Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-09-22

Grégoire sur son blog photo  nous rappelle en images que bruyère et callune sont deux plantes différentes. En ce début d'automne, les petites fleurs roses qui ornent la forêt ne sont pas des bruyères comme on l'entend trop souvent mais de la callune. Voici ce qu'il en dit et que nous compléterons plus tard...


Qui n'a pas vu ces landes couvertes au début de l’été du violet de la bruyère se mêlant au jaune d’or des genêts ? En y regardant de plus près, il y a dans ces paysages deux type de fleurs roses ou violettes qui traduisent la présence de deux "bruyères". 

La « vraie » bruyère est nommée Erica par les botanistes alors que la « fausse » bruyère correspond à la Callune en botanique. Elles ne fleurissent d'ailleurs pas tout à fait en même temps. Et en ce début d'automne, seule la callune colore les crêtes de sa floraison de la fin de l’été à l’automne. Mais vous aurez d’ailleurs bien du mal à faire entendre aux gens du pays que cette plante n’est pas de la Bruyère, mais une plante voisine : la Callune !

Bruyère et callune : deux genres distincts de la famille des Ericacées

Comparons les deux plantes (voir photo ci-dessous) et nous verrons qu'elles sont bien différentes à la fois par leurs fleurs, leurs feuilles et leur répartition. Ici la bruyère est déjà fanée et l'on distingue la différence de taille/forme des fleurs et disposition et forme des feuilles...

La Bruyère appartient au genre Erica qui comprend 11 espèces en France, caractérisées par une corolle en grelot ou en cloche. La Callune appartient au genre Calluna avec une seule espèce : Calluna vulgaris.

Je vous laisse le soin des recherches botaniques et vous invite simplement à les observer d'assez près. Plusieurs bruyères de Fontainebleau sont classées parmi les espèces végétales protégées... Inutile d'en faire un bouquet de cadavres pour la maison... faites des photos !

Notez aussi que toutes deux sont sensibles au piétinement. Une fois leurs branches cassées, elle ne repoussent pas. Ne quittez pas les chemins. Elles permettent un très bon maintient du sable et participent à la lutte contre l'érosion.




Callune (à gauche) versus Bruyère (à droite) ne fleurissent pas ensemble, (C) 2012 Greg CLOUZEAU

Connaissez vous la Route Ronde ? C'est à Henri IV que l'on doit sa création pour permettre aux attelages de suivre les chasses à courre.   En effet, les chasses royales rassemblaient de très nombreux invités. Les chasseurs sont à cheval mais la cours et ses dames peuvent suivre la chasse de loin en voiture à cheval. A cette époque, la forêt de Fontainebleau a un tout autre visage et pour faciliter les déplacements, nos rois vont y faire percer des routes au travers des futaies.  En observant  rapidement la carte forestière, on découvre l'importance du réseau formé par ces allées forestières et les grands carrefours en étoiles qui les relient entre elles. Si le réseau est si dense, c'est bien pour permettre aux attelages de suivre les changements de direction des chasseurs.

Aujourd'hui, la Route Ronde est une départementale (D142E) très  fréquentée permettant de passer d'une "nationale" à l'autre à travers la forêt ! Mais le Dimanche 13 octobre 2013, une portion sera fermé à la circulation automobile de 10 h à 16 h pour vous permettre de la parcourir en toute sécurité à  pied, vélo...

Cet évènement est organisé par la Réserve de Biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais et le Conseil général de Seine-et-Marne. Cette manifestation constituera une occasion unique de (re)découvrir les patrimoines naturels, culturels et historiques de la forêt de Fontainebleau, sur un parcours d’une douzaine de kilomètres à faire en famille ou entre amis.

Diverses animations seront proposées tout au long du parcours par les partenaires de la Réserve de Biosphère (Centre d'éco-tourisme de Franchard, Musée de Barbizon, entreprises signataires de la charte « Biosphère Ecotourisme »…), avec en point d’orgue la possibilité de bénéficier d’un demi-tarif pour visiter le Château de Fontainebleau.

En passant du coté d'une boutique IGN, nous avions vu un drôle de tour de cou à l'imprimé d'une Top 25 du Mont Blanc. Voici que l'IGN lance les votes pour choisir le prochain imprimé du produit et nous propose la forêt de Fontainebleau...

La zone qui aura le plus de de votes le 27 septembre à 16 h sera sélectionnée.
Fontainebleau, Golfe du Morbihan… : à vous de choisir !

Vous avez envie de faire d’autres propositions, rendez-vous sur le Géoportail http://www.geoportail.gouv.fr/accueil
 et envoyez-nous une capture d’écran de la zone de votre choix que nous proposerons ensuite au vote.

Alors, si vous souhaitez un tour de cou avec votre IGN Top 25 favorite (la 2417 OT), faudra aller voter sur le Facebook de l'IGN. L'IGN, c'est aussi la cartographie forestière dont nous  avions parlé ici. Et nous reparlerons bientôt de son formidable Géoportail...



Pour plus d’infos sur le Buff IGN, rendez-vous sur la Boutique loisirs (comptez 15 € environ)


C'est officiellement l’automne et, en automne, les feuilles tombent aussi régulièrement que les communications de l'ONF... En matière de journalisme, on appelle cela "un marronnier" ! 
Donc, après la communication sur la reprise de la chasse et son calendrier, voilà la traditionnelle note saisonnière de l'ONF à propos de l'automne, période particulièrement appréciée des amateurs de champignons. Pour ces derniers, c’est un plaisir et une coutume d’aller les cueillir mais avant de partir, il est utile de rappeler quelques conseils, qu’il faut avoir en tête pour réaliser une cueillette raisonnée et respectueuse du milieu forestier.C'est pourquoi, vous trouverez ci dessous la note d'information sur les questions relatives au ramassage des champignons en forêt. 
Et pour mémoire, la plupart des notes que nous recevons de l'ONF sont visibles toute l'année dans la colonne de gauche du site sous forme de diaporama.


Greg, le boss et fondateur de la TL²B est aussi photographe à ses heures... Il partage ses photos sur une autre plateforme mais nous lui empruntons un article sur les lézards de la forêt de Fontainebleau...

"Tapis sur le sable, entre 2 pieds de callune,  sur un rai de soleil, le lézard me regarde comme si rien ne pouvait lui arriver. Aurait il deviné que je voulais simplement le prendre en photo ? Comme il coopère, je me suis allongé lentement et j'ai approché l'objectif à une quarantaine de cm. Clic clac, c'est dans la boîte !" 

Dès que le soleil chauffe suffisamment, nos lézards des souches, des murailles, et verts sortent pour en profiter. Et samedi, le retour du beau temps, prémices d'un été indien, avait attiré beaucoup de monde dans les Trois Pignons !

La forêt de Fontainebleau est un site d’une richesse herpétologique exceptionnelle : 11 espèces de reptiles (plus une espèce de tortue introduite), 100 % des espèces de reptiles présents en Ile-de-France sont présents en forêt de Fontainebleau. Parmi elles, 3 lézards sont facilement observables.


















Avec un peu de soleil, de la chaleur et un minimum de calme, 3 lézards sont facilement observable à Fontainebleau et justement, samedi, ils lézardaient...

LE LEZARD DES MURAILLES (Podarcis muralis)

Le lézard des murailles est le plus petit de nos reptiles. Adulte, il mesure de 13 à 17 centimètres. A la belle saison, la coloration du mâle est magnifique. Sa gorge et son ventre se teinte d'un orange éclatant. Plusieurs taches bleues ciel ornent les flancs du beau mâle. On rencontre le lézard des murailles sur les murs de pierres, les rochers, mais aussi en plaine sableuse dans le même type de biotope que le lézard vert.
Ce lézard est très commun en France mais ce n'est pas une raison pour laisser nos bambins les capturer ou leur faire du mal...

LE LEZARD DES MURAILLES (Podarcis muralis)
LE LEZARD DES MURAILLES (Podarcis muralis)
LE LEZARD DES MURAILLES (Podarcis muralis)


LE LEZARD DES MURAILLES (Podarcis muralis) Trois Pignons, forêt de Fontainebleau, septembre 2013, Greg CLOUZEAU

LE LEZARD VERT (Lacerta bilineata)


Ce grand lézard (Lacerta bilineata; anciennementLacerta viridis) à la livrée élégante d'un beau vert est très commun et, bien que totalement inoffensif, il est encore victime de légendes tenaces qui en faisait un animal venimeux et de piégeages pour vivarium !D’un beau vert émeraude, ce lézard commun en Europe a une robe mouchetée, piquetée ou rayée de noir selon l’âge et le sexe. Son ventre reste jaune vif ou vert pâle uni. Il mesure entre 35 et 40 cm pour un poids d’environ 30 grammes.Comme tous les lézards, il peut laisser sa queue en diversion en cas d’attaque car elle repousse assez vite. Sa queue est deux fois plus longue que le reste de son corps et peut mesurer jusqu’à 25 cm.Ce lézard se nourrit d’insectes et de leurs larves, d’araignées ou de vers de terre. Vorace, il détruit beaucoup d’animaux nuisibles aux cultures. Comme les serpents, le lézard se sert de sa langue pour recueillir les odeurs. Ses dents servent à retenir la proie mais ne sont pas efficaces pour mastiquer. Il avale les proies en entier grâce à ses mâchoires puissantes.Au moment de la reproduction, le mâle arbore une livrée magnifique. Sa gorge se teinte d’un magnifique bleu vif. Il peut ainsi conquérir ses belles mais non sans livrer combat. En effet, les rivaux sont violents et les combats parfois mortels. En mai ou juin, la femelle pond jusqu’à 20 œufs, dans le sol ou à l’abri sous un tas de végétaux. Après 2 à 3 mois, les jeunes lézards s’éparpillent aux alentours. Le bébé lézard ne mesure que 7 ou 8 cm et pèse environ 1 gramme.

LEZARD VERT (Lacerta bilineata) Trois Pignons, forêt de Fontainebleau, septembre 2013, Greg CLOUZEAU
LEZARD VERT (Lacerta bilineata) Trois Pignons, forêt de Fontainebleau, septembre 2013, Greg CLOUZEAU

LEZARD VERT (Lacerta bilineata) Trois Pignons, forêt de Fontainebleau, septembre 2013, Greg CLOUZEAU

Attention, suite à plusieurs remarques, nous corrigeons la légende de la photo ci-dessous qui était mal identifiée. En effet, ce lézard que Greg avait initialement pris pour un lézard de souche est en réalité un lézard vert, sub-adulte , probablement femelle. Il a d'ailleurs depuis rencontré d'autres juvéniles et sub adulte...(voir ici)

Lézard vert sub adulte femelle, Trois Pignons, forêt de Fontainebleau, septembre 2011, Greg CLOUZEAU
LE LÉZARD DES SOUCHES (Lacerta agilis)

Ils sont plus petit que les lézards verts mais plus gros que les lézards gris ! Ils varient beaucoup en couleur et motifs, les mâles sont habituellement verts avec, sur ses flancs, un trait large marron en haut du dos qui va de la tête jusqu'à la queue, leur queue est marron ainsi que leur tête et membres arrière. Les membres avant sont verts de même nuance que le vert des flancs. Leur tête a une nuance plus plus foncée de vert. Les femelles sont marrons avec ses flancs plus foncé et parfois des petits points blanc autour ses membres avant, le haut du dos est aussi marron. Leur ventre est blanchâtre, verdâtre ou même parfois jaune.

Il faut ajouter à l'article photo de Greg, l'Orvet (qui est un lézard sans pattes) et le LEZARD VIVIPARE (Lacerta vivipara) !


Ce lézard préfère s’établir dans des biotopes humides, tels que tourbières, lisières et clairières de forêts humides. A Fontainebleau, le lézard vivipare est très rare. Il n’existe que dans une seule station, dans le sud de la forêt. Le maintien de zones humides en forêt est la condition sine qua non pour que ce lézard se maintienne en forêt de Fontainebleau.

Pour en savoir plus sur ces reptiles, lisez donc
 l'étudede Philippe Lustrat, spécialiste de notre forêt (pdf). et jetez un oeil sur ce portail d'herpétologie http://www.herpfrance.com/fr/reptile/#sau


Nos amis du Centre d'écotourisme de Franchard propose de nombreuses activités et notamment, dimanche 29 septembre un festival d'atelier pour la découverte des sports et loisirs de pleine nature à Fontainebleau. Cette journée a pour vocation de faire découvrir la formidable richesse du vécu en plein air au contact de la nature et de démontrer que les pratiques sportives en forêt peuvent être compatible avec une démarche éco responsable afin que chacun des usagers puisse être acteurs de la préservation des milieux naturels ! Un programme auquel l'équipe de la TL²Bleau ne pouvait qu'adhérer !
Dommage que l'atelier "Grimpe aux arbres" soit supprimé et que nos amis du centre utilise encore le mot "varappe"...

Mise à jour : Attention, en raison du risque d'orage Dimanche, le Centre d'écotourisme a annulé la Rando à vélo !



En effet, si "varappe" est encore utilisé par bon nombre de médias peu au fait de l'activité, il convient de rappeler l'origine de ce mot quelque peu archaïque ! En effet, "varapper" est un terme utilisé par les Genevois dès 1876. Il fait référence au nom d'un d'un couloir rocheux du mont Salève, près de Genève où des grimpeurs se retrouvaient : « réunion de jeunes ascensionnistes qui, les premiers, descendirent le ravin de la Varappe » (Au Foyer Romand, 1899, p. 184) ; 1883 « couloir rocheux » (L'Écho des Alpes, p. 248). Il désigne ensuite dès 1896 « l'escalade de rocher » (ibid., nov. ds R. alpine, no2, févr. 1897, p. 58 ds Quem. DDL t. 27). 
Il existe aussi une Aiguille de la varrape,  point culminant (3 519 m) des aiguilles Dorées dans  la partie suisse du massif du Mont-Blanc. Cette mise au point effectuée, passons au programme des réjouissances qui est bien plus intéressant...
Les participants pourront partir avec le rallye forestier en autonomie, équipés d’une feuille de route sur un parcours jalonné d’énigmes et d’épreuves ludiques et pédagogiques : découverte de l’histoire géologique et humaine de la forêt et connaissances naturalistes simples sur la faune et la flore.



Le site du centre d’écotourisme accueillera des ateliers ludiques pour tous : initiation à l’orientation en forêt (à partir de 7 ans), initiation à l'escalade (à partir de 10 ans),... mais aussi : une exposition sur les naturalistes, des jeux de plein air, un atelier de création de jeux en éléments naturels et un stand sur la découverte des milieux et les phénomènes d’érosion !

Dans l’objectif de diffuser les flux des visiteurs vers les sites limitrophes de la forêt, Seine-et-Marne Tourisme, le Conseil général, Eau de Paris et Seine-et-Marne Environnement se sont associés pour proposer une journée à vélo exceptionnelle.

Au départ du centre d’écotourisme de Franchard une vingtaine de cyclistes s’élanceront sur les routes forestières vers la découverte de l’Espace naturel sensible du Département de Seine et Marne (ENS) de la plaine de la Sorques et des ouvrages d’art d’Eau de Paris que sont les aqueducs de la forêt.

L’itinéraire fera découvrir des milieux remarquables et des sites forestiers tels que la “Mare aux Fées”...
Après un repas tiré du sac, les participants visiteront le site de la plaine de la Sorques (commune de Montigny-sur-Loing), ENS départemental, en compagnie d’un guide naturaliste. Cette balade naturaliste fera découvrir l’extraordinaire biodiversité et les différents milieux naturels de ce site passionnant.
Lors de votre périple, Eau de Paris, régie municipale en charge de la production, du transport et de la distribution de l'eau potable à Paris, vous présentera l'histoire des aqueducs de la forêt qui traversent la forêt de Fontainebleau.
Un éclairage vous sera apporté sur la richesse écologique de ce patrimoine unique et les méthodes d'entretien pratiquées par la régie pour valoriser la biodiversité.

Eau de Paris rappelle que les emprises des aqueducs sont affectées au service public de l'eau et ne sont pas aménagées spécifiquement pour la randonnée piétonne ou cycliste.
Les participants sont donc appelés à observer la plus grande vigilance sur les emprises d'aqueducs et engagent leur propre responsabilité en cas d'accident.

Informations pratiques :
Sortie sportive encadrée par des animateurs Sport nature adaptée aux cyclistes d’un bon niveau d’endurance - durée environ 7 heures (dont 3 h de vélo)- 

Rendez-vous au centre d’écotourisme de Franchard à 10h00.
Matériel requis : VTT en parfait état de marche-kit de réparation -casque
et tenue vestimentaire adaptée et vêtement de pluie - eau-repas tiré du sac.

Pour mémoire, c'est aussi la période du brame !


Sources http://www.tourisme77.fr/ecotourisme/seine-et-marne-ecotourisme.asp

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