Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-05-12

En septembre 2012, à l’occasion des Championnats du monde d’escalade organisés à Bercy, l’IRDS publiait un premier dossier sur l’escalade en Île-de-France que nous avions critiqué pour sa partialité, consacré quasi exclusivement  à la FFME et sa politique de développement des Structures Artificielles d'Escalade (SAE). Contacté, l'IRDS nous avait alors promis une deuxième étude. La publication de ce second volet qui met en avant les autres acteurs franciliens de la discipline : la Fédération des clubs alpins de montagne (FFCAM), et la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), COSIROC et donne  aussi un éclairage sur la pratique en sites naturels (SNE). Au passage, l'IRDS consacre dans cette enquête l'escalade et les sports de nature pratiqués à Fontainebleau (au sens le plus large) comme un élément économique et tourstique très important !




Petit rappel : qu'est-ce que l'IRDS ?

L'institut de recherches et développement du sport est une structure publique qui a pour mission :
· de contribuer à la création d'un observatoire du sport en Île-de-France, d'en exploiter les données et d'en diffuser les résultats ;
· de définir et conduire la réalisation d'études permettant de comprendre les évolutions des pratiques et attentes des Franciliens, d'en donner une appréciation prospective afin d'éclairer l'action des différents partenaires et de favoriser le développement du sport, notamment l'accession au sport de haut niveau ;
· de favoriser la diffusion des travaux réalisés par d'autres organismes sur ces sujets, ;
· de répondre à toute autre mission confiée par l'administration centrale ou les services déconcentrés de l'Etat (ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative), par l'administration régionale ou par le CROSIF.

En conséquence (et par rapport aux critiques et commentaires de notre précédent article) sa vision est REGIONALE.


Si dans cette nouvelle enquête, nous n'avons pas appris grand chose, c'est tout de même un travail remarquable de synthèse réalisé par Benoit Chardon. Il aborde la situation du CAF, de la FSGT et des sites naturels. C'est bien entendu cette partie qui a retenu notre attention suite à nos précédentes critiqued du sujet.

Premier constat, l'IRDS manque certainement de données fiables et quantifiables sur la forêt (faute d'enquête) mais souligne son importance notamment économique. Dommage, que cette étude n'ait pas été faite plus tôt, elle aurait peut être permi d'orienter le SCOT différemment (c'es à dire non pas vers le tourisme de luxe mais vers le tourisme vert !).

"[...] Il est difficile de mesurer précisément le nombre de grimpeurs qui viennent arpenter ces sites naturels car l’accès est gratuit, ouvert à tous, et les points d’entrées multiples. Des enquêtes réalisés sur les parkings et qui consistent à compter les voitures ainsi qu’à relever les plaques d’immatriculation montrent toutefois que cette fréquentation est importante (plusieurs dizaines de milliers de grimpeurs), qu’elle a beaucoup augmenté au cours de ces dernières années, et que la part des étrangers est de plus en plus importante."

"Cette hausse s’est opérée sur les week-ends où des pics d’affluence de plusieurs milliers de grimpeurs peuvent être observés en haute saison, mais aussi sur les jours de la semaine où la fréquentation était très faible auparavant. Une étude, réalisée pour le Conseil général de Seine-et-Marne dans le cadre de la CDESI 77 estime que la pratique de l’escalade dans le département représente un volume de plus de 900 000 ½ journées par an dont 85 % concernent une pratique autonome."


"Parmi les personnes qui fréquentent les rochers de Fontainebleau on note une présence importante de provinciaux et d’étrangers qui s’explique par la notoriété mondiale du site. Les principaux pays représentés sont l’Allemagne, la Hollande, la Suisse, la Belgique, et l’Italie. [...] Sur les sites les plus connus, les touristes étrangers sont généralement majoritaires en semaine, alors que la situation s’équilibre le week-end, avec notamment une forte présence de Franciliens le dimanche."
[...]

"Cette forte fréquentation des sites a des retombés économiques importantes sur le territoire, en termes de consommations de services touristiques, et d’emplois."
[...]
La présence de grimpeurs en particuliers ceux provenant d’autres régions de France ou d’autres pays a un impact sur la consommation de services touristiques (restauration, hébergement, transport, commerces…) et aussi des conséquences en termes d’emplois. À titre d’exemple le poids socio-économique des sports de nature en Seine-et-Marne(Schéma départemental des sports de nature 2009-2013. Conseil général 77. 2009) est estimé à 4 000 emplois environ (dont 1 500 en lien avec l’activité escalade), 565 structures associatives ou commerciales réalisant 26 millions d’euros de chiffres d’affaires, plus d’1,3 millions de nuitées touristiques et 52 millions d’euros de dépenses de consommation."
"Des offres de logement bon marché existent à proximité pour accueillir les voyageurs (gîtes d’étapes, campings, hébergements collectifs) [...]
. Les campings et les gîtes sont pleins la majeur partie de l’année, et une dizaine de nouveaux gîtes ont ouvert en 2012. Le développement futur de la fréquentation des rochers de Fontainebleau nécessiterait une plus grande capacité de parking pour éviter le stationnement anarchique, et de meilleures capacités d’hébergement des étrangers et des provinciaux. Des campings et bivouacs sauvages sont souvent observés. Ces pratiques sont interdites car elles augmentent les risques d’incendies et entraînent des problèmes de propreté des sites. Mais les possibilités d’aménagement sont réduites car le site de Fontainebleau est protégé."


Publié par l'IRS dans une précédente enquête, la Seine et Marne et les Yvelines tiennent le haut du pavé
en matière de sites naturels pour la pratique des loisirs

Deuxième constat, l'IRDS relève comme nous le faisons depuis des années, l'inssufisance des moyens mis en place pour réparer et minimiser les impacts des sports et loisirs de pleine nature sur le site.
"Des sites victimes de leur succès

[...] Le succès de l’escalade en milieu naturel pose la question de la surpopulation et de la préservation des sites. D’autant que les grimpeurs ne sont pas les seuls usagers de la forêt (cyclistes, marcheurs, cavaliers…). Un développement maîtrisé de ces activités afin d’une part, d’éviter les conflits d’usages et d’autre part, de préserver la qualité de l’environnement garantirait aux Franciliens de pratiquer leur sport de nature dans de bonnes conditions. C’est en partie le rôle des CDESI de veiller à ce bon développement. L’entretien des sites d’escalade est assuré conjointement par la FFME, le COSIROC et l’ONF. Les moyens sont cependant insuffisants face à la forte fréquentation et les opérations d’entretien, de nettoyage et de sensibilisation reposent la plupart du temps sur le bénévolat. [...]
"La forte fréquentation des sites nécessite un entretien important et pose la question de leur préservation. Plusieurs problèmes sont identifiés : le patinage de la roche due à des pratiques inappropriées, la souillure des sites par des détritus et l’abus de l’usage de la magnésie, et surtout l’érosion des sols. Cette dernière peut avoir plusieurs conséquences : le creusement des chemins, le ravinement des sites, le déchaussement des blocs… Mais les grimpeurs ne sont pas les seuls utilisateurs des sites naturels et d’autres phénomènes d’érosion existent liés à la pratique de la marche, du vélo, de l’équitation ou encore à l’utilisation de véhicules motorisés (quad, 4X4, moto). Les grimpeurs sont d’ailleurs considérés par l’Office National des Forêts (ONF) comme un public plutôt respectueux de l’environnement.En Île-de-France l’entretien des sites naturels d’escalade repose essentiellement sur le Comité de Défense des Sites et Rochers d’Escalade (COSIROC) et sur la fédération délégataire (FFME). En réalité, ce sont plus de 50 acteurs qui sont concernés par la préservation des sites. Si la majorité d’entre eux sont affiliés au COSIROC, d’autres, comme Bleau Libre Organisation (BLO) ou Climbing Attitude (pour ne citer que ceux-là), veillent également à la préservation, l’entretien, et au libre accès de tous aux sites d’escalade. "


[...]


Ce tableau du nombre de circuit n'est sans doute pas tout à fait à jour montre l'assez bonne répartition
géographique des circuits et l'importance de ceux-ci dans les niveau enfants à AD+
Source FSGT/IRDS

"La maintenance des circuits d’escalade comprend l’entretien des balisages, le nettoyage des passages d’escalade (suppressions des traces de magnésie, branches encombrant le tracé du circuit), des actions ponctuelles de stabilisation des sols au pied des voies, des modifications de parcours pour cause d’érosion ou d’intérêt technique, de la surveillance, de la maintenance d’équipements de sécurité notamment broches d’assurage sur les rochers les plus hauts)…"

"Ces opérations courantes sur les 300 circuits de la région représentent un volume de travail qui est estimé à trois équivalents temps plein. Actuellement ces actions sont principalement réalisées par des bénévoles. La forte croissance de la fréquentation qui augmente les tâches d’entretien, ne s’est pas accompagnée d’un accroissement du nombre de bénévoles. Aujourd’hui il devient difficile d’entretenir la totalité des circuits de la région, et les acteurs concentrent leurs actions sur les plus fréquentés. "


"En-dehors des opérations courantes d’entretien, il existe également des travaux qui concernent essentiellement des aménagements destinés à empêcher l’érosion des sols [...]. Il s’agit de travaux réalisés par l’ONF, et, lors d’actions ponctuelles, par la mobilisation de bénévoles. [...]. L’ampleur des travaux nécessaires et leur dispersion géographique rendent difficile la réussite complète de la lutte contre l’érosion sur le massif de Fontainebleau, malgré le soutien financier des partenaires de l’ONF."

"En 2012, le budget de l’ONF pour l’entretien de la forêt de Fontainebleau était de 650 000€, auxquels s’ajoutent 1 million d’euros d’investissement en projet d’accueil et de protection de l’environnement. La lutte contre l’érosion est prise en charge sur une partie des budgets entretien pour les petits travaux et une partie des budgets investissement pour des projets plus ambitieux (> 10 000 €). En tout, la lutte contre l’érosion consomme un crédit de 30 000 à 40 000 € par an.

Enfin, l'IRDS démontre le rôle des associations autres que la fédération délégataire. Il consacre une part importante du dossier à l'analyse des pratiques des licenciés du CAF et de la FSGT et souligne que  "L’Île-de-France site majeur d’escalade" !

Source enquête IRDS
"Une étude a d’ailleurs montré que « 8 Franciliens sur 10 disent aimer aller en forêt et près de la moitié estiment y aller souvent ou très souvent ». Les sorties se font le week-end, les promenades et les activités sportives (randonnées, course à pied, VTT, pêche, équitation,…) y sont les activités prédominantes (23).



Le contact avec la nature est une motivation pour un sportif sur 2 !

Une autre étude souligne le développement des activités de nature sur le plan national avec la transformation des espaces ruraux, longtemps utiles aux pratiques agricoles, sous forme de réseau de sentiers et chemins(24).
(23) La fréquentation des forêts franciliennes.Credoc – Aev, 1999.
(24) Géographie du sport. Jean-Pierre Augustin. Armand Colin, 2007."


[...]


En 2007, l’Institut régional de développement du sport (IRDS) a mis en place un dispositif annuel d’enquêtes sur la pratique sportive des Franciliens. Ce dispositif a donné lieu à une première vague d’enquêtes qui actualise les connaissances sur la pratique sportive en Île-de-France. Elle soulignait notamment "que les départements de l’Essonne, des Yvelines et de la Seine-et-Marne ont les taux de sportifs les plus importants et la palette d’activités la plus diversifiée de la région. Il faut dire que ces départements ont sans doute l’environnement le plus favorable à la pratique d’une activité physique."
"La présence des blocs de Fontainebleau qui attirent une clientèle internationale, le nombre élevé de grimpeurs franciliens (environ 15 000 en clubs toutes fédérations confondues, plus les nombreux scolaires, et les milliers de pratiquants autonomes) font de l’escalade un sport très francilien, et de la région Île-de-France une terre de grimpeurs."


Dans son enquête et la précédente, l'IRDS nous a offert quelques données chiffrées par département sur les clubs et licenciées FFME et FSGT qu'il peut être intéressant de comparer.



 


 


Il est important de souligner un point à propose de l'analyse de l'érosion du nombre d'adhérents au CAF.

"Des « cafistes » de moins en moins nombreux qui s’éloignent de l’alpinisme

"Entre 2001 et 2010 les clubs alpins en Île-de-France ont connu en moyenne chaque année une baisse de 4,2 % de leurs effectifs de licenciés (figure 1). Dans le reste du pays, une baisse régulière mais moins prononcée est également observée depuis 10 ans. Pourtant les sports de nature dans leur ensemble sont en croissance constante (+ 47 % de licences enregistrées entre 2000 et 2010 selon le Ministère des sports(6)). En Île-de-France, notre dispositif d’enquête montre par ailleurs que le contact avec la nature est l’une des principales motivations des sportifs(7)."

"Selon les clubs alpins français, la baisse des effectifs s’explique en partie par une moindre fréquentation de la haute montagne par les alpinistes au profit d’activités de moyenne montagne (randonnées à pied ou à vélo) qui se pratiquent facilement en-dehors de toute association."

"Parmi les 4 600 adhérents aux CAF franciliens, le nombre de licenciés déclarant pratiquer l’activité escalade est estimé entre 1 500 et 2 000.""La pratique en SAE est minoritaire au sein des CAF franciliens car contrairement à la FFME ou à la FSGT, ces derniers ne disposent que de peu de créneaux d’accès aux structures artificielles."


Sources :

http://www.irds-idf.fr/index.php?id=6

Les pdf des enquêtes

http://www.irds-idf.fr/fileadmin/Etudes/etude_483/irds_22.pdf
http://www.irds-idf.fr/fileadmin/Etudes/etude_479/irds_01.pdf
http://www.irds-idf.fr/fileadmin/Etudes/etude_391/dossier4.pdf







Le marais de Larchant présente un intérêt biologique exceptionnel, tant du point de vue de la flore que de la faune. Sa fonctionnalité, son patrimoine écologique et son paysage atypique constituent un enjeu majeur à l'échelle régionale. Classé en Réserve Naturelle, cet espace naturel privé a aussi une fonction pédagogique.

Nous avons parlé ici de l'importance du site en ce qui concerne les batraciens. Mais le marais c'est aussi une avifaune remarquable, des plantes rares, le tout à quelques mètres de deux sites d'escalade et randonnée exceptionnels. Le 25 mai prochain, à l'occasion des fêtes de la nature, vous avez donc la possibilité de découvrir ce site remarquable et, pourquoi pas, de poursuivre sur le sentier bleu du tour du Golfe avant de terminer à l'Auberge !


Le marais de Larchant se situe à l'extrémité sud du massif forestier de Fontainebleau, en limite ouest de la forêt domaniale de la Commanderie, à 8 km environ de la ville de Nemours.

Les 110 hectares du marais s'étendent au fond du  « golfe » délimité à l'ouest par la bordure du plateau du Gâtinais, extrémité orientale de la grande plaine de Beauce, et ouvert à l'est sur la rivière du Loing, dont un méandre l'a probablement façonné autrefois. Le marais est directement bordé à l'ouest par les parcelles maraîchères du village de Larchant, et partout ailleurs, il est cerné par la forêt domaniale de la Commanderie. Au nord-est, se sont les célèbres chaos de grès du massif de la Dame Jeanne, de l'Eléphant, de la Justice qui ferme le site.

En arrivant par l'ouest (c'est à dire du plateau), à hauteur de la Ferme du Chapitre, la vue embrasse l'ensemble de la commune de Larchant situé 60 m plus bas ! Au premier plan, le village typiquement médiéval surmonté par l'impressionnant clocher de l'église Saint-Mathurin, dont les travaux de restauration viennent de s'achever et à l'arrière-plan, le marais, enserré dans la forêt.





Concernant la faune, des travaux récents ont permis d'avoir une meilleure connaissance des populations d'oiseaux et insectes parmis les plus riches. Poissons, amphibiens, reptiles et mammifères ont été étudiés ou observés ponctuellement. Tout reste à faire concernant les lépidoptères (papillons), les mollusques, les chiroptères (chauve-souris).

La variation cyclique du niveau de l'eau au marais provoque une variation importante des espèces présentes, en diversité et en effectifs. Cette caractéristique originale confère au marais un intérêt scientifique toujours renouvelé.



Le site de la RNR de Larchant est une propriété privée appartenant à la SOMALA (Société du Marais de Larchant), société anonyme à capitaux familiaux.
Le marais de Larchant, Réserve Naturelle Volontaire depuis le 23 juin 1988, a été classé Réserve Naturelle Régionale (RNR) par décision du Conseil régional d'île-de-France du 27 novembre 2008. Le 20 décembre 2007, l'agrément de la réserve avait été renouvelé après présentation de son plan de gestion et du rappel de son intérêt écologique.

La gestion de la RNR est assurée par l'ARNML assisté par le bureau d'étude OGE, chargés d'élaborer, de mettre en œuvre et d'évaluer le plan de gestion de la réserve, de réaliser ou de faire réaliser l'ensemble des opérations nécessaires à la conservation du patrimoine naturel et au maintien des équilibres biologiques des habitats et de leurs populations animales et végétales, de contrôler l'application des mesures de protection, d'assurer l'accueil et l'information du public :
- Association de la Réserve Naturelle du Marais de Larchant (ARNML)
- Office du Génie Ecologique (OGE)

 
La décision de classement du marais de Larchant en Réserve Naturelle Régionale a été prise afin de mieux conserver et d'augmenter la biodiversité. Elle prévoit une règlementation concernant en particulier l'introduction d'espèces animales ou végétales non domestiques et/ou invasives, les atteintes portées à la faune et à la flore, le dérangement des animaux, la réalisation de travaux et de constructions, la destruction ou la modification des territoires dans leur état ou leur aspect. Elle fixe les conditions de visite du public.

La Réserve est incluse également à plusieurs périmètres protégés :
- La réserve de biosphère du pays de Fontainebleau, programme MAB (Man And Biosphere) de l'UNESCO (1998)
- Le site Natura 2000 du massif de Fontainebleau, ZSP (Zone de Protection Spéciale, directive « Oiseaux », 1979) et ZSC (Zone Spéciale de Conservation, directive « Habitats faune flore », 1992)
- La forêt de protection Massif de Fontainebleau, statut obtenu en 2002,
- Le territoire du PNR du Gâtinais Français,
- Et le site classé Bois de la Commanderie, de Larchant et de la Justice, sous gestion de l'ONF.

Le 25 mai, si vous ne connaissez pas encore ce marais, une visite (gratuite et guidée) s'impose mais comme les place sont limitées, il faut réserver dès maintenant ! Faites le car, la Randolune, l'autre évènement du 25 est déjà complet !

La Randolune est une courte (3 km) balade contée ouverte à toutes et tous de 5 à 99 ans (Gratuit pour les courtes pattes de moins de 12 ans- 4 euros pour les adhérents de l'association culturelle de Larchant - 6 euros pour les non adhérents) ponctuée d'animations et surprises ! Mais c'est COMPLET pour l'édition 2013 !!!




Vous pourrez toujours vous rabattre sur le sentier bleu du Tour du golfe de Larchant (TGL) balisé par les AAFF et la FFRP suite au travaux de la Comission Erosion.

En effet, comme nous l'avons expliqué dans cet article, Bleau s'écroule  et la Dame Jeanne (ou Jouanne), du fait de ses fortes pentes, est un des sites les plus touchés. Au point que le Préfet de Seine et Marne voulu l'interdire. Une forte mobilisation des associations, Cosiroc en tête, a permis la réhabilitation du site puis son aménagement par les services de l'ONF (du coup, certains secteurs sont très artificialisés). Le sentier fait deux boucles, l'une à la DJ, l'autre autour de l'Eléphant, plus grande, et plus naturelle. Contrairement à ce que laisse à penser l'affichage en place, ce sentier bleu n°19, n'est ni une création de Denecourt, ni une de Collinet et l'ensemble du site n'est forêt domaniale que depuis peu !

Au long de ce parcous qui multiplie les points de vue et la découverte de roches remarquables dont le plus célèbre est sans doute cet Eléphant (non actuel d'un rocher qui en porta beaucoup d'autres mais c'est une autre histoire) échoué au pied du rempart, lui aussi menacé par l'érosion et qui sera prochainement en travaux.

Un bloc mythique pour les grimpeurs (départ des circuits) que l'on peut appercevoir dans un Fantomas, rendu célèbre par une photo de grimpeur en noir et blanc (grimpeur qui n'est pas Patrick Edlinger comme on l'entend parfois) et sous lequel, Jacky Godoffe joua du piano !!!


Bien entendu, après tout cela, une halte (sur réservation aussi) à la non moins célèbre auberge de la DJ s'impose ! Elle n'a plus grand chose à voir avec le célèbre chalet Jobert ouvert en 1945 pour le plaisir des "parisiens".

Les années confirmeront la notoriété de l'établissement tenu d'une main de maître par la famille Jobert. Le bâtiment a été agrandi en 1964. Cette  construction en pierre qui jouxte le chalet comprend deux salles de restaurants en rez-de-chaussée (dont une où il restait possible de tirer son repas du sac) et deux étages. L'auberge devient aussi un hôtel.

A la retraite de son propriétaire l'auberge est confiée en location gérance à un jeune cuisinier qui l'exploitera jusqu'à l'hiver 2009. Merci Patrick ! Lors de son départ Madame Moreau-Jobert, propose à Laurence et Vincent Mével de reprendre la main et leur confie ainsi l'avenir de l'établissement.

Après plus de six mois de travaux, l'auberge rouvre le 6 février 2011.
On peut aussi s'héberger à Larchant pour approfondir l'exploration de se site remarquable qui offre de nombreuses grottes aux gravures préhistoriques !

Chambres d'hôtes

Sophie LAMIT vous accueille au pied de la basilique : 4 chambres d'hôtes
7, rue des Sablons 77760 LARCHANT
Tél : +33 (0)9 53 00 24 38 Mobile : +33 (0)6 71 39 05 77

Gites dans le village de Larchant

Les gites de la Dame Jouanne (5 personnes), de l'Eléphant (6 personnes), la Maison de Lise (6 personnes),
Mr et Mme Dury Alain 16 Rue de Chouard 77760 LARCHANT Tel / Phone : +33 6 33 42 47 88
Gite Saint Mathurin (4 personnes) Catherine Chappaz - Telephone : 06 74 48 44 14
Maryse-Jean-Francois THOUVENIN - 5 personnes 110 m²
 

Gites en forêt de la Commanderie à Larchant

Le gite Huygens (6 personnes) Le Moulin a vent 77760 Larchant Telephone: + 033 (0) 1 60 74 79 40
Portable + 033 (0) 6 11 18 66 28


Site de la commune

Rappel Agenda en Mai :
Les fêtes de la nature, le programme est là

Larchant Animation le site pour tous les rassemblements sportifs et culturels :

A relire sur l'érosion et la DJ

Le Land Art à Bleau est une pratique que nous aimons bien dans la mesure où les oeuvres sont éphémères et ne portent pas atteinte à la nature ou au patrimoine.

Nous avions par exemple sévèrement critiqué ce projet pédagogique qui avait mal tourné à Apremont bizons mais avions adoré les oeuvres de Catherine Miquel présentées dans un article de Grimper.

 Donc, pour celles et ceux qui voudraient découvrir cette pratique et s'y initier, l'association les ateliers du soleil prépare un festival de trois jours à Buthiers...


Voilà, la programmation du festival est sortie !

3e Festival LAND ART de BUTHIERS 3 JOURS DE LAND ART, DE RENCONTRES ET DE SPECTACLES... le Festival Land Art de Buthiers est un événement culturel et festif au sens large !

Pas de Cathy pour cette édition...
Il se déroulera sur 3 jours avec une journée consacrée aux enfants et deux jours au tout public. Huit artistes plasticiens professionnels réaliseront des oeuvres « in situ » quelques jours avant l’événement. Présents durant le Festival, ils accueilleront le public sur le lieu de leurs créations artistiques entre les rues du village, les espaces verts et la forêt.

Des spectacles en plein air auront lieu sur le site du Festival avec des percussions africaines, un spectacle de danse dans des bulles, un spectacle intéractif pour les enfants, une balade nocturne au milieu des oeuvres accompagnée d’une conteuse, des concerts... La plupart des spectacles et animations seront gratuites afin de permettre l’accès à tous les publics.

Comme pour les deux précédentes éditions, la participation des enfants à cet événement sera un point fort du Festival. Sur la journée du 17 mai, 12 classes maternelles et primaires de la région seront accueillies gratuitement sur le site du festival pour rencontrer les artistes et découvrir leurs oeuvres. Les enfants pourront eux-mêmes réaliser sur place des créations individuelles et collectives qui seront visibles des visiteurs pendant le week-end.

Vendredi 17 mai
LA JOURNÉE De 10 h à 16 h : visite pour les classes maternelles et primaires de la région, rencontre avec les artistes et création sur place pour les enfants qui le souhaitent.
LE SOIR 21 h : départ pour une balade nocturne en forêt au milieu des oeuvres Land Art animée par Stéphanie Fleury, conteuse.

Samedi 18 mai
LA JOURNÉE 14 h : percussions africaines avec le groupe Afriolé. Premières visites pour découvrir les oeuvres Land Art. 14 h 30 / 16 h / 17 h 30 : danse dans des bulles par la Compagnie Zélibulles. De 14 h à 18 h : ouverture du Land B’Art : crêpes, gâteaux, boissons + jeux en bois pour les enfants + fabrication du four avec votre aide.
LE SOIR 18 h 30 : apéro concert avec Noé le jeune accordéoniste 19 h 30 : repas indien 21 h : concert du groupe « Minuit 6 heures »

Dimanche 19 mai
LA JOURNÉE À partir de 11 h 30 : visites des oeuvres Land Art accompagnées du chanteur Gyraf et de Noé le jeune accordéoniste. 16 h : spectacle de Gyraf à partir de 3 ans. De 11 h à 18 h : ouverture du Land B’Art : crêpes, gâteaux, boissons + jeux en bois pour les enfants + expo des enfants des Atelier du Soleil + allumage du four.
LE SOIR 18 h 30 : pot de clôture avec artistes et bénévoles



Les tarifs :
Toutes les animations sont gratuites dans la journée. Seul le concert du samedi soir est payant.
Repas adulte : 15 € Repas enfant (-12 ans) : 8 € Concert adulte : 10 € Concert enfant (-12 ans) : gratuit Forfait adulte (repas + concert) : 20 €

Comment venir Accès par la route :
70 km de Paris par l’A6, sortie 14 Ury, puis la N152 direction Malesherbes, suivre les panneaux indicateurs « Base de Loisirs de Buthiers ». 25 km de Fontainebleau par la N152 direction Malesherbes, suivre les panneaux. 15 km de Milly-la-Forêt par la D410, suivre les panneaux. 30 km d’Etampes par la D62, traverser Malesherbes, direction Fontainebleau. 60 km d’Orléans par la N152, traverser Malesherbes, direction Fontainebleau.
Accès par le train :
Ligne D du RER jusqu’à Malesherbes, vous êtes à 25 min à pied de Buthiers.

Contact Association les Ateliers du Soleil Mail : lesateliersdusoleil@free.fr
Site : www.lesateliersdusoleil.fr

Vous pouvez télécharger les pdf : le programme, l’affiche et le dossier de presse...

Sonia ARNSTAM, coordinatrice du Festival : 06 86 35 83 46 Florence MOFAKHAMI, présidente de l’association : 06 76 10 88 46
 
La modernisation du droit de l’environnement a pour objectif de donner un cadre de règles favorable à un véritable développement durable : un niveau élevé de protection de l’environnement, facteur de développement économique et social. Or le droit de l’environnement subit aujourd’hui bon nombre de  critiques et cette miche sous cloche de la nature fait parfois grincer des dents. Mais pour une fois, l'Etat semble vouloir ouvrir au dialogue et propose donc une large consultation du public... A vous de voir.
La première étape des états généraux vise, d’ici au 25 juin 2013, à établir un diagnostic des qualités et des défauts du droit de l’environnement et à identifier les axes prioritaires de réforme qui devront, dans une seconde étape, faire l’objet d’un travail d’approfondissement en vue de leur mise en œuvre.

Pour faciliter le recueil et l’exploitation des contributions à la première étape des états généraux, le questionnaire qui suit vous est proposé à tous (il faut quand même se créer un compte). Il comprend 21 questions structurées selon les cinq parties suivantes : questions d'ordre général sur le droit de l'environnement, types de règles souhaités, contenu et structure de ces règles, modalités de leur application, contrôles et sanctions. Il est toutefois possible de ne répondre qu'à certaines questions, d'aborder d'autres points que ceux proposés, ainsi que de joindre des documents.

Cette consultation participe de la première étape des Etats généraux de la modernisation du droit de l'environnement lancés par la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, le 16 avril dernier.




Vous pouvez ne répondre qu’à certaines questions, aborder d’autres points que ceux identifiés, et joindre des documents.

L’illustration par des exemples concrets et la comparaison avec des règles ou pratiques existant à l’étranger seront très utiles.

Vous pouvez répondre à ce questionnaire jusqu’au dimanche 9 juin 2013 soit :
- en le remplissant en ligne sur le site www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr ;
- en renvoyant sur la boîte fonctionnelle contributions-egmde@developpement-durable.gouv.fr le fichier PDF téléchargeable « Questionnaire à remplir » ;
- en renvoyant sur la boîte fonctionnelle contributions-egmde@developpement-durable.gouv.fr un fichier word ou similaire dans lequel vous veillerez à reporter le numéro des questions au début de chacune de vos réponses.

Vous pouvez joindre des documents à vos envois sur la boîte contributions-egmde@developpement-durable.gouv.fr.

La liste des questions peut être téléchargée avec le fichier « Sommaire du questionnaire ».

Pour plus d’information sur les états généraux : http://www.developpement-durable.gouv.fr/.

Pour nous contacter :
contacts-egmde@developpement-durable.gouv.fr ou
Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie
Direction des affaires juridiques – SDAJEU
États généraux de la modernisation du droit de l’environnement
Tour Pascal B
92055 La Défense Cedex

Le comité de pilotage
des états généraux de la modernisation du droit de l’environnement
 
Il y a quelques semaines, à l'occasion des 1 an du PNC, nous évoquions un bilan en demi teinte et surtout les erreurs qui s'étaient glissées dans le décret de création dont la plus gênantes était sans aucun doute l'erreur de coordonnées GPS des zones de non pêche !
L'état lance donc une consultation (c'est obligatoire !) pour la révision et la correction de ce document.


Le présent projet de décret a pour objet de rectifier des erreurs matérielles de renvois entre articles. Il ajoute par exemple une dérogation à l’interdiction de débarquement dans le cœur du parc pour l’île et le château d’If qui sont des lieux importants du tourisme local. Il ajoute aussi, et c'était une évidence, une dérogation à l’accès aux embarcations à moteur pour les services de secours ! En cohérence avec la cartographie annexée au décret, il rectifie des erreurs matérielles dans certains numéros de parcelles et certaines coordonnées marines...

Photo : (C) 2013 Greg CLOUZEAU
L’Etat reconnaît presque implicitement que celui ci a été fait dans la précipitation. A l'époque, l’Etat, dans un souci d’échéance électorale, il a validé  ce décret plus que contestable.

Après une concertation et une enquête publique plus qu’ambigüe, l’Etat reconnaît enfin le recours effectué devant le Conseil d’Etat pour modifier son décret.

Pour faire accepter cette modification, le Ministère de l’Ecologie organise une enquête publique en toute discrétion qui va être clôturée le 27 mai 2013.
  
Rappelons ici la position de l'équipe de la TL²B : on ne fabrique pas un Parc national dans une poubelle, en classant les égoûts de Marseille comme zone de haute protection écologique.

Rappelons simplement que ce parc est fait avec son label publicitaire pour satisfaire l'industrie touristique et non ses usagers.

Une multitude d'avis défavorables aiderait-il l'Etat à reconnaître que le statut de PN était une grossière erreur ? Certainement pas. Pour autant, il suffit de relire l'article de notre ami Françoise Degert sur le problème des boues rouges que nous avons publié sur la TL²B+ pour se convaincre que ce PN n'en n'est pas un !

Voir aussi l'article de Louis Dollo sur Kairn

Sur le site du ministère, vous pouvez télécharger la documentation de l'enquête :
- Projet de modification du décret créant le parc national des Calanques (pdf)

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note de présentation du décret modificatif (pdf)

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Projet_Annexe_relevé cadastral_cœur_mode corrections (pdf)

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Projet_Annexe_relevé cadastral_aire optimale d’adhésion_mode corr (pdf)

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visualisation des rectifications cadastrales_cœur (pdf)

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visualisation des rectifications cadastrales_aire optimale d’adhésion (pdf)

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version consolidée du décret de 2012_mode corrections apparentes (pdf)

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rappel_carte inchangée du décret créant le parc national des Calanques (pdf)

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avis du Conseil national de la protection de la nature du 11 avril 2013 (pdf)

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avis du Comité interministériel des parcs nationaux du 19 avril 2013 (pdf)
Carte répartition flore d'Idf
Pour la première fois, l’ensemble de la flore vasculaire Régionale a été analysé et passé au crible des critères UICN pour l’établissement des Listes rouges.
En effet, c’est ainsi que 1 537 espèces indigènes de fougères et de plantes à fleurs d’Île-de-France ont été évaluées.

Réalisé par le Conservatoire botanique national du Bassin parisien, service scientifique du Muséum national d’Histoire naturelle, avec un groupe d’experts régionaux, cet état des lieux montre que 85 espèces végétales (6 %) ont déjà disparu de la région depuis le 18ème siècle et 400 autres (26 %) sont aujourd’hui menacées. Parmi celles-ci, 128 courent un risque majeur d’extinction (8 %) dans les prochaines années. La destruction et la dégradation des habitats naturels représentent la principale cause de régression des espèces végétales.

Résumé du rapport par l'équipe de la TL²B...

Cela ne surprendra certainement pas grand monde mais l’urbanisation et les changements de pratiques agricoles sont responsables de la disparition progressive de nombreuses espèces comme l’Adonis d’automne (Adonis annua L), petite plante compagne des cultures, classée en « danger critique d’extinction ». La Sabline sétacée (Minuartia setacea (Thuill.) Hayek), classée elle « en danger », a vu ses effectifs décliner dans de nombreuses régions, et l’Île-de-France accueille plusieurs des dernières stations françaises de cette petite caryophyllacée blanche (famille des Oeillets).

Pour répondre à ces menaces, des actions de conservation et de gestion des milieux naturels sont mises en place en Île-de- France depuis plusieurs années. Certaines espèces à forte valeur patrimoniale, comme le Flûteau nageant (Luronium natans (L.) Raf.) ou les messicoles bénéficient d’un plan national d’actions pour assurer leur sauvegarde. Cependant, beaucoup reste à faire pour préserver ce patrimoine naturel commun.

L’objet de cette Liste rouge est donc d’appuyer l’évolution des mesures réglementaires, d’orienter et de renforcer les actions de préservation de la flore d’Île-de-France.

Pourquoi une Liste rouge pour l’Île-de-France ?
Les listes rouges de l’UICN sont reconnues au niveau mondial comme un outil permettant de dresser un bilan du degré de menace pesant sur les espèces d’un territoire.  De plus, la France s’est engagée, dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), à stopper l’érosion de la biodiversité sur son territoire. Or, dans ce contexte, les Listes rouges ont été retenues comme indicateur de référence pour suivre l’évolution du degré de menace pesant sur les espèces.


On peut légitimement (voir les articles publiés en 2009 ici et  sur le site des Pyrénées) contester cette expertise de l'UICN mais c'est celle qui sera retenue dans les échanges internationaux, donc autant ce plié au jeu. Il s’agit donc de réunir les informations disponibles sur ce risque de disparition. Cette démarche permettra de mesurer les enjeux, les progrès accomplis et les défis à relever pour l’Île-de-France.

Qu’est-ce que la flore vasculaire ?
Ces plantes sont caractérisées par la présence de racines et de vaisseaux qui permettent la circulation de la sève. Elles regroupent la quasi-totalité des plantes aquatiques et terrestres. Au sein des plantes vasculaires se distinguent les plantes sans graines (les ptéridophytes : fougères, prêles) et les plantes à graines, ou spermaphytes, qui comprennent les gymnospermes (conifères) et les angiospermes (plantes à fleurs).

Un travail collectif pour une expertise collégiale

Afin de dresser un bilan du degré de menace pesant sur la flore d’Île-de-France, le Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP), service scientifique du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), a obtenu le soutien de la Région Île-de-France et a bénéficié de l’appui technique et scientifique du Comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et de la Fédération des Conservatoires botaniques nationaux (FCBN).

La Liste rouge de la flore vasculaire d’Île-de-France a été établie à partir des informations provenant de la base de données Flora du CBNBP, qui, pour l’occasion, a fait l’objet d’une actualisation avec la participation de nombreux botanistes franciliens qui ont apporté leur connaissance, leur expertise et ont assuré une validation collégiale.

Cette Liste rouge régionale constitue une référence pour l’évaluation des menaces qui pèsent sur la flore et permet d’identifier les priorités d’actions, de renforcer la sensibilisation et de suivre l’état de la biodiversité végétale de la région.

Que faut il retenir du rapport et de cette liste  ?

Le quart de la flore française métropolitaine est présent en Île-de-France !

En raison de la diversité des habitats, la flore est elle-même très variée. La flore francilienne actuelle (période 1990-2010) est estimée à environ 1 274 espèces indigènes. Ceci représente le quart de la flore française métropolitaine. En comparaison, la flore indigène du Danemark comporte environ 1 200 espèces, celle d’Irlande 1 300, celle de Finlande 1 330 et celle du Royaume-Uni 1 400. Si nous ajoutons aux espèces indigènes les espèces naturalisées (plantes non originaires de l’Île-de-France, mais qui se multiplient d’elles-mêmes dans le milieu naturel), c’est un total d’environ 1 441 espèces pour la région, observées entre 1990 et 2010.Sur la période 1700-2010, 1 537 espèces indigènes et naturalisées ont été observées (les premières données botaniques régionales exploitables remontent à la fin du 17è siècle).

Nous restons, néanmoins, loin des chiffres des régions alpines ou méditerranéennes. Ainsi, on peut identifier dans le département des Alpes-Maritimes 2 700 espèces ou, dans celui des Bouches-du-Rhône, 1 887 espèces.

La flore d’Île-de-France ne comporte pas d’espèce endémique stricte (de telles espèces sont d’ailleurs très rares en plaine). La richesse endémique d’un territoire dépend en effet du degré d’isolement de celui-ci et de l’ancienneté de cet isolement. Or, en raison des larges possibilités de migrations végétales en situation de plaine (pas de barrières géographiques telles que les montagnes), l’endémisme est presque nul en Île-de-France.

Sabline à Grandes Fleurs réintroduite en 2009 à Fontainebleau
En revanche, le territoire francilien héberge des stations avec des espèces très rares en plaine, telles que la Prêle panachée (Equisetum variegatum Schleich., PR) ou la Sabline à grandes fleurs (Arenaria grandiflora L., PR), toutes deux au bord de l’extinction. Certaines espèces, comme nous l’avons vu, sont en limite de leur aire de répartition. En plus des espèces précédemment évoquées nous pouvons citer l’Orchis négligé (Dactylorhiza praetermissa (Druce) Soó, PR). D’autres espèces ont des aires de répartition disjointes, c’est-à-dire très éloignées de leur aire de répartition habituelle. C’est le cas de la Bruyère ciliée (Erica ciliaris Loefl.ex L., PR), plus atlantique, ou de l’Astragale de Montpellier (Astragalus monspessulanus L., ex PN), plus méridionale.

En Île-de-France, on dénombre un peu plus de 200 espèces faisant l’objet d’une protection au plan national ou régional.

Les menaces sur la flore en quelques chiffres

L’analyse du risque d’extinction des 1 537 espèces sauvages franciliennes montre que 400 d’entre elles sont menacées en Île-de-France, soit 26 % de la flore d’Île-de-France. 45 espèces sont quasi menacées (NT), ce qui signifie qu’elles doivent faire l’objet d’une attention toute particulière faute de quoi elles pourraient, lors de la prochaine évaluation, rejoindre les 400 espèces définies comme menacées selon les critères de l’UICN Parmi ces 400 espèces menacées, on peut considérer que 128 encourent un risque majeur d’extinction (CR, CR ?) dans les prochaines années. Ce qui représente 8 % du nombre total des espèces évaluées. 145 sont en danger d’extinction (EN), ce qui correspond à 9 % des espèces sauvages évaluées ; et 127 sont vulnérables (VU), soit 8 % de l’ensemble des espèces évaluées.


85 espèces, soit 6 %, sont considérées comme disparues de la région (RE), auxquelles s’ajoutent 6 espèces disparues, mais classées dans la catégorie données insuffisantes (DD) ; et 5 espèces disparues, mais naturalisées et classées en catégorie non applicable (NA). 718 espèces sont classées en préoccupation mineure (LC), soit 47 % ; et 173 espèces naturalisées en Île-de-France sont classées dans la catégorie non applicable (NA).

Enfin, en l’état actuel des connaissances il s’avère impossible d’attribuer un statut de menace à 7,5 % des espèces, soit parce que ces espèces restent encore méconnues, soit parce que leur détermination est difficile, comme c’est le cas pour celles appartenant aux genres Callitriche, Taraxacum, Hieracium, Rubus, Rosa, etc.

Sur les 1 537 espèces indigènes et naturalisées de la région Île-de-France, 214 bénéficient d’un statut réglementaire particulier

On remarque que toutes les espèces à statut réglementaire ne sont pas menacées au sens de l’UICN. En effet, parmi les 158 espèces protégées au niveau régional revues récemment, 15 ne sont pas menacées ; parmi les 33 espèces protégées au niveau national (cf. PN page 43), 1 n’est pas menacée.
Ces espèces pourraient être sorties des listes de protection lors de la prochaine révision de ces dernières. Ces disparités s’expliquent par l’intensification de l’effort de prospection des deux dernières années sur les espèces les plus rares, ce qui a permis de réactualiser le jeu de données utilisées précédemment pour établir les listes de protection. Toutefois, la Liste rouge conforte le statut de protection de 90 % des taxons à statut et identifie plusieurs taxons qui mériteraient de bénéficier d’un statut réglementaire de protection.

Source DIREN
Les Znieff de type 1, qui présentent un intérêt biologique remarquable, sont des secteurs d’une superficie en général limitée, et sont définies par la présence d’espèces ou de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel régional ou national. Sur ces territoires les espèces de la catégorie vulnérable et en danger sont très représentées avec respectivement 115 et 119 espèces, suivies par 56 espèces en danger critique.

Les Znieff de type 2, sont des grands ensembles naturels riches (massif forestier, vallée) ou peu modifiés, ou offrant des potentialités biologiques importantes. Elles comptent également un nombre important d’espèces de la catégorie vulnérable (119 espèces), en danger (123 espèces) et en danger critique (71 espèces). Les Sites d’intérêt communautaire (SIC) abritent également 105 espèces de la catégorie en danger, 100 espèces de la catégorie vulnérable et 57 de la catégorie en danger critique. Les Zones de protection spéciale (ZPS), désignées pour assurer une gestion conservatoire des espèces d’oiseaux, comptent 110 espèces de catégorie vulnérable, 111 espèces de catégorie en danger et 45 espèces de catégorie en danger critique.

Le sud de la région d'une importance crucial

Les espèces menacées sont essentiellement localisées dans le sud de la région (massif de Rambouillet, Gâtinais, massif de Fontainebleau, Bassée), ainsi qu’à la frontière entre les Yvelines et le Val-d’Oise (boucles et coteaux de Seine). Mais aussi dans la vallée et les coteaux du Loing, dans la Brie humide, dans la forêt de Sénart et aux alentours de la vallée du Sausseron dans le Val-d’Oise.

Ainsi, la Bassée, les coteaux et la vallée du Loing, le massif de Fontainebleau, le Gâtinais, la forêt de Sénart, les bruyères de Sainte-Assise, le massif de Rambouillet, les coteaux de la Seine aval, l’est et le centre du Vexin doivent être préservés en priorité pour sauvegarder ces espèces menacées.

La Stragégie de création d’aires protégées (SCAP) reconnaît comme outils de protection forte les réserves naturelles (nationales et régionales), les réserves biologiques domaniales (dirigées et intégrales), les Arrêtés préfectoraux de protection de biotope (APPB).

Carte des sites natura 2000 d'ile de France menacés par l'urbanisation
Un élément à prendre en compte dans la révision du SDRIF soumis à consultation en avril 2013.
On en parlait ici

Or, si l’on superpose cette cartographie des outils de protection forte à la cartographie présentée ci-dessus, seulement 0,51 % du territoire régional est préservé et bien peu d’espèces menacées sont comprises dans ces zonages. Même si l’on y ajoute certains Espaces naturels sensibles (ENS), non représentés ici et qui contribuent à la protection de plusieurs espèces menacées et complètent ce dispositif de protection, cet effort de protection reste largement insuffisant.

Un renforcement de la création d’aires protégées en Île-de-France, ciblées sur les sites qui présentent de forts enjeux patrimoniaux, devrait donc être une priorité pour assurer la protection des milieux de vie des espèces les plus menacées. Le risque étant pour les franciliens une plus grande mise sous cloche de territoire aujourd'hui librement accessibles ! 

Parallèlement à ces plans nationaux d’action, le Conservatoire botanique national du Bassin parisien a initié et mis en oeuvre des plans régionaux de conservation, notamment de la Prêle panachée (Equisetum variegatum Schleich), du Botryche lunaire (Botrychium lunaria (L.) Sw.), du Spiranthe d’automne (Spiranthes spiralis (L.) Chevall.), du Sisymbre couché (Sisymbrium supinum L.), de la Sabline à grandes fleurs (Arenaria grandiflora L.) et de l’Anémone hépatique (Hepatica nobilis Schreb.). Aujourd’hui, plusieurs autres plans d’action sont à l’étude pour la Petite violette (Viola pumila Chaix), pour la Violette élevée (Viola elatior Fr.), pour la Sabline sétacée (Minuartia setacea),(Thuill.) Hayek) et pour l’Étoile d’eau (Damasonium alisma Mill.). Mais ces actions restent peu de chose comparativement à l’ampleur de la tâche.

Pour indentifier plus facilement ces plantes rares et menacées, outre les excelents blogs de nos amis naturalistes telque La forêt de Fontainebleau dans tous ses états ou photonaturefontainebleau, une visite sur le site du Conservatoire s'impose ou de l'INPN. On y retrouve même la carte de répartition des espèces...



Téléchargez le pdf 
le Rapport et la liste rouge flore vasculaire en IDF sur le site de Natureparif

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