Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-04-21


Le parc national des calanques a profondément divisé La Ciotat (Bouches-du-Rhône, 34 000 habitants), du projet à sa création en mars 2012. Partisans et opposants s’y sont affrontés, au point de fissurer la droite à la tête de la municipalité. La pression semblait retombée lorsqu’une poignée de Ciotadens découvrent que l’usine d’alumine de Gardanne déverse ses boues rouges dans la décharge du Mentaure. Le comité écologique de La Ciotat est alerté.

Le secret était bien gardé même si l’ampleur du dépôt aurait fini par se voir, vu la noria de camions transportant ces déchets industriels dans la décharge d’ordures ménagères du Mentaure. Située à 270 mètres d’altitude, la décharge surplombe, d’un côté, La Ciotat et son réservoir d’eau, de l’autre, la ville de Cassis…



du Mentaure, vue sur La Ciotat
du Mentaure, vue sur La Ciotat


 
Involontairement, c'est la conférence de presse du 9 novembre 2012 organisée par les députés Verts européens, José Bové et Michèle Rivasi, qui a mis le feu aux poudres. [...] Représentant le comité écologique de La Ciotat, Béatrice de Crozet, qui fut à la pointe du combat contre le parc national, les informe que les boues rouges sont maintenant déversées sur la décharge du Mentaure, photos à l’appui. « Si les boues sont toxiques en mer, elles le sont aussi sur terre », dit-elle. Les écologistes pro-parc tombent des nues et les ennemis d’hier se sont alliés contre les boues rouges déversées sur terre et en mer. Dans la ville, plus personne n’ignore le problème, les élus et le parc national des calanques sont informés.

Fabrique du consentement

Briser le silence n’est pas une mince affaire, les poids lourds de l’industrie ont la manie du secret. Loin d’informer, les industries « communiquent », embellissent leur rôle, tordent le cou à la réalité. Et les pouvoirs publics leur emboîtent le pas. [...] Ainsi, pendant cinquante ans, Pechiney a systématiquement remplacé les « boues rouges » par la terminologie « rejets inertes ». Ce jeu sémantique a laissé des traces dans quelques esprits et perdure aujourd’hui.  C’est le cas de Denise Bellan-Santini, l’autorité scientifique du parc national des calanques nommée par le préfet, qui ne voit que des « rejets inertes » en s’appuyant sur les conclusions du comité scientifique de suivi (CSS) (3).

Auto contrôle par l’industrie

Ce comité, créé par arrêté préfectoral (24 mai 1994) est toujours présidé par Jean-Claude Dauvin depuis sa création en 1995. Constitué de scientifiques et d’ingénieurs désignés par le préfet, il commande des études, fournit des rapports. Touts les frais sont financés par l’usine, conformément à la loi de 1976 sur les installations classées. Son indépendance est régulièrement mise en cause, mais Henri Thomas, le directeur de l’usine ALTEO (autrefois Pechiney, puis Rio Tinto-Alcan),  soutient l’impartialité de ses membres car « ils ne sont pas payés par l’usine. Seuls leurs frais de déplacement sont remboursés. Soit une dépense totale de 7 à 10 000€ par an ». [...] Les études portent essentiellement sur les rejets en mer. Pour les rejets sur terre, seule leur radioactivité  est vérifiée. Le comité a engagé quatre campagnes en mer. Le rapport de la dernière (2012) n’est toujours pas publié. Ses conclusions n’ont pas varié. Selon Jean-Claude Dauvin, il n’y a pas eu « d’évolution temporelle significative de l’écotoxicité » de 1997 à 2007, ni « de risques sanitaires liés à la consommation de poissons », pas davantage de « risque cumulé pour les éléments chimiques quantifiés », bref, il n’a « pas été possible (…) de mettre en évidence une incidence directe des résidus inertes sur les peuplements, pouvant traduire un effet toxique particulier » (communiqué de Jean-Claude Dauvin du 25/7/2012). Selon le comité scientifique de suivi,  les boues rouges sont toujours des « résidus inertes ».

Silence de plomb

Cette affirmation est contredite par de nombreuses études scientifiques au protocole bien établi, pour être vérifiables par leurs pairs.  Ce que l’on ne trouve pas dans les rapports du comité scientifique de suivi.  L’usine  détient ces études, mais seul le Comité scientifique de suivi y a accès, elles sont introuvables  pour le public.

En voici quelques unes résumées.

En 1991, des études commanditées par l’Ifremer (Toulon – La Seyne s/m) sur les rejets de l’usine Pechiney de Gardanne ont rapporté que « des échantillons d’effluent  du traitement de la bauxite pouvaient induire des altérations dans le développement embryonnaire et dans la fécondation de l’oursin de mer Paracentrotus lividus ».

Dans une seconde phase, les chercheurs confirment la toxicité de l’effluent sur les embryons et le sperme des oursins. Une toxicité d’autant plus forte que les particules sont fines. Et les dommages provoqués par l’effluent  se transmettent à la descendance.

En 1992, des expériences conduites par la même équipe démontrent la toxicité des boues à la sortie de l’usine et celles qui ont été accumulées au fond du canyon de Cassidaigne. « Cette toxicité se manifeste aussi bien sur le développement larvaire que sur la fécondation ».

En 1993, Creocean compile plusieurs études, dont celles de 1991 et 1992, qui démontrent la toxicité des boues. Le rapport est toujours « confidentiel », inaccessible. En 1994, une autre équipe de chercheurs fait une analyse spectrométrique de la composition des boues de Gardanne. Résultat : les boues constituent un cocktail de métaux lourds avec, par ordre décroissant, de l’aluminium, du fer, du chrome, du mercure....

« D’après ces données, le rejet sauvage des résidus de bauxite constitue un risque majeur pour l’environnement avec des conséquences néfastes sur les premières étapes de la vie… ». À noter que l’une des dernières études scientifiques réalisée par plusieurs chercheurs du CNRS, en 2012, a disparu des écrans, même en la payant. Le résumé de « Deep-sea foraminifera from the Cassidaigne canyon : accessing the environmental impact of bauxite red mud disposal » n’apparaît qu’en partie (publiée dans le Marine Pollution Bulletin » du 13 juillet 2012). 

Comment justifier cette loi du silence ?
Ces informations ne relèvent pas du secret Défense. Elles ne relèvent pas non plus du secret de fabrication. Les informations scientifiques occultées montrent les conséquences d’une activité sur l’environnement, le vivant, avec des supçons légitimes sur la santé des humains. Elles intéressent tout un chacun. L’industrie et les pouvoirs publics n’admettent pas la controverse, c’est évident.  Mais cette omertà pourrait bien être anti-constitutionnelle depuis que la Constitution inclut la Charte de l’environnement dont l’article 7 donne droit à « toute personne (…) d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques ».

Boues rouges et bauxaline® , même  combat

Si les rejets en mer sont inquiétants, l’épandage des boues rouges sur terre l’est tout autant.

Confronté à la fin des rejets en mer,  ALTEO cherche de nouveaux débouchés aux résidus, sur terre ou dans les cavités souterraines de la région. Ses ingénieurs ont commencé par mettre au point un filtre-presse afin de diminuer le  volume des boues rouges en les compactant. Il en sort des résidus secs appelés bauxaline®. Reste à « valoriser » cette  bauxaline®, en clair, à s’en débarrasser.

Le site de Mangegarri est plein à craquer. La principale perspective réside dans les décharges  d’ordures ménagères (appelées centres de stockage des déchets ultimes).

La bauxaline® servirait alors « de couverture imperméable. [...]  Les eaux rouges de ruissellement qui dévalaient le Mentaure lors des dernières pluies, les nuages de poussière rouge lorsque souffle le Mistral, ne plaident pour l’étanchéité. [...]



Radioactivité dans l’air, métaux lourds dans l’eau

Or, les boues rouges, comme la bauxaline®, ne se contentent pas de concentrer une radioactivité supérieure à la radioactivité naturelle. Les Ciotadens en colère qui sont allés faire des relevés de radioactivité sur la décharge du Mentaure l’ont fait constater. Les boues contiennent également des métaux lourds toxiques.

[...]. Première analyse : les échantillons recèlent une forte teneur en aluminium, fer, manganèse, plomb, zinc. Deuxième test : mélangés à de l’eau de mer, les prélèvements  ont eu un impact négatif sur le développement des embryons d’oursins et leur sperme. Les échantillons prélevés à l’Est de l’usine de Gardanne se sont avérés les plus toxiques, car ils se trouvaient sous les vents dominants.
L’affaire est d’autant plus sérieuse que les sols de la région sont calcaires, voire carrément karstiques. Ce qui veut dire que toute infiltration d’eau polluée atteint rapidement les sources, les rivières souterraines, voire les nappes phréatiques. [...] 

L’État au service des intérêts privés

Dans les conflits d’usage, l’État devrait normalement servir l’intérêt public.
[...] L’État a-t-il engagé de véritables recherches sur la toxicité de la bauxaline® ?
Y a-t-il eu une étude d’impact de la bauxaline® sur l’eau de surface et l’eau souterraine ?
Y a-t-il eu une étude d’impact sur la poussière ?

Cette collusion avec le groupe industriel n’a pas stimulé la recherche d’alternatives innovantes, et ce dès le début, au moment de la splendeur du groupe Pechiney…

[...] 

Notes : [...]

(3)  Rapports du comité scientifique de suivi : http://www.alteo-environnement-gardanne.fr/-Publications-du-Comite-
 (4) SETRA : service d’études sur les transports, les routes et leurs aménagements. http://www.setra.equipement.gouv.fr/
(5). Sur les sols de la région, voir l’étude et la carte du BRGM : http://infoterre.brgm.fr/rapports/72-SGN-394-PRC.pdf
Plus simple : http://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/milieux-continentaux/eaux-souterraines/
 (6) http://www.institut-economie-circulaire.fr/search/bauxaline/
Depuis le temps qu'on vous dit que la politique de la FFME ne vise pas à promouvoir l'escalade en site naturel... Greg a publié dans le dernier n° de Grimper un article assez long sur les interdictions en falaise du fait du mauvais comportement de certains grimpeurs. Le dossier a été réduit par la rédaction sur la partie concernant la politique fédérale mais nous avons abordé ce sujet à de nombreuses reprises.

En mars, durant la campagne éléctorale pour le renouvellement du CA de la fédé pour l'olympiade, nous avions aussi parlé de la liste alternative, puis du résultat de l'éléction. Notre partenaire Kairn avait lui publié un certain nombre d'entretiens avec les deux camps (voir en bas page). A la lumière de ce qui se passe en Alsace aujourd'hui, il est intéressant de noter le décalage entre le discours fédéral du Président réélu et la réalité du terrain !

L'interdiction de Langenfels n'est elle pas que la première d'une longue série ?

En effet, un message officiel de la FFME  a fait savoir aux alsaciens que le site du Langenfels (appelé Fleckenstein) est interdit à l'escalade pour des problèmes administratifs à dater du 15 avril 2013 et ce pour une durée indéterminée. La convention entre le propriétaire, le PNR et la fédé est arrivée à expiration mais la FFME ne veut pas la reconduire. Pourquoi ? 

Pour que la FFME signe à nouveau elle exige que les relais soient composés de deux points reliés par une chaine (+ maillons rapides). Et comme ce n'est pas le casce sont 120 voies qui sont interdites...
Pire, il en est de même partout dans les Vosges du Nord (soit pour plus de 2 000 voies ), et sur bien d'autres falaises de France !


Nos amis d'escalade-alsace vous tiendront informé notamment sur cette page mais surtout sur son forum et facebook Le sujet est évoqué par les Dernières nouvelles d'Alsace.



Pour Marco Troussier, il n'y a pas de problème de conventionnement en Alsace : le comité départemental doit mettre en place un plan de rééquipement des relais (chainé). A la FFME locale de dégager le budget, et les conventions seront renouvelées...

Pour Pascal Brun, président du CD 67 : " C'est le Conseil Régional Alsace, propriétaire du site, qui a interdit l'escalade en date du 15 avril. Le CD 67 FFME n'a fait qu'informer ses licenciés par tous les canaux qu'il maîtrise. Comme il le fait en cas d'interdiction temporaire.
Il est vrai que c'est parce que la convention n'a pas été signée par la FFME. Elle applique les règles qu'elle s'est données pour toutes les conventions signées en son nom et sur tous les sites français et ceci essentiellement pour protéger ses licenciés (risque financier et juridique). On peut ne pas être d'accord mais ces règles sont juridiquement applicables (fédération délégataire). A nous Bas-Rhinois de trouver des solutions pour pérenniser l'accès libre à nos sites. Le CD67 s'y emploie presque quotidiennement: réunions avec les institutions locales, recherche de financement, tractations avec le siège national pour accélérer la signature des 4 conventions concernées."


Interdit : Maratre Nature, 8a, photo Escalade-Alsace.com
M.PROVOST


La FFME a choisi de normer notre pratique en SNE (voir son pdf) et donc son assureur refuse de payer si l'équipement d'une voie n'est pas aux normes... Grimpeurs, grimpeuses, si vous voulez grimper librement en falaise, va falloir changer et adhérer ailleurs !

Rappelons donc à Pierre You ses propos sur Kairn mi mars :


"Sur les falaises, nous subissons les faits : accident très grave sur un site conventionné et dès l’audit entamé un dé-conventionnement massif dans le département des Hautes-Pyrénées. Immédiatement les rumeurs vont bon train surtout de la part de celles et ceux qui ne connaissent pas le dossier et ses impacts. Nous sommes accusés de ne plus nous occuper des sites naturels et de travailler en exclusivité sur les SAE. En réalité, il n’a jamais été question de ne plus conventionner les sites. Nous revendiquons, dans nos statuts et dans nos plans stratégiques passés et à venir, la défense de nos sites de pratiques. Nous n’avons jamais cessé de signer des conventions pendant cette période et plusieurs départements peuvent témoigner ! L’audit réalisé va nous permettre de mettre en place un véritable plan national des structures naturelles d’escalade avec le souci de préserver les intérêts des licenciés, des comités départementaux et de la fédération en général."


Nous ne ne sommes pas licenciés FFME et le service presse de la fédé ne nous adresse pas la revue Directcimes dont le dernier numéro évoque lui aussi cette politique en faveur des SNE. On ne peut donc pas vous en dire plus mais si c'est du même tonneau que la désinformation faite auprès de l'IRDS l'an dernier... Heureusement, l'IRDS va réagir et publier très prochainement un nouveau dossier où l'on parlera du Cosiroc, de la FSGT de la FFCAM...

A lire aussi sur Kairn :
http://www.kairn.com/fr/escalade/88659/alsace-le-site-du-langenfels-ferme.html
http://www.kairn.com/fr/escalade/88437/pierre-you-reelu-pour-4-ans-a-la-tete-de-la-ffme.html

La discussion se fait aussi sur le forum de Camp to camp 
Limitrophe du massif de Fontainebleau (l’une des forêts de plaine les plus riches d’Europe), le Parc naturel régional du Gâtinais français est l’un des territoires les plus diversifiés et les plus riches en biodiversité de la Région Ile de France. Cette situation s’explique par un contexte géologique très varié qui entraîne une mosaïque de milieux extrêmement différents. Le PNR du Gâtinais est donc une pièce centrale du sud de la Région en terme de sauvegarde de la biodiversité. Sur son territoire 4 sites font partie du réseau Natura 2000 : le massif de Fontainebleau, la Haute-Vallée de l’Essonne, les pelouses calcaires du Gâtinais, les buttes gréseuses de l’Essonne. Ils couvrent 7,8 % de sa surface (7 000 ha).

La forêt du Gâtinais français, à l'image de l'Ile de France, se caractérise par une multitude de très petites propriétés constituant un véritable puzzle foncier. Il s'agit là d'un obstacle important au développement d'une gestion forestière raisonnée. Le Parc naturel régional du Gâtinais français met donc à la disposition des propriétaire une bourse foncière forestière, démarche initiée dans la Charte Forestière de Territoire du Parc, afin de lutter contre le morcellement de la petite propriété forestière en favorisant les contacts entre les propriétaires et donc les transactions (échanges, achats ventes) de petites parcelles forestières. Par ailleurs, le 28 mars dernier, il a créé une SCIC pour développer la filière bois !




Carte du territoire du PNR du Gâtinais Français

Une bourse foncière forestière , comment ça marche ?
Cette opération concerne uniquement les propriétés forestières situées sur les communes du territoire du Parc naturel régional du Gâtinais français.
L'accès à cette bourse est entièrement gratuit : inscription des parcelles forestières à vendre/échanger et consultation des annonces.
Les parcelles ou ensemble de parcelles à inscrire sur la bourse ne doivent pas dépasser une surface de 5 ha d'un seul tenant.
Si vous êtes propriétaire d'une parcelle de forêt correspondant à ces critères, pour accéder aux annonces en ligne, vous devez accepter les conditions générales ci-dessous qui vous engagent à:
- contacter le PNR pour connaître l’identité du propriétaire des parcelles forestières mentionnées dans le catalogue des annonces,
- informer le Parc lors de l’achat ou de l’échange d’une parcelle,
- en cas d’acquisition d’une parcelle (vente ou échange), ne pas y déposer des déchets et autres remblais, et y respecter la réglementation concernant les constructions.


Pour y accèder cliquez ici : http://www.parc-gatinais-francais.fr/bourse.html

C'est quoi une SCIC ?
C'est société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) et c'est la forme juridique choisie jeudi 28 mars 2013, lors de l'assemblée constitutive à Milly-la-Forêt de Gâtinais Bois Energie.
Cette SCIC inititée par le PNR et ses partenaires (propriétaires forestiers, transformateurs, clients) est donc une nouvelle forme d'entreprise coopérative associant des partenaires désireux d'œuvrer ensemble à la réalisation d'un projet de développement local. ici, il s'agit de la filière bois !
Ses missions ?
- valoriser les espaces forestiers du territoire,
- garantir un approvisionnement de qualité et en quantité suffisante aux futurs utilisateurs,
- promouvoir la filière bois énergie sur le territoire.


Ses activités consistent dans l'achat de bois auprès des producteurs et sa revente à l'usager (après transformation) à un tarif identique pour tous les clients.
 
Télécharger la plaquette de présentation au format pdf

L'idée est séduisante mais a de quoi nous inquiéter.

En effet, les bois et forêts du PNR du Gâtinais couvrent 33 % de son territoire (dont 80 % sont privés). Ils hébergent  une faune remarquable dont six espèces de Pics (épeiche, épeichette, mar, noir, cendré et vert), de nombreux rapaces (bondrée apivore, buse variable, chouette hulotte, ...) et une multitude d’insectes, sans parler des mammifères, du plus grand jusqu'aux chauve souris. Le Massif des Trois-Pignons, la Forêt départementale des Grands-Avaux constituent l’essentiel des grandes forêts publiques du Parc sous contrôle de l'ONF. On trouve aussi dans les bois et forêts du Gâtinais français des espèces végétales remarquables et protégées comme l'Amélanchier à feuilles ovales et l'Alisier de Fontainebleau.
Malgré les engagements forts pris dans la charte du PNR (voir lien ci dessous), le PNR aura t'il les moyens de contrôler que les exploitations forestières mettront tout en oeuvre pour conserver cette riche biodiversité ? Là encore, le maintien d'un paysage boisé est une très bonne chose mais c'est la méthode de replantation des futaies qui nous inquiète en l'absence de plus de précision.

A surveiller donc...

Télécharger la charte du PNR (attention, pdf assez lourd, + de 200 pages)
L'an dernier, pour le magazine Grimper, notre rédacteur en chef, Greg Clouzeau avait publié une Tribune intitullée, "le changement, c'est maintenant" à propos des grands rassemblements internationaux de grimpeurs en site naturels. Le temps des grandes migrations est revenu. Melloblocco fête sa dizième édition. Il y a aussi Annot, Millau, Kerlouan, Kalymnos...
Les marchands du temple sont de retour et, malgré l'aspect festif et super convivial de ces évènements, à la TL²B on ne peut s'empêcher de penser qu'il ont un impact significatif sur les sites naturels où ils se déroulent mais aussi sur la planète...


L'article de Greg dans Grimper commençait comme cela :
"Avec les beaux jours, les grimpeurs sortent des salles. C'est l'occasion de découvrir l'essence même de notre pratique : le rocher, le vrai, le naturel, celui pour lequel certains passent des heures et des heures à bourriner sur la résine.

Cela commence à Pâques avec la migration de milliers de bloqueurs vers le plus célèbre spot du monde : Bleau. Cette invasion qui, depuis plus de dix ans, prend d’avantage d’ampleur chaque année, laisse des traces qu'une poignée de locaux tentent d'effacer à coup de Clean Up Day et d'opérations de lutte contre l'érosion ! [...] En Mai, c'est les fêtes de la nature mais aussi celui des grands rassemblements internationaux de grimpeurs…

On débute avec Mellobloco chez nos compatriotes italiens. Ce magnifique spot s’est transformé en Woodstock de l'escalade avec plus de 2700 inscrits et autant de parapluies ! Ambiance grimpe, émulation, peace and love. Mais, malgré tout le soin apporté par les organisateurs (toilettes, parking, covoiturage, charte…), la nature en subit les conséquences ! Comment imaginer que plus de 2 000 grimpeurs et 10 000 observateurs puissent circuler dans un chaos rocheux pendant 3 jours sans que l'érosion n’y soit fortement augmentée ? Heureusement pour eux, le sol transalpin est solide ! L’an prochain, ce rassemblement fêtera son dixième anniversaire mais les traces des éditions précédentes auront-elles disparues ?

Source  Petzl Italie

Retour en France pour Annot à Bloc, mi-mai ! L'événement est certes plus confidentiel mais le site est beaucoup plus fragile et les autorisations de grimper dans certains secteurs ne supporteraient pas les écarts de conduites de certains… Soyez respectueux du site et de ses propriétaires car la Mairie a beau être organisatrice de l'événement, elle ne pourrait pas empêcher un propriétaire d'interdire l'accès à ses terres.

Contest à Annot
Source : Annotabloc
Y a aussi les Natural Games à Millau, qui n'ont de naturel que le support et qui sont bien, là encore, une grande fête des consommateurs de cailloux poussés par les industriels de la grimpe. On pourrait multiplier les exemples à foison et ils nous conduiraient sans aucun doute, d'un bout à l'autre de la planète, c'est à dire de Kerlouan en Bretagne où la mer à l'avantage d'effacer nos traces jusqu'à Kalymnos, une ile grecque en pleine crise économique, qui survie grâce aux grimpeurs mais où l'écologie n'a pas encore gagné ses lettres de noblesse comme en témoigne les déchets sur les rivages.

Bref, si tous ces rassemblements sont autant d'occasion de faire la fête, de partager de bons moments, voir de faire découvrir les sites naturels  aux plus jeunes grimpeurs, ce sont avant tout des temples du consumérisme et une planche de salut pour certaines communes en mal de touristes et de notoriété. Mais ce sont surtout une négation de l'écologie et du green climbing ! Ah, il doit être beau le bilan carbone de ces manifestations ! Et si encore, ils étaient l'occasion de nettoyer les sites, d'y aménager des ouvrages de lutte contre l'érosion, ou d'y effacer toutes traces de magnésie ?

Bref, si « le changement c’est maintenant », il est temps de s’y mettre ! Car les bénévoles qui ramassent, construisent, préservent, etc. sont trop peu nombreux et fatigués. Grimpeurs, grimpeuses, devenez de vrais consommacteurs. Assurez – vous que demain encore vous pourrez goûter aux joies d’une activité de pleine nature en adoptant la Climbing Attitude, celle qui consiste à respecter la nature, minimiser l'impact de sa pratique mais aussi à respecter les propriétaires et les réglementations pour préserver notre liberté de grimper. "

Rien n'a vraiment changé depuis à part les dates des manifestations !


On commence dès demain avec la 10ème édition du célèbre rassemblement international de bloc italien se (26 avril au 5 mai) à Val Masino.  Comme chaque année, des milliers de grimpeurs y sont attendus. Comme d'habitude, contest sur blocs naturels, multitude d'animations et de festivités sont au programme.  Le Melloblocco est devenu une véritable institution. C'est le plus grand rassemblement de bloc au Monde et même avec une météo pourrie, il a réuni pour la dernière édition plus de 2700 grimpeurs issus de 22 pays différents et attiré dans la vallée quelques 10 000 curieux !  Cette année, ce n'est pas 4 mais 10 jours de fréquentation ! Puis début juin, c'est sur les grès du sud d'Annot que nous irons. On ne va pas tous les lister ici et maintennant. A Bleau, une centaine de jeune grimpeurs se retrouveront à Buthiers sous la banière de la FFCAM pour la deuxième édition de Camp 4 (voir notre article sur la TL²Bleau).



Voilà, voilà...
Certes ces évènements sont the place to be et une excellente occasion d'échanger avec les autres et de découvrir ou faire découvrir le rocher, le vrai, mais bon, ayez juste à l'esprit qu'en y allant, en y participant, vous contribuez à la dégradation du site. Heureusement vous participez aussi au développement de l'économie locale ! Après c'est une question d'équilibre et de compensation...

Alors, faite un geste, sur place ramassez au moins les déchets !



Les sites des organisateurs :

CAMP 4 évoque pour nous le Yosemite et le célèbre livre de Steve Roper édité par Michel Guérin en 1996.  Mais Camp 4, en France, c'est aussi le nom donné à un rassemblement de jeunes grimpeurs (12 à 25 ans) organisé à Bleau sur la Base de loisirs de Buthiers à l'initiative des Clubs Alpins. L'édition 2013 se tiendra donc du 8 au 11 mai prochain comme l'a annoncé notre partenaire Kairn.

Nous ne sommes pas très favorable à ce type de rassemblement sportif (120 places) en site naturel vu leurs impacts sur l'environnement (de l'emprunte carbonne du voyage à l'érosion in situ).

Pour autant, nous sommes là sur un site qui n'a déjà plus grand chose de naturel (voir notre article à ce sujet) et nous sommes certains que les organisateurs et intervenants porteront une attention toute particulière à la sensibilisation des ces grimpeurs aux respects du site en leur inculquant la charte des bonnes pratiques du "Green climbing attitude". Mais pour quoi donc avoir baptisé ce rassemblement du nom du mythique camp de base ?



Donc Camp 4 au début des années 30, c'est le banal camp de base d'une troupe de grimpeurs californiens un peu hippies qui vont écrire les grandes pages de l'histoire de l'escalade américaine.

Le livre de Steve nous replonge dans ce qui fut, pendant près de quarante ans, un véritable laboratoire dans lequel des techniques et des matériels furent mis au point, en même temps que s'élaborait, non sans quelques polémiques une véritable éthique de l'escalade. Ce n'est pas qu'une simple énumération de courses, c'est surtout une vraie chronique de la vie d'alors avec des personnages pittoresques et souvent hauts en couleur comme Pratt, Robbins, Salathé, Chouinard, Harding, Steck, Frost ou Layton Kor.

L'histoire de cette conquête va de 1933, année de la première ascension digne de ce nom, jusqu'à 1971 qui, selon l'auteur, marque la fin de l'âge d'or de la conquête du Yosemite. Ensemble ou les uns contre les autres, ils ont tracé sur les grands murs lisses ou fissurés du Yosemite un nombre impressionnant de premières somptueuses : Lost Arrow, Half Dome, Royal Arches, El Capitan.. Des héros donc mais aussi des rebels ! A l'aube des années soixante, ils ont inventé une autre manière de vivre. Non-conformistes, aventuriers et parfois masochistes, ils apparaissent, sous la plume de Steve Roper, comme des " hommes simples au cœur pur ". Le Camp 4 résonne encore de ces histoires. On l'imagine aisément, les relations entre les grimpeurs et l'administration du Parc ont souvent été très difficiles.


Camp 4 aux USA c'est un Camp aménagé dans un Parc national...


À la fin des années 1970, le camping de Camp 4 a été officiellement rebaptisé Sunnyside Walk-in Campground mais en 1999 il a repris son nom d'origine.
En 1997, suite à une inondation, de nombreux logements des employés du Parc ont été détruits. L'administration du Parc a alors proposé de construire une résidence de trois étages sur le site. Colère de Tom Frost, un des leaders de l'âge d'or de l'escalade au Yosemite dans les années 1960.  Avec le soutien de l'American Alpine Cluba,  il fait un procès au Parc national, pour préserver l'aspect "sauvage" du site. Le projet a été abandonné et Camp 4 fut classé le 21 février 2003 dans le National Register of Historic Places pour « son rôle significatif dans l'histoire de l'escalade moderne en Amérique » ("its significant association with the history of modern rock climbing in America").
De nombreux blocs se trouvent dans le camping, et serve de camp d'entraînement au grimpeurs. Parmi eux, le fameux Midnight Lightning, fut gravi pour la première fois par Ron Kauk en 1978.


Bref, nous trouvons l'analogie entre cet historique lieu et le rassemblement à la Base de Buthiers très intéressante. En effet, après l’expérience de 2012, les CAF (le Comité Régional Ile de France, le CAF IDF, le CAF de Fontainebleau, les Commissions Nationales Jeunes et Escalade, la Direction Technique Nationale) ont reconduit l'opération avec le concours de team Petzl. En effet, après l’expérience de 2012, les CAF (le Comité Régional Ile de France, le CAF IDF, le CAF de Fontainebleau, les Commissions Nationales Jeunes et Escalade, la Direction Technique Nationale) ont reconduit l'opération avec le concours de team Petzl.

Comme à Camp 4 débutants vont pouvoir échanger avec grimpeurs experts !
 En effet, cette rencontre sera partagée avec les groupes espoirs performance de la FFCAM et des grimpeurs de renom comme Mélissa le Névé, Florence Pinet, Tony Lamiche et Loïc Gaidoz, et il y aura des interventions comme celle de Jo Montchaussé.

Comme à Camp 4 il va y avoir débat aucours de soirées, conférences et vidéos, de l'émulation avec des contests et surtout, de la réflexion sur la technique avec l'apprentissage de la chute, du placement du pad, et de la parade. Une attention particulière sera porté au respect du rocher et au brossage des prises.

Mais l'analogie va sans doute s'arrêter là car il y a peu de chance que soit tracé une nouvelle ligne aussi prestigieuse que celles du Yos' ou que sorte de ces ateliers, une révolution éthique.

Buthiers n'est pas aussi mythique que le Camp 4. Il aura poutant marqué des générations de bleausards avec ses blocs de haut vol et des lignes historiques qui ont vu passer les Droyer, Bouvier, Laumône, Miquel, Le Denmat, Godoffe... 
Cet aspect historique a été, hélas, bien peu préservé. Les historiques circuits ne sont quasiement plus repeint par le personnel de la base de loisir (ni même les circuits blancs pour enfants) et l'artificialisation continue du site par les diverses constructions de la base de loisirs portent atteinte à son image.

Sites internet sur l'évènement à consulter :
Vous connaissez certainement l'UICN (Union intarnational pour la conservation de la nature). Elle publie et met à jour les célèbres liste rouge des espèces menacées selon sa propre methode d'évaluation. Si certains contestent sa fiabilité, nous souhaitons tout de même partager avec vous la démarche initiée par Naturparif. En effet, pour la première fois, la démarche d’élaboration d’une liste rouge a été appliquée aux oiseaux nicheurs d’Île-de-France, selon les critères définis par l’UICN. Ce premier état des lieux révèle une situation particulièrement préoccupante : 39 espèces sur 151 évaluées sont actuellement menacées dans la région, soit plus d’une espèce sur quatre ! Résumé du rapport ou à lire aussi en bas d'article, on vous dit tout !


L’élaboration de cette Liste rouge régionale a permis de mesurer le degré de menace qui pèse sur l’avifaune reproductrice de la région. Pilotée par Natureparif et réalisée par un groupe d’ornithologues experts, elle reprend la méthodologie officielle établie par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et constitue une référence nouvelle et standardisée de la situation des oiseaux nicheurs d’Île-de-France. Ce travail a également intégré les données du programme STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) initié par le Muséum national d’Histoire naturelle, à partir desquelles sont calculés les taux d’évolution des populations.

151 espèces évaluées

Sur les 178 espèces d’oiseaux qui se reproduisent en Île-de-France (ou s’y sont reproduits depuis 1950), une catégorie de menace a été attribuée à 151 d’entre elles. Les espèces introduites et les nicheurs accidentels n’ont pas été évalués. Le constat est alarmant !


Dix espèces sont déjà considérées comme disparues de la région au cours des 50 dernières années (ex : la Bécassine des marais, le Butor étoilé ou le Râle des genêts). Quatorze sont « en danger critique d’extinction » (ex : la Sarcelle d’été, le Busard cendré ou le Guêpier d’Europe), 7 sont classées « en danger » (ex : le Cochevis huppé, le Phragmite des joncs et la Fauvette pitchou) et 18 sont « vulnérables » (ex : le Vanneau huppé, l’Alouette lulu ou le Gobemouche noir). Ce sont donc 39 espèces qui sont actuellement menacées dans la région soit plus d’une espèce sur quatre. Un constat à rapprocher de celui de la Liste rouge des oiseaux menacés de France, publiée en mai 2011, puisque la situation francilienne s’aligne sur la situation nationale : dans les deux cas, ce sont un peu plus du quart des espèces nicheuses qui sont menacées.


Danger pour les oiseaux des milieux agricoles


La Liste rouge réalisée au plan national, comme celle d’Île-de-France, met en évidence le mauvais état de santé général d’un grand nombre d’espèces spécialistes des milieux agricoles. Il s’agit majoritairement d’espèces insectivores, particulièrement affectées par l’usage des pesticides qui les prive de leur ressource alimentaire. C’est un véritable enjeu pour l’Île-de-France, dont plus de la moitié du territoire (51%) est occupée par des espaces agricoles. On peut citer parmi les nicheurs franciliens les plus emblématiques de la dégradation de ces milieux le Cochevis huppé ou encore le Pipit farlouse. Élément concordant : 6 espèces parmi les 10 éteintes de notre région sont des espèces qui dépendaient des espaces ruraux agricoles. Certains, tels les Busards cendré et Saint-Martin pâtissent principalement des fauches précoces et de l’appauvrissement du milieu, mais ils bénéficient de programmes de surveillance (suivi de leurs nids), de l’arrêt des rodenticides et de la sensibilisation croissante des agriculteurs.






L’effet de la raréfaction des zones humides

Les espèces de zones humides sont aussi très fragilisées. Pour preuve, 4 des 10 espèces disparues de la région ces 60 dernières années sont inféodées à ces milieux (Bécassine des marais, Butor étoilé, Guifettes noire et moustac) et 7 des 13 espèces « En danger critique d’extinction » (dont la Rousserolle turdoïde, le Canard souchet, la Sarcelle d’été et la Sterne naine) sont des espèces se reproduisant dans les milieux aquatiques. En Île-de-France ces habitats ne représentent plus qu’environ 2% du territoire contre 5% il y a plus d’un siècle. Très localisées, ces zones humides relictuelles concentrent des espèces sur de petits territoires. Les roselières ne sont notamment plus assez vastes et nombreuses pour favoriser le développement des espèces qui leur sont liées comme le Busard des roseaux, la Locustelle luscinioïde ou le Blongios nain. De plus, les plans d’eau sont fréquemment trop artificialisés pour accueillir la reproduction des canards de surface. Citons tout de même le réaménagement écologique de nombreuses carrières en eau (notamment par la création d’îlots favorables à leur reproduction) en Île-de-France, qui bénéficie à des espèces menacées comme le Fuligule morillon ou la Nette rousse.

En forêt, un bilan mitigé

En ce qui concerne les espèces forestières, le résultat est quasiment le même qu’au niveau national. Mieux encore certaines espèces comme la Grive musicienne ou le Grosbec casse-noyaux sont en augmentation. En revanche, les populations de Pie-grièche grise et de Pic cendré, affichent un déclin rapide et encore mal expliqué. Elles sont donc déclarées « en danger critique d’extinction ». Le déclin des populations régionales de Pouillot siffleur et de Mésange boréale s’inscrit dans un contexte plus vaste, probablement lié en partie aux changements climatiques.
Des mesures de conservation qui portent leurs fruitsPour d’autres espèces, telles que la Chouette chevêche ou l’Œdicnème criard, le développement de programmes de conservation spécifiques permet d’obtenir des résultats satisfaisants en Île-de-France. En effet, ces deux espèces ne sont plus directement menacées dans la région.

Cette Liste rouge pose donc les premières bases d’une meilleure connaissance des espèces menacées de la région et encourage la poursuite et l’accentuation des efforts de protection des espèces mais aussi et surtout de leurs habitats et de leurs ressources alimentaires. Car on ne saurait protéger efficacement une espèce sans préserver d’abord l’habitat dont elle dépend, et son bon état de fonctionnement.
Source :
http://www.natureparif.fr/la-biodiversite-de-a-a-z
Pour télécharger la version pdf du rapport depuis le site de natureparif cliquez là (2 MO)
Mise à jour du 15/04/2014 :

Oyé oyé, mes amis amoureux de la nature, notre nichée de Faucons Pélerin est de retour à la Falaise de l'M. On est super fier. Aussi pour ne pas déranger cette espèce protégée pendant sa période de reproduction, l'accès à la falaise est suspendue jusqu'à fin juin. 

Merci à 
Pascal Bocianowski et au Red Star Club de Montreuil, propriétaire de la falaise, pour sa vigilance et son hyper réactivité. 
Encore une superbe collaboration entre la LPO, le Red Star Club de Montreuil (propriétaire de la falaise) et le Comité Régional (gestionnaire de la falaise).

Profitez donc des autres secteurs : 
- La Carrié pour une première approche en falaise (du 3 et du 4), 
- Connelles ancestrale, (tout niveau avec quelques départs bloc, du 4 sup jusqu'au...),
- la Microfalaise pas très haute mais fine, 
- la Bisexto, la bi pour les intimes (Intéressante à partir d'un bon 5c mais beaucoup de voie dans le 6 et le 7),
- la Spéléo, la spé pour les locaux (si vous êtes à l'aise dans le 6b mais beaucoup de voies dans le 7 et 8),
- Le Thuit pour les machines (beaucoup de 8 et rien en dessous de 6c),
- Le Val Saint Martin pour sa convivialité (tout niveau, du 4 sup jusqu'à 6c).

Comment ça vous n'avez pas de topo ???
A commander auprès de 
Patty , Benjamin etFrancois à com-equipement@escalade-hnormandie.comou au 06.08.88.27.87
Source : CR FFME

Plus d'infos : http://www.oiseaux.net/oiseaux/faucon.pelerin.html


Article de 2013

Contrairement à ce que nous écrivions en mars, le couple de faucons pélerin est à nouveau présent sur la falaise de l'M en Normandie ! En effet, Pascal Bocia y a découvert la nichée et ses 4 oeufs ! Du coup, comme en 2011, cette falaise du RSCM est interdite temporairement jusqu'en juin en accord avec la FFME et la LPO. L'affichage habituelle sera vite mis en place.

Par ailleurs, Pascal signale qu'en raison des intempéries de cet hiver, un éboulement a eut lieu sur la falaise de Connelles. il conviendra d'être particulièrement méfiant cette année.

Pour des raisons de sécurité suite à cet effondrement, le secteur du Sphinx est donc interdit (secteurs 4 et 5, page 40 à 43 du topo).

Profitez en donc pour aller découvrir le nouveau secteur de la Cariée, fraîchement équipé ou à redécouvrir les autres secteurs comme la Microfalaise, la Bisexto, la Spéléo et le Val Saint Martin. 

Donc, juste en aval de Connelles et de la falaise de l'M, le secteur de La Cariée est situé sur les hauteurs de la commune d'Amfreville Les Monts.
Pascal à la Cariée/ col. RSCM
Réputé pour son accessibilité et ses voies faciles (une vingtaine de voies du 2 au 5b), ce petit secteur tient lieu de parfait secteur d'initiation à la falaise et à l'escalade simplement d'ailleurs. Parfaitement adapté aux très jeunex enfants et aux publics adaptés, cette falaise avait besoin d'un petit lifting question équipement .
Impulsé par le CD27 puis repris récemment sous l'aile du CR avec l'appui de l'association Authentik Aventure et de la base de loisirs de Léry-Poses, ce chantier de rééquipement à permis de renouveler la totalité des points d'assurage et des relais tout en repensant leur positionnement.
Dès les beaux jours ce site sera donc de nouveau accessible aux familles, aux instituts, écoles, base de loisrs et autres grimpeurs venant decouvrir l'escalade avec vue sur la Seine!
À noter que d'ici à la fin de l'été, une seconde phase d'amènagement sera opéré sur ce site, mais cette fois axé sur un "retravail" des accès et des zones de bas de voies.
À l'issue de cette seconde phase, ce secteur fera l'objet d'une classification FFME "Secteur découverte".

Sources :
À l’occasion de la Fête de la nature, de nombreuses sorties et animations sont proposées partout en Seine-et-Marne comme dans le reste de la France. L'occasion pour à tous les organismes et associations œuvrant en faveur de l’environnement de présenter leurs actions et les sites remarquables.
A cette occasion, le Conseil général et son opérateur, Seine-et-Marne Environnement, organisent des sorties dans une quinzaine d’espaces naturels sensibles (ENS) départementaux et soutiennent les animations proposées par les associations locales.




La Fête de la nature, ce sont 5 jours de manifestations gratuites au contact direct de la nature, pour permettre à tous les publics de la découvrir ou la re-découvrir.
Elle se déroulera cette année du 22 au 26 mai 2013.
De nombreuses manifestations sont ainsi organisées sur tout le territoire seine-et-marnais.
Pour sa 7e édition, la Fête de la Nature propose de porter le regard sur les petites bêtes en tous genres.
Elles sautent, elles rampent, elles volent, elles se cachent dans les maisons, dans les herbes, dans le sol, sous les algues, dans les fissures...
A vos loupes ! Pour partir à la recherche des plus petits des animaux. .
À une condition : réserver sa place car les visites se font par petits groupes. Il suffit d’avoir envie de se promener en pleine nature et d’être attentif aux espèces animales et végétales qui peuplent les milieux parcourus. .

Programme

Seine-et-Marne Environnement, organisme associé au Département, propose de nombreuses sorties nature et coordonne toutes les animations proposées sur le département par les différentes associations environnementales.
  • Souppes-sur-Loing
    Sortie nature
    Mercredi 22 mai de 09h00 à 12h30
    Randonnée nature au marais de Cercanceaux.
    Marais de Cercanceaux (espace naturel sensible du département)µ
    Seine-et-Marne environnement
    Contact et réservations : Pierre RIVALLIN - 01 64 31 19 66
    zonehumide@me77.fr
  • Cannes-Écluses
    Sortie nature
    Mercredi 22 mai de 14h30 à 17h30
    Balade parmi les papillons et les libellules aux Seiglats Étang des Seiglats.
    Seine-et-Marne environnement
    Contact et réservations : Pierre RIVALLIN - 01 64 31 19 66
    zonehumide@me77.fr
  • La Ferté-sous-Jouarre
    Sortie nature
    Mercredi 23 mai de 10h00 à 12h00
    La nature à la reconquête du bois de la Barre.
    Bois de la Barre (espace naturel sensible du département)
    Seine-et-Marne environnement
    Contact et réservations : Guillaume LARREGLE - 01 64 31 06 81
    biodiversite@me77.fr
  • Chauconin-Neufmontiers
    Sortie nature
    Mercredi 23 mai de 15h00 à 17h00
    Chants d'oiseaux et petites bêtes à la Butte de Montassis.
    Butte de Montassis (espace naturel sensible du département)
    Seine-et-Marne environnement
    Contact et réservations : Guillaume LARREGLE - 01 64 31 06 81
    biodiversite@me77.fr
  • Montigny-sur-Loing, Moret-sur-Loing
    Sortie nature
    Samedi 25 mai de 09h00 à 12h00
    Les reptiles de la plaine de Sorques.
    Plaine de Sorques (espace naturel sensible du département)
    Seine-et-Marne environnement
    Contact et réservations : Pierre RIVALLIN - 01 64 3119 66
    zonehumide@me77.fr
  • Episy
    Sortie nature
    Samedi 25 mai de 14h00 à 16h30
    Oiseaux et libellules au marais d'Episy.
    Marais d'Episy (espace naturel sensible du département)
    Seine-et-Marne environnement
    Contact et réservations : Pierre RIVALLIN - 01 64 3119 66
    zonehumide@me77.fr
  • Noisiel
    Sortie nature
    Samedi 25 mai - trois départs : 14h30, 15h30 et 16h30.
    Papillons, libellules et oiseaux au parc de Noisiel.
    Parc de Noisiel en gestion différenciée.
    Seine-et-Marne environnement
    Contact et réservations : Guillaume LARREGLE - 01 64 31 06 81
    biodiversite@me77.fr
  • Saint-Sauveur-sur-Ecole
    Sortie nature
    Dimanche 26 mai de 09h30 à 12h00
    Balade nature au bord de la rivière École.
    La Rivière (espace naturel sensible du département)
    Seine-et-Marne environnement
    Contact et réservations : Guillaume LARREGLE - 01 64 31 06 81
    biodiversite@me77.fr
  • La Ferté-sous-Jouarre
    Sortie nature
    Dimanche 26 mai de 10h00 à 12h00
    Oiseaux et insectes au bois de la Bergette.
    Bois de la Bergette (espace naturel sensible du département)
    Seine-et-Marne environnement
    Contact et réservations : Pierre RIVALLIN - 01 64 3119 66
    zonehumide@me77.fr
  • Moret-sur-Loing
    Sortie nature
    Dimanche 26 mai de 14h30 à 17h00
    Orchidées, insectes et oiseaux - prairie Clemenceau et Vallée du Cygne.
    Prairie Clémenceau (espace naturel sensible du département)
    Seine-et-Marne environnement
    Contact et réservations : Guillaume LARREGLE - 01 64 31 06 81
    biodiversite@me77.fr
  • Crécy-la-Chapelle, Couilly-Pont-aux-Dames
    Sortie nature
    Dimanche 26 mai de 14h30 à 16h30
    Faune volante à la Frayère du Marais !
    Frayère du marais (espace naturel sensible du département)
    Seine-et-Marne environnement
    Contact et réservations : Pierre RIVALLIN - 01 64 3119 66
    zonehumide@me77.fr

NATURE