Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-04-07

Parmi les clubs les plus actifs sur les cailloux de Bleau, nos amis de l'Association Sport et Loisirs de Stainte Geneviève des Bois (ASL91) ne sont pas en reste. Il faut dire que ces affiliés FSGT comptent dans leurs rangs de grands bleausards dont Pascal Etienne et un certain "Pépito" !

Outre le site internet de l'association, il existe un blog simple et sympathique qui, en images, nous fait visiter les massifs les plus exotiques et parfois improbables.

Le 10 avril 2013, Jean Jacques Naël ("Pépito") bien connu des bleausards pour ses circuits, ses topos papiers et son site internet que nous présentons ici, annoncait donc sur ce blog le l'ASL91, la fin officiel des travaux de balisage des circuits du Rocher Chatillon. Vous allez nous dire, c'est où le Rocher Chatillon ? En Essone ? Et bien oui ! longitude = 2.408614     latitude= 48.422982 ! Alors si vous ne connaissez pas, lisez donc l'article de Pépito...
  L'ami Pépito commence ainsi son article sur Le circuit Jaune et le circuit Bleu du Rocher de Chatillon.

"Mauvaises nouvelles
         Ca y est, après trois semaines de travail éreintant, usé trois brosses métalliques, vidé cinq litres de décapant, épuisé trois litres de peinture, de la blanche, de la jaune et de la bleue, j’ai enfin le droit de prendre la queue pour vous dévoiler ce secret de polichinelle : j’ai enfin achevé la réfection d’une piste Jaune et d’un circuit Bleu au Rocher de Chatillon.

Deux pistes achevées qui auraient pu ne pas l’être si j’avais pris comme vérité les commentaires décourageants de quelques visiteurs venus vanter d’une voix plaintive, à défaut d’avoir un long violon voilé sous la main, tous les défauts du massif. Soit, toutes les bonnes raisons de ne pas revenir : trop petit, trop haut, trop morphologique, trop de pente, trop athlétique, trop exposé, trop glissant, trop de tout en somme… Tout ces « trop » pouvant se résumer par un simple : « Pas assez bien ».

Je n’invente rien, effectivement, il y a une voie exposée sur la piste bleue, le numéro 3, qui en plus est pour grand, et pour le moins, athlétique. Trois défauts en poupée russe, un cumul qui compromet le tout. Surtout que plus loin, il y a quelques blocs qui se suivent dans la pente, compliquant, à se décourager, la pose du tapis de réception. Mais heureusement pour les moins exigeants, ces blocs ne sont pas très hauts et permettent une parade facile. Après, il y a des surplombs et des traversées ; puis après, une fois qu’on a les bras bien anéantis, arrive la série des blocs hauts. Ils n’ont que ça comme défaut, une qualité pour certains, mais c’est déjà trop pour être appréhendés avec sérénité. Puis il y a le final, le bloc qui aurait dû être sur la piste rouge, surtout qu’il y a des rouges beaucoup plus faciles. Bref, il y a de quoi repartir déçu avec l’envie d’oublier ce massif."

Tout l'humour acide de l'ami Pépito ne doit pas vous dissuader d'aller rendre une visite à ce site tranquille non loin de Milly-la-Forêt (D105 en direction de Boutigny carte COSIROC).

En plus, disons le franchement, Pépito a encore fait un remarquable travail de balisage réussissant le tour de force de faire disparaître les anciennes grosses balises du circuit bleu que l'on devine à peine (même sur la photo).

Les circuits :
Le circuit Jaune de 30 n°s est d’un niveau global PD sup/AD inf avec un supplément de 10 passages (bis) montant la sauce à AD ; seul 9 passages de l'ancien tracé sont conservés.  
Quant au circuit Bleu, il propose 35 passages, donc 5 en bis (quatre départs assis et une voie exposée) pour une cotation global D/D sup. Il reprend 20 passages de l’ancien tracé.             

On vous laisse découvrir tout ça sur le blog de l'ASL montagne escalade de Ste Geneviève des Bois,  avec de belles photos.
Les infos sur l'association sont par contre ici

Crédit photo Pépito 
Site internet de Pépito TopoBleau




Bon le projet de l'aéroport de NDDL est certainement bien loins de nos préoccupations locales (Bleau) mais il est riche d'enseignements pour celles et ceux qui ont une Z.A.D. c'est à dire une Zone à défendre. C'est leur genre de combat que l'on aime à la TL²B et si on n'en parle pas beaucoup sur nos éditions, cet article de Florence Roussel publié le 10 avril 2013 sur Actu-Environnement.com nous a beaucoup intéressé. Il nous en apprend un peu plus sur la méthode de compensation des zones humides et sur la compensation écologique, en générale, pratique vertueuse visant à compenser les impacts d'un projet sur les écosystèmes par des actions de restauration, mais qui a ses limites comme l'a démontré le colloque Natureparif/FNE des 3 et 4 avril 2012.

 

Aéroport NDDL : la méthode de compensation des zones humides disqualifiée

Les trois commissions nommées par le gouvernement sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes ont rendu leurs conclusions. Elles pointent les nombreuses insuffisances du dossier surtout en matière de compensation environnementale.
 
La commission de dialogue, la commission agricole et la commission d'experts environnementaux, toutes trois mises en place par le gouvernement en novembre 2012 dans le cadre du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), ont rendu leurs conclusions le 9 avril au ministère de l'Ecologie.
[...]
Côté impact environnemental du projet (pdf), le comité d'expertise scientifique s'est penché sur la méthode de compensation environnementale envisagée par les maîtres d'ouvrage.
 
Les centaines d'hectares requis pour le nouvel aéroport sont des zones humides, en tête de deux bassins versants ce qui nécessite la mise en place de compensations conformément à la loi sur l'eau. La méthode proposée pour le concessionnaire Vinci-Aéroport du Grand Ouest (AGO) et la DREAL consiste à compenser les surfaces impactées non par la création de zones humides de même superficie mais par la création de zones capables d'assurer les fonctions des zones humides initiales au sein du bassin versant concerné : interception des pollutions diffuses, conservation de la biodiversité, régulation hydrologique des ressources en eau.
 
Pour cela, la méthode consiste à évaluer les "besoins" de compensation découlant de la destruction des zones, et définir la "réponse" à apporter. Concrètement, AGO envisage de contractualiser avec des propriétaires fonciers pour maintenir certains milieux, en restaurer d'autres et en créer de nouveaux (mare, haies) de manière à "rembourser" en quatre ans 80% de la "dette écologique".
Mais les experts ainsi que la commission agricole (pdf) émettent des réserves quand à l'efficacité de la méthode et viennent ainsi confirmer les doutes émis par la commission d'enquête publique en octobre 2012.

[...]

Une fragilisation du projet
Les experts appellent à lever ces réserves avant de poursuivre le projet et suggèrent plusieurs améliorations aux maîtres d'ouvrage : caractériser rigoureusement et avec les mêmes méthodes l'état initial des sites impactés, appliquer avec la plus grande rigueur le principe ERC (Eviter, Réduire, Compenser) [voir en dessous de l'article] en privilégiant les étapes E et R, développer une méthode permettant de vérifier et contrôler la compensation, limiter l'emprise au sol du projet, se fixer des objectifs d'état final à atteindre à l'issue de la compensation…

[...]

Un projet fer de lance de la compensation écologique en France ?
Outre la polémique sur son utilité (voir video), ce projet de NDDL met en lumière un besoin de réflexion sur la compensation écologique en France. "Ce projet constitue l'un des premiers projets en France à devoir mettre en œuvre des mesures de compensation sur une superficie aussi vaste et aussi circonscrite dans l'espace", précisent les experts qui en appellent au ministère de l'Ecologie pour mener un travail approfondi sur cette question. Ainsi, ce projet d'aéroport, s'il est maintenu, ne pourrait-il pas servir d'expérimentation nationale en la matière ? Reste à voir dans quelle mesure les nombreuses recommandations proposées seront prises en compte et appliquées par les maîtres d'ouvrage du projet.

ERC la nouvelle doctrine du ministère pour gérer les impacts sur l'environnement : éviter, réduire, compenser

Le ministère de l'Ecologie a  publié  en 2012 sa doctrine pour "éviter, réduire et compenser" les impacts sur le milieu naturel. Un outil pour les maîtres d'ouvrage, leurs prestataires et les services de l'Etat.
 
Les projets doivent en premier lieu s'attacher à éviter les impacts sur l'environnement, puis, à défaut, à les minimiser et, en dernier lieu en cas de besoin, à compenser les impacts résiduels. Le ministère de l'Ecologie a publié fin juin sa doctrine (pdf) relative à cette séquence "éviter, réduire, compenser" (ERC) .
La séquence ERC s'applique "de manière proportionnée aux enjeux" à tous types de plans, programmes et projets dans le cadre des études d'impact ou d'incidences exigées dans les procédures d'autorisation : loi sur l'eau, Natura 2000, espèces protégées… "La mise en œuvre de la séquence doit permettre de conserver globalement la qualité environnementale des milieux, et si possible d'obtenir un gain net, en particulier pour les milieux dégradés, compte-tenu de leur sensibilité et des objectifs généraux d'atteinte du bon état des milieux", explique le ministère.

Pour en savoir plus, voir l'article d'actu environnement de septembre 2012
Pour en savoir plus sur le colloque cité en intro sur Actu environnement
Les premiers ramassages de déchets ont eut lieu mais chaque jour les bleausards découvrent avec stupeurs décharges sauvages et déchets abandonnés.

Sur la TL²Bleau, on évoque très régulièrement nos "petits" déchets, ceux qui concernent tout particulièrement les pratiquants de loisirs de pleine nature (des restes du pique-nique au mégots de cigarette en passant par les bout de strapal). Si leur ramassage est difficile de par leur petite taille (la pince barbecue est dans ce cas bien utile), l'abandon sur les parking de gros déchets pose de plus en plus de problème.

L'ONF a commandé une étude pour comprendre pourquoi certains visiteurs considéraient la forêt comme une décheterie et nous fera parvenir bientôt les résultats. Mais le cru 2013 des découvertes s'annonce vraiment surprenant au regard des photos qui nous ont été adressés ces derniers jours par nos correspondants ! Petit catalogue en images...

L'année 2013 va encore nous surprendre !

Vous ne revez pas, c'est du composte de matière fécale issu de toilettes sèche
Et ils ont voyagé semble t'il ! 
A la Merveille, il n'y a pas que de beaux blocs 
Mais l'antivol est resté à Bellevue (photos JCV)
C'était en février au Rocher Canon (P.B) 
Et encore des gravats (photo AAFF) 
photo 4-1
photo 4-2

On a aussi eut le droit au reste d'une soirée bien arrosée au Cuvier 

 et nos amis de l'ASABEPI (voir lien dans la colonne) qui lutte contre les plantes invasives à Bleau ont aussi pu faire leur ramassage au Cuvier le WE dernier


Car, comme le dit si bien une célèbre chaîne de magasins "En agissant ensemble, on agit vraiment" ! ce que nous prouve Jipé avec cette photo faite à Bleau et sans trucage !

Photo Jean Paul
Suivez son excellent blog depuis notre colonne de gauche

Alors, à la TL²B quand on voit sur les forums des grimpeurs critiquer l'opération de ramassage faite par Black Diamond, on se demande "pourquoi tant de haine" ? Certes, Black Diamond est une entreprise commerciale et en profite un peu au passage, certes, parmi les très forts grimpeurs de son team, certains ne sont pas irreprochables en matière de green climbing, mais vu la situation, peut-on se passer des bonnes volontés et de la mobilisation qu'elles génèrent ?

Bien entendu, nous savons que des dizaines, des centaines, des milliers (?) d'entre vous viennent à Bleau, remportent leurs déchets et même un peu des autres sans le faire savoir.

Il existe même des clubs d'escalade parisiens (Roc 14, FSGT, entre autre) qui à chaque sortie termine leur séance par une bonne action.

MAis au vu de la carte de localisation des déchets que met à jour Aymeric, y'a du boulot !

L'an dernier, lors du World Clean up day, Let's do it a permi la mobilisation de : 3 millions de volontaires et 67000 tonnes de déchets récoltés dont 9200 volontaires et 342 tonnes de déchets ramassés en France

Cette années combien seront nous ? 

Voila l'affiche déjà du World Clean Up 2013 en version PDF sur ce lien : https://mega.co.nz/#!pQdlCBzJ!fheapSOczOMO4-gRMDJOzz0KPdxdwVx4YxuCMw4ekFI
et le lien de l'évenement sur facebook

Après les opérations de ce WE (14/04/2013) dans les Trois Pignons, Clément Blasco vous invite à prendre 1:50 min pour visionner cette vidéo puis une matinée le dimanche 21 avril pour participer au nettoyage de la forêt de Sénart !

Enfin, il reste des places pour devenir coordinateur local de LDI 

http://www.letsdoitfrance.org/fr/news/ldi-recherche-des-coordinateurs-locaux
Nos amis du viaduc des Fauvettes (Essonne), la plus haute falaise d'Ile de France, très prisée des grimpeurs, spéléologues, slackeurs et autres amateurs de loisirs et sports de nature nous ont rapporté ce fait divers qui c'est déroulé le samedi 30 mars, c'est à dire sur une journée de forte affluence !

S'il est déjà assez scandaleux qu'un "sportif" s'improvise bûcheron et abatte l'arbre qui gêne sa pratique, le faire sans respecter les règles de sécurité de base est juste criminel !

Heureusement; il y a assi des bonnes nouvelles du côté du Viaduc !
Le viaduc, nous en parlons de temps en temps sur la Tribune car c'est un spot extraordinaire. Nous lui avons consacré divers articles dont ces trois dossiers :


Ceux qui fréquentent le site de longue date pourront affirmer sans crainte que la végétation l'entourrant y a bien poussé et que l'érosion a aussi connu une forte croissance.

Sous l’arche du viaduc située entre les piliers 5 et 6, il y avait donc un bel arbre qui, visiblement devait gêner quelqu'un...




En effet, Samedi 30 mars 2013, un type arrive avec sa tronçonneuse... Sans aucune mesure de sécurité, alors que le site est d’ailleurs déjà fréquenté, il l’abat. L’arbre tombe contre le pilier 5 et recouvre même le Ru d’Angoulême. Par chance, il ne blesse personne.



C’est véritablement dangereux et totalement inconscient !

A la vue de la souche, on comprend aussi que l'individu n'a aucune experience sérieuse de ce qu'est un abattage d'arbre et de comment on dirige sa chute. Lorsqu'un site est fréquenté par le public, on évite toujours de faire ce genre d'intervention durant son ouverture. Au pire, on balise la zone de travaux, on en interdit l'accès et on place des guêteurs pour plus de sécurité.

Par ailleurs, couper un arbre de cette taille nécessite au préalable les autorisations du propriétaire (qui n'en a donné aucune). Quant aux autres utilisateurs (souvent représentés à travers des associations de protection de l’environnement comme le COSIROC par exemple mais  il y en a d’autres très impliquées dans la préservation de ce site), ils n'ont d'ailleurs pas plus été consulté.

Un élagage des branches qui finissent par recouvrir le viaduc est souvent nécessaire. Mais ces coupes ne peuvent être que légères et sérieusement réfléchies avant toutes exécutions. Ce type de travaux comme tant d'autres opérations d’entretien nécessaires pour la préservation de ce site, ne serait qu’au niveau de la stabilisation des sols (notamment sous les piliers 1 et 2), doit obligatoirement s'étudier à plusieurs et se réaliser avec un fort encadrement.

Le SICOVY a été immédiatement prévenu de cette exaction qui se trouve sur son territoire de compétences. Toutefois, la Coulée verte est, depuis le 1er janvier 2013, sous la responsabilité de la Communauté d’agglomération du Plateau de Saclay.


Plus sympathique : Nos amis spéléologues organisent, comme chaque année, leur  belle manifestation « Grande vire » les 25 et 26 mai 2013, cette fois de 28 heures ! Départ dès le samedi à midi, jusqu’au dimanche 16 heures. Les grimpeurs sont invités à participer à cette manifestation ; si vous tenez à grimper ce jour là, respecter les spéléologues dans leurs performances.
 
Toutes les informations concernant le viaduc des Fauvettes sont accessibles depuis le nouveau site du Cosiroc. Allez lui rendre visite, il y a forcément des informations qui vous intéressent, comme le plan général de toutes les voies des Fauvettes http://www.cosiroc.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=215&Itemid=336

Neil Hart nous indique que le 7a de Nemesis, à Buthiers (secteur tennis) est maintenant 6b !

"what the fuck has happened to nemesis at buthiers, the other day some guys explained to me how he climbed it, he said I jump start to the good hold right hand raise my feet and reach left hand round the corner to the big pocket

now when I climbed it the right hand was a bad sloper, and the pocket he mentioned was a very bad sloper, I have just been down to look at it, my god, the bad holds on the right wall are now jugs and I mean big holds, I just climbed it in my trainers and it is now about 6b
:(((((" (sur Bleau info)


En effet, les mauvais plats en grès tendre (surtout dans les massifs du sud de Bleau) et/ou humides sont très sensibles au brossage.


Nemesis
Bleau Info

Quand c’est fait avec une brosse dure ou métallique, le grès se creuse de manière irréversible et le phénomène ne fera que s’amplifier, la couche dure superficielle étant définitivement détruite. Les prises vont donc se creuser, s’agrandir jusqu’à disparaître dans certains cas (comme sur le petit toit au 95,2).

La brosse métallique c'est uniquement réserver au brossage des lichens durs lors de l'ouverture de la voie (ou re-nettoyage).

Bref, trop de magnésie encrasse les prises, un mauvais brossage les bousilles !

Soyez donc un peu plus parcimonieux !

On va pas vous refaire l'histoire, on n'en parle suffisament souvent...

Faut croire que certains ne savent pas lire ou s'en moquent totalement.


D'ailleurs, quand on voit les critiques qui fusent sur les forums dès que l'on lance une initiative visant à améliorer un tant soit peu la propreté de la forêt, on comprend pourquoi elle ne cesse de se dégrader !




Rappel aussi : le grès humide c'est fragile et ca casse !
Notre spécialiste local des Trois Pignons, l'ami Robert Courtiau (notre partenaire qui vous guide toute l'année sur les 25 bosses soit physiquement, soit via son site internet) nous a adressé quelques photos des derniers travaux de lutte contre l'érosion dans la montée du pignon de la Roche au four, (plus connu sous le nom de pignon de la Croix de Lorraine).

Si ces travaux deviennent de plus en plus nécessaires avec l'accéleration du processus érrosif dans ces très fortes pentes sableuses, on peut s'interroger sur l'artificialisation du paysage par la pose d'une palissade à clair voie et la coupe de pins.

A la Tl²B on suit depuis des années les travaux de lutte contre l'érosion et les 25 bosses ont déjà été bien rafistolées. La méthode utilisé ici ne nous choque pas (l'impact visuel va s'attenuer) mais l'utilisation de la gavinelle nous heurte quelque peu...


Le piton rocheux et escarpé de la Roche au four qui domine la Vallée Close est célèbre pour son monument de la Croix de Lorraine dont nous comptons l'histoire dans cet article. La pente étant très forte, l'érosion y est forcément importante et en l'absence d'un balisage clair, certains l'escaladent par la première sente trouvé ce qui accélère sa dégradation ! La bonne solution, c'est les 25 bosses avec l'ami Robert ou, en tous cas, de ne jamais sortir des sentiers balisés.

Quand on parle érosion à Bleau, il faut avoir le sens de la mesure. La mesure temporelle car les actions s'inscrivent sur le long terme et ici, le long terme, c'est à l'échelle géologique de la planette ! Mais on reste aussi vigilant quant à l'artificialisation excessive des paysages. Sur notre ancien portail, parmi les nombreux articles, nous vous recommandons celui-ci sur ce sujet très particulier.

Nous avons tout de même contacté nos amis forestiers pour en savoir un peu plus sur ces travaux et l'utilisation de la palissade. Voici donc la réponse conjointe du responsable accueil et biodiversité et du responsable du chantier.

La montée est maintenant bien encadrée.
Vous en pensez quoi ?
Photos : Robert Courtiau

Après échange avec le technicien qui conduit le chantier, nous pouvons apporter les éléments suivants :

Le projet imaginé pour la protection de cette montée (plus qu'une restauration) a été examiné avec le comité accueil et érosion. L'objectif était de faire cesser la création de passages parallèles qui créent des départs d'érosion mettant à nu les blocs et conduisent au final à élargir le passage. Le passage s'élargissant, les usagers vont chercher toujours plus à côté une pente sableuse plus favorable et le processus continue...avec pour conséquence une dénaturation du site et de l'esprit du sentier.

La solution mise en oeuvre consiste à obliger les usagers à emprunter le tracé historique (principe général de restauration du sentier) par une mise en défens de chaque côté du chaos rocheux.

Ce genre de passage est en général traité de façon simple en obstruant les entrée et sortie des "faux chemins" par abattage de petits arbres sur place, bien choisis dont la simple chute bien orientée peut suffire à cet effet. C'est un moyen simple, peu coûteux  (pas de transport - que du déplacement d'ouvriers) et respectueux du milieu naturel dans la mesure où il n'apporte pas de matériaux exogènes.

En effet, la restauration des 25 bosses et du sentier mobilisent à eux seuls plus de 150 000 euros de travaux et il nous faut réellement optimiser.

Nous privilégions en général des pins ou bouleaux moribonds ou vivants dont la disparition reste sans effet sur la stabilité des pentes.


Dans ce cas précis, la topographie, la linéarité du passage et sa grande longueur rendaient facile la multiplication des entrées et sorties. Pour être plus efficace, nous avons donc décidé d'utiliser de la ganivelle pour condamner les abords en profitant du fait que l'accès à ce passage par un véhicule était pour une fois relativement facile. Ce dispositif est complété par des abattages habituels pour rendre dissuasive toute sortie du sentier. Cela crée également un mulch qui permet de réenclencher la dynamique du sol et apporte des graines qui hâtent la revégétalisation.

Ici les blocs sont stables et donc aucun autre aménagement n'a été prévu sur le tracé sensu sticto, sauf peut être une amélioration de la lisibilité du balisage.


Ce principe à déjà été utilisé il y a 2 ans au Gros sablons sur le tracé des 25 bosses pour canaliser le public, avec succès.

A noter :
- la ganivelle est une "palissade très ajourée qui ne constitue pas une barrière visuelle, et seulement 30 m de ganivelles seront utilisés sur 16 km de tracé

- l'aspect actuel  (sensation de fouillis) va s'améliorer avec le temps quand les branches auront perdu leur feuilles et que la ganivelle aura vieilli. Ainsi  les éléments s'intégreront de mieux en mieux au paysage

- la coupe d'arbres ne sera pas le seul moyen utilisé.

Dans une 2è phase, la restauration du sentiers comprendra aussi des aménagements en grès ou bois de façon à faciliter la progression dans les blocs (puisqu'on les obligent à passer dans les blocs) et stopper les départs d'érosion en aménageant des terrasses. Elle devrait être moins spectaculaire.
Bien cordialement,


Bon vu comme ça c'est assez spéctaculaire...




A la Tribune libre de bleau, on n'est pas insensible à la critique (surtout le patron. ;0) et si le portail connaît un certain succès avec ses 15 000 lectures par mois (record à 19 949) on savait qu'il devenait difficile de s'y retrouver dans toutes ces infos (plus 400 articles en ligne). On a donc décidé de lancer plusieurs éditions spéciales qui vous offriront la possibilité de choisir de suivre tout ou partie de nos articles.

Ainsi, à l'édition originale, nous avons ajouté :
- une édition Bleau et ile de France : la TL²Bleau,
- une petite édition spéciale pour suivre la vie des sites (fréquentation...) : LTL²Bstaff
- et, très vite, TL²Bplus, un portail permettant d'aller encore plus loin dans les analyses en vous donnant accès à plus d'articles et de documents de fond.

Cette démultiplication s'accompagne de quelques changements graphiques et d'une nouvelle répartition des différents liens vers les autres sites.


Les travaux sont en cours et vont durer jusqu'au mois de mai (on espère pas plus).
Nous transfèrons progressivement les articles essentiels vers leur nouveau site mais conservons les originaux dans le portail d'origine afin de ne pas rendre caduc les liens fait par certains sites vers ceux-ci.

Pour être certain de ne rien louper, vous devrez vous abonner aux différents flux RSS (ou ne choisir que celui qui vous intéresse !). Celles et ceux qui nous suivent via la page facebook seront toujours informé de nos diverses publications.
Tous vos commentaires et suggestions sont les bienvenues en cette période de reconstruction. Il est encore temps de faire bouger les choses.

Bien à vous.
Et à très vite.
La cordée de Rédaction
Bonjour,

A la Tribune libre de bleau, on n'est pas insensible à la critique (surtout le patron. ;0) et si le portail connaît un certain succès avec ses 15 000 lectures par mois (record à 19 949) on savait qu'il devenait difficile de s'y retrouver dans toutes ces infos (plus 400 articles en ligne). On a donc décidé de lancer plusieurs éditions spéciales qui vous offriront la possibilité de choisir de suivre tout ou partie de nos articles.

Ainsi, à l'édition originale, nous avons ajouté :
- une édition Bleau et ile de France : la TL²Bleau,
- une petite édition spéciale pour suivre la vie des sites (fréquentation...) : LTL²Bstaff
- et, très vite, TL²Bplus, un portail permettant d'aller encore plus loin dans les analyses en vous donnant accès à plus d'articles et de documents de fond.

Cette démultiplication s'accompagne de quelques changements graphiques et d'une nouvelle répartition des différents liens vers les autres sites.


Les travaux sont en cours et vont durer jusqu'au mois de mai (on espère pas plus).
Nous transfèrons progressivement les articles essentiels vers leur nouveau site mais conservons les originaux dans le portail d'origine afin de ne pas rendre caduc les liens fait par certains sites vers ceux-ci.

Pour être certain de ne rien louper, vous devrez vous abonner aux différents flux RSS (ou ne choisir que celui qui vous intéresse !). Celles et ceux qui nous suivent via la page facebook seront toujours informé de nos diverses publications.
Tous vos commentaires et suggestions sont les bienvenues en cette période de reconstruction. Il est encore temps de faire bouger les choses.

Bien à vous.
Et à très vite.
La cordée de Rédaction
Nous vous annoncions il y a quelques temps les deux enquêtes publiques en cours sur les concessions aux pétroliers qui touchent la partie nord de la forêt de Fontainebleau et les maraîchers de Chailly-en-Bière. Il ne reste plus que quelques jours pour agir et dire NON, une nouvelle fois, à ces projets ! Pour vous simplifier la vie, la TL²B et nos amis des Chroniques Vertes de Milly et d'ailleurs publient le Communiqué de Collectif Stop aux pétroles de schiste du sud 77 qui fait le point sur les risques environnementaux liés à ces forages pour les habitants du coin mais aussi pour notre forêt de Fontainebleau et les consommateurs des produits maraîcher de Chailly...
 
Communiqué du collectif Stop aux Pétroles de Schiste Sud 77

Deux demandes de concessions pétrolières sont en cours jusqu'au 13 avril 2013. Il s'agit des concessions de Faÿ (SPPE : Société Pétrolière de Production et d'Exploitation) et de Chartrettes-Ouest (Geopetrol). Ces demandes sont en concurrence. Leur périmètre touche tout ou partie du territoire des communes de Barbizon, Chailly-en-Bière, Dammarie-les-Lys, Fontainebleau, La Rochette et Villiers-en-Bière (voir le document ici).
Géopétrol a déjà une concession sur Chartrettes-est.  SPPE  a racheté des droits à Elf en 2011.
Une demande de permis de recherche est valable 5 ans. Une concession donne le droit exclusif d'exploiter pour 25 ans : une très grande opportunité pour les pétroliers !

Tout recours doit être déposé avant l'échéance du 13 avril. Après, il sera trop tard ! donc, c’est maintenant qu’il faut réagir.

Pourquoi faut-il réagir ?

D'abord parce qu'il y a un historique des accidents

Les pétroliers ne parlent pas des incidents  survenus suite aux forages conventionnels verticaux réalisés par Elf entre 1965 et 1985 dans la forêt elle-même(deux forages à Chailly). Les eaux du Dogger sont remontées dans les 2 nappes exploitées pour l'alimentation en eau potable de la région. L'une d'elle est toujours polluée et a dû être abandonnée.
Les nouveaux forages envisagés produiraient les mêmes effets en pire car ils descendraient en oblique au même niveau que les précédents et seraient prolongés par un long forage horizontal sous la forêt. A partir du même puits situé en bordure de forêt, il faudra réaliser de nouveaux forages selon une disposition rayonnante. C’est donc toute la surface atteignable qui sera traitée.

Schéma issu des documents soumis à Enquête Publique
pour la concession SPPE de Faÿ à Chailly en Bière
Formation géologique et 5 nappes phréatique traversées par les forages

Par ailleurs, Il existe une nappe aquifère sous-affleurante à Chailly-en-Bière entraînant un risque de propagation de pétrole dans tout ce réseau de surface (source BRGM -Bureau de Recherche-Géologie et des Mines)et cultures maraichères
Suite aux précédents forages, les arbres n'ont pas repoussé à certains endroits de la forêt de Fontainebleau.


Ensuite parce que les conséquences néfastes seront multiples sur nos territoires qu'elles soient environnementales, économiques ou sociales

Le prix de l'eau potable (par exemple, 6€  le m3 à Dammarie) augmentera encore.

Des agriculteurs sont installés dans la région. Ils utilisent l'eau des nappes aquifères. Si celles -ci sont polluées, ce serait catastrophique pour eux.
Ajoutons à cela la pollution par le bruit, la lumière, les navettes de camions (24h sur 24) pendant plusieurs mois avec un impact direct sur la qualité de vie des habitants et sur le tourisme.
Et que dire des impacts sur la forêt de Fontainebleau, pourtant site classé réserve biosphère ?

Enfin parce qu'il y a un gros doute sur la finalité de ces forages

Les forages horizontaux vont tenter de récupérer du pétrole dans les réservoirs naturels de pétrole ayant déjà été exploités lors des précédents forages . Ces mêmes forages ayant été abandonnés dans cette zone car la production était tarie. Il ne reste que du pétrole résiduel.

Les sociétés pétrolières revendent facilement leurs concessions ou permis.

Les sociétés pétrolières qui demandent la concession ne vont pas pratiquer la fracturation hydraulique mais rien ne nous assure que dans l'avenir, des repreneurs ne l'utiliseront pas. 25 ans, cela donne à la loi le temps d’évoluer. L’interdiction de la fracturation hydraulique pourra être contournée par des méthodes alternatives tout aussi dévastatrices.

Les dispositifs prévus dans ces demandes de concession, à savoir clusters (ensemble de 12-13 forages), forages déviés, partie terminale horizontale... peuvent être une première étape pour ensuite utiliser les techniques de la fracturation hydraulique (entraînant des contaminations par de multiples produits chimiques néfastes pour la santé humaine, un risque sismique, la pollutions des nappes phréatiques, l'augmentation de la radioactivité).
Comment ne pas s'inquiéter des conséquences d’ un forage horizontal à 2400 m ou plus en forêt de Fontainebleau d’ici quelques années si la concession est accordée?
De plus, notons que le code minier actuel autorise les pétroliers à rejeter dans le sol des produits chimiques polluants sans être inquiétés comme le sont les autres industriels.
D’après M. Boë, de Samois, si on exploitait la totalité des réserves pétrolières dans toute l’Ile-de-France, cela représenterait la consommation française pendant un an. Cela vaut-il la peine de prendre le risque de polluer des nappes phréatiques et d’abîmer des paysages – la forêt de Fontainebleau en particulier - pour si peu ?
Une enquête publique est en cours jusqu'au 13/04/2013. Nous vous encourageons vivement à consulter les documents et exprimer votre avis  dans les mairies de :
    . Chailly en Bière : du lundi au vendredi de 8h45 à 12h et de 14h à 16h. 
Tel :01 60 66 43 41
     . Barbizon    : lundi de 14h à 18h    - mardi à samedi  de 9h à 12h.
Tel :01 60 66 41 92                                                      
    . La Rochette  : du lundi au jeudi 8h30 à 12h15 et 13h30 à 17h puis le vendredi :8h30 à 12h15 et 13h30 à 16h15 et enfin le samedi de 9h à12h. 
Tel :01 64 83  55 55                                                         
     . Dammarie les lys : du lundi au vendredi de 8h30 à 12h  et l'après midi du lundi au jeudi de 13h30 à 17h15   et le vendredi jusqu'à 17h.  Le samedi est réservé à l’état civil.
Tel : 01 64 87 44 44 . C’est le service environnement qui s’occupe de l’enquête publique. (0164874501)
    . Fontainebleau : lundi de 13h30 à17h30 puis du mardi au vendredi de13h30 à 17h30. Ouverture le samedi matin uniquement pour l'état civil.
Tel :01 60 74 64 64

Les habitants des communes voisines et les citoyens qui se sentent concernés (amoureux de la forêt de Fontainebleau ou de la nature) peuvent aussi exprimer leur avis dans les mairies ci dessus .

Nous vous proposons le texte ci-joint dont vous pouvez vous inspirer ou que vous pouvez joindre tel quel au cahier de l'enquête publique.

Voir également le courrier adressé aux maires des communes concernées ainsi que celles des territoires proches. Rien en vous empêche d'en faire autant...

Enfin, rien de tel qu'un bon quiz (avec les réponses) pour se rafraîchir la mémoire sur les dangers inhérents aux gaz et pétrole de schiste.



Il existe aussi une pétition du collectif du Gâtinais http://www.avaaz.org/fr/petition/Avant_le_petrole_on_a_besoin_deau_pour_vivre/?aosKUdb

Par ailleurs, le Conseil d'Etat vient d'être officiellement saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité déposée par le groupe texan Schuepbach et visant la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique pour l'extraction d'hydrocarbures. L'idée cette loi limitative ne serait pas valable juridiquement et si c'est le cas, alors les forages suspendus pouraient à nouveau être autorisés selon la technique de fracturation. A lire sur Act-environnment dans cet article :Gaz de schiste : l'interdiction de la fracturation hydraulique est-elle constitutionnelle ?

 

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