Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-08-25

L'ONF nous informe de la fermeture de 2 parkings de Bleau pour la réalisation de travaux de réfection  cette semaine et jusqu'à fin septembre.
Ils concernent les aires d'accueil de :





- La Feuillardière, qui déssert notamment les sites de :

Latitude, longitude:
  • N 48.401252, E 2.547047 (Dec)
  • N 48° 24' 4.51", E 2° 32' 49.37" (DMS)
  • N 48° 24.0751', E 2° 32.8228' (GPS)
- la Boulignère aux Trois Pignons  qui donne accès au :
Latitude, longitude:
  • N 48.404353, E 2.526695 (Dec)
  • N 48° 24' 15.67", E 2° 31' 36.10" (DMS)
  • N 48° 24.2612', E 2° 31.6017' (GPS)
- La Faisanderie à Fontainebleau, qui dessert notamment :
Latitude, longitude:
  • N 48.404356, E 2.676754 (Dec)
  • N 48° 24' 15.68", E 2° 40' 36.31" (DMS)
  • N 48° 24.2614', E 2° 40.6052' (GPS)

Le matériau utilisé pour la couche de surface nécessite en effet une période de séchage d'au mois 3 semaines.
Réouverture prévue fin septembre.


Renseignement auprès de l'ONF.
Merci de respecter ces fermetures.

Douze nouveaux sites ont été classés par décrets publiés au Journal Officiel les 24 et 25 août 2013, s'est félicité le ministre en charge de l'Ecologie Philippe Martin le 29 août dans un communiqué.
Mais le problème n'est pas tant de mettre sous cloche les territoire français que de faire appliquer les réglementation qui s'y rapporte ! Visiblement, on préfère la quantité à la qualité ! Encore un effet d'annonce qui ne protégera probablement pas grand chose...

Parmi ces sites "nouvellement protégés" figurent le massif du Concors (Bouches-du-Rhône), l'Estuaire de la Charente (Charente-Maritime), le massif du Canigou (Pyrénées-Orientales), le site des Salines à la Baie des Anglais en Martinique ou encore les Gorges du Gardon et les garrigues nîmoises (Gard). Certains d'entre eux sont déjà labellisés Grand Site de France, rappelle le ministère. Créé en 2004, le label Grand Site de France doit certifier que le lieu touristique classé respecte un ensemble de critères, en particulier les principes du développement durable.

Pour l'heure, vingt-six classements de sites ont été retenus en 2013, "représentant une superficie de plus de 80.000 hectares nouvellement protégés". Ils "viennent abonder un fichier national des sites classés qui compte près de 2.700 références", soit plus d'un million d'hectares préservés.


En 2008, l’Ile-de-France comportait 251 sites classés. Lors de leur classement, certains sites ont pu en recouvrir d’autres plus petits, ce qui porte en réalité le nombre total des sites ayant été classés en Ile-de-France à 257. La superficie classée représente un peu plus de 96.000 ha, soit 8% de la surface régionale.

On note une évolution de la typologie des sites classés dans le temps. En particulier, si les sites classés au début portaient sur de petites entités, (arbres isolés, îles, ensembles bâtis ou monumentaux, rochers pittoresques, etc.), à partir de la fin des années 70, les classements portent davantage sur des sites de grande taille englobant plusieurs communes. Ces sites correspondent à de vastes entités paysagères de plusieurs milliers d’hectares :
* des Vallées : Orvanne (77), Loing (77), Epte (95), Juine (91), Aulne (78), vallée de Chevreuse (78), vallée de Chauvry (95), Essonne (91), Renarde (91), vallées de l’Ysieux et de la Thève (95), Grand-Morin (77) ;
* d
es ensembles géographiques : Falaises de la Roche-Guyon et Forêt de Moisson (78), Buttes de Rosnes, Marines et Epiais (95) ; 
* et bien entendu des Forêts : Bois de la Commanderie (77), Forêt de Fontainebleau (77).

Vous pouvez visualiser lessites d’Ile-de-France sur une carte et télécharger les fiches qui décrivent les sites classés et inscrits (motivation de la protection).

Mais le problème n'est pas tant de mettre sous cloche les territoire français que de faire appliquer les réglementation qui s'y rapporte ! Visiblement, on préfère la quantité à la qualité ! Encore un effet d'annonce.
Le BMC, l'équivalent anglais du Cosiroc et du Caf réuni, appelle les grimpeurs, alpinistes, randonneurs et et autres amoureux de Stanage Edge, à signer une pétition pour garantir son avenir et son libre accès... Stanage Edge, c'est un escarpement de grès à gros grains britannique (le célèbre grit) relevant du parc national de Peak District, à la frontière entre le Derbyshire et le Yorkshire du Sud, en Angleterre dont le point culminant est le High Neb (458 mètres d'altitude). Stanage c'est aussi et surtout le site de rocher le plus populaire d'Angleterre qui, comme Bleau, outre ses grimpeurs (ici on fait du bloc mais aussi du trad'), reçoit des millions de visites annuelles. Mais pour des raisons économique, le libre accès à Stanage ne semble plus garanti !


À l'heure actuelle, le Parc national de Peak District ( PDNPA ) décide de l'avenir du Lees Estate North , qui contient une grande proportion de Stanage Edge et la lande environnante. Le PDNPA est à court d'argent et veut générer plus de revenus à partir de North Lees . Nous craignons, comme le BMC, que cela devienne sa priorité et que les conditions d'accès à ce parc deviennent contraignantes !

Stanage a été classé en PN au début des années 1970. Les terres de Sir Hugh Beech ont été cédées à la condition que tout le monde puisse toujours profiter de ce site naturel de loisirs. Nous craignons que ces libertés soient menacées si le PDNPA essaie de développer le potentiel commercial de cette succession acquise avec l'argent public pour le bien public .


Le BMC nous demande donc de se lever pour Stanage en signant notre pétition demandant au PDNPA à reconnaître et accepter la charte de Stanage ( ci-dessous) .
Il n'y a pas eu récente consultation publique sur l'avenir de ce territoire public et le PDNPA semble disposé à prendre des décisions de grande portée sans avoir défini une vision durable de ce paysage emblématique . 
Ainsi, le BMC propose sa propre charte (en 9 points) pour la gestion future de Stanage 
• Ce domaine de propriété publique doit être conservée à jamais pour tout le monde . Il ne devrait jamais être fragmenté .
• North Lees Estate est sur ​​le territoire en libre accès. Toute entreprise commerciale ne doit pas entraver cet esprit de libre accès pour tous .
• Les principaux intervenants - les plaisanciers et les collectivités locales - doivent être consultés avant que des décisions soient prises. Il doit y avoir de la transparence dans le processus décisionnel .
• Prendre soin de la conservation, de la faune et le paysage est primordiale. Il ne doit y avoir aucun conflit entre activités d'aventure et tranquillité .
• Stanage doit être maintenu comme une zone sauvage exempte de développements intrusives. 
• Le patrimoine culturel et archéologique de Stanage doit être préservée.
• Toute revenus issus de la succession doit être réinvesti dans le paysage .
• Les droits de tir ne doivent pas être exercées.
• L'économie locale repose sur la préservation de ces valeurs et du libre accès.
Si Stanage vous plaid, vous pouvez soutenir la charte du BMC en signant la pétition .



English version
Stand up for Stanage
Posted by Carey Davies on 29/08/2013 here


The BMC is calling on climbers, walkers and everybody with a love for Stanage Edge, Derbyshire, to sign a petition to help safeguard its future.

Stanage is the most popular crag in Britain – maybe in the world – and a classic walking destination for millions of people who visit the Peak District every year. But decisions are being made that could change it significantly – and we need your help to state our case.

Right now, the Peak District National Park Authority (PDNPA) is deciding the future of the North Lees Estate, which contains a large proportion of Stanage Edge and the surrounding moorland. The PDNPA is short of money and wants to generate more income from North Lees. We are concerned that could become its priority, over and above conservation and freedom of access.

Stanage was all but given to the PDNPA in the early 1970s by General Sir Hugh Beech on the understanding the estate would always be somewhere everyone could enjoy quiet recreation. We fear such freedoms could be threatened if the PDNPA tries to develop the estate’s commercial potential – an estate acquired with public money for public benefit.

We're asking people to Stand up for Stanage by signing our petition calling on the PDNPA to acknowledge and accept our Stanage Charter (below).

There has been no recent public consultation on the future of this public land, yet the PDNPA seems set to make far reaching decisions without having set out a sustainable vision for this iconic landscape. The nearby Eastern Moors Partnership is an excellent template for involving the public and setting out a plan for the future. The PDNPA is missing the opportunity to use it.

So the BMC is offering its own charter for the future management of Stanage – whoever owns it. We are asking you to sign up to it so we can make the voices of all who care about Stanage heard by National Park Authority.

The nine points of the Stanage Charter are:

•This publicly-owned estate must be retained forever for everyone. It should never be fragmented.
•North Lees Estate is on Open Access Land. Any commercial enterprise must not impede the spirit of access for all.
•Key stakeholders – recreational users and the local community – must be consulted before decisions are made. There must be transparency in decision-making.
•Caring for conservation, wildlife and landscape is paramount. There need be no conflict between this, adventure activity and quiet enjoyment.
•People value Stanage as a wild area kept free from intrusive developments. This must be safeguarded.
•The cultural and archaeological heritage of Stanage must be preserved.
•Any revenue raised from the estate should be reinvested in the landscape.
•Shooting rights should not be exercised.
•The local economy relies on preservation of these values and open access.

Please support the charter by signing the petition.

Le 7ème Réunion d'Aventures n'aura pas lieu. Programmé en mai 2014, ce raid de "tous les extrêmes" a été annulé faute de participation financière de l'IRT (Ile de La Réunion Tourisme). "Nous ne pouvons en aucun cas continuer à organiser cet événement sans le soutien de l'IRT, car nous ne pouvons faire porter tout le poids financier sur les sponsors privés", indique, dans un communiqué, Gérard Fusil, organisateur de l'événement. Toutefois, ce dernier précise "étudier une proposition qui nous est faite pour une autre destination". Nous publions le communiqué des organisateurs ci-dessous. (Photo D.R IPR Réunion)
Un nouveau coup dur pour cette île qui a été dévalorisée par les attaques de requin et dont le PN cause pas mal de soucis à ses habitants...







Le 26 aout 2013.- La septième édition de «  Réunion d’Aventures » l’un  des plus emblématiques raid-nature-aventure  internationaux, ne verra pas le jour.  La société GFmedia se voit dans l’impossibilité de l’organiser en mai 2014 sur l’Île de La Réunion comme programmé initialement en raison du forfait de « l’Ile de la Réunion Tourisme », principal bénéficiaire de cette organisation, et contributeur indispensable.


« Nous avons eu une réponse négative de Madame Jacqueline Farreyrol au printemps dernier, précise l’organisateur Gérard Fusil, mais nous avons voulu insister car nous ne pensions pas possible que l’organisme dont le rôle principal est de développer le tourisme à La Réunion se prive d’un outil aussi pertinent à un moment où l’attrait de l’île est fragilisé - à tort - par les accidents dus aux requins.


Chaque édition de « Réunion d’Aventures » a en effet pu montrer à travers notamment toutes les chaînes de télévision nationales et de nombreuses chaînes européennes que l’île de La Réunion permet d’innombrables pratiques sportives et touristiques sans danger dans un cadre sublime. Réunion d’Aventures a toujours amené un retour sur investissement considérable et les professionnels du tourisme en sont conscients ».


Réunion d’Aventures a été initié en 2003 par le père du fameux Raid Gauloises, de l’Elf Authentique Aventure, et de plusieurs autres grands raids nature de notoriété internationale, avec l’appui du Comité  du Tourisme de la Réunion alors présidé par Jacquet HOARAU.


Grâce au sponsoring de plusieurs sociétés privées, la participation financière publique par le CTR puis par l’IRT a été limité à une aide à la médiatisation de l’évènement, et donc de « La Réunion », avec un retour sur investissement remarquable de 10 pour 1 minimum !


Cette participation de l’IRT n’a jamais été revalorisée en 10 ans.


« Nous ne pouvons en aucun cas continuer à organiser cet évènement sans le soutien de l’IRT », précise Gérard Fusil, « car nous ne pouvons faire porter tout le poids  financier sur les sponsors privés tels que Orange, Mini, Corsairfly ou Réunion Première qui se sont déjà beaucoup engagés au profit du développement de La Réunion. Nous sommes désolés pour les nombreux concurrents qui s’étaient déjà inscrits pour l’année prochaine mais nous sommes en train d’étudier une proposition qui nous est faite pour une autre destination qui les séduira également. Le raid nature aventure est en plein redéploiement. Nous n’allons pas renoncer à y apporter notre expérience » selon Paul Pelletier

Sources :



Robert Courtiau c'est notre spécialiste du Trail dans l'équipe de la TL²Bleau. Ceux et celles d'entre vous qui suive notre éditon Bleausarde connaissent forcément Robert Courtieau. C'est notre spécialiste des 25 bosses, celui qui nous aide toute l'année à dénicher les cochonneries abandonnées sur le plus célèbre sentier des Trois Pignons, les balisages sauvages mais aussi et surtout les petits secrets de ce massif qu'il partage avec nous et sur les réseaux sociaux.

Nous voici à J-24 heures avant le départ de la course UTMB: The North face Ultra Trail du Mont Blanc, une course mythique d'environ 168 km et 9 600 m de dénivelé positif !
Nous sommes heureux et souhaitons bon courage et bonne chance (quoi que celle-ci est peu sa place dans une telle épreuve) à Robert pour ce trail extraordinaire que vous pouvez suivre sur http://utmb.livetrail.net/

A son retour, on aura certainement le droit à un petit article et on compte sur lui pour organiser le nettoyage des 25 bosses le 15 septembre...

Pour son aventure, Robert s'est équipé chez  S'Cape, la nouveau magasin de Fontainebleau dont nous vous annoncions l'ouverture en décembre.. S'Cape sera très certainement l'un de nos futurs partenaires...


L'incendie nommé Rim Fire menace le très touristique parc national du Yosemite, en Californie, continuait ce lundi 02 septembre de s'étendre, malgré les efforts de plus de 4 000 pompiers pour tenter de le contenir !

C'est l'un des sites naturels les plus visités des Etats-Unis. Le parc national de Yosemite est donc en partie fermé, depuis le dimanche 25 août, en raison d'un incendie qui a déjà ravagé 89 000 hectares dans la région. A l'intérieur du parc, le feu a déjà dévasté plus de 8 000 hectares. Mais les responsables du lieu n'envisagent pas de fermeture totale.

"Les flammes ne présentent pas de risque notable, mais les effets des fumées sont si importants que nous évacuons ces zones", a déclaré Tom Medema, un porte-parole du parc. 


Vidéo et photos ci après



A l'est du parc, le feu progresse rapidement, car le terrain est relativement plat. De nombreuses routes, campings et d'autres installations de la région ont dû fermer. L'incendie, dont les flammes restent distantes d'environ 25 kilomètres du centre du parc et de ses célèbres formations rocheuses du Half Dome et d'El Capitan, menace aussi les séquoias géants du parc, qui sont parmi les plus grands et plus anciens organismes vivants sur Terre.

Aucun mort ni aucun blessé n'ont été rapportés, même si le feu a détruit au moins 111 bâtiments, dont 31 maisons. Plus de 5 500 bâtiments, dont 4 500 maisons d'habitation, sont toujours menacées. Les autorités de Yosemite se voulaient malgré tout rassurantes, notant que la majeure partie du parc a été épargnée par le feu et n'est relativement pas touchée par la fumée.


L'autoroute 120, qui permet d'entrer dans le parc par son côté ouest, reste fermée. Mercredi soir, deux routes seulement étaient ouvertes pour accéder à la vallée de Yosemite.


L'incendie s'est rapproché du lac-réservoir de Hetch Hetchy, qui fournit de l'eau courante à 2,6 millions d'habitants de la région de San Francisco, et répond à 85% des besoins en eau de la deuxième ville de Californie, située à 320 km des flammes. De la cendre s'accumule toujours à la surface du réservoir Hetch Hetchy, mais la qualité de l'eau n'a, pour l'heure, pas été affectée, selon les autorités.Jerry Brown, le gouverneur de Californie, a décrété dans la nuit de vendredi à samedi l'état d'urgence à San Francisco, car l'incendie a endommagé des infrastructures qui alimentent la ville en électricité. Le fonctionnement de plusieurs lignes a dû être interrompu. Deux des trois centrales hydroélectriques de cette zone ont dû être fermées à cause des flammes, dont l'origine est toujours inconnue.


L'incendie, qui s'est déclaré le 17 août, n'est maîtrisé qu'à hauteur de 23 %, contre 20 % mardi. Au total, 4 191 pompiers sont à pied d'œuvre, employant notamment des bulldozers et des avions pour contrer les flammes. 

Rime Fire
, le septième des plus importants incendies que la Californie ait connus depuis 1932, s'étend à vue d'œil et les responsables locaux se préparent à la possibilité d'ordonner des évacuations parmi les quatre mille cinq cents maisons menacées.

Un énorme nuage de fumée s'élève au-dessus de la ville de Groveland, en Californie, le 22 août 2013. Le feu a pris à la mi-août, dans le comté de Tuolumne, aux portes du célèbre parc national de Yosemite, pour une raison indéterminée.

MAX WHITTAKER / REUTERS



Cette photo prise depuis la Station spatiale internationale (ISS), le 26 août, montre l'ampleur de l'incendie, baptisé "Rim Fire". Il s'agit du 7e plus grand feu que la Californie ait connu depuis 1932. AP / SIPA


Ici, à Buck Meadows, des lances sont stockées pour permettre aux pompiers, parfois venus de Floride, de se ravitailler.MAX WHITTAKER / REUTERS


Mais ils ont beaucoup de mal à contenir les flammes à cause de la sécheresse, des fortes rafales et des terrains escarpés.MAX WHITTAKER / REUTERS


Selon la direction du parc, la majeure partie du parc de Yosemite "a été épargnée par le feu". Mais "les conditions peuvent changer en fonction des vents". Il a été fermé en partie, lundi 26 août. MAXPPP


Mardi 27 août, le Los Angeles Times (en anglais) indiquait que le feu était maîtrisé à hauteur de seulement 20%.JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Sources :

Vidéos
http://www.lemonde.fr/planete/video/2013/08/29/etats-unis-l-incendie-du-parc-yosemite-en-time-lapse_3468458_3244.html
Face aux ravages de l'incendie du parc Yosemite en Californie, le photographe Jonathan Byers a fait le choix de l'esthétique. Il a réalisé un time-lapse donnant un aperçu de l'évolution du feu en accéléré. Des images à la fois terrifiantes et envoûtantes.

http://www.lemonde.fr/ameriques/video/2013/08/28/le-septieme-plus-grand-feu-de-l-histoire-de-la-californie_3467608_3222.html

Articles

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/28/etats-unis-l-incendie-pres-du-parc-de-yosemite-continue-de-s-etendre_3467851_3222.html

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/27/un-gigantesque-incendie-menace-toujours-san-francisco_3466809_3222.html

Photos et vidéos de l'article publiés par France Info

http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/rim-fire-le-gigantesque-incendie-qui-menace-le-parc-de-yosemite_398339.html

http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/californie-un-gigantesque-incendie-menace-le-parc-yosemite_397141.html




taupin.jpg (87776 octets)
Put... dix ans !
Les plus jeunes grimpeurs ne connaissent peut être pas ce nom mais ils lui doivent certainement pas mal !
Il y a dix ans, le 28/08/2003, dans la descente du Rochail (Oisans), Daniel glissait tragiquement.

Daniel c'était un pilier du Cosiroc, le poils à gratter du CA de la FFME, un homme aux avis tranchés, à la source de la défense des sites et rocher d'escalade, rédacteur des premières recommandations sur l'équipement, instigateur de l'annuaire des sites d'escalade de France (le célèbre guide rouge) mais il portait aussi beaucoup d'autres casquettes dont une informatique qui n'est pas des moindre ! Retour sur cette homme qui a contribué largement à la passion de notre Rédacteur en chef : Greg.

C'est avec une grande tristesse que je me rappelle de Daniel et je suis assez triste de voir que ni le Cosiroc, ni la FFME n'ont organisé ou publié quelques choses à cette occasion mais bon, un anniversaire qui tombe durant les vacances scolaire n'aide pas !

J'ai d'abord rencontré Daniel au début des années 90, à l'ancien siège du Cosiroc, dans son bureau de la fac d'Orsay. Avec les années, j'ai découvert sa formidable capacité de travail, ses opinions bien ancrées, ses exigences vis à vis du français et de la syntaxe (s'il lisait ce blog, il nous engueulerait chaque jour !) ou ses savants calculs...

Daniel était bien connu des cercles d'influence du développement de l'escalade sportive. Outre son rôle clé dans l'élaboration de normes d'équipement, il se battait contre les interdictions abusives de sites naturels, pour leur sauvegarde et contre une certaine politique fédérale (relire notre article de septembre 2012) privilégiant la compétition à une pratique de loisir. Il a même été qualifié de « dangereux terroriste » par l'État français en 1992 pour avoir, avec quelques amis, enlevé quelques équipement de la via ferata  du célèbre Mont Aiguille. Président du Cosiroc, j'ai eut la chance, l'honneur et le plaisir de marcher dans ses traces de 1999 à 2009 mais les empruntes étaient un peu grandes je l'avoue. Il fut aussi l'un des plus grand défenseur du viaduc des Fauvettes où une plaque à sa mémoire fut posée. (Relire nos articles sur le viaduc épisode 1, épisode 2 et épisode 3) et a laissé quelques traces à Bleau comme le jaune de la Dame Jeanne.

Daniel était donc un personnage incontournable de l'escalade française et internationale (notamment dans certaines polémiques sur l'équipement des falaises) mais pas seulement ! 

Au delà de ses actions dans notre milieu, il était le concepteur de langages informatiques pour des open-sources utilisés par de nombreux scientifique comme EuroTeX et Gutenberg. Son musixtex , utilisé pour produire beaucoup d'archives musicales en ligne d'aujourd'hui , est extrêmement complexe. Il peut être utilisé pour composer n'importe quel morceau de musique dans la tradition musicale occidentale , et probablement plus. En utilisant TEX et MetaPost ensemble il a produits des cartes linotypée France ouvrant ainsi la voie à de nombreux topos.
Daniel avait aussi d'autres jardins secrets en tant qu'organiste ! Il m'expliquait les difficultés
de jouer sur un orgue qu'il avait récemment trouvé dans une église près de Paris dont les réglages du clavier étaient différents. Seuls certains morceaux , dans certains clés, pourraient être joués avec succès. Comme toujours, ce personnage coloré avait quelque chose à dire.
Daniel , tu me manques, tu nous manques.

Greg CLOUZEAU
Fondateur et Rédacteur en chef des éditions de la TL²B



Extrait du site du Cosiroc qu'il avait mis en place :



Daniel TAUPIN
Né en Mars 1936, il débute la montagne à l'âge de 11 ans (1947) puis l'escalade en 1954 à l'âge de 18 ans.
Décédé à la descente du Rochail le 28 août 2003

Titulaire d'un diplôme d'Ingénieur ESPCI (Ecole Supérieure de Physique et Chimie de la Ville de Paris), major physicien, (1958) et Docteur ès Sciences Physiques (1964), il a terminé sa carrière universitaire le 31 mars 2003 comme chercheur au Laboratoire de Physique des Solides de l'Université de Paris-Sud à ORSAY. Il est l'auteur de "Probabilities data reduction and error analysis in the physical sciences".  Editions de physiques. 1988.
Sur le plan associatif, il a presque toujours été membre du Comité sportif Escalade de la FFME. Il préside le COSIROC de 1985 à 1997.

Durant de nombreuses années , à la FFME (Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade),et jusqu'à son décès, il fut président de la commission nationale Environnement, membre du Comité Directeur et membre du Comité sportif Escalade. Il s'est battu plus particulièrement pour le développement de l'escalade de loisir tout en prônant la coexistence avec la pratique compétitive.

Pour la petite histoire, c'est lui qui est intervenu dans les débats entre les opposants farouches à la compétition (le groupe de 19) et les partisans de la compétition... à la soviétique, c'est-à-dire la course de vitesse en moulinette. Il a alors réussi à convaincre que les opposants n'avaient pas le droit d'interdire les compétitions à ceux que ça intéressait, et a proposé un mode de compétitions de difficulté (le meilleur étant celui qui dévisse le plus haut) qui a maintenant fait le tour du monde.

Il participe à plusieurs expéditions tel qu'au Caucase (1989), le Pamir (1990), l'Equateur en 1991, la Bolivie en 1995 et l'Aconcagua en 1997 et janvier 2000.

Il est aussi à l'origine de nombreuses publications :
  • Auteur principal de "Aménagement et équipement d'un site naturel d'escalade" (éd. FFME/Cosiroc), 1994
  • Le Saussois, 1994  (J.-F. Flageat, R. Pavard, D. Taupin)
  • Escalade à Pen-Hir (éd. FFME/Cosiroc), 1996 (M. Mescoff, D. Jourdan, D. Taupin)
  • Grimper au Verdon, dernière édition 2000 (éd. Lei Lagramusas) (B. Gorgeon, D. Taupin avec J.-F. Lignan)
  • Les murs d'escalade, un nouveau droit de cité, 1989 (éd. Bazina). (F. Scherrer, D.Taupin)
  • Guide des sites naturels d'escalade de France, 1981, 1983, 1986, 1989, 1994, 1999 (6 éditions) - Ed. FFME/Cosiroc (Daniel Taupin)

http://www.cosiroc.fr/AncienSite/anciensite.html

Nous avons évoqué régulièrement ses travaux et notamment ici :
http://latribunelibredebleau.blogspot.com/2012/05/relais-vache-cest-pas-si-sur-venasque.html

http://latribunelibredebleau.blogspot.com/2012/09/du-nouveau-dans-les-circuits-de-lessonne.html

http://latribunelibredebleau.blogspot.com/2011/06/jai-fait-un-reve-des-grimpeurs.html

Il y a quelques jours nous vous parlions du rassemblement qui s'était tenu (le 03 août) à Jouarre pour lutter contre le forage pétrolier. Voilà une autre manifestation organisée par la coordination nationale des collectifs qui se tiendra le week-end des 6 - 7 et 8 septembre.

Il s'agit d'une manifestation d'opposition à la recherche du pétrole mais aussi d'un rassemblement festif organisé à Jouarre (sur la plateforme de La Petite Brosse) le dimanche 8 septembre 2013 à partir de 15h. Le thème retenu est cette fois : le cirque, la couleur, la fête! (musique, costume, clown, jongleur,...).

Pour mémoire, le forage vertical est en court sur cette plateforme depuis début août, et beaucoup de choses laissent à penser qu'à minima Hess Oil se positionne pour explorer le pétrole de schiste... pendant qu'en Essonne, on se mobilise encore sur le même sujet.

Voici donc quelques éléments sur ce dossier de Jouarre repris depuis le site de nos amis du collectif de Seine et Marne dont le dernier article est toujours accessible depuis la colonne de gauche de notre portail d'information.

Mise à jour du 30/08 :
Josh Fox sera à la Ferté sous Jouarre le 5 septembre !





A l'occasion de la sortie du film Gasland II (voir le site du film), Josh FOX rend visite à la vieille Europe.
Voici tous les détails de l'événement, communiqués par Isabelle LEVY, du collectif fertois anti pétrole de schiste :

Bonjour aux uns et aux autres.
Et oui, les collectifs ça permet plein de choses, entre autre d'être au courant par des canaux pas forcément prévisibles !!!!
Alors, voici quelques informations:
• oui, Josh Fox sera en France à partir du 5 septembre,
• oui, il vient pour présenter son nouveau film Gasland II (un peu plus de deux heures, pas encore traduit, mais cela devrait être fait, juste à temps !)
• oui, il a choisi de venir d'abord à Jouarre: la présentation du film se fera le 5 au théâtre de la Ferté sous Jouarre.
La projection aura lieu à 20 heures précises. L'accueil du public au théâtre, se fera à partir de 18 heures.
• oui, il y aura un débat avec Josh Fox,
• oui, le débat aura lieu de 18:30 à 19:45.
• oui, c'est bizarre de faire le débat avant le film mais comme J. Fox doit partir tôt le lendemain matin, par la route, pour être à Villeneuve-de-Berg en fin de journée c'est la solution qui semblait la moins mauvaise.
• oui, il rencontrera la presse* entre 15:00 et 17:00, aux abords de la plateforme de forage de Jouarre.
• non, il n'y aura pas d'avant-première à Paris,
• non, il n'y aura pas de point presse à Paris,
• non, il ne reste pas assez longtemps pour participer à des plateaux télé, mais il sera à Jouarre dans l'après-midi du 5 pour rencontrer les journalistes “parisiens”.
• oui, son voyage est rapide et sûrement fatigant: il vient de Bruxelles, où il présente son film le 4 au soir et sera à Berlin le 10, tout ça en voiture…
voilà, vous savez presque tout.


Après l'épisode de Jouarre il partira dans le midi, s'arrêtera à Villeneuve-de-Berg le vendredi soir où une projection de “Sky is pink” (le précédent film de J.Fox) est prévue.
La seconde projection de Gasland II aura lieu à Montpellier (34), Projection/débat au cinema Diagonal, rue de Verdun à 17h30.




Encore un petit détail:
Compte-tenu de la taille du théâtre de la Ferté, nous sommes dans l'obligation de mettre en place une petite lourdeur ”administrative”, une procédure d'inscription:

Pour pouvoir assister à la projection du film (en v.o., sous-titrée, en principe) au théâtre de la Ferté-sous-Jouarre,il est impératif de nous renvoyer ce coupon-réponse, par mail, à : collectifdupaysfertois@laposte.net

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souhaite assister à la présentation en avant-première du nouveau film de J. Fox, Gasland II au théâtre de la Ferté sous Jouarre à 20 heures, le 5 septembre.

Veuillez nous renvoyer UNE réponse par spectateur. Les inscriptions doivent nous parvenir au plus tard samedi 31 aout à 20 heures. (et oui, …)

Vous recevrez une confirmation par mail. Seule cette confirmation vous permettra de rentrer dans la salle.

En vous remerciant de votre compréhension pour cette (petite) contrainte administrative.

* Pour les journalistes souhaitant participer au "point-presse" :veuillez prendre contact par mail,collectifdupaysfertois@laposte.net
ou par téléphone au 06 63 04 05 19.
Nous vous préciserons le lieu exact du rendez-vous, celui-ci n'étant pas encore arrêté à ce jour.



Pour un maximum d'informations sur le sujet , précipitez-vous sur les liens ci-dessous :


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et toujours : les dernières actualités



COMMUNIQUES DE PRESSE
Collectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille

Mardi 6 août 2013, le pétrolier américain Hess Oil France a commencé un forage exploratoire sur la plateforme de la Petite Brosse à Jouarre en Seine-et-Marne dans le cadre du permis de Château-Thierry, 51-77. Hess met en œuvre ce que son président B. Demont a affirmé à l’AFP* «…permettre de localiser du pétrole pour lequel les techniques de production (…) sont interdites…».
Les collectifs soutiennent le collectif du pays fertois dans sa lutte. Ensemble nous dénonçons ce forage qui a pour objectif explicite l’exploration de la roche-mère** laquelle renferme du pétrole de schiste. C’est une étape dans la recherche d’hydrocarbures non conventionnels sur le territoire national ; nous demandons donc l’arrêt immédiat de ces travaux.
En effet, le collectif du pays fertois n’a eu cesse de dénoncer les allégations et mensonges d’Hess qui prétend aussi chercher du pétrole dans des formations classiques alors que de nombreux documents attestent que les forages antérieurs n’ont jamais détecté des réservoirs de pétrole conventionnel. De plus, la Déclaration d’ouverture de travaux miniers, déposée par Toreador (alors titulaire de ce permis), en avril 2010, précise que le « …sous-sol est connu depuis longtemps, que les carottages ont été nombreux, que la roche-mère est riche en huile… ».
Les propos de B. Demont* l’attestent puisque sa société, très active dans l’exploitation de pétrole et gaz de schiste aux Etats-Unis «…compte découvrir (…) du pétrole de roche mère extractible sans fracturation…» ??? Méthode que le rapport de l’OPECST n’a pas –encore- présenté !
Ce forage vertical est donc la première phase d’une exploration de pétrole de schiste. Les deux suivantes sont encore interdites à ce jour : les drains horizontaux par arrêté préfectoral du 30 avril 2013 et la fracturation hydraulique depuis la loi Jacob du 13 juillet 2011, prohibant cette technique. Le Conseil Constitutionnel qui doit statuer sur la validité des art. 1 et 3 de la loi Jacob** avant le 12 octobre prochain pourrait invalider ces art. ; la voie sera alors libre pour fracturer à Jouarre et ailleurs.
De plus, cette exploration est en totale contradiction avec les propos qu’aurait tenu, le Président F. Hollande, en présence de son ministre de l’Ecologie, P. Martin, au collectif du Gers, le 3 août 2013 à Auch ; « …qu’il n’y aurait pas d’exploration et d’exploration de gaz et pétrole de schiste… ».
Enfin, ce forage a fait l’objet d’une simple procédure de déclaration. Or, le Conseil d’État a jugé, le 17 juillet 2013, que ce type de forage ne pouvait être conduit sous ce régime et donc sans étude d’impact et enquête publique, en raison des risques graves qu’il présente pour l’environnement.
Contacts presse Isabelle Lévy, Jouarre : 06 63 04 05 19 Alain Roubineau, Sud-Est : 06 73 94 66 97
* AFP 6 août 2013. ** DODTM, avril 2010, chapitre 2, page 3 ; deux cartes légendées « Shale oil pilot wells, Château-Thierry permit » ; à gauche épaisseur de la formation de la roche mère liasique ; à droite profondeur de la formation. *** QPC Schuepbach.
A paraître « Comment Hess contourne l’interdiction française » sur http://www.nongazdeschiste.fr/
Les collectifs directement signataires Pays fertois (77), Carmen (02), Briard (77), Nature Environnement-77, Bastagaz Alès (30), Anduze (30), Gardonnenque – Petite Camargue (30), Lodévois (34), Plaines du Languedoc (LR), Causse Méjean (48), Florac (48), La Canourgue (48), Viganais (34), Bassin de Thau (34), Collectif-83, Nîmes anti schiste (30), Martel Non au gaz de schiste et de Houille (46), Narbonnais (11), FRAPNA 26, Entrecasteaux (83), Nord-Pas de Calais (59-62), Piémont cévenol (30), Grand Montpellier (34), Montpellier Littoral (34), Gazpart (02), Gignac (34), Collectif-07, Collectif-Gers (32), Pézenas (34), Garrigue Vaunage (30), Clapiers (34), Touche pas à mon schiste (07), Montélimar (26), Romans Nord Drôme des Collines (26), Association nationale No Gazaran ! Collectif-IdF, Roynac (26), Collectif Nord (59-62), Réseau Rhône-Alpes (01-07-26-38-69-74). Collectif47, Briard (77), Haut-Jura (39)

AFP le 03/08/2013
Plusieurs centaines de personnes (300 selon la gendarmerie, 450 selon les organisateurs) ont manifesté samedi à Jouarre (Seine-et-Marne), devant la plateforme du pétrolier Hess pour dénoncer le projet d’exploration du gaz de schiste, a constaté un journliste de l’AFP.
Les huiles de schiste…, on n’en veut pas, ni ici, ni ailleurs! Ni aujourd’hui, ni demain, C’est notre terre, Hess go home proclamaient les banderoles des manifestants, pour la plupart habillés de noir, symbole de la marée noire, selon Jean-Philippe Prévost, fondateur du Collectif Pays Fertois, une des organisations ayant appelé à la mobilisation.
Le 14 juillet, le président de la République a annoncé à la télévision que sous son mandat, il n’y aurait pas d’exploration de gaz de schiste. Le même jour, l’entreprise Hess installait la foreuse qu’on a sous les yeux. On peut être interpellés par la coïncidence, a relevé M. Prévost pour qui il n’est pas question qu’on arrête cette lutte tant que la plateforme sera là.
Aux côtés de militants des associations de défense de l’environnement, de nombreux élus locaux se sont mobilisés. Les compagnies pétrolières utilisent des sommes folles pour l’exploration. Nous, on aimerait bien que ces compagnies puissent réfléchir à d’autres énergies alternatives pour l’avenir. Le pétrole, c’est terminé, a tranché Nathalie Pierre, maire (PS) de la Ferté-sous-Jouarre.
Nous sommes contre l’exploration, mais également contre l’exploitation. Si cette plateforme est installée ici, ça veut dire qu’elle est prête à entrer en fonction, malgré le discours du gouvernement. On sait qu’il y a des lobbies puissants qui militent pour le gaz de schiste y compris parmi ses ministres, a dénoncé Annie Lahmer, secrétaire régionale EELV. Une allusion à la position d’Arnaud Montebourg qui s’est montré favorable à titre personnel à l’exploration du gaz de schiste par d’autres moyens que la fracturation de la roche mère.
Plusieurs militants ont tenté de pénétrer sur la plateforme mais n’ont pas réussi à approcher les installations gardées par des gendarmes mobiles.
Nous travaillons dans le cadre de la loi. On est là pour faire un forage pour déterminer s’il y a du pétrole ici. Par ailleurs, les services de l’Etat contrôlent régulièrement et inopinément nos activités, a plaidé Guillaume Defaux chargé de communication de Hess Oil. Sur les 50 dernières années, on a produit 250 millions de barils et on souhaite poursuivre cette histoire, a-t-il ajouté précisant que son entreprise s’est engagée à ne jamais recourir à la fracturation hydraulique.
Hess, groupe américain spécialisé dans ces hydrocarbures non conventionnels, avait acquis en juillet des permis d’exploration français de la compagnie Zaza Energy, laquelle avait à son tour racheté en 2011 le groupe Toreador, leur détenteur initial.
 (©AFP / 03 août 2013 17h49)

AFP le 02/08/2013
JOUARRE (France / Seine-et-Marne) – Au milieu des champs de Jouarre, près de Paris, une foreuse s’apprête à fendre la croûte terrestre. Préambule à l’exploitation du pétrole de schiste, s’alarment les écologistes qui doivent manifester samedi, malgré les dénégations du pétrolier américain Hess Oil.
Hess plaide sa bonne foi : il n’est pas dans la Brie pour pratiquer la fracturation hydraulique, controversée et interdite, mais pour cartographier le sous-sol du Bassin parisien, qui va de l’Est de la capitale aux abords de l’Alsace, explique son président pour la France, Bertrand Demont.
Contrairement aux idées reçues, ce sous-sol est assez peu connu, affirme M. Demont. Le programme de Hess en France c’est (…) d’identifier une ressource potentielle à exploiter, précise-t-il. L’enjeu : tomber sur du pétrole et rentabiliser l’investissement initial de 45 millions d’euros puis 12 à 15 millions d’euros par forage exploratoire, dont deux ont été réalisés.
Les militants jugent eux qu’après 50 ans d’exploitation, dont témoignent les centaines de têtes de cheval en métal vert qui parsèment la campagne de Seine-et-Marne, les réserves sont connues. Les couches les plus élevées ont déjà été explorées, estime le géologue Jacques Thibieroz, pour qui Hess a un vrai projet dans la roche mère et le pétrole de schiste qu’elle renfermerait.
Ils soulignent qu’en jetant leur dévolu sur la région, les pétroliers nord-américains s’intéressaient ouvertement au pétrole de schiste. Hess, acteur majeur des hydrocarbures de schiste aux Etats-Unis, réalise 15% de son activité dans ce secteur.
Après l’attribution en 2009 du permis de Château-Thierry, qui comprend Jouarre, les industriels voulaient sonder les roches-mère par fracturation hydraulique. Le pétrole traditionnel n’était qu’un objectif secondaire. Entre-temps, la France a interdit cette technique en 2011. Mais pour Isabelle Lévy, du collectif fertois, c’est bien la preuve que Hess veut mettre un pied dans la porte et passer à la fracturation hydraulique si la loi devait changer à nouveau.
Absurde répond Hess Oil : un groupe coté ne risquerait pas des millions sur un projet bloqué par un obstacle politique : la fracturation interdite, Hess a adapté son projet, argue-t-on.
La cartographie va certes permettre de localiser du pétrole pour lequel les techniques de production (…) sont interdites mais surtout du pétrole conventionnel dans des couches négligées jusque-là ou du pétrole de roche-mère extractible sans fracturation, escompte son dirigeant. Hess fore jusqu’à 3,5 km de profondeur, et retire environ 400 mètres de carottes, contre quelques dizaines traditionnellement.
Village sous tension
La tension est vive autour de la foreuse de 26 m de haut, dont le montage s’achevait lorsque François Hollande a déclaré, le 14 juillet, que l’exploration du gaz de schiste resterait interdite pendant son mandat.
Des hommes en combinaison et casque s’y activent entre baraquements et tubes métalliques. Les militants ont installé leurs banderoles. On les observe, ils nous observent à travers les grilles qui entourent le site, constate l’un d’eux Alain Ducroux.
De son côté, l’entreprise a rencontré maires et agriculteurs, inquiets des risques de pollution, pour présenter son projet et les précautions prises pour ce forage de deux mois: imperméabilisation du sol, lutte contre le bruit.
J’utilise l’eau de mon puits, je veux être rassuré sur la transparence des contrôles publiés par Hess, dit un céréalier, taisant son nom au motif que tout le monde se surveille dans le village.
Le couple d’agriculteurs qui a loué sa terre à Hess, n’avait pas vraiment compris ce qui allait se passer et regrette, raconte aujourd’hui leur fille.
Ajoutant à la confusion, un journaliste local a été menacé après avoir publié une interview d’un dirigeant de Hess, a-t-on appris de source préfectorale. D’autre part, l’appel des anti-schiste a été relayé, à leur grand dam, sur des blogs d’extrême-droite.
La préfète Nicole Klein veut calmer le jeu : les pétroliers ne sont pas des philantropes mais leurs recherches sont encadrées et contrôlées par l’administration.
(©AFP / 02 août 2013 09h04)

Source images : Collectif

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