Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-08-18


Pour mémoire, le WCUD ou Grande journée mondiale de nettoyage c'est le 15 septembre 2013 soit dans J-22 !
Pour  Bleau, à la TL²B, on n'a pas vraiment le temps d'organiser quelque chose. On compte un peu sur notre ami Robert qui avait proposé une vaste opération de nettoyage du sentier des 25 bosses... mais pour le moment, Robert, il est sur l'UTMB ! Courage, mon vieux !
Ceci-dit, si vous ne savez pas où ramasser et que vous êtes un petit groupe bien motivé, on peut aisément vous donner une liste de site à nettoyer ! Suffit juste de nous adresser un mail (voir dans la colonne de gauche) ou de relire nos anciens articles sur le sujet en commençant par celui-ci accessible (aussi accessible depuis la colonne de gauche). Les nombreux liens renvois à nos anciennes publication sur l'édition originale de la TL²B mais les localisation de déchets sont toujours d'actu !

Bas Cuvier Samedi 24 août 2013
(c) Greg CLOUZEAU

Puisque l'on y est, on relaye aussi l'appel des coordinateurs français de l'opération, l'association Let's do it qui peine à trouver des organisateurs locaux. Ainsi, sur leur site on peut lire :

Nous avons rapidement besoin de coordinateurs locaux dans plusieurs villes de France. Si vous désirez, vous aussi, encadrer une opération de nettoyage près de chez vous, ou si vous avez des contacts susceptibles d’être intéressés, merci d’en informer LDI à l’adresse suivante : info@letsdoitfrance.org
La mission du coordinateur local est en réalité très simple et ne comporte que 3 étapes successives :
- Faire un repérage quelques jours avant le jour-J : vérifier que le lieu a toujours besoin d’être nettoyé.
- Recevoir le matériel et communiquer : réceptionner gants, sacs poubelles et t-shirts pour les volontaires, ainsi que des affiches à poser (commerçants, espaces associatifs, mairies…)
- Etre là le jour-J à un endroit défini pour accueillir les volontaires et distribuer le matériel.

Merci d’avance, nous avons réellement besoin de vous !

Les Grands Aveaux le 30 juin 2013
(C) Greg CLOUZEAU

C'est officiel, depuis mardi, nous vivons à crédits sur notre planète !
Comme l'écrit Thomas Diego Badia, journaliste au journal le Monde, "Il n'aura fallu à l'humanité qu'un peu moins de huit mois, 232 jours exactement, pour consommer toutes les ressources naturelles que la planète peut produire en un an." Ce mardi 20 août marque donc le "Global Overshoot Day" ou "jour du dépassement planétaire" selon l'organisation non gouvernementale Global Footprint Network (GFN), qui calcule chaque année ce "jour triste et solennel" depuis 2003.



Les experts scientifiques de l'ONG canadienne calculent chaque année l'impact des activités humaines sur les écosystèmes de la planète". Un indicateur créé pour mesurer "l'écart entre ce que la nature peut régénérer et ce qui est requis pour alimenter l'activité humaine".

Depuis le premier dépassement en 1970, la date n'a de cesse de se rapprocher.
En 1980, l'"Overshoot Day" était tombé un 8 novembre, en 2000, un 8 octobre et en 2009, le 7 septembre ! En clair, plus ça va et plus on vit à crédit sur notre planète !

LE MONDE NE SUFFIT PLUS

Les prévisions de l'ONG canadienne ne sont pas engageantes. Il faudrait aujourd'hui "plus de 1,5 Terre pour répondre aux besoins d'une population humaine toujours croissante. A ce rythme, nous aurons besoin de 2 planètes bien avant la moitié de ce siècle".

"L'humanité vit au-dessus de ses moyens", tranche le Global Footprint Network."Le seuil critique a été atteint depuis environ trente ans et la consommation des hommes dépasse désormais ce que la nature est en capacité de lui fournir en termes de recyclage de CO2 libéré et de production de nouvelles matières premières."
La nature n'est donc plus capable de se régénérer suffisamment vite pour absorber les activités humaines à l'origine de la diminution de la couverture forestière, de la dégradation des réserves d'eau douce ou de l'émission de pollutions. Pire, 80 % de la population mondiale vit dans des Etats qui utilisent plus de ressources que ce que leur permettent les écosystèmes de leur territoire national. Parmi ces pays "débiteurs écologiques", la France consomme 1,6 ses ressources par année (hectare par habitant).


Lors de votre prochain trip escalade, rando ou vacances à l'autre bout de la planète... pensez-y !

Tout ceci se passe dans une indifférence quasi-générale. Exception faite des sites spécialisés (Actu-Environnement par exemple), la presse généraliste, si elle évoque bien le sujet (voir le Monde et le Figaro), se garde bien de lancer le débat sur la question de fond : l'humanité lancée dans une fuite en avant insensée, obsédée par la « croissance » peutelle survivre à cela ?

Si vous souhaitez agir en conséquence ? Voir ici et  par exemple...

Source :
le « Global Footprint Network » (voir le site internet)
Après Jouarre en Seine et Marne, voici qu'un derrick aux finalités douteuses vient d'être installé à Itteville puis à Leudeville en plein cœur de l'Essonne. C'est du moins ce que nous a rapporté notre homologue essonnien Bernard Redon sur son excellent blog (que vous retouvez dans la colonne de gauche de notre page) avec la confirmation du Parisien (dont vient l'image)...
Pétrole de schiste en Essonne : VIGILANCE !

Merci Bernard pour l'article...
Comment, en effet, ne pas être troublé par la façon dont les événements se sont déroulés : une installation effectuée en pleine nuit, des vigiles très nerveux avec les photographes et un numéro de téléphone en dérangement à la DRIEE (Direction Régionale et Interdépartementale de l'Environnement et de l'Energie), l'autorité administrative censée éclairer les citoyens que nous sommes.


Bien entendu, la société pétrolière concernée (Vermilion Energy) jure ses grands dieux qu'il ne s'agit là que d'une simple opération de maintenance et que les craintes d'un début d'exploration en vue d'évaluer des réserves en pétrole de schiste sont totalement infondées.


Voilà où nous en sommes. Inutile de dire que le collectif anti pétrole de schiste 91 reste mobilisé.


Pour tout savoir, lisez
l'article du « Parisien » et rendez-vous sur le site du collectif
Source :
http://chroniquesvertesdemillyetdailleurs.blogspot.fr/2013/08/petrole-de-schiste-en-essonne-vigilance.html
Le brâme du cerf est un évènement qui attire beaucoup de monde et pas toujours les plus recommandables ! Nos amis de Naturaya et du centre de Franchard vous propose une sortie tous les soirs du 14 au 29 septembre à partir de 19h00. Attention, inscription obligatoire !

A la TL²Bleau, nous sommes plutôt opposés à ce type de sorties car, mal encadrées ou avec de mauvais participants, elles peuvent considérablement perturber ce moment important dans la vie des cerfs. Nous ne recommandons donc que cet organisme.

Ces petites sorties nocturnes n'ont même pas le mérite de perturber les chasseurs dits d'été ! Faites attention... (Pour mémoire relisez nos articles depuis notre édition originale sur ce sujet en commençant par celui - ci)
Pour le bien de tous (annimaux et observateurs) restez silencieux, n'utilisez pas d'éclairage, ne vous parfumez pas... et, bien entendu, restez à bonne distance !​​

Pour toutes informations et réservations : 01 60 70 89 53

Je vous invite à relire la position de notre ami Jean Poule Debleau sur ce sujet brûlant notamment son dernier billet sur le Blog photonature fontainebleau ou encore celui-ci, écrit sur son précédent blog
Il y a des conflits prévisibles et celui qui est apparu à Rocklands en Afrique de sud ces dernières semaines n'est hélas qu'un douloureux rappel de ce qui pourrait advenir sur pas mal de sites de grimpe de notre planète si les grimpeurs de passage sur un territoire ne comprennent pas ce que respect des gens et de la nature veut dire ! A la TL²B, cela fait des années que l'on dénonce ces dérives de l'escalade moderne avec ces chasseurs de croix qui courent la planète sans vraiment se soucier de ce qu'il adviendra après leur départ. Delaunay Carpenter, un des grimpeurs locaux de Rocklands vient de publier un article "Rocklands bouldering crisis" qui, hélas, ressemble fort à ce que nous écrivons parfois à propos de Bleau (notamment sur notre édition TL²Bleau) décrivant une dégradation des relations entre grimpeurs et propriétaires pour cause de non respect du site par les premiers. Cette dégradation a déjà provoqué des interdictions sur les secteurs de Tea garden et pourrait dégénérer si les grimpeurs ne se resaisissent pas !

Rocklands c'est certainement l'un des plus beaux et sauvages spot de blocs au monde. Situé en Afrique du sud, il attire bien évidement des grimpeurs du monde entier depuis plus d'une quinzaine d'années. Aux premiers explorateurs du site (notamment le suisse Fred Nicole) a succédé une foule de grimpeurs et grimpeuses dont certains se comportent comme de véritables chasseurs, souhaitant accocher à leur palmarès un maximum de blocs durs. En bons consommateurs, ils ne s'intéressent que peu à la vie locale, grave parfois leur nom sur les cailloux pour témoigner de leur passage, laissent trainer leurs détritus...

Mais voilà, comme le rappelle Delaunay Carpenter, une partie des blocs sont sur des terrains privés partagé entre quatre fermiers et une association environnementale (Cap Nature) qui avait rédigé une charte de respect du site. Malheureusement, les grimpeurs ne respectent pas forcément les chartes ! Et à Rocklands, comme ailleurs, l'escalade est en passe de devenir une activité nuisible pour l'environnement.

Photo Grimper



L'escalade est devenue une activité importante dans le Cederberg. Mais cette région fragile est aussi un espace protégé. Le Mountain Club d'Afrique du Sud (MCSA) et Cap Nature (CN) on donc élaboré le Programme de gestion environnementale de Cederberg(PGE) pour maîtriser le développement de l'escalade et ses impacts. Outre le droit d'entrée, les grimpeurs doivent se conformer à certaines règles afin d'éviter des dommages irréparables à l'environnement.

Malheureusement, quand Rocklands est devenu internationalement célèbre, cet ensemble de règles n'a visiblement pas été communiqué efficacement aux grimpeurs internationaux. En conséquence, le site a subi des dommages importants et continus. Du coup, il fallait s'y attendre, un des propriétaire a fermé ses terres aux grimpeurs !
A la suite de la fermeture du rocher Black Shadow, c'est Tea Garden qui a été interdit par le propriétaire. Nous ne pouvons pas nier que ce sont des grimpeurs qui ont causé des dommages de la clôture... Certains n'ayant pu s'empêcher d'enfreindre l'interdiction, le propriétaire a donc naturellement fermé l'ensemble de ses terres aux grimpeurs !

Toute personne surprise escalade sur sa propriété sera poursuivi pour violation de domicile, sera passible d'une amende et peut même voir sont véhicule bloqué.

Les domaines importants fermées au 28 Juillet 2013 sont:

1. Black Shadow
2. Tea Garden Roof
3. Thé Arc
Si des discussions sont en cours pour permettre une réouverture des sites, cela suppose un coportement irréprochable des grimpeurs et grimpeuses qui s'y rendront dns les années à venir... Et là, sans être alarmiste, il y a du boulot !

Delaney Carpenter (Président du Comité d'escalade MCSA, Section du Cap) exhorte tous les grimpeurs à se conformer aux règles ci-dessous lors de la montée en Rocklands:

1. Enterrez vos selles et remportez votre papier toilette. Si le sol est trop dur pour enterrer les selles, remportez-les avec vous et jetez-les dans les poubelles du camping. Tea Garden a été fermé en raison principalement de ce problème car les babouins peuvent manger les excréments humains et pourraientt contracter des maladies comme la tuberculose et l'hépatite, ce qui pourrait s'avérer préjudiciable à la population.

2. Ne pas jeter vos déchets ailleurs que  dans les poubelles au camping.
3. S'en tenir aux sentiers et accès marqués par des cairns et comme illustré dans le guide. Ici, plus qu'à Bleau, l'érosion est une menace et certaines plantes peuvent disparaître sous vos pas !
4. Pas de graffiti sur les surfaces rocheuses. (Black Shadow a été fermé à l'escalade en raison de graffiti)
5. Le pof n'est pas  autorisé à Rocklands. La résine semble endommager les surfaces rocheuses.

Les grimpeurs  n'ont pas besoin d'être pris défiant ces règles. Les cacas et papiers toilettes usagé, détritus, mégots de cigarettes, la végétation piétinée, les graffitis sont autant de preuves de la désobéissance de grimpeurs.

Il y a quatre agriculteurs qui gagnent difficilement leur vie du travail de leur terre et ils n'ont pas besoin de vos déchets ! Rocklands n'appartient pas aux grimpeurs.
Notre accès n'est pas un droit, c'est un privilège et notre respect de la terre est la chose qui fera la différence entre : être autorisés à monter dans Rocklands et être interdits d'escalade !


Bref, pour celles et ceux qui ne comprennent pas, nous leur conseillons de relire notre article sur l'action de l'Access Fund aux Etats-Unis et notamment de regarder les visuels de leurs communications sur le sujet. 



D'après les articles en anglais de Delaunay Carpenter et un état de la situation sur Climb Co ZA



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