Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-06-02

C'est donc officiel depuis cet après midi, la Forêt de Fontainebleau est labélisée comme forêt d'Exception.
Bravo ! Encore un label coûteux qui n'apportera peut être pas grand chose...
On ne va pas refaire toute l'histoire des labels et réglementations qui constituent le mille-feuilles de la protection de notre forêt (voir sur cette page) ou reparler de la gouvernance choisie par Madamme Klein sur conseil de la DDT mais souligner un ou deux points sur les coupes rases qui constituent les premières entailles dans la plaque de bois du nouveau logo de cette forêt.


Aujourd'hui donc se tenait à Franchard les cérémonies officielles en présence des personnalités de la forêt. Si Fontainebleau est véritablement exceptionnelle, elle est gérée de la même manière... par exception !

On va quand même revenir 2 secondes sur les COPIL Natura 2000 et Usagers et Scientifiques pour dire une nouvelle fois notre incompréhension quand à leur composition. Un constat partagé égallement par Monsieur Valletoux, Maire de Fontainebleau et qui a fait savoir ce qu'il en pensait à la DTT en octobre dernier.




Voilà des mois que la maison ONF multiplie les communications et les projets pour dorer son blason auprès des usagers. Des mois que de discours officiels en communiqué de presse, on essaye de nous faire comprendre que l'Office gère en "bon père de famille soucieux de la sauvegarde de l'environnement".
Et c'est vrai pour bon nombre de ses techniciens de terrain dont certains ont multiplié les actions pour s'opposer à la transformation de leur métier, protéger leur emploi mais aussi leurs futaies.

Relire par exemple ces articles de 2011 sur la question

Rappellez vous, en octobre 2011, «Je vais lancer un plan des forêts domaniales périurbaines d'Ile-de-France », disait Hervé Gaymard, alors directeur de l'Office national des forêts (ONF). Cette initiative concerne la cinquantaine de forêts autour de Paris : Montmorency, L'Isle-Adam, Carnelle dans le Val-d'Oise, mais aussi Saint-Germain-en-Laye, Marly, Rambouillet dans les Yvelines, Meudon dans les Hauts-de-Seine, Sénart, Rambouillet, Fontainebleau en Seine-et-Marne…

«Son objectif est de définir le mode de gestion de ces forêts et de les faire mieux connaître, explique-t-il. Tous les élus et les associations seront associés à ce plan qui permettra de trouver un équilibre entre la fonction écologique de la forêt, son rôle d’accueil du public et la production sylvicole.»


« Il y a eu un déficit de communication », avait reconnu Hervé Gaymard, à propos des coupes en forêt qui ont suscité une levée de boucliers de la part des usagers et des élus (Montmorency mais aussi Fontainebleau...). «Nous avons un devoir d’information et de communication plus important ici que dans d’autres forêts où les gens ont une culture plus rurale, nous expliquait alors François Bland, directeur territorial Ile-de-France à l’ONF (et depuis directeur du PN des Calanques).
Nous devons recréer un lien forêt-ville en expliquant ce que nous faisons.»Dans ce plan des forêts franciliennes, il est question d'adopter une politique adaptée de régénération des arbres, améliorant la prise en compte du paysage. « On va limiter les coupes rases, laissant des parcelles sans aucun arbre, affiramait François Bland. Et aussi évacuer les arbres coupés le plus vite possible et donc restreindre l'importance des aires de stockage qui seront également mieux choisies. » 

Car même dans ces forêts fréquentées par 80 millions de visiteurs par an, l’activité économique reste importante: 250.000m3 de bois par an y sont produits, du petit bois de chauffage à des bois nobles, comme le chêne à grain fin de la forêt de Fontainebleau recherché par les tonneliers. «La sylviculture doit être adaptée pour préserver le paysage et nous devons informer les citoyens sur les débouchés du bois, par exemple sur les circuits de proximité développés pour le bois de chauffage», disait aussi François Bland.




Et c'est vrai, côté Com', y'a du progrès (voir en bas d'article). Un site internet remarquable, une page Facebook, des Communiqués de Presse réguliers et des notes de com' de plus en plus au point et diffusée.

Cependant, à la TL²Bleau, comme nos confrères photographes et naturalistes, on a continué de constater que les coupes rases étaient loin d'avoir disparues (dernière en date avril 2013), que l'âge des arbres abattus était de plus en plus bas.

En 2012, répondant aux critiques de plusieurs associations d'usagers des forêts franciliennes, François Bland, avait reconnu que pour remédier au problème posé par "la perception" de ces coupes "il faudrait retravailler la forme et la dimension des coupes". "Il faut s'interroger sur la répartition de l'effort de renouvellement sur l'ensemble de la forêt".

"Il s'agit de coupes de régénération et le renouvellement de notre forêt composée de feuillus, chênes et châtaigniers surtout, s'exerce par des semis qui se développent quand la lumière arrive",
avait-t-il expliqué lors d'un débat le 22 janvier dans des locaux de l'Assemblée nationale. Interrogé sur ce que l'ONF comptait faire contre le dépérissement des chênes, M. Bland avait indiqué que le phénomène était lié "à la hausse des températures et au vieillissement des chênes". "Cela mérite qu'on s'y intéresse car on risque d'avoir (en IDF) des essences qui vont prendre le dessus sur le chêne".




coupe rase à Fontainebleau en Mars 2011


Bref, beaucoup de blabla pour justifier ces coupes qui se poursuivent toujours en 2013 en attendant le nouveau plan d'aménagement ! A quelques kilomètres de Fontainebleau, la forêt de Sénart, elle aussi classée à plus d'un titre, semble avoir bénéficié de ce plan "péri-urbain". Ici, les coupes rases, on ne connaît pas, c'est terminées !

Et quand c'est mon ami jipé qui vous en apporte la preuve en image...
sur son blog http://photonaturefontainebleau.blogspot.fr

Alors, Bleau, Forêt d'Exception... Oui, certainement...

A lire aussi :
On ne va pas commenter le CP du PN des Calanques mais souhaiter une bonne installation à François Bland, l'ancien Directeur ONF de l'Ile-de-France à la direction du parc péri-urbain. Ca tombe bien, le péri-urbain, il connaît après 3 ans de belles communications et promesses sur les forêts d'Ile-de-France (voir article du jour sur la TL²Bleau). Allez. Bon courage.

Dans notre série consacrée aux circuits et sentiers de Bleau, après les 25 bosses ou le Parcours montagne de Franchard, on avait plusieurs choix...

Un appel aux bonnes volontés d'Oliver Cazeaux pour l'entretien du plus célèbre de nos circuits d'escalade, le Mauve de la Dame Jeanne (Larchant) a précipité notre choix !

L'occasion aussi de revenir sur cette notion d'entretien des circuits et leur évolution et de lancer une piste pour l'avenir : pourquoi pas imiter l'Accès Fund et lancer un programme du type "Adopte un circuit" !



Le circuit Mauve est un véritable monument historique de l’alpinisme français ! Outre son histoire, ce parcours de niveau AD+ et d'une bonne longueur sur des blocs parfois vertigineux a longtemps été un must de l'entraînement pour la montagne. Signe des temps, il est aujourd'hui parfois impratiquable par manque d'entretien.

Un peu d'histoire

Après les circuits de Fred Bernick au Rempart, naissent successivement un bleu à Chamarande en 1954 (dont personne n'a trouvé le topo malgré de longues recherches), un orange AD+ à Apremont, le Mauve de la DJ, et un rouge aux Drei Zinnen.

Topo levé en 1952 par Gérard Chacun
C'est donc en 1948 que Maurice Martin trace le circuit mauve de la DJ, dont la couleur originale a été conservée. Ce circuit marque une avancée déterminante dans l'entraînement des alpinistes parisiens. Dans sa présentation, Maurice Martin écrivait : "C'est une succession de 200 montées, descentes et traversées, pour plus de 1 500 mètres d'escalade. Il s'agit d'un exercice de résistance mais aussi de tête, car les chutes sont mauvaises (...) A mes yeux, ce défaut sera une qualité . Il s'agit essentiellement d'un jeu, mais pour le plupart des grimpeurs, d'un jeu d'entraînement à la montagne, et à la montagne, il est rare que de petites plages de sable vous attendent à quelques mètres du départ. (...) Dans la difficulté dans laquelle le circuit évolue, un grimpeur moyen possédant déjà du métier devra être pratiquement toujours en sécurité. On ne doit pas avoir à sauter dans le III Bleau et, à de très rares exceptions près, les quelques pas de IV du circuit ne sont pas exposés. L'exposition générale du circuit sera, de plus, une justification à l'utilisation de la corde pour des cordées hétérogènes et, lorsque l'on voit certains grimpeurs de Bleau dans le II et même le III, avec leurs anneaux à la main dans une course de montagne, on peut à son droit, penser qu'il ne s'agirait pas là d'exercices inutiles..."
Franchement,nous avouons nous être encordés pour découvrir de nombreux passages de ce circuit alors que nous évoluions déjà dans le rouge TD+ ! Mais personne à la TL²B ne prétend vouloir devenir un bon alpiniste. Il est certain que dans les années 50 nous serions passés pour des trouillards... Et puis le rocher était probablement moins patiné !
D
es années 60 jusqu’au début des années 80, il fut un must de l’entraînement aux grandes courses, réputé bien au-delà du public parisien.  En témoigne Tenzing Norgay, venu le grimper lors d’une visite en France. L’on voyait jadis au Chalet Jobert (Auberge) une photo montrant le vainqueur de l’Everest  accomplir le rétablissement de sortie de la Dalle aux Pigeons ! Le circuit a bien entendu ses grimpeurs de légende dont Paragot, Berardini et bien d'autres alpinistes célèbres à qui l'on doit les plus grandes pages de l'histoire de l'alpinisme français.
Mais c’est  Desmaison, alors au sommet de sa gloire, qui en fut le plus ardent pratiquant, y réalisant un record de temps qui tiendrait toujours. Pour se remonter le moral durant tel bivouac éprouvant, il parcourait de tête les passages de ce qu’on appelait également la « piste violette », qu’il connaissait prise par prise, aimait-il raconter.

Le site de la DJ fut longtemps le site où il fallait être vu et l'Auberge rassemblait chaque WE des bandes d'amateurs inconditionnels du site. Normal pour le site qui abrite l'Everest parisien avec 12 mètres de hauteur ! Les années passants, les "stars" des années 60 puis 70 ont déserté les lieux cédant la place à un public souvent moins fidèles. Même notre rédac' chef qui était plutôt assidu dans les années 90 a deserté les lieux ! Pourtant, le Mauve a ses défenseurs. Parmi eux, Olivier Cazeaux qui très régulièrement entretien les passages. Un entretien, ce n'est pas seulement repeindre les flèches qui s'efface. C'est aussi et surtout rebrosser les passges les moins fréquentés qui se couvrent de lichens et limiter l'envahissement par la végétation car, c'est certain, elle pousse et le couvert végétal est bien plus important que dans les années 50 !

Olivier a donc lancé un appel aux bonnes volontés pour redonner un peu de vie à ce monument.
"UN ENTRETIEN DE PLUS EN PLUS DIFFICILE

Rénovant  pour la troisième fois ce circuit, riche de 200 blocs dont 76 numérotés, je suis aujourd’hui confronté à une situation nouvelle qui risque de me faire renoncer à mon projet.

Olivier brosse régulièrement les passages du Mauve et
cela fait des années que cela dur !

Mon précédent nettoyage date de 2009 avec une mise à jour effectuée en 2011, laquelle aura redonné vie à deux passages oubliés depuis plus de vingt ans sur le très beau bloc de la Dalle à Géo (n° 46 et 47).
L’an dernier, le circuit était encore grimpable. Avec un ami, nous l’avons parcouru en version « light » : blocs numérotés plus intermédiaires majeurs.

L’évolution de la pratique du bloc, surtout avec la généralisation du crash-pad, a fini par marginaliser la pratique des circuits. De moins en moins nombreux  sont ceux dont on peut enchaîner l’intégralité, c'est à dire les voies numérotées et passges intermédiares évitant la circulation au sol. Pourquoi ? Par ce que leur désafection a permi à la nature de reprendre ses droits et ils sont couverts par les lichens et autres végétations. Dans certains cas, les arbres ont aussi tellement poussés que les branches interdisent l'accès aux blocs.

A cela s'ajoute le problème de l'érosion qui a fait fuir certains grimpeurs (on en parlait ici et ).
  Cette situation est regrettable à deux égards :
- Elle supprime un mode irremplaçable d’entraînement aux courses de montagne ou grandes voies classiques de falaise (voir son message sur CamptoCamp et nos extraits plus loin)
- Elle appauvrit le patrimoine culturel de la grimpe en rayant de la carte ces itinéraires pédagogiques et écologiques (car ils permettent de limiter l'érosion du sol).



Depuis lors, l’hiver exceptionnel de 2012-2013 a sévi, laissant la forêt comme si des années s’étaient écoulées sans plus de fréquentation.
La futaie a poussé plus qu’à l’ordinaire, donnant à nombre de pins l’aspect de sols pleureurs avec des branchages ployant jusqu’à parfois couvrir le roc, y accentuant l’humidité qui à son tour a favorisé le foisonnement de la végétation, y-compris sur des blocs où l’on n’en voyait pas. D’étranges touffes d’herbes se dressent ainsi depuis des trous encombrés d’une terre moussue qu’un ruissellement incessant a dû convoyer.

Conséquence : mon travail prend cette fois-ci une dimension que je n’imaginais pas et cela commence à faire beaucoup pour un seul homme !

Imaginez que la remise en état de la Dalle aux Pigeons m’a demandé trois longues séances, que je passe parfois deux ou trois heures pour un petit bloc et que tout ce que je fais ne servira à rien si je ne poursuis pas le travail d’élagage des branches gênantes, entamé grâce à une perche télescopique de 5 mètres - du travail de romain quand il faut scier à bout de bras, parfois en équilibre précaire sur un bout de rocher.

Ensuite, il me faudra brosser les points de balisage et repeindre l’ensemble, aujourd’hui impossible à suivre si l’on ne connaît pas le circuit par cœur.

APPEL AUX GRIMPEURS SOUCIEUX DE LEUR PATRIMOINE

Si vous estimez que c’est du bonheur que de pouvoir grimper ces passages fabuleux à la suite de nos prestigieux anciens, merci de prendre contact avec moi. Quelques-uns s’y mettant, le circuit pourrait être prêt avant les grandes chaleurs de l’été (si elles viennent …) et de nouveau l’on pourrait le parcourir dans sa totalité en bonne sécurité.

Olivier a par ailleurs lancé un autre appel sur Camptocamp, celui pour la redécouverte de la pratique du circuit, à l'ancienne, vrai moyen pour qui veut s’entraîner de façon complète aux courses classiques.

En effet, comme l'explique Olivier, les circuits modernes ne possèdent plus de blocs intermédiaires et ne peuvent donc pas être enchaînés sans metrre un pied au sol. Ils constituent un regroupement de passages numérotés conçus pour être réalisés individuellement. Le mot circuit est resté mais ne correspond plus à la pratique.
Les rares amateurs de circuit à l’ancienne se contentent d’enchaîner quelques Jaunes ou Oranges sur lesquels ils n’hésitent pas à contourner les passages les plus exposés. Bien entendu, si beaucoup de grimpeurs suivent encore la numérotation des circuits parfois dans leur intégralité, ils le font avec crash, déplaçant leur sac de bloc en bloc, ce qui n’est plus "enchaîner" un circuit.
Olivier rappelle par ailleurs que "l'enchaînement de circuits tels le Mauve de Larchant intègre précisément le facteur psychique qu’elle combine à celui de l’endurance. Attaquer les 15 m de l’Arête de Larchant après plus d’une centaine de blocs, dont 51 numérotés, achever la Traversée à Mimiche, les pieds à 3/4 m de haut avec 72 numéros derrière soi, cela réclame une grande expérience gestuelle ainsi qu’une détermination sans faille que seule la pratique régulière de ce type de grimpe permet d’acquérir et de développer.
Dans cet esprit, pas de spécialité ou de préférence marquée pour tel ou tel type de geste, il faut savoir tout grimper, tout désescalader, et parfois nettoyer en position précaire pour continuer à avancer."

Il est possible et conseillé de démarrer modestement. L’habitude de faire des Jaunes à bonne cadence sera une excellente base. Ensuite, on peut passer à du facile mais plus haut, comme l’excellent Jaune de la DJ et ses 69 numéros parfois aériens. Pour réaliser le Mauve dans son intégralité, un bon moyen est de l’apprivoiser par portions, n’hésitant pas à recourir à la corde pour s’habituer aux passages hauts et s’y prêtant, comme l’Arête de Larchant (n°52) ou l’exigeante Tubulaire (n° 20).



Comment faire la Tubulaire ? Demandez à Olivier !


Etat du circuit au 31 mai 2013-    Départ au 23 : grimpable (14, 15,17 plus traversée « Carry Grant » avant le 19, nickel)
-    dièdre baveux (24,25) : en cours de réfection
-    traversée 26 : en réfection
-    dalle aux pigeons (28) : nickel (plus variante de droite)
-    mur de Chine (29, 30) : grimpable
-    secteur Caroline (31-37) : pas encore exploré
-    du Tank (38) à la Calanquaise (45) : grimpable (41 remis à neuf, ainsi que la traversée (43) conduisant  à la Souverain (44) également rénovée.
-    l’Enjambée du 41 (bloc  précédent la Souverain) est neutralisée par une « patrouille » d’abeilles venant du nid de plus en plus fourni qui barre la descente 42 et l’orange 31
-    section Dalle à Géo Tour de Pise (46-51) : pas revue
-    Section 52 – arrivée : Arête (52) : nickel, Dalle Brégeault (60) : nickel, suite correcte mais à revoir, Traversée à Mimiche : nickel, Traversée  tournante du 74 : nickel
-    Suite à revoir.


Alors n’hésitez pas :
olivier.cazeaux[@]gmail.com ou sur Campatocamp




Les topos d'Olivier étaient disponibles sur un blog qu'il avait sur le site de RMC et qui a été suprimé.
L'autre blog consacré au Mauve par mon ami Philippe Grisoni n'est plus mis à jour depuis des années !
Domage. Mais Olivier, nos pages te sont ouvertes !

Renseignements :

Le site de la Dame Jeanne sur le site du Cosiroc
Le circuit sur pofableau.com
La description des blocs du Mauve sur Bleau.info
Nos amis de l'agence de presse Kairn ont publié une interview du discret et très fort grimpeur basque : Iker Arroitajauregi réalisée par Laura Jover.

Iker est un spécialiste du bloc venu ce printemps à Fontainebleau pour y répéter quelques uns des blocs les plus durs dont "Gecko assis", "Kheops assis", "Supertanker" ...
Bravo donc pour les performances et à Laura aussi car suivre ce grimpeur suppose un timing particulier !

En effet, on apprend dans cette mini-interview que ce grimpeur discret grimpe de nuit !

Une pratique qui est proscrite dans un site Natura 2000 et qui, perturbe toujours la faune dans une moment essentiel pour sa survie...


"- Kairn : Il parait que tu grimpes de nuit. Explique-nous pourquoi et quels avantages et inconvénients ?
- Iker : Normalement , la nuit, la température baisse, les conditions sont meilleures et avec une bonne lampe c'est parfait. Mais parfois, l’humidité augmente et finalement ...ce n'est plus si parfait..."

Photos d'Iker faites Laura Jover
D'après sa liste de voie sur Bleau.info c'est le 19/04/2013 qu'Iker à réalisé Kéhops assis. Pour mémoire, ce printemps fut très arrosé. Ce jour là, comme presque tous les autres, le temps était maussade, les averses courantes, la température autour de 5/6°C le matin, 14°C l’après-midi ! A peine de quoi faire sortir un bleausard, alors grimper de nuit, pour arriver à atteindre les 6°C signe habituellement d'une bonne collante, c'est une drôle d'idée. Dans un pays chaud, pourquoi pas (encore que la roche sert parfois d'accumulateur et restitue la nuit la chaleur emmagasinée le jour) mais là, on reste perpexle sur la nécessité de la chose. Quoique, s'il pleuvait moins la nuit et que le vent séchait  les prises...

Mais bon, nous tenions à rappeler deux ou trois choses à Iker et aux bleausards qui seront tentés par l'expérience (vu le nombre de photos et vidéos qui circulent sur la toile y compris celle de Bleau en 1999 [diffusée là], c'est une pratique courante !) et notamment :

* Bleau est une forêt classée à plus d'un titre dont Natura 2000 est un exemple pour son extraordinaire richesse en biodiversité ce qui signifie qu'il y a des règles à respecter,

* le mois d'avril marque normalement le réveille de la nature. En cette période, les animaux sont très sensibles aux dérangements (là aussi il y a une réglementation et notamment du 15 avril au 30 juin sur la tenue des chiens en laisse pour protéger les jeunes animaux),

* l’éclairage des lampadaires et autres sources lumineuses de nuit est responsable de la mort directe ou indirecte de nombreuses espèces (insectes, oiseaux,…) et d’une modification du comportement de beaucoup d’autres.
Ce n'est pas la première fois que nous protestons contre cette image "cool" de la grimpe de nuit (exemple ici). Elle a un impacte réel que les grimpeurs ne semblent pas vouloir prendre en compte.

La nuit est une période essentielle pour les animaux. Ils sortent de leur cachette, se nourrissent, se reproduisent... Normal, l'homme est normalement absent et ne vient pas les déranger ! Hélas, nos activités nocturnes (rando, vélo, grimpe...) vont bien entendu être une importante source de perturbations et de stress pour ces bébêtes. Elles perçoivent nos bruits, nos odeurs et sont très perturbées par nos lumières !

Le phénomène concerne un grand nombre d’espèces de toute taille (de l’insecte au mammifère, en passant par les oiseaux), et de tous les milieux (terrestres, aquatiques, marins,…). Les effets peuvent être directs (une espèce ne tolérant pas la lumière), ou indirects (perte d'une ressource pour un prédateur spécialisé, prédation accrue, disparition d'un pollinisateur entraînant la disparition de la plante pollinisée, etc...). Les perturbations peuvent concerner beaucoup d’aspects : les déplacements, l'orientation, et des fonctions hormonales dépendantes de la longueur respective du jour et de la nuit.

La lumière est un handicap pour les yeux des animaux nocturnes. Des expériences ont, par exemple, mis en évidence que des grenouilles ne parvenaient plus à distinguer proies, prédateurs ou congénères.

Sur les trente-trois espèces de mammifères en France, seul le murin à oreilles échancrées tolère de la lumière dans son gîte. Les autres chiroptères désertent les clochers, les bâtiments, les cavités dès lors que les entrées ou sorties sont éclairées. De ce fait, certaines espèces ont totalement disparu des régions urbanisées.
Quelques espèces semblent s'être localement adaptée à l'éclairage, la pipistrelle (chauve-souris insectivore) a localement appris à chasser autour des lampadaires, mais au risque de faire régresser ses proies (surprédation allié au phénomène dit de "puits écologique"). Toutefois, d'autres espèces comme le grand rhinolophe dont les effectifs chutent depuis trente ans, ne chasse que dans une obscurité totale, de plus en plus rare, alors même qu'une partie de ses proies (papillons nocturnes notamment) sont attirés par les lumières.

L’éclairage nocturne est parmi les 3 causes principales du déclin des papillons, avec l’abus de pesticides et la raréfaction des habitats. Pour certains scientifiques, ce pourrait même être la première cause de la raréfaction des papillons de nuit.
D’autres insectes, dit lumifuges, fuient au contraire toute source de lumière. La modification de l’environnement lumineux, notamment dans nos grandes agglomérations, a ainsi réduit considérablement les habitats possibles pour ces espèces. Pour ces insectes nocturnes, les routes éclairées deviennent de véritables barrières, cloisonnant les populations et réduisant leurs chances de rencontre et de reproduction

Les espèces les plus visiblement touchées sont les oiseaux migrateurs, dont le sens de l'orientation est perturbé par l'éclairage des littoraux et des grandes agglomérations. Les oiseaux migrateurs utilisent les étoiles pour se guider, la Lune joue un rôle secondaire en éclairant le paysage. Les oiseaux adaptés à la ville ont tendance à augmenter leur nombre de couvées par an. L’éclairage nocturne leur permet une recherche plus longue de nourriture et donc une accélération du rythme biologique. C’est le cas des étourneaux, pigeons, rouges-gorges et rouges-queues noirs. On constate aussi que certains oiseaux comme le rouge-gorge ou le merle chantent pendant la nuit du fait de l’éclairage.

Donc, plus d'excuse, l'escalade ou la rando nocturne perturbent la faune.
A ne pas reproduire donc !



Régulièrement sur la TL²B nous vous parlons du manque d'impliquation des grimpeurs dans la défense de leur activité et spots mais aussi de l'absence d'associations dignent de ce nom.
Si le Cosiroc (voir notre article sur la tl²Bleau) s'est recentré sur l'Ile-de-France ou Climbing Attitude tarde à prendre le relais, voici le modèle américain qui nous semble le plus intéressant à suivre.
Mais c'est quoi et y font quoi à l'Access Fund ?

L'Access Fund est l'ONG qui milite en faveur d'une escalade résoluement tournée vers le développement durable et le maintien d'un libre accès aux sites naturels d'escalade mais aussi d'une communauté active et respectable. En cela, elle est assez proche de ce qu'était notre Cosiroc jusqu'en 2004 mais avec un professionalisme et des moyens très américains ! Il représente plus de 2,3 millions de grimpeurs dans toutes les formes d'escalade : bloc, falaise, glace, montagne.
L'Access Fund  a été fondé en 1989 par l'American Alpine Club, sur la recommandation de son Comité des sites. Ce Comité avait en effet pris conscience que certains problèmes d'accès aux sites ne seraient résolus que par des achats ou autres interventions financières. L'Access Fund naissant visait donc à sensibiliser, à collecter et à allouer des fonds pour soutenir des projets d'acquisition de falaises garantissant leur libre accès.

Toutes les illustrations proviennent du site de l'Access Fund

Pour cela, il mit en place très rapidement une campagne de publicité et d'actions présentant les menaces qui pèsent sur l'accès des grimpeurs sur les sites publiques et privées. Aux USA, l'argent est roi !


Sa politique est découpée en six axes pour mener à bien son objectif aux niveaux national et local :Escalade politique de gestion
Soutien local & mobilisation
Intendance & conservation
 Acquisition de terrain & protection
Gestion du risque & soutien au propriétaire foncier
L'éducation


En règle générale, les projets développés visent non seulement acheter des terres, mais aussi fournir des ressources financières et juridiques à des groupes locaux de grimpeurs, à sensibiliser les pratiquants à la réduction de l'impact de leur pratique, à organiser des opérations de nettoyage par des bénévoles les spots les plus populaires, à installer des sanitaires, et à financer des études scientifiques et  du matériel pédagogique.
En 1990, l'Access Fund  a embauché deux membres à temps plein. En décembre de la même année, il est devenu une organisation indépendante, distincte de l'American Alpine Club. Pour financer ses nombreux projets, l'Access Fund a cherché le soutien de sociétés et des particuliers dans l'industrie du plein air. L'adhésion, le mécénat et les programmes de parrainage de vente d'article de sport (genre 1 euro versé pour l'achat de ...) ont apporté les principales sources des fonds. L'Access Fund  est maintenant une vraie puissance avec de nombreux partenaires économiques dont 250 détaillants, plus de 10 000 membres... Il est impliqué dans des centaines de projets. L'Access Fund demeure à l'avant-garde des travaux défense des sites et usagers. Son siège est situé à Boulder, Colorado !


Outre son site internet, il dispose d'un blog permettant de suivre toute l'actualité des sites américains (son flux est d'ailleurs dans la colonne de gauche de notre site !)

Voici quelques exemples des conseils qu'il prodigue et dont nous pourrions nous inspirer en France pour notre plus grand bien ! 

Il vous aide à choisir la bonne stratégie pour la meilleure gestion d'un site et son accès.
Le tableau ci-dessous par exemple que nous n'avons pas pris le soin de traduire est un bel outil pour comprendre et analyser la situation du site naturel que l'on veut défendre et choisir la stratégie.





L'Access Fund  collabore aussi avec toutes sortes d'élus et de responsables fédéraux, provinciaux, organisations locales, gestionnaires, propriétaires pour élaborer et orienter les plans d'accueil du publique et des grimpeurs tant sur des sites publiques que privés. Sur le plan national, cela signifie que lorsqu'il y a un État ou un projet politique national qui auront des répercussions directes sur la communauté des grimpeurs, l'Access Fund milite activement auprès des législateurs. Un lobbying très américain mais très efficace ! Au niveau local, l'Access Fund travaillera de concert avec les locaux, en leur fournissant une aide technique mais aussi une expertise juridique pour trouver les stratégies les mieux adaptées à leur région. Dans les zones où il n'y a aucune représentation local des grimpeurs, l'Access Fund représente leurs intérêts.

Si cela fonctionne c'est aussi par ce que l'Access Fund et ses recommandations sont reconnus par la communauté.

Il est ainsi fortement impliqué dans la prise de conscience des grimpeurs des conséquences de leurs pratiques sur l'environnement, les autres grimpeurs, les gestionnaires et propriétaires ou les autres utilisateurs. L'Access Fund est d'avis que la clé d'une gestion efficace est la coopération. La discussion entre les grimpeurs et les gestionnaires se traduira par des politiques de gestion basées sur accord mutuel. Cette coopération est la seule manière de garantir l'application efficace des mesures choisies. L'Access Fund estime que la réglementation affectant toute pratique escalade, y compris l'équipement à demeure des voies, n'est acceptable que s'elle résulte d'un accord issu des discussions. Des solutions de rechange telles que le camouflage des points (problème très américan), l'éducation et l'autoréglementation devraient toujours être privilégiés avant que ne soit imposé un règlement ou une interdiction.







Un règlement reste certes souvent approprié pour protéger les ressources historiques, archéologiques ou environnementales et les grimpeurs doivent respecter le règlement. Mais avant tout, grimper de façon responsable, faire preuve de respect non seulement pour les autres grimpeurs, mais aussi pour les autres utilisateurs, propriétaire, sont des actions qui facilitent les négociations. L'Access Fund rêve d'un monde où les grimpeurs sont vus en tant que "responsables" de la terreet non plus comme des « consommateurs ». À cette fin, il milite pour un équilibre entre l'accès récréatif et la préservation de l'environnement, et encouragent les grimpeurs à respecter et à honorer les lieux et les politiques où ils grimpent.

L'Access Fund organise des actions bénévoles dans tout le pays, fournissant des grimpeurs et les ressources qui leur permettent d'entretenir les sites. Ainsi, il a par exemple lancé un programme  baptisé "adopte une falaise".  Ces événements incluent desopérations de nettoyages,  de construction et restauration de sentier, de lutte contre l'érosion et surveillance des espèces sauvages.



D'ailleurs l'Access Fund collabore avec de nombreuses organisations environnementales, le Sierra Club, le Trust for Public Lands, Wilderness Society, The Nature Conservancy et les parcs nationaux... Comme en France, de nombreux sites d'escalade sont situés sur une propriété privée ou présentent un problème d'accès. Lorsque l'accès est menacé ou quand l'occasion se présente, la communauté d'escalade doit pouvoir agir rapidement. Pour cette raison, l'Access Fund fournit des ressources financières pour les acquisitions directes, ou l'établissement de servitudes... mais aussi des conseils sur tout, de la planification stratégique, gestion des transactions, due diligence, collecte de fonds privé et public, assurance-responsabilité, gestion immobilière, les voisins, un parking, renonciations, intrusion et bien plus encore.
 

Pour finir, nous ne résistons pas à vous inviter à visionner leurs différentes campagnes de sensibilisation des grimpeurs. Vous apprendrez que l'on ne se comporte pas en site naturel comme dans une salle d'escalade, faire caca dans les bois sans laisser de trace (là bas on fait dans un sac ou un container que l'on remporte !) ou marcher en mode furtif sur un sentier pour ne pas troubler la faune en respectant la flore. Sinon...gare au gorille !



Au passage qui nous livrera les versions bleausardes de ces vidéos ?



For more information on the Access Fund's Land Acquisition & Protection program, contact our Access Director, Joe Sambataro, at joe@accessfund.org or (303) 545-6772, ext. 112.
affiche_31425.thumb53700.1362145852Vous le savez, à la TL²Bleau, les manifestations sportives et grands rassemblements en pleine forêt on est plutôt contre.
Pourquoi ? Par ce que dans le passé, tous ces évènements ont donnés lieu à des débordements (déchets oubliés, balisages sauvages ou incontrolés, nuisance pour la faune et autres usagers, érosion...).
En voilà un nouveau que l'on va surveiller de près : le Rando-bike du Grand Parquet. Il aura valeur de test car le site est retenu pour l'organisation d'un grand salon international du VTT !
 
Organisée par Larivière Organisation et encadrée par la rédaction du magazine BIKE, la 1ère édition de Rando Bike aura lieu le 9 juin 2013 à Fontainebleau.

Vous pouvez vous inscrire via cette page avant le 9 juin, ou sinon directement sur place.

Les frais d'inscription sont de 12€. Rando Bike est gratuit pour les moins de 12 ans.
Trois boucles soigneusement tracées avec le concours de l'ONF vous sont proposées : 5km (90 mD+), 30km (550 mD+) ou 50km (850 mD+). Que vous soyez novices ou confirmés, vous aurez le choix du parcours.



Deux départs par boucle sont prévus : 9h00 et 14h00, au Grand Parquet.
Des parkings gratuits sont prévus au Grand Parquet. Les parkings seront ouverts de 8h00 à 18h00. Des points de ravitaillements sont prévus au départ et à l'arrivée, ainsi que sur les différents parcours.

L'équipe de Bike sera présente pour rouler et vous accompagner.

Bref, l'ONF nous assure que toutes les mesures ont été prises pour la sauvegarde du site. On ne va pas en préjuger même si dans le passé, de telles assurances n'avaient pas empêché le saccage de l'escalier de la Tour Denecourt ou la pollution par des balisages multi-colores !
Mais ce sera peut être l'occasion de faire connaissance avec les brigades vertes.
Parmi les nombreux sites de la toile que nous recommandons et partageons sur la TL²B, nous ne vous avons pas encore parlé de Carnets de Rando, un site certes commerciale, mais bien utile pour visionner ses futurs randonnées de vacances.

Donc, retour sur le site de David Genestal que certains professionnels du tourisme ferait bien de consulter !

L'occasion aussi de soutenir les efforts d'un auto-entrepreur dans cette période économique difficile et d'évoquer une nouvelle pétition...


Carnets de Rando est un portail vidéo spécialisé dans la production et la diffusion de reportages originaux sur le thème de la randonnée pédestre. En posant un regard neuf sur cette discipline simple et universelle, plébiscitée par plus de 15 millions de français, Carnets de Rando est devenu la première audience vidéo du web consacrée à l’activité randonnée. Carnets de Rando accompagne également les professionnels dans la création et la diffusion de campagnes publicitaires sous forme de reportages permettant la promotion de leur territoire, de leur offre ou de leurs services.





Selon une étude menée par Google « The Travelers Road to Decision », les vidéos touristiques postées sur YouTube influencent 64% des utilisateurs dans leur décision finale. Ce n’est pas moins de 4 milliards de vidéos vues chaque jour sur YouTube, qui est désormais le deuxième moteur de recherche en France ! (source : www.strategies-etourisme.fr).

Avec en moyenne 4 500 vidéos vues par mois sur sa chaîne et près de 7 000 pages sur son site, Carnets de Rando est aujourd’hui un média numérique de référence pour les internautes et un partenaire de qualité pour la communication des professionnels. Ses tournages donnent l’occasion de faire le buzz autour de la destination grâce aux réseaux sociaux. De par son audience et son référencement naturel, il améliore également la visibilité d'une région, d'un site... en lui permettant d’être régulièrement en vue sur la première page des résultats de recherche de Google.

Et très franchement quand on voit la qualité des reportage de notre ami David, on sait que l'on a affaire à un grand professionnel. Un site à consulter sans modération pour préparer ses escapades et qui rejoind le podium dans notre Best of du Web, l'excellent Randonner Malin.


CARNETS DE RANDO EN CHIFFRES
·         Chaîne YouTube
Lancement de la chaîne : octobre 2011
Nombre de reportages publiés* : 61
Nombre total de reportages vus* : 54921
Moyenne de reportages vus par mois* : 4976
Meilleures vues pour un reportage* : 4479
Moyenne de vues pour un reportage* : 2496

·         Site Internet
Création : juillet 2012
Nombre de visiteurs uniques/mois* : 2833
Nombre de pages vues/mois* : 8155

* chiffres au 1er juin 2013

Hélas, l'aventure de David, comme celle de tant d'autres, pourrait s'arrêter rapidement. David fait partie de ces passionnés qui ont choisi de vivre de leur passion. Pour cela, il a opté pour le statut d'auto-entrepreneur. Hélas,

La situation des auto-entrepreneurs était déjà fragilisée par la récente hausse des cotisations sociales et par l'injustice fiscale que représente le format actuel de la Cotisation Foncière des Entreprises pour les auto-entrepreneurs. La proposition du gouvernement de limiter dans le temps le régime de l'auto-entrepreneur, risque bien de briser l'intérêt de ce régime et mettrait en difficulté des centaines de milliers d’entre eux.


Ce régime est pourtant bénéfique pour la France: il y a prés d’1 millions d'auto-entrepreneurs qui représentent plus de la moité des créations d'entreprises en France, plus de 15 milliards d'euros de chiffre d'affaire réalisés, et plus de 5 milliards d'euros d'impôts récoltés pour les caisses de l'État depuis la naissance du régime.

Le gouvernement a pour objectif de limiter dans le temps le régime de l'autoentrepreneuriat, sans aucune concertation avec les partenaires sociaux, balayant les recommandations du rapport de l'IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) et de l'IGF (Inspection Générale des Finances) pour améliorer l'auto-entrepreneuriat, rapport que le gouvernement avait pourtant lui même commandé.

David, Fondateur de carnets de Rando
David écrivait ce matin :
Créer sa propre activité est, aujourd'hui plus que jamais, un défi à la fois exaltant et difficile à relever. Celles et ceux qui suivent Carnets de Rando savent que je m'y emploie avec passion et détermination.

Aujourd'hui un gouvernement à côté de la plaque a décidé de frapper fort contre le statut des auto-entreprene­urs, quitte à condamner des milliers d'entre nous qui tentent de construire et de consolider leur création pour la faire pérenniser dans le temps.

J'en fais partie avec Carnets de Rando. Une pétition et une action sont en cours. Je l'ai signée. Si vous pensez que la cause est juste, merci de la signer à votre tour et de la partager autour de vous
http://­www.defensepouss­ins.fr/
A la TL²Bleau on a été les premiers à militer pour une meilleure sauvegarde de Bleau et nous sommes sans aucun doute l'un des médias les plus communiquant sur le sujet. Nous revenons très régulièrement sur les initiatives des uns et des autres allant dans ce sens, sans aucun à priori.

Nous avons soutenus toutes les démarches de allant dans ce sens... même si certaines étaient parfois hasardeuses, sans avenir ou proche de la récupération commerciale. Parmi toutes ces actions, nous avons largement soutenu la pétition demandant la réintégration des représentants des loisirs sportifs de pleine nature dans les anciens comités de pilotage (COPIL).

Comme nous l'annoncions le 27 mai, Madame Klein, Préfète de Seine et Marne a confirmé au représentant du CDOS77 qu'il serait bien le seul porte parole de l'ensemble des usagers sportifs faisant fi des signataires de la pétition. Revenons donc sur ce point pour vous présenter le nouveau schéma de gouvernance locale tel qu'il a été voulu par la Préfecture alors que le 7 juin, le Massif forestier de Fontainebleau sera officiellement inauguré comme Forêt d'exception !



Commençons donc par vous expliquer ce qu'a voulu mettre en place notre Préfète. Voilà l'introduction de Madame Klein lors du COPIL du 20 mars dernier.

« Le massif forestier de Fontainebleau (plus de 25 000 ha), site renommé et emblématique du département, de par les intérêts multiples qu'il suscite auprès des acteurs locaux a vu se mettre en place une multitude de comités consultatifs, institutionnels ou opérationnels ; toutefois cette multitude a pu aboutir à un brouillage de la lisibilité et de l'articulation des différentes politiques publiques devant être mises en oeuvre sur ce massif.

En particulier, le comité de pilotage de la forêt d'exception, label ONF (établissement public)
soutenu par la commune de Fontainebleau, et le comité consultatif scientifique et des usagers de la forêt de protection présidé par la préfète de Seine et Marne, représentante de l'Etat, doivent nécessairement s'attacher à ce que leurs axes de travail et leurs objectifs soient si ce n'est identiques, tout du moins parfaitement complémentaires.
C' est pourquoi mes services en accord avec ceux de l'ONF m'ont proposé de signer avec le maire de Fontainebleau une convocation commune à la séance qui nous réunit aujourd'hui.

Poursuivant le même objectif de cohérence et de complémentarité se tiendra cet après-midi le comité de pilotage des sites Natura 2000 de ce massif forestier.
C'est donc une journée complète qui in fine aura été consacrée à la gouvernance de ce massif. Ceci ne peut donc que vous conforter dans l'idée que la puissance publique est consciente des enjeux liés à ce massif et que tous les moyens qu'elle lui consacre sont utilisés en poursuivant les mêmes objectifs d'une gestion à la fois dynamique, durable parce que maîtrisée et néanmoins protectrice.

Pour donner corps à cette volonté de lisibilité des politiques publiques, les services de la DDT ont proposé à ma signature 2 textes d'arrêtés préfectoraux qui visaient à harmoniser dans leur composition lorsque cela était possible les 2 comités forêt de protection d'une part et Natura 2000 d'autre part étant bien entendu que ces 2 instances gardent cependant leurs objectifs propres.

C'est donc avec une grande satisfaction que je co-préside cette réunion qui se veut fédératrice
avec la représentante de la mairie de Fontainebleau à qui je propose de vous dire également
quelques mots introductifs avant que les services de la DDT 77 ne vous présentent plus en
détail le schéma de gouvernance qui vous est proposé. »

Complément d’introduction par Mme Perrachon :
Mme Perrachon rappelle qu'à l'occasion du dernier COPIL, le 20 mars 2012, la décision avait été prise de travailler à l'amélioration et à la simplification de la gouvernance à l'échelle du massif de Fontainebleau. Des principes et idées de rénovation de la gouvernance avaient été avancés et elle se réjouit que ces derniers mois aient permis de progresser dans ce sens.
La seconde décision prise lors de ce dernier COPIL était de lancer l'élaboration du futur contrat de projet 2012-2017 pour Fontainebleau, Forêt d'Exception à partir des grands axes alors retenus et que l'ONF a développé dans la matinée, à partir des échanges nourris ces dernières semaines avec les acteurs locaux dont une partie était présente à la réunion.

Voici ensuite comment s'établie le nouveau schéma de gouvernance locale. Notons que si les associations et fédérations sportives n'ont plus le droit à la parole auprès de la "puissance publique", elles sont invitées à solliciter l'ONF au sein des Comités techniques !

Nous pensons que l'escalade et la randonnée (au moins) qui ne sont pas des sports olympiques ont toute légitimité a être représenté directement au sein des COPIL préfectoraux de part leur histoire, leurs actions passées et futures pour la défense de cette forêt, leur expertise et leur rôle économique comme nous l'avions souligné dans notre article sur le SCOT ou sur l'enquête de l'IRDS.



Représentants des usagers sportifs : exclus
Représentants des usagers sportifs : exclus

Représentants des usagers sportifs : exclus
Représentants des usagers sportifs : présents et actifs 
Représentants des usagers sportifs : possibles 
Représentants des usagers sportifs : non attendus

En attendant, Madame la Préfète sera bien présente le 07 juin à Franchard pour inaugurer cette forêt d'exception (label ONF)...

Gageons qu'elle y entendra certainement quelques commentaires sur cette gouvernance !





A lire sur d'autres sites :
http://www.kairn.com/fr/escalade/89093/fontainebleau-apres-la-petition-de-debut-d-annee-rien-ne-bouge.html
http://blo.ouvaton.org/spip.php?article42
http://www.pofableau.com/?article291/l-ile-de-france-site-majeur-pour-l-escalade-en-milieu-naturel

Mise à jour :
http://tl2bleau.blogspot.fr/2013/06/bleau-foret-dexception-les-suites-du-7.html

NATURE