sera juste plus ou moins efficace, s'usera plus ou moins vite, nécessitera plus ou moins d'efforts du grimpeurs... Après, pour reprendre l'image de la voiture, il y a des grimpeurs (et même des très forts) qui prennent des 4X4 pour faire des courses de vitesse... Bref, avec un peu d'expérience, on peut tout faire avec un chausson. Faut juste en connaître les limites.

Ensuite, avec les années et l'inévitable augmentation de votre niveau, vous aurez certainement acquis une petite collection de chaussons aussi hétéroclite qu'adaptée à toutes les situations de grimpe.

A Bleau, il y a deux écoles pour le choix des chaussons. 
L'une est partisane des chaussons rigides, l'autre des souples. 
En effet, un chausson rigide soulage la force transmise aux bras mais nécessite une pose de pied précise qui est d'autant plus difficile que le chausson transmet peu de sensation de ce que l'on a sous le pied. A l'inverse, un chausson souple offre de grandes sensations, peut se poser à plat n'importe où mais nécessitera que le grimpeur compense physiquement.

Pour la découverte du sport j'ai tendance à préconiser un chausson souple (une ou deux séances) mais pour l'apprentissage le chausson rigide est, il me semble, plus adapté. En effet, mieux vaut galérer un peu au début dans l’apprentissage de la pose de pied sans trop tirer sur les bras que se muscler rapidement sans avoir appris à utiliser les pieds... Enfin, c'est mon avis.


Qu'est-ce qui caractérise un chausson ?

1° La matière

En gros il en existe 2 types : matières synthétiques ou cuir. La réglementation impose l'étiquetage (à base de pictogramme) pour que vous puissiez les comparer mais ce n'est pas toujours facile à trouver en magasin... Pourquoi ces 2 matières ? 

Les cuirs se détendent plus ou moins facilement (suivant la nature et l'épaisseur du cuir, la présence d'une doublure mais aussi des contraintes que vous leur imposerez). Cela signifie que plus vous prenez le chausson serré, plus il va se détendre pour s'ajuster au pied. En attendant, la période d'inconfort sera plus ou moins longue (5 à 10 séances) et variable suivant les modèles.
Les synthétiques ne se détendent pas (ou si peu) mais s'assouplissent. Les chaussons sont donc à choisir à la bonne taille tout de suite car ils ne bougeront que très peu... Il convient de les essayer longuement en magasin car même s'ils vont un peu "se faire" au pied, certaines zones de frottements (coutures...) risque de devenir insupportables même si votre pied aura tendance à se renforcer avec un peu en corne à ces endroits.

2° Le type de fermeture et serrage du pied


Il existe 3 types de fermeture :

a- à élastiques : les ballerines : 
Une ballerine est un chausson en général très souple, proche du pied et qui ne tient que par compression et un élastique sur le coup de pied. Les grimpeurs les prennent donc souvent très serrées pour compenser la détente dans le temps. Du coup, certaines deviennent très difficile à enfiler et les grimpeurs ont parfois recourt à un drôle de stratagème : le sac plastique ! Celui-ci, par sa finesse, sert de chausse pied. Parmi les inconvénients des ballerines, il faut noter leur furieuse tendance à déchausser du talon lors des crochetages. Dans les années 80, les célèbres Ninja de la marque espagnole Boréal étaient utilisées par les plus forts grimpeurs qui, pour réaliser les crochetages de talon, strappaient carrément la chaussure à leur pied !

b- à velcros : 
Pour compenser l’inconvénient des ballerines traditionnelles, certains fabricants ont eut la bonne idée d'agrandir l'ouverture sur le coup de pied et de remplacer l'élastique par un, deux ou trois velcros ! Du coup, on obtient un chausson facile et rapide à enfiler ou enlever et précis si le pied remplit bien le volume général du chausson. La qualité du serrage et fragilité des scratchs peuvent varier suivant les modèles de chaussons... Certaines boucles peuvent aussi devenir traumatisantes dans certains crochetages.


c- à lacets : 
C'est sans doute le must au niveau de l'ajustement à votre pied... C'est d'ailleurs souvent la seule alternative pour les personnes aux pieds fins ! Revers de la médaille, ces chaussons sont plus long à enfiler/enlever mais c'est une valeur sûr ! 


3° La forme du pied et des chaussons 

Le pied Égyptien représente environ 50% de la population,
 le pied Grec 23%, et le pied Carré 27%.

source : http://orthopedie.forums-actifs.net/t10-qu-est-ce-qu-un-pied-egyptien-un-pied-grec-et-un-pied-carre

a- Symétrique 

On conseille en général ce type de chausson de forme assez neutre avec une semelle plutôt plate et une pointe plutôt centrale (très faible asymétrie), aux débutants et à celles et ceux qui cherchent le confort. En général, le talon est juste maintenu et certains modèle sont renforcés en rigidité pour permettre un usage en grande voie et en montagne sans trop fatiguer orteil et voûte plantaire.

b- Asymétrique
Apparu à la fin des années 80, les chaussons asymétriques se caractérisent par une pointe axée sur le pouce (donc décentrée). Cet orteil étant le plus fort, cela concentre sa technicité sur une pointe plus fine. Lorsque cette  pointe est combiné avec un enrobage du talon pas trop agressif (c'est à dire qui ne pousse pas trop les orteils vers l'avant) et une faible cambrure du modèle, on obtient un chausson dit "intermédiaire". En général dans les 60€ à 100€ (le prix standard étant inférieur ou égal à 75€), ces chaussons polyvalent et précis conviennent aussi bien à la réalisation de performance qu'à l'entraînement.

c- asymétrique et cambrée
C'est dans cette forme de chausson que se trouvent les formules 1 de l'escalade, des petits bijoux de technologie qui se payent au prix fort (100 à 150 €) sans être polyvalents ou robustes pour autant ! Outre un inconfort certain, on trouve dans cette catégorie de chaussons pour grimpeurs de haut niveau des modèles très radicaux.

Comment choisir ?


Prenez le temps d'essayer. Les chaussons comptent parmi les pièces maîtresse de l'équipement du grimpeur. C'est un outil personnel qui doit être le plus adapté à votre besoin sans trop vous traumatiser ! Il faut donc prévoir du temps pour tester de nombreuses paires, plutôt en fin de journée quand le pied est déjà bien gonflé et sensible... 


Plus vous en testez plus vous avez de chance de tomber sur le bon.  Il faut donc parfois multiplier les magasins pour varier l'offre... Enfin, un bon magasin doit vous permettre d'essayer les chausson sur un bout de mur ! Si vous avez la chance de pouvoir tester les chaussons d'autres personnes, pensez juste qu'ils se sont aussi déformés à leurs pieds.

Vous devez choisir votre chausson en fonction de votre niveau, des sites de pratique et de votre objectif (entrainement, progression, loisir, mur, grandes voies...). 

Inutile de s'exploser les pieds pour débuter mais ne prenez pas trop grand non plus sous prétexte de rester confortable. Bref, faut concilier technicité (le minimum c'est que vos orteils touchent le fond du chausson), confort, budget et plaisir ! 

S'il n'y a pas ou peu de "mauvais" chaussons, un chausson d'entrée de gamme reste moins performant qu' haut de gamme. Mais pour débuter, la formule qui peut le plus peut le moins n'a aucun intérêt. A l'inverse, certains pros grimpent avec des chaussons dits "intermédiaires" notamment lors de leurs entraînements en salle.

En effet, un chausson s'use assez vite sur certains supports abrasifs. Si un fort grimpeur n'arrive qu'à user une petite partie de la semelle, un débutant a tendance à racler le mur de ses pointes de pied et à grimper en carre à l'excès. Conséquence : la première paire peut s'user en quelques mois (suivant le nombre de séances hebdomadaires) et ne sera généralement pas ressemelable. Inutile donc de mettre des milles et des cents dans la première paires, 40 à 70 € suffisent !

Les erreurs classiques à éviter...

Premier achat : des chaussons trop grands évidemment ! 


Un chausson doit être ajusté au pied ! Il ne doit pas y avoir de vide dans la pointe. Les orteils peuvent certes être à plat mais ils ne doivent pas pouvoir se mettre en éventail... Il y a le choix de la pointure mais aussi de la forme qui joue en fonction de la morphologie du pied... En se fixant sur un modèle avec une forme mal adaptée on monte naturellement en taille pour ne pas avoir mal... Le pied n'est alors plus correctement tenu en pointe/talon avec grosse perte de précision à la clé.

Deuxième achat : trop petit évidemment ! 


Si on a fait la première erreur, en général, pour le deuxième achat, on fait un excès de zèle ! Et vice versa !!! Dans le cas d'un chausson en cuir, cela peut encore s'arranger mais c'est rédhibitoire avec les synthétiques. Il y a aussi ces petites coutures à l'intérieur, cette boucle agressive, ... qui peuvent devenir extrêmement traumatisantes !

Enfin, il y a les erreurs qui auraient du être évitées avec un simple contrôle final. Comme vous avez essayé plein de paires en saoulant bien le vendeur, vous avez remballé un peu vite et pris 2 pieds gauches ou des chaussons de pointures différentes !

On voit là l'importance de l'essayage et des 2 pieds SVP !

Un chausson est correctement ajusté quand :

- il est correctement serré, 
- ne présente aucun vide significatif entre le pied et le chausson (à part éventuellement dans le talon mais qu'il tient bien). 
- votre pied est légèrement comprimé mais ne subit aucun point de pression douloureux.
- les orteils sont légèrement recroquevillés.Choisir sa pointure :





En partant de votre pointure habituelle, vous allez descendre plus ou moins. Première difficulté trouver la taille du chausson qui est parfois exprimé en pointure européenne mais aussi anglaise ou américaine.

Ensuite, vous allez voir, un 40 chez l'un, ne fait pas un 40 chez l'autre !

A gauche, le chausson n'épouse pas parfaitement le pied (vide au talon notamment)
Source site A Boldrini


Demandez conseil au vendeur sur les correspondances de tailles approximatives par marque. Ainsi, chez les italiens (La Sportiva ou Scarpa par exemple) un 38 chausson est plus grand qu'un 38 ville ! Vous allez commencer par tester du plus grand au plus petit pour éviter de vous faire trop mal aux pieds inutilement. En effet, 
Il est important de préserver son pied car les douleurs pourraient altérer votre jugement sur l’essai d'autres modèles. Une fois le chausson enfilé et correctement lacé, marchez. Le talon décolle, le pied glisse à l'intérieur... ? C'est encore un peu grand ou large.
Faites un maximum de tests : adhérence, poussée sur un seul pied en le chargeant au maximum, passage en carre interne et externe, utilisation de trou (y compris ceux des vis !), crochetage si possible... A défaut d'un mur d'escalade, pan... ou d'une planche avec prises (si possible petites), un plinthe ou une jointure entre 2 briques peut servir à tester les sensations en pointe.

Un chausson d'escalade reste toutefois un chausson. Il peut y avoir de légers frottements qui pourraient éventuellement donner lieu à des ampoules voir à la formation de cales... mais certainement pas de douleur aiguë.
Le choix de la pointure est assez difficile sur les modèles en cuir car on ne connait pas à l'avance la détente du produit. Si on prend juste, le risque est de se retrouver avec un chausson qui devient trop grand, si on prend trop petit, il restera douloureux et parfois impossible "à faire". 

Par expérience, je dirai que plus on descend (dans la limite du raisonnable) plus le chausson en cuir aura tendance à se détendre avec le risque de le voir considérablement déborder et perdre sa forme. Les chaussons sont aussi plus faciles "à faire" quand on a le pied large, qu'on est lourd, qu'on transpire des pieds et qu'on fait du bloc à Bleau ! En été, en chutant de 3 m avec un chausson un pu serré, je vous garantie qu'il va très vite s'agrandir !

Voilà. N'hésitez pas à compléter de vos commentaires !

Question marques 

Il existe de nombreux fabricants spécialisés de chaussons d'escalade, dont la qualité des produits est généralement reconnue. Leur gamme de prix varie généralement de 45€ à 120€ la paire de chaussons... En France, on peut trouver sans trop de difficultés les marques suivantes (par ordre alphabétique):
Andrea Boldrini (France)
Boreal (Espagne)
EB, France créateur du premier chausson d'escalade
Five Ten (ou 5.10, USA)
La Sportiva (Italie)
Mad Rock (USA)
Millet (France)
Scarpa (Italie)

•Etc...

A cela s'ajoutent des sociétés réalisant des produits peu chers, mais de qualité nettement inférieure. Les gammes de prix de ces marques sont très compétitifs (à partir de 20€), mais la qualité, la durabilité, et surtout le confort (dont vous savez désormais qu'il doit être déterminant tant les chaussons doivent être serrés) sont parfois approximatifs:
Garra
6a
•Etc...
•Décathlon, avec sa gamme Simond
•Intersport, avec sa gamme Mc Kinley

Question magasin
Nous y reviendrons dans un autre article mais vous ne devriez pas avoir de mal à trouver !
Cadavres, déchets, bouchons… Les alpinistes, chevronnés ou non, sont toujours plus nombreux à tenter d'escalader le sommet du « toit du monde ». Pas en solitaire, mais en file indienne, évitant les cadavres, enjambant les déchets... Depuis des années certains alpinistes dénoncent la dérive du business de l'Everest et même si le Népal semble vouloir y mettre un peu d'ordre, on voit mal comment en finir avec la pagaille sur l’Everest ? Et pour cause, vu les sommes versées par les prétendants au "record", il y a peu de chance que cela s'arrange.  L’exploit sportif à cédé la place au business, l'éthique et le respect, au pouvoir. En 2012, 500 hommes et femmes se sont hissés sur la pointe de l’Everest. Mais à quel prix ? Encombrés, les versants népalais et chinois de la montagne regorgent de déchets et de cadavres. Il y a quelques temps, l'Alpiniste Mark Jenkins écrivait un formidable article sur le sujet dans National Géographique sur ce sujet que le magazine complétait d'un diaporama effrayant. A découvrir d'urgence !

Extrait :
"Après une heure d’ascension au-delà du camp supérieur, sur l’arête sud-est de l’Everest, Panuru Sherpa et moi passons devant le premier cadavre. L’alpiniste est allongé de côté, comme s’il dormait dans la neige.

Dix minutes plus tard, nous contournons le corps d’une femme. Un drapeau canadien enveloppe son torse. Grimpant à grand-peine l’un derrière l’autre le long des cordes fixées à la pente abrupte, Panuru et moi sommes coincés entre des inconnus au-dessus et au-dessous de nous.

La veille, au camp 3, notre équipe faisait partie d’un petit groupe. Mais ce matin, au réveil, nous avons vu avec stupéfaction une interminable file d’alpinistes passant près de nos tentes.

Désormais serrés à la queue-leu-leu à 8 230 m d’altitude, nous sommes contraints d’avancer exactement à la même vitesse que tous les autres, indépendamment de la force ou des capacités."
...
Le 13 septembre dernier sur la TL²Bleau, on vous annonçait la triste naissance cet été de 3 nouvelles demandes de permis de recherches pétrolières dans le Pays de Fontainebleau. Ces permis, véritables bombes à retardement doivent mobiliser le plus de monde possible de gens. C'est un sujet grave qui nous tient à cœur et sur lequel nous multiplions les articles car il est important que les résident et usagers du pays de Fontainebleau soit informé des conséquences possibles d'une exploitation du sous sol. Nous relayons donc bien volontiers ce communiqué de nos amis Bernard et Philippe ainsi que l'agenda qui l'accompagne...



Des demandes de permis de recherche d'hydrocarbures ont été déposées sur un vaste
territoire recouvrant en partie l'Essonne, la Seine et Marne et le Loiret, de Mennecy
jusqu'au sud de Malesherbes. Sur ces 544 km² comportant des sites naturels, touristiques
et agricoles faisant la fierté de ses habitants et leur assurant une certaine prospérité
économique, pèse désormais une lourde menace, celle de devenir un champ de derricks
avec les conséquences irréversibles que cela comporte sur leur environnement et leur
avenir.




Car, ne nous y trompons pas, derrière ces demandes se profile le spectre des forages de
pétrole de schiste dont les impacts désastreux ne sont plus à démontrer.

Certes, la loi de juillet 2011 interdit le recours à la fracturation hydraulique en France. Ceci
devrait nous rassurer. Mais alors pourquoi tant de demandes de permis sont-elles déposées
notamment en Ile de France et alentour ? Dans un large secteur englobant la Seine et
Marne , la Marne, l'Aube, l'Essonne et le Loiret, il n' y a plus désormais aucun endroit qui
ne soit pas concerné par des demandes de permis. Or, depuis le temps que les pétroliers
forent dans ces régions, ils en connaissent parfaitement le potentiel qui, pour les puits
existants, se limite à quelques barils par jour.

Il y a donc bien derrière cette frénésie de demandes de permis une arrière-pensée des
pétroliers entretenue par les imperfections de la loi de juillet 2011, celle de faire accepter
une soi-disant amélioration des conditions d'exploitation plus « respectueuse de
l'environnement ». Espoir bien mince aux dires des spécialistes de la question dans la
mesure où la fracturation de la roche-mère, condition sine qua non de l'extraction du
pétrole de schiste, constitue à elle seule une source majeure de nuisance.

Notre rôle de citoyens responsables est d'alerter élus et habitants des dangers
incommensurables et irréversibles qui les menacent d'autant que le Code Minier actuel ne
leur accorde ni droit sur leur sous-sol ni celui d'être consultés.

Nous avons reçu un accueil favorable de la mairie de Milly-la-Forêt qui nous soutient dans
l'organisation d'une soirée d'information sur le pétrole de schiste le jeudi 17 octobre à 20 h à la salle des fêtes de Milly-la-Forêt.

Cette date s'inscrit dans le cadre de la journée internationale contre la fracturation mais
elle n'est pas une finalité en soi. Son but est de mobiliser élus et habitants dans la
perspective d'actions futures qui se révéleraient nécessaires au cas où le cadre législatif
national et les accords internationaux évolueraient en faveur des seuls intérêts de
l'industrie pétrolière.


Séances de Rattrapage :


Samedi 19 Octobre à Etampes : 
journée internationale contre la fracturation
14h-18h , exposition sur les pétrole de schiste Boutique la Source , place du Dr Calley
19h : Salle St. Antoine Conférence avec Isabelle Levy sociologue et Alain Ducroux , Médecin
Organisation : Collectif 91 NON AU PETROLE DE SCHISTE et ATTAC Sud-Essonne

Mercredi 23 Octobre 20h à LA TETE DES TRAINS à TOUSSON :
Café des Lumières avec projection et débat sur les nouveaux forages

CONTACTS

GAÏA – Philippe LE CORNEUR 06 84 43 36 0neuf - ph.lecorneur@gmail.com

http://www.stop-petrole-de-schiste77.com/
http://www.scoop.it/t/petrole-et-gaz-de-schiste

UNIS VERS UN MILLY VERT – Bernard REDON 06 82 42 93 5deux – bernard.redon@free.fr

http://chroniquesvertesdemillyetdailleurs.blogspot.fr/

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