Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-06-16

L'ONF vient de nous communiquer la note sur les travaux de restauration et lutte contre l'érosion à venir sur le sentier bleu Denecourt n°2.
Voici la note de l'Office.

L’Office national des forêts lance la restauration du sentier bleu
Denecourt n°2 « Des Fontaines »


La forêt domaniale de Fontainebleau constitue, avec ses 17 millions de visites, un espace de nature, de détente et de loisirs très apprécié par les populations riveraines qu’il convient de protéger durablement.

Lutter contre le phénomène d’érosion sur le massif de Fontainebleau

Le sol sableux est particulièrement sensible à l’érosion, notamment sur les surfaces pentues ou très fréquentées par le public. En eet, au -l du temps, le passage répété des usagers sur les chemins détruit la végétation qui ne retient plus le sable. Celui-ci s’écoule progressivement entrainant une dégradation du sol. Ainsi, certains ouvrages anciens, installés par Denecourt,
pour stabiliser les sentiers et limiter l’érosion (emmarchement,
muret...) se détériorent et doivent donc être restaurés.

Conformément aux décisions prises en concertation avec ses partenaires(représentants du monde sportif et de l’escalade, Amis de la forêt de Fontainebleau, Parc naturel régional du Gâtinais Français, etc.), l’ONF réalise des travaux pour stabiliser et préserver les sites sensibles à l’érosion.

Travaux de restauration du sentier Denecourt n°2

Sur le sentier n°2, les travaux de restauration vont concerner une trentaine de passages érodés par le piétinement répété des promeneurs.
De plus, des détournements se sont crées à coté du tracé d’origine et participent aussi à de nouveaux phénomènes d’érosion.
Ces travaux visent à reconstituer et à pérénniser l’aspect originel du sentier n°2 par :
-> la réhabilitation du tracé d’origine ;
-> la réfection des aménagements dégradés (dallages, pavages, emmarchements,
escaliers et murets) ;
-> la stabilisation de la pente pour ralentir l’érosion et le départ du sable
avec la mise en place d’ouvrages adaptés en grès.

Attention abeilles 10pc
Au viaduc des Fauvettes qu'on ne présente plus (la plus grande falaise d'Ile-de-France), les abeilles sont revenues ! Rappelez-vous, l'an dernier, un énorme essaim s’était installé au sommet de la voie « Nettoyage par le vide », versant Nord-ouest du pilier numéro 6. Une opération de sauvetage avait été organisée le 2 juillet 2012 avec Francis, un apiculteur de la région, les spéléologues et le COSIROC. Les revoilà mais à leur place habituelle...nous avertissent les amis du viaduc et le Cosiroc.


La preparation 10pc
Sauvetage de l'an dernier...
Photos COSIROC
Francis donne des nouvelles de la reine mère et de ses courtisanes. L’essaim va bien et le miel des Fauvettes est, paraît-il,  excellent !
Car oui, les abeilles aussi apprécient la meulière et ses trous. Chaque année, elles reprennent leurs quartiers d’été au relais de la voie « Passage au roi », sur le pilier numéro 9, la face Sud (P9.6). 
 

L’abeille n'est pas un prédateur ; elle ne chasse pas pour se nourrir, mais elle défend son nid par une morsure urticante L'abeille utilise uniquement son dard pour injecter du venin à son agresseur lorsqu'elle se trouve menacée.

Par conséquent, oubliez cette voie tout l’été. Une petite affiche d’information est installée sur le premier scellement.

Conseil : Pour soulager la douleur des piqûres d'abeille, le jus d'oignon fraîchement coupé est assez efficace ; le vinaigre permet aussi une diminution de la douleur et du gonflement. Comme en général, on n'a ni l'un ni l'autre au viaduc, outre sa trousse à pharmacie que l'on aura préalablement garnit d'une crème adéquate, on peut s'adresser à un fumeur !
En effet, les venins (abeilles, guêpes, frelons...) sont sensibles à la chaleur. En approchant le bout incendescent d'une cigarette, on peut facilement "dissoudre" le venin. Attention à ne pas rester trop longtemps, brûlure de la peau garantie !

Les abeilles sont nos amis ! Elles jouent un rôle pour la pollinisation des plantes, un enjeu important, pour ne pas dire majeur de l'écologie.

Un mélange d'eau et de pétrole s'est répandu en fin de semaine dernière au sol, avant de se déverser dans le ru d’Ancoeur. Les pompiers ont installé des barrages pour protéger les douves du château de Vaux-le-Vicomte, situé à proximité, mais également pour empêcher la pollution d'atteindre la Seine. La fuite provenait de la plate-forme du puits Chaunoy 95 (traditionnel) au lieu-dit « Ferme de Chaunoy », sur la commune de Champeaux, appartenant à la société de recherche et exploitation pétrolière canadienne Vermilion, premier producteur en métropole. Une enquête est en cours...
Et avec ça, les pétroliers voudrait nous faire croire que l'extraction du pétrole n'est pas dangereuse ! Il s'agit là d'un forage traditionnel alors avec une autre technique...


Voici les faits, selon le journal la république de seine et Marne du 17.06.2013 : article de Didier Barry
«  Le ru d’Ancoeur pollué au pétrole
Photo la Rep 77

Mini-marée noire pour Vermilion. Une fuite sur une canalisation de production s’est directement déversée dans le ru d’Anceur, affluent de l’Almont puis de la Seine.

C’est une joggeuse de Blandy-les-Tours qui a donné l’alerte dès 7 heures du matin samedi. Le ru d’Anceur avait changé de couleur et avec l’irisation en plus, il n’y avait guère de doute, le pétrole était de retour ! Les maires de Blandy et de Champeaux ont alors déclenché les services des pompiers et de gendarmerie qui sont intervenus pour limiter l’impact sur l’environnement. La fuite provenait de la plate-forme du puits Chaunoy 95 (traditionnel) au lieu-dit « Ferme de Chaunoy », sur la commune de Champeaux, appartenant à la société de recherche et exploitation pétrolière canadienne Vermilion, premier producteur en métropole. La fuite avait créé une nappe d’environ 300 m2 sur la plateforme avant de se déverser directement dans le ru. La fuite sur la canalisation de production a pu être stoppée à 8 h 45, a indiqué Vermilion. Vers 9 h 30 trois barrages ont pu être posés par Vermilion et les sapeurs-pompiers. A 11 h 30 trois camions hydrocureurs en provenance de Montereau ont commencé à pomper le mélange d’eau et pétrole. En milieu d’après-midi il n’y avait pas trace d’hydrocarbures dans le ru au niveau de Maincy et Vaux-le-Vicomte, mais des irisations étaient encore bien visibles au niveau de Blandy, à plus de 2 km de l’accident. C’est la troisième fois en 20 ans que des pollutions au pétrole significatives ont pu être constatées dans le ru (l’une provenait d’une citerne d’agriculteur) note le maire de Blandy, qui nous a dit son intention de déposer plainte : « Nous ne voulons pas porter préjudice à l’entreprise, mais nous voulons que les responsabilités soient clairement établies ». »
(Source : http://www.larepublique77.fr/2013/06/17/le-ru-dancoeur-pollue-au-petrole/)

Selon la dépeche AFP : Seine-et-Marne: pollution aux hydrocarbures après une fuite sur un puits

MELUN – Une fuite sur un puits de pétrole a entraîné une pollution aux hydrocarbures samedi sur un site d’extraction de la société Vermilion, à Champeaux (Seine-et-Marne), a-t-on appris dimanche auprès de la gendarmerie.
L’alerte a été donnée samedi vers 07H00, après la découverte d’une fuite localisée au niveau d’une tête de puits, a-t-on précisé. Un mélange d’eau (95%) et de pétrole (5%) s’est répandu au sol, avant de se déverser en partie dans un petit cours d’eau, le ru d’Ancoeur.
On ignore la quantité exacte de pétrole qui a fui, a indiqué cette source, évoquant une pollution au sol de l’ordre de 300 mètres carrés.
Des barrages de ballots de paille ont été mis en place par les pompiers pour protéger les douves du château de Vaux-le-Vicomte, situé à quelques kilomètres et alimenté par le ru d’Ancoeur, mais aussi pour éviter que la pollution ne rejoigne la Seine, située en aval.
Trois camions de la société Veolia ont été réquisitionnés pour procéder au nettoyage du site, aux frais de la société franco-canadienne Vermilion, qui exploite plusieurs gisements de pétrole conventionnel en Ile-de-France et dans les Landes.
Une enquête est en cours pour déterminer les causes de l’incident, a précisé la gendarmerie.
(©AFP / 16 juin 2013 12h44)

Source :  http://www.romandie.com/news/n/_Seine_et_Marne_pollution_aux_hydrocarbures_apres_une_fuite_sur_un_puits66160620131247.asp

La réaction du conseil général de Seine et Marne ne s’est pas fait attendre….

Note du Conseil Général de Seine et Marne :  

Vincent Eblé et Jean Dey font part de leur vive inquiétude
Suite à la fuite sur un puits de pétrole constatée samedi dernier sur un site d’extraction de la société Vermilion, à Champeaux, le Sénateur et Président du Conseil général, Vincent Eblé, et le Vice-président du Conseil général chargé de l’environnement et du développement durable, Jean Dey, font part de leur vive inquiétude.
Un mélange d’eau et de pétrole s’est répandu en fin de semaine dernière au sol, avant de se déverser dans le ru d’Ancoeur. Les pompiers ont installé des barrages pour protéger les douves du château de Vaux-le-Vicomte, situé à proximité, mais également pour empêcher la pollution d’atteindre la Seine.

Pour Jean Dey : « cet incident est très préoccupant. Si l’on ignore encore la quantité exacte de pétrole déversée dans le ru, nous savons que la pollution au sol est tout à fait considérable, ce qui ne fait que renforcer notre inquiétude. N’oublions pas qu’une partie des eaux de l’Ancoeur s’engouffre directement dans la nappe souterraine du Champigny, qui alimente près d’un million de franciliens en eau potable. Après Grandpuits-Bailly-Carrois et la Grande Paroisse, il s’agit d’une nouvelle pollution sur ce territoire ; c’est à se demander si des précautions particulières ont été prises ! Nous faisons confiance en la justice afin que les responsabilités soient clairement établies et que ce genre d’incident ne se reproduise plus ! ».

Pour Vincent Eblé, « bien que cette fuite provienne d’un puits de pétrole conventionnel, les dégâts constatés n’en sont pas moins importants. Voilà une raison supplémentaire de maintenir notre opposition à l’exploration et à l’exploitation des gaz et pétroles de schiste » conclut le Président du Conseil général.
(Source attaché de presse du cabinet du président du CG77)
Dans un précédent article, nous avions abordé le renouveau du site de la Troche en Essonne.

L'équipement est maintenant terminé, les vieux spits, peu adapté au grès ont été remplacé par des broches scellées chimiquement. 

Mais visiblement, certains grimpeurs ou... ont décidé de remettre des spits inutiles voir dangereux. Voici un résumé de ce que nous dit le Cosiroc à ce propos...

Les spits « trochiens » d’hier ne sont plus d’actualité aujourd’hui
Il y a plus de 40 ans des spéléologues, et peut-être même quelques grimpeurs fervents de l’artificielle, ont plantés des dizaines de spits dans le grès de la Troche. Dans beaucoup d’activités sportives, ce qui s’est couramment réalisé hier n’a plus de justification ni de nécessité aujourd’hui, les pratiques ayant évoluées entre autres vers une plus grande protection du milieu.
A Bleau, à part certains équipements de sécurité pour permettre d’assurer des voies très hautes ou des descentes exposées et obligatoires, le consensus général est de ne plus installer de nouveau piton, spit, tige scellée ou chaîne.
Si l’équipement en place présente des faiblesses ou est mal placé (l’erreur est humaine !), après consultation des habitués du massif, soit il est tout simplement supprimé, soit déplacé et refait dans les règles de l'art en vigueur. La Troche à ce titre, ne doit plus faire l’objet d’équipement non concerté.

Spit et scellement
Photos COSIROC
 Le Cosiroc vient  de constater l’apparition d’un point d’assurage scellé pratiquement affecté à une seule voie de la carrière, typiquement dans un endroit où un déplacement concerté d’un des 14 points existants résolvait facilement le problème posé par la possibilité d’assurage efficace de plusieurs voies. Ceci devrait être réalisé prochainement.
Plus grave, un spit (avec aussi les prémices de la pose d’un nouveau) vient d’être placé au sommet de la Dalle Rouillée, sans aucune justification de sécurité, à la verticale et à 25 cm en dessous du point d’assurage de la Dalle.
Pour un grimpeur sachant utiliser une sangle, il n’y a aucun justificatif à ces installations qui détériorent définitivement le rocher. La seule justification semblant plausible de cette action est la satisfaction d’une demande personnelle d’assurage complémentaire ou l’apprentissage de la pose de spit, ce qui est impossible à accepter dans une zone de partage d’activités sans risquer des dégâts encore plus conséquents, commis de bonne foi par d’autres pratiquants
Futur spitSi chacun se remet à faire n’importe quoi dans un endroit d’intérêt public sensible (c’est le cas de la Troche), c’est à terme l’interdiction de grimper pour tous qui nous menace.
Le COSIROC, qui continue à œuvrer pour que les grimpeurs puissent conserver la possibilité d’escalader à la Troche, demande instamment au réalisateur de ces actions de stopper immédiatement son travail et de retirer le spit mis en place (s’il sait le faire correctement).
Bref, à Bleau, on ne fait pas n'importe quoi et ce qu'on veut !
On demande et on contacte les autorités compétentes c'est à dire, le Cosiroc via leur site, ou la Commission SNE présidée par le CDFFME 77
Source COSIROC
On vous l'annoncait dans cet article, Out of sight, le film de Neil Hart est sortie ce matin et comme nous faisions partie de la quinzaine de privilégiés à avoir un mot de passe pour le visionner en exclu, on en parle !

Autant les vidéos sur tel ou tel passage de bleau sont légions, autant les longs documentaires (50 minutes) sur l'escalade à Bleau sont plus rares. Après Bleau, tourné en 1998, que nous vous offrions pour le lancement de cette nouvelle édition et Sauvage, voici donc Out of sight, le film du plus bleausard des anglais exilés in Font ! Un vrai régal !
Le site du film http://www.outofsightthemovie.com


Première chose, le film est en VO (heureusement y'a des grimepurs français !). Pour la version française (qui sera un peu différente), il faudra attendre encore un peu (probablement en octobre). Elle sera diffusé par TV Montagne... Du coup, le discours "green climbing" distillé deci, delà est un peu difficile à suivre pour les non anglophones. Beaucoup de magnésie mais tout a été brossé ensuite, si, si...

Les images sont superbes comme le laissait supposer photos postées tout au long du tournage.

Le DVD
Côté casting, que des très bons grimpeurs : Nalle Hukkataival, Chris Schulte, Nico Favresse, Jacky Godoffe, Jo Montchaussé, Simon (kook) Newstead, Olivier Lebreton, Daniel Olausson, Barnaby Ventham, Glairon Mondet Guillaume, Caroline Sinno, Nora Kamer, Kees Mak and Bart van Raaij.

Côté blocs, du classic et du spot secret ! Là, pour ce qui est de ces derniers, nous ne sommes pas d'accord car cela revient à faire de la publicité pour des sites en propriété privée dont on sait que l'accès est problématique... heureusement, ils restent difficiles à trouver et leur niveau assure une faible fréquentation. Mais encore une fois, le pouvoir de l'image et la valeur de l'exemple qu'elle montre ne plaide pas en la faveur des auteurs même si les perfs sont exceptionnellles.

Voilà, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître ! Bravo !



Pour le reste, on vous renvoie sur le site de Neil. Outre l'album photo, vous pouvez visioner les trailers mais aussi acheter le film soit en téléchargement (10 €, HD, 1920x816 1080p file size 2.2gid, 51 minutes) soit dans sa version DVD (avec 21 minutes de bonus, les voies rejettées au montage, une interview de Jacky et des petits films de Nalle Hukkataival et Ferd Nicole) à partir du 30 juin.
  

NATURE