Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-05-26


C'est maintenant certain, l'escalade ne sera pas un sport olympique en 2020. Nous, on ne va pas s'en plaindre car on pense que c'est plutôt un loisirs de pleine nature ! Souhaitons donc que la FFME se concentre donc vers la base de ses licenciés, les 60 000 non compétiteurs et participe à la défense de leurs falaises. 


Dans divers articles de nos portails (et dans Grimper pour notre Rédac' chef), nous avons exprimé cette volonté de lutter contre les interdictions parfois abusives prises au nom de l'Aigle de Bonelli. Par exemple et dernièrement nous avons évoqué le cas des Concluses ou de Lourmarin. L'Etat français a lancé deux consultations publiques d'envergure sur les aires de protection de l'Aigle de Bonelli et du Gyapaète Barbu. 

Ces oiseaux emblématiques et menacés méritent certes une meilleure protection mais celle-ci ne doit pas se limiter à l'interdiction des falaises aux grimpeurs et randonneurs mais impliquer des mesures à destination des chasseurs, agriculteurs ainsi qu'aux industriels (éoliens, ERDF...). Voici une rapide présentation des deux plans à surveiller.





Les deux enquêtes sont présentées comme suit. Nous vous invitons à y participer massivement et à y faire participer officiellement vos représentants de clubs et fédérations, histoire de montrer que nos activités de nature ne soient pas lésées et que l'on montre aussi notre attachement aux sites naturels.

Pour l'Aigle de Bonelli :

L'Aigle de Bonelli (Aquila fasciata) est un rapace de taille moyenne des climats semi-arides dont la présence en France, comme en Europe, se limite au pourtour méditerranéen.

L'espèce est en déclin depuis 50 ans sur toute son aire de répartition (Inde, Chine, Moyen-Orient, Maghreb et sud de l'Europe). En France, la population nicheuse était estimée à 80 couples en 1960 et il n'en restait que 22 en 2002 (elle atteint 30 couples en 2012). Depuis les simples initiatives locales de conservation des années 1970 jusqu'aux deux derniers Plan Nationaux d'Actions (1999-2004, 2005- 2009), la connaissance sur l'espèce s'est beaucoup améliorée, les actions de conservation et de lutte contre les menaces se sont structurées. Mais malgré ces efforts, l'espèce est encore aujourd'hui classée « en danger » selon la liste rouge nationale de l'UICN et son état de conservation très précaire en fait l'un des rapaces les plus menacés de France.

Près de 40 ans de suivis de la population française d'Aigle de Bonelli (et plus de 20 ans de baguage systématique des poussins) ont permis de mieux connaître les besoins fondamentaux de l'espèce et les facteurs influençant son évolution.
Ainsi, la disponibilité en sites de reproduction (falaises avec replats ou cavités, en dessous de 700 m d'altitude), d'une part, et en zones de chasse dont le couvert végétal est préférentiellement ouvert et en mosaïque, d'autre part, constituent les besoins essentiels au bon développement de la population. Les principales menaces pour la survie de l'espèce sont les lignes électriques (électrocution, percussion), les persécutions (tir, piégeage, empoisonnement) ainsi que la perte de territoires de chasse due à la pression des activités humaines, (artificialisation, dérangements aux abords de la zone de nidification), et à la fermeture des milieux ouverts.

[...] C'est pourquoi le Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie a souhaité la poursuite des précédents Plans Nationaux d'Actions (PNA).

L'Aigle de Bonelli est une espèce dont la productivité naturelle est faible, ce qui se traduit par un accroissement lent des effectifs. L'évaluation de l'efficacité des actions ne peut donc se mesurer que grâce à l'analyse de données sur une longue période. C'est ce qui a motivé la décision de concevoir ce nouveau Plan National d'Actions pour une durée de 10 ans.

L'enjeu de ce Plan est de consolider la population actuelle française d'Aigle de Bonelli et d'assurer sa pérennité. Les efforts du PNA seront orientés sur la réduction des menaces et la préservation des habitats avec un effort particulier dans les sites vacants, seuls espaces à même de permettre un développement futur de la population d'Aigle de Bonelli.
Pour cela, sept objectifs, déclinés en 27 actions, ont été fixés :
1. réduire et prévenir les facteurs de mortalité d’origine anthropique ;
2. préserver, restaurer et améliorer l’habitat ;
3. organiser la surveillance et diminuer les sources de dérangements ;
4. améliorer les connaissances pour mieux gérer et mieux préserver l’Aigle de Bonelli ;
5. favoriser la prise en compte du Plan dans les politiques publiques ;
6. faire connaître l’espèce et le patrimoine local remarquable ;
7. coordonner les actions et favoriser la coopération internationale.



Pour le Gyapaète Barbu :
la situation est différente et il s'agit de mettre en cohérence les différents textes définissant les périodes sensibles où nos activités sont limitées par Arrêté:

En effet, l’arrêté ministériel en question définit la période de sensibilité du Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) comme allant du 1er octobre au 31 août. alors que le plan national d’actions 2010-2020 consacré à l’espèce définit la période de sensibilité comme telle : 1er novembre au 15 août.

Argumentaire :

Dans le cadre de l’élaboration du plan national d’actions consacré au Gypaète barbu, la communauté scientifique a défini dans les Pyrénées la période de sensibilité de l’espèce entre le 1er novembre et le 15 août, ces deux dates correspondant au choix des sites de nidification d’une part et à l’envol du jeune en cas de succès de la reproduction d’autre part.

1) Les dates du 1er novembre au 15 août dans les Pyrénées étant considérées comme les plus adaptées en fonction de l’état des connaissances, la mise en conformité des dates de sensibilité apparaissant dans l’arrêté ministériel méritent d’être revues. Dans les départements des régions Rhône Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur, cette période est portée du 1er novembre au 31 août étant donné que peu de couples et oiseaux sont issus d'un programme de réintroduction et que les envols se font un peu plus tard.

2) Dans le cadre de la mise en œuvre du plan national d’actions, la LPO Pyrénées vivantes mène des démarches de conciliation des usages avec la présence du Gypaète. Ces démarches peuvent aboutir à la mise en place de conventions de gestion qui prennent comme balises temporelles la période de sensibilité définie dans le PNA.

3)      Par ailleurs, la période du 1er octobre au 31 août a été prise en compte dans le cadre de l’arrêté préfectoral de protection de biotope (2012 304-005) portant protection sur le site de reproduction du gypaète barbu sur une partie du territoire communal de Larrau, par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

Cet arrêté vient s’inscrire en complément de l’arrêté ministériel du 29 octobre 2009 qui établit l’interdiction de perturbation intentionnelle de l’espèce, en précisant la période au cours de laquelle s’applique l’interdiction sur l’aire de nidification et sur le lieu de la placette d’alimentation.

Au regard de ces arguments, il apparaît donc important de modifier la période de sensibilité mentionnée à l’arrêté ministériel du 12 décembre 2005.




Rappelons ici ce qu'est un APB et ses contraintes comme nous l'a fait remarqué un de nos lecteurs :

Arrêtés préfectoraux de protection des biotopes

Articles L.411-1 et L.411-2, R.411-15 à R.411-17 du code de l’environnement.
Circulaire n°90-95 du 27 juillet 1990 relative à la protection des biotopes nécessaires aux espèces vivant dans les milieux aquatiques.

L’arrêté de protection de biotope a pour objectif la préservation des milieux naturels nécessaires à l’alimentation, à la reproduction, au repos ou à la survie des espèces animales ou végétales protégées par la loi. Un biotope est une aire géographique bien délimitée, caractérisée par des conditions particulières (géologiques, hydrologiques, climatiques, sonores, etc).
Il peut arriver que le biotope soit constitué par un milieu artificiel (combles des églises, carrières), s’il est indispensable à la survie d’une espèce protégée. Cette réglementation vise donc le milieu de vie d’une espèce et non directement les espèces elles-mêmes.

L’arrêté de protection de biotope est actuellement la procédure réglementaire la plus  efficace pour préserver des secteurs menacés. Elle est particulièrement adaptée et usitée pour faire face à des situations d’urgence de destruction ou de modification sensible d’une zone.

Régis par les articles L 411-1 et L. 411-2 et la circulaire du 27 juillet 1990 relative à la protection des biotopes nécessaires aux espèces vivant dans les milieux aquatiques, les arrêtés de protection de biotope sont pris par le Préfet de département. Cet arrêté établit les mesures d’interdiction ou de réglementation des activités pouvant porter atteinte au milieu (et non aux espèces elles-mêmes relevant déjà d’une protection spécifique au titre de leur statut de protection) : pratique de l’escalade ou du vol libre pendant une période définie, écobuage, circulation des véhicules à moteur, travail du sol, plantations, etc.
L’arrêté peut interdire certaines activités, en soumettre d’autres à autorisation ou à limitation.
Il s’agit d’une mesure de protection qui, par son caractère déconcentré, peut être rapide à mettre en place. En vertu des textes, seuls deux avis simples doivent être recueillis : celui de la commission départementale compétente en matière de nature, de paysages et de sites, et celui de la Chambre d’agriculture. L’avis de l’Office national des forêts est également recueilli si le territoire est soumis au régime forestier.
Des arrêtés modificatifs peuvent être pris pour adapter la protection à la modification de l’environnement comme l’apparition de nouvelles menaces ou l’évolution de l’intérêt biologique. Elle ne comporte toutefois pas, en elle-même, de moyens spécifiques de suivi et de gestion des milieux.

L’inobservation des prescriptions de l’arrêté de protection de biotope est répréhensible du seul fait que l’habitat d’une espèce protégée est altéré. Les infractions sont des délits punis des peines prévues à l’article L.415.3 du code de l’environnement pouvant aller jusqu’à 9000 euros d’amende et six mois d’emprisonnement.
Il n’est pas nécessaire, pour emporter condamnation, de démontrer que des spécimens ont été détruits (CA Rennes 2 juillet 1992, Salou n°1021/92). Cette jurisprudence a été confirmée par la cour de cassation dans un arrêt du 12 juin 1996.
Dans nos différentes publications sur les circuits d'escalade de Fontainebleau, nous avons parfois évoqué les circuits faciles, leur rôle et leur histoire parfois controversée.
En 1947, lorsque Fred Bernick traça les premiers parcours, l'idée était de proposer un enchaînement long de montées et descentes pour se préparer physiquement aux courses de montagne.

Si la pratique de l'escalade a bien changé depuis, il reste quelques parcours typiques de cette époque. Parmi ceux ci, figure le SPM (Super Parcours Montagne), combinaison AD+ de trois circuits et les 6 km du Parcours Montagne de Franchard, beaucoup plus faciles, qualifiés en 1961 de "Cerise du débutant". Un de nos éco-respondants, François, Quiquet, vous propose de redécouvrir ce parcours remarquable et peu fréquenté.



"Quoi, il y a un parcours-montagne à Paris" ? C’est peut-être difficile à croire mais pourtant c’est la réalité. Et lorsque François nous en a demandé le topo, nous n'avions à lui fournir que l'article de Paris Cham' de 1961 ou la fiche topo du guide Escalades et randonnées des années 80. Comme François est aussi un aventurier, il a relevé le gant et publié son aventure sur son site (voir en bas d'article).

Le parcours montagne se trouve dans le secteur de Franchard-Cuisinière et enchaîne petites escalades et marche sur cailloux. Répertorié comme circuit orange F+ N° 3, sa couleur orange ne doit pas dissuader le débutant car sa difficulté  ne correspond pas à la couleur traditionnellement AD (Assez Difficile) pour ce coloris. Tracé initialement en rouge en octobre 1960 par un groupe du CAF animé par Jacques Meynieu, sa couleur lui valait le petit nom de "Cerise du débutant". (L'histoire des circuits de Bleau est à lire ici).

Le parcours est un boucle dont le balisage a été en partie refait ces dernières années passant parfois du jaune à l'orange et donc pas toujours facile à suivre. Quant à la numérotation (le numéro 75 qui est à la fois le point de départ et le point d’arrivée), elle est très espacée n'étant là que pour guider le grimpeur notamment lorsque l'aller et le retour sont proche.

Article de Jacque Meynieu
publié en février 1961 dans le journal du CAF idf : Paris Cham'
 Ces numéros ne désignent pas des rochers remarquables ou plus difficiles. Ils ont simplement pour but de faciliter le parcours et éviter de sauter certains secteurs. Certaines marques sont très anciennes voir presque effacées.
Pour faire le parcours-montagne de Franchard-Cuisinière, il suffit donc de suivre le balisage, dans n’importe quel sens. Certains recommandent de le suivre dans le sens inverse des aiguilles d’une montre car les marques seraient plus visibles.



Topo Arthaud Escalade et Randonnée des années 80




La distance à parcourir  est de l’ordre de 6 km. Le parcours total, sans « tricher » et sans arrêt représente un réel test d’entrainement physique. En y allant doucement, il doit se parcourir en 6 h et un grimpeur connaissant le site le fait en moins de 4h. 

Notre ami Soleg le considère comme un excellent parcours de trail "engagé". En respectant le parcours avec ses escalades, le temps de référence est sans doute celui établi par Jacques Olivet, un très fort grimpeur des années 70, de l'ordre d'1h10. En le suivant, Soleg tournait dans les 1h20, déjà très bon ! Bien entendu, cela demande un niveau d'escalade un peu plus élevé que celui de débutant pour pouvoir courir sur ces blocs.

Par temps humide, comme l'a testé François, il faut être très prudent car les rochers sont très glissants surtout ceux recouverts de mousse et de lichens.  En simples baskets, bonjour les glissades ! Quant à son avis sur la difficulté d'escalade, François nous dit :

Facile, Facile... pas certain
Photos : François Quiquet
"Certains disent que c’est de la marche sur cailloux ! Je dirais plutôt que c’est de l’escalade qui peut quand même s’avérer difficile, délicat voir dangereux pour les novices, comme moi. Mais je trouve que le parcourir est plutôt ludique. Il permet, comme ont dit, de se faire la caisse avant de partir en montagne, sur une course d’arête".




Le point le plus délicat outre le parcours sera le choix du matos  ! On a tout lu et tout entendu. Grosses chaussures ? Chaussons ? Chaussures de trail ? Simples baskets ? Tout est possible mais l’utilisation des « grosses » sur ce parcours peut engendrer des dommages importants au rocher. Les chaussons ne sont pas nécessaires et risquent fort de s'avérer très inconfortables ! Le plus simple reste donc des baskets mais avec une semelle bien adhérente, le top étant les chaussures de type "approche" avec une semelle possédant une "climbing zone".





Bref, ce très beau parcours gagne à être plus connu et parcouru d'autant qu'il traverse des points de vue remarquables sur toute la crête de Franchard. Un bon début pour se préparer à la montagne...

Compte tenu de la fermeture du Parking de Cuisinière, on peut aussi démarer le circuit ailleurs soit en partant de l'Ermitage, soit en en remontant depuis la route des Gorges...
Vous pouvez retrouver d'autres photos de ce test fait en novembre 2012 par François sur son site Un monde d'aventures.


Le site Un Monde d’Aventures (avec un S) a été créé par François Quiquet qui en assure également l’administration et la mise à jour. François a créé ce portail dans le but partager le monde de l’aventure avec le plus grand nombre.Il s’agit de parler de toutes les aventures, sous toutes ses formes, celle que l’on croise au coin de la rue ou en bas de chez soi, comme celle des grands aventuriers.
Le site parle donc de l’actualité du monde de l’aventure, de l’exploration, des voyages de grande itinérance. Il fait le suivi des aventuriers, des explorateurs et des voyageurs au long cours. Depuis peu, le site aborde également les thèmes suivants : les voyages alternatifs, le couchsurfing, le woofing, l’humanitaire, l’auto-stop, les expériences au bout du monde, en dehors des sentiers battus, les trips écolo, les festivals, les aventures locales et lointaines, les expériences alternatives, le voyage actif, l’intérêt des voyages proches, le voyage lent et moins polluants ….

Bien sûr, de temps en temps, sur un coup de coeur, un article peut sortir de la thématique principale et présenter un sujet que François juge pertinent.
Le site propose chaque semaine des interviews de voyageurs ou d’aventuriers. Il propose une base de données très complète sur les festivals de voyage et d’aventure. La liste des manifestations est consultable sur une carte interactive mais aussi sous la forme d’un agenda. Le site dispose aussi d’une bibliothèque de livres, de guides et de films que nous recommandons.
Avatar of François
Dans la vie professionnelle, François est ingénieur réseau. Mais dans la vie de tous les jours, c’est un passionné d’outdoor.  D’une façon générale, la randonnée, le trek, le ski et l’alpinisme font partie de ses passions. Il aime les partager et ce site est un support pour le faire.



François est un passionné des grands espaces sauvages et des mondes polaires. Il a réalisé plusieurs raids autonomes au Groenland et en Laponie. Il aime partager sa passion à travers ce site.
Vous pouvez aussi consulter d'autres sites sur ce parcours comme celui de Mon cahier Nature, celui du RSCC (Club FSGT) voir en parler sur le forum de Bleau par exemple.
Accès parking Isatis : unique pour tous les spots de Franchard (GPS du stationnement sont 48.411158,2.598489 ou sur une carte, UTM 0470300/5362060) sauf pour celui de Franchard Ermitage, (GPS 48.409035,2.634742 et sur une carte UTM 0473000/5361790).
Nous avons été les premiers à vous parler de l'observatoire de nos amis de l'Association des amis de la forêt de Fontainebleau, de ses résultats et même à faire un lien vers la saisie en ligne de leur formulaire de signalement (depuis la colonne de gauche).
Mais, bien entendu, les AAFF ne sont pas les seuls à veiller au grain et les randonneurs seront heureux d'apprendre que la FFR n'est pas en reste ! Elle a mis en place un dispositif appelé Eco-veille beaucoup plus étendu et qui rappel égallement que faire en cas d'incendie.
Voilà ce que vous devez savoir sur cette alternative à l'observatoire des AAFF.


Eco-veille®, c'est la veille sur les sentiers, une démarche qualité de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre qui a pour but de sensibiliser les citoyens de tous âges (adultes, enfants, scolaires) à la protection de l'environnement et plus particulièrement à la préservation des chemins et sentiers de randonnée pédestre.
Les missions du réseau :
• Surveiller l’état des chemins et de leur environnement proche.
• Sensibiliser : faire comprendre aux randonneurs et plus largement aux citoyens, que la préservation des sentiers et de leur environnement repose sur une action permanente demandant la participation de tous.
• Agir : en protégeant ou en réparant, directement et concrètement (avec les forces du réseau) ou indirectement, en relayant le problème aux acteurs et décideurs compétents.
• Développer d’autres initiatives : faire participer directement les citoyens à la préservation du sentier et de son environnement, en organisant d’autres initiatives pouvant les concerner et les responsabiliser (ex : le recyclage).
• Communiquer : valoriser l’implication de chacun dans ces démarches de protection de l’environnement.
 
Pour y participer, 2 solutions (comme pour l'observatoire des AAFF) :
- le signalement par courrier papier,
- la saisie en ligne 

Sur papier ou par courriel : Avant de partir en randonnée en Seine-et-Marne, munissez-vous d'une fiche Eco-veille® que vous pouvez télécharger au format pdf en cliquant sur ce lien ou dans les offices de tourisme, si vous observez sur un itinéraire un dépôt sauvage d'ordures ou un Itinéraire mal entretenu remplissez cette fiche et renvoyez là nous.
Fiche à télécharger et à renvoyer à l'adresse : ecoveille77coderando@gmail.com 

Autre solution, à votre retour de rando, la saisie de la f
iche Ecoveille® en ligne sur le site de la FFR ou sur celui du CODERANDO 77 (11 rue Royale 77300 Fontainebleau 016071 9116)
Eco-Vigilance Incendie en Forêt : 
Les risques d'incendies en forêt sont un risque à ne pas négliger. Animateur et randonneur, il est donc important d'être vigilant en cas de sortie en forêt et de se renseigner au préalable avant toute randonnée.
Même si les feux d'importance en Ile de France restent assez rares, nul n'est à l'abri : la FFR communique donc sur ce risque en mettant en ligne "une visite virtuelle" afin de renseigner concrétement les randonneurs sur le comportement à avoir en cas d'incendie.

Un portail à consulter impérativement avant de préparer vos randonnées !
La Fédération Française de la Randonnée Pédestre (FFRandonnée) est une association loi 1901, reconnue d'utilité publique et agréée par le Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et le Ministère de l'Environnement pour son rôle en matière de protection, de maintient des chemins et de sauvegarde de l'environnement naturel.
Elle a pour but de promouvoir la randonnée pédestre comme pratique sportive et comme activité de loisirs au bénéfice du bien-être et de la santé. Elle constitue la structure de référence en matière de randonnée pédestre.
En 2011, la FFR c'est :
- 207 000 licenciés
- 120 comités départementaux et régionaux de la randonnée pédestre
- 3 360 associations
- 180 000 Km de sentiers balisés GR®(Grande Randonnée) , GRP® (GR de pays )et PR® (promenades et randonnées).
- 280 Topo-Guides®




Le portail Eco-veille sur le site de la FFR
 
En Seine et Marne, nous avons plus de 4 000 km de sentiers balisés en plus des célèbres sentiers bleus du XIXe. Si quelques uns sont balisés, entretenus et surveillés par diverses intervenants, le gros du travail est fait par les bénévoles de la FFR.
Le CODERANDO 77  a donc aussi sa page facebook : J'aime la randonnée en Seine et Marne
 
Donc, pour ce qui est de la saisie en ligne, voici à quoi ressemble la fiche du CODERANDO 77. Nous l'avons trouvé assez pratique mais peut être un peu trop détaillée par rapport à celle de l'observatoire des AFF notamment dans la partie "données personnelles".
Reste à savoir si :
- elle sera rapidement traitée après un signalement,
- elle sera traitée tout court si l'on signale un problème sur un sentier bleu entretenu par l'AFF.
 
 
A tester donc !

Fiche Ecoveille en ligne

Formulaire fiche Eco-veille
Veuillez laisser ce champ vide

CODERANDO 77
Eco-Veille
60, rue Jean Mermoz
77400 Lagny sur Marne

Fiche Eco-veille en ligne
Dès réception de cette fiche, le Comité étudiera l'anomalie afin d'améliorer ou de rétablir au plus vite l'itinéraire.
Coordonnées
 
 
Date du constat
 Jour  Mois  Année
 
Point de depart :
Ville de depart :
Type de chemin :
Autre sentier : (Preciser) :
Ref du topoguide utilisé :
Nom du circuit :
PROBLEME CONSTATE :
ETAT DU CHEMIN :
Preciser (Etat du chemin barre;) :
ENVIRONNEMENT : :
Preciser (Autres nuisances) :
BALISAGE :
SIGNALETIQUE :
Preciser (Autre probleme de signaletique) :
SECURITE :
 Passage dangereux  Autres  
 
Preciser (Autres probleme de securite) :
Observations complémentaires
Nom (obligatoire) :
Prenom (obligatoire) :
Adresse :
CP :
Ville :
Votre adresse Email (obligatoire) :
Association :
Licencié Féderation Francaise Randonnée :
Oui Non
Fichier joint  
Un décret, publié le 29 décembre 2012 au Journal officiel, introduit dans le code de l'environnement les dispositions réglementaires nécessaires à la définition et à la mise en oeuvre de la trame verte et bleue. Plusieurs étapes dans la mise en place de la trame verte et bleue (TVB) avaient été franchies avant la publication de ce texte. Deux décrets en date du 28 juin 2011 avaient fixé la composition et le fonctionnement du Comité national et des comités régionaux "trame verte et bleue". Le Comité national a été installé par la précédente ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, le 18 octobre 2011.
Mais alors que le décret avait été mis en consultation en novembre 2011 et que sa publication était attendue dans la foulée, il aura fallu finalement attendre plus d'un an pour le voir effectivement publié. Il faut dire que certains points d'achoppement existent, notamment les craintes du monde agricole relatives à un empiètement des corridors écologiques sur les terres agricoles, la crainte des chasseurs, celles des élus locaux (ralentissement de leurs projets d'urbanisme) ou celles des opposants à la main mise organisée par les associations écologistes (WWF, FNE...) ont pu contribuer à une mise en sourdine du projet.

Au final, en quoi consiste la trame verte et bleue ?
Elle est définie comme étant "un réseau formé de continuités écologiques terrestres et aquatiques
". Elle constitue "un outil d'aménagement durable du territoire
" et contribue à "un état de conservation favorable des habitats naturels et des espèces et au bon état écologique des masses d'eau".
Les continuités écologiques qui constituent la TVB comprennent des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques. "Leur identification et leur délimitation doivent notamment permettre aux espèces animales et végétales dont la préservation ou la remise en bon état constitue un enjeu national ou régional de se déplacer pour assurer leur cycle de vie et favoriser leur capacité d'adaptation
", expliquait le ministère de l'Ecologie.
Un document-cadre national intitulé "Orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques" doit être élaboré par le Comité national. La loi dispose que "les documents de planification et projets relevant du niveau national, et notamment les grandes infrastructures linéaires de l'Etat et de ses établissements publics, sont compatibles avec les orientations nationales
". Le décret renvoie toutefois à une loi ou à un texte réglementaire la définition des documents et projets concernés par cette obligation de compatibilité.
SRCE : Schémas régionaux de cohérence écologique
Les continuités écologiques doivent être identifiées par les schémas régionaux de cohérence écologique, élaborés conjointement par les présidents de conseils régionaux et les préfets de région, en association avec les comités régionaux "trame verte et bleue". Ces schémas, soumis à enquête publique, doivent prendre en compte les enjeux nationaux et transfrontaliers identifiés par les orientations nationales.
Ils doivent comporter six éléments : un diagnostic du territoire, les continuités écologiques retenues (réservoirs de biodiversité et corridors), un plan d'actions stratégique, un atlas cartographique, un dispositif de suivi et d'évaluation, et un résumé non technique. Le contenu de ces différents éléments est détaillé dans les articles R. 371-26 et suivants du code de l'environnement.

La loi prévoit que "les collectivités territoriales et leurs groupements compétents en matière d'aménagement de l'espace ou d'urbanisme prennent en compte les schémas régionaux de cohérence écologique lors de l'élaboration ou de la révision de leurs documents d'aménagement de l'espace ou d'urbanisme
". L'articulation des documents d'urbanisme (Scot et PLU) avec la trame verte et bleue constitue un point sensible.
Cette prise en compte des schémas régionaux s'applique également aux documents de planification et projets de l'Etat, des collectivités territoriales et de leurs groupements, et plus particulièrement aux projets d'infrastructures linéaires de transport de l'Etat.

"La question de l'opposabilité de la trame verte et bleue avait donné lieu à d'intenses débats devant l'Assemblée nationale
", rappellent les députés Bertrand Pancher et Philippe Tourtelier dans leur rapport d'information de février 2012 sur la mise en application du Grenelle. Les associations, FNE en tête, avaient regretté le "faible niveau juridique d'opposabilité" des dispositions relatives à la TVB. Or, le nouveau décret prévoit en outre une période transitoire pour la mise en oeuvre de cette obligation de prise en compte pour les documents de planification et projets déjà lancés.
Comme le rapportaient toutefois les deux députés, pour beaucoup de parties prenantes, "la mise en place d'un instrument flexible constitu[e] un préalable nécessaire et pédagogique, avant qu'un mécanisme plus contraignant puisse être envisagé
".
Mais où en est on ?

Les TVB et SRCE ont-ils été pris en compte dans toutes les modifications que l'on connait actuellement ? Cela semble être le cas du côté de Réseau ferré de France (RFF) si l'on en croit la porte parole environnement de l'entreprise. Elle avait ainsi largement défendu la prise en compte de la biodiversité dans les projets d'aménagement de LGV.  Leur guide d'intégration de la biodiversité dans les aménagements ferroviaire suffira t'il à nous en convaincre ?

Dans une itw donnée au Moniteur, elle affirmait :
"Pour la LGV Rhin-Rhône, un budget supplémentaire de 4,57 millions d’euros a été consacré à des actions en faveur de la biodiversité à proximité du tracé, avec un comité scientifique pour nous aider à sélectionner ces actions. Cela a mené à la préservation de frayères à brochet, à la protection de zones humides par l’achat de parcelles, à la création de vergers,  à la restauration de tourbières...
En quoi les Schémas Régionaux de Cohérence Ecologique vont-ils modifier la politique de RFF?
Ces schémas nous aideront à préciser les continuités écologiques à prendre en compte. Même si, nos lignes se déployant souvent sur plusieurs régions (cinq pour la LGV Paris-Orléans-Clermont-Ferrand- Lyon), nous faisons face à un défi d’harmonisation entre les diagnostics et les cartes de préfiguration en cours. Le débat public et la concertation sont pour cela fondamentaux: ils permettent de trouver le juste compromis, et de répondre collectivement à la question: «qu’est-ce que la société est prête à accepter pour répondre à un besoin de transport ?». La question de l’échelle est aussi importante, car plus les inventaires faunistiques et floristiques sont détaillés, plus les contraintes augmentent. Si on ne trouve pas de solution idéale, on se dirige alors vers des solutions de compensation, voire de déplacement de certaines espèces protégées, avec recréation d’un habitat adapté".
En Ile de France, on démarre seulement la consultation ! 

Nous avons parlé dans nos autres éditions des diverses consultations publiques et notamment de l'enquête sur de SDRIF ou du PADD et du SCOT. Pour autant, celle sur le SRCE d'Ile de France n'a débuté qu'il y a quelques jours pour s'achever le 19 juin !
Dans ce cas, on se demande bien à quoi elle sert vu que si les avis lui étaient majoritairement défavorables, il est déjà intégré dans les documents d'urbanisme précités. Bref, on n'a mis la charrue avant les boeufs. Mais nous vous invitons à y participer. Au passage, nous regrettons que cette enquête se fasse de manière très confidentiel et que l'on ne puisse pas y participer par e-mail comme pour l'enquête sur le SDRIF.
Nous avons déjà évoqué la Mountain Bikers Foundation, association nationale loi 1901, fondée le 09 octobre 2008 pour la défense des intérêts du VTT notamment lorsqu'elle a lancé sa campagne Non au VTT interdit. Bien que nous ne soyons pas toujours d'accord avec les vététistes bleausards, notamment dans l'usage des sentiers balisés pour piétons, nous sommes favorables à leur présence à Bleau. Depuis 2008, ils ont mis en place Les Brigades Vertes sur un modèles dont les grimpeurs pourraient aussi s'inspirer... En attendant de revenir sur une grosse manifestation à Bleau, la MBF recherche 6 bénévoles vététistes motivés pour faire la Brigade Verte de Bleau !



MBF veut mobiliser et rassembler les acteurs français du VTT autour du développement durable sous 3 axes :
• défendre l’accès de tous à la Nature et aux sites de pratique,
• sensibiliser la communauté vététiste aux impacts sociaux et environnementaux de notre pratique,
• promouvoir cette activité à travers toute action visant à son développement durable et lien avec toutes les composantes de la communauté VTT.


 
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, MBF ne fait pas la promotion de toutes ces pratiques que nous critiquons parfois dans nos articles (comme ici et ) mais belle et bien d'une pratique raisonnable du VTT. Pour cela, outre sa charte, elle fait la promotion de plusieurs clips de sensibilisation à la sécurité diffusés sur nombre de réseaux sociaux et auprès des Offices de Tourisme, des remontées mécaniques, des clubs et écoles de VTT...Ces clips sont un nouveau moyen d'affirmer que les vététistes prennent en main l'image de leur loisir !
Les messages véhiculés sont là pour diminuer le nombre d’accidents graves qui ne cesse de croître en améliorant l'équipement des vététistes, les comportements notamment face aux risques mais aussi pour une meilleure cohabitation entre les vététistes et les autres utilisateurs des sentiers. Le VTT est une activité ludique, notamment en descente, mais, s'il vous plait, respectez les itinéraires, ne sortez pas de la trace des sentiers, ne coupez pas tout droit dans la pente, cela accélère l'érosion, transforme un joli itinéraire en un espace raviné.

En plus de cela, le sentier perd de son intérêt technique et ludique. N'est-il pas plus plus intéressant de prendre le temps de passer une épingle sur le vélo, même si l'on doit s'y reprendre plusieurs fois avant de réussir, plutôt que de couper tout droit dans la pente en détruisant tout sur son passage ?
Les Brigades Vertes, lancées dès 2008, participent largement à cet objectif de reconnaissance du VTT en temps que pratique sensible au développement durable. Après 4 ans d’observation des comportements sur divers événements amateurs, les Brigades Vertes «de ramassage» sont mises à disposition des adhérents de l’association. La marque Brigades Vertes poursuit sont chemin et sera désormais dédiée aux tâches d’entretien du site de pratique lui même et à la mise en avant de ces taches réalisées bénévolement.

L’objectif de ces nouvelles Brigades Vertes est :
• de créer un réseau d’actions exemplaires
• de motiver tout vététiste à s’impliquer pour son site de pratique, en lien avec propriétaires et gestionnaires
• de communiquer, de valoriser ce travail auprès de la communauté, des décideurs locaux et nationaux

Ces travaux à Larchant sont exemplaires...
Vous passé Brigades Vertes quand ?

Pour accroître son réseau, MBF cherche 6 BV pour Fontainebleau et lance une enquête en ligne pour la France.
Enquête "actions vertes bénévoles" à VTT
Vous avez mené une action type "Brigade Verte" :
- un ramassage de déchets, dans la Nature ou sur un événement
- l'entretien d'une portion de sentier ou d'équipements ,
- un aménagement léger ou plus lourd (sentier ou autres équipements...).

Bref, vous avez réalisé une action verte sur un site de pratique VTT...
L'objectif est de VOUS mettre sous le feu des projecteurs et surtout de donner à d'autres l'envie d'agir comme vous l'avez fait ! Merci de vous arrêter quelques instants. Répondez à ce questionnaire.


Exemple de question posée :
En quoi a consisté cette action Brigade Verte ? *
Une seule réponse possible.
·         Ramassage de déchets sauvages (par exemple, une déchetterie sauvage avec un amoncellement présent depuis plus ou moins longtemps...)
·         Ramassage de déchets sur/pour un évènment (déchets générés par l'évènement et ses pratiquants + sensibilisation)
·         Entretien d'un point chaud sur un chemin (les 10 mètres abimés qui méritent un bon coup de pouce de temps à autres)
·         Entretien d'une portion de chemin (plus d'une centaine de mètres de sentier)
·         Réouverture d'une portion de sentier (remise en état sentier abandonné, débroussaillage, stabilisation légère)
·         Entretien d'équipements divers dans la nature (poubelles, nichoirs...)
·         Aménagement d'une petite portion de sentier (ex : tracage d'une épingle pour couper une portion "droit dans la pente" qui a tendance à s'abimer)
·         Aménagement total d'un site de pratique
·         Pose d'équipements (poubelle, barrière, nichoirs, etc...)


NATURE