Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-03-03

Tous les deux ans, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et la Fédération des Parcs naturels régionaux de France organisent la Nuit de la Chouette, un événement pour faire connaître les chouettes et hiboux. Le 23 mars, débutera la 10 éme édition de cette rencontre exceptionelle ! En Seine et Marne et en Essonne, vous pourrez donc suivre animations, conférences et autres sorties noctures dont voici le programme !
Pour cette 10e Nuit de la chouette, Seine-et-Marne environnement, les Amis de la Nature, l'Association de Gestion et Valorisation de la Réserve Naturelle de Vaires-sur-Marne (A.G.V.R.N.V.), l'association Pie Verte Bio 77 et l'Association de Gestion de la Réserve Naturelle nationale de la Bassée (AGRENABA) vous invitent à la découverte des rapaces nocturnes et de toutes les richesses de la nature durant la nuit grâce à diverses animations gratuites. Du côté du PNR du Gâtinais ont prolongera l'expérience jusqu'au 5 avril sur le thème 10ème édition = 10 animations !

Sorties nocturnes, conférences, expositions, débats, venez découvrir la vie de ces fascinants nocturnes et les menaces qui les guettent (destruction des habitats, raréfaction des sites de nidification, intensification agricole, trafic routier).
Des ateliers permettront aussi de vous initier à des gestes simples pour sauvegarder ces rapaces (installation de nichoirs, plantation d'arbres et de haies, conduite ralentie la nuit).












Programme des animations de Seine et Marne Environnement :
-A La Ferté-sous-Jouarre :
Bois de la Barre (espace naturel sensible du département)
> De 19h à 21h : sortie nocturne

Organisation : Seine-et-Marne environnement
Inscription obligatoire. Lieu de rendez-vous donné à l'inscription.

Pour tous renseignements :
Guillaume LARREGLE - 001 64 31 06 81 - 06 87 23 78 51
biodiversite@me77.fr


-A Episy :
Marais d'Episy (espace naturel sensible du département)
> De 19h à 21h : sortie nocturne

Organisation : Seine-et-Marne environnement
Inscription obligatoire. Lieu de rendez-vous donné à l'inscription.

Pour tous renseignements :
Pierre Rivallin - 01 64 31 19 66 - 06 14 92 13 47
zonehumide@me77.fr


-A Montévrain :
Refuge des Chaudrons, 34 Chemin du Port, près des bords de Marne.
> De 15h à 18h : installation de nichoirs, expo, ateliers de coloriage et découpage pour enfants, etc ...
> A 19h30 : projection d'un film sur les chouettes et hiboux
> De 21h à 22h : recherche de chouettes avec détecteur, puis retour aux Chaudrons pour vin chaud et film.

Organisation : Les Amis de la Nature et l'A.G.V.R.N.V.

Pour tous renseignements :
Jacques DUMAND - 06 1603 7530


-A Savins :
> De 14h à 18h : exposition, projection diapositives et vidéo - Mairie de Savins, Salle du conseil.
> De 18h à 20h : sortie nocturne (chouette chevêche, effraie, hulotte et hibou moyen-duc) - Alentours de Savins.
> De 20h à 22h : Soirée débat - Mairie de Savins, Salle du conseil.

Organisation : Pie Verte Bio 77

Pour tous renseignements :
Joël SAVRY - 06 81 89 06 76 ou
pievertebio77@yahoo.fr


-A Noyen-sur-Seine :
> De 16h à 18h : ateliers pour jeune public (également ouvert aux adultes). Inscription obligatoire. Lieu de rendez-vous donné à l'inscription.
> De 20h à 21h : conférence (tout public). Inscription obligatoire. Lieu de rendez-vous donné à l'inscription.
> De 21h à 22h30 : sortie terrain (tout public). Inscription obligatoire. Lieu de rendez-vous donné à l'inscription. Amener habits chauds et une lampe de poche.

Organisation : AGRENABA

Pour tous renseignements :
Fabien Branger et Julien Schwartz
01 64 00 06 23
fabien.branger@espaces-naturels.fr / julien.schwartz@espaces-naturels.fr
Programme des animations du PNR :

Le Parc naturel régional du Gâtinais français et ses partenaires Chevêche 77 et l'ANVL, vous invitent à 10 chouettes animations gratuites, du 16 mars au 5 avril 2013 !


Samedi 16 mars : sortie nocturne à l'écoute des chevêches à Chailly-en-Bière*.
Vendredi 22 mars : sortie nocturne à Bouville*.
Samedi 23 mars :

- soirée d'animations à Tousson, de 18h à 19h45 à la salle des fêtes : atelier dissection de pelotes, coloriages, Grand Jeu de la Chouette, vente de tee-shirts, projection d'un film sur la chouette chevêche (19h15)

- sortie nocturne à Nanteau-sur-Essonne*.

- sortie nocturne avec diaporama de présentation sur le vie des rapaces nocturnes autour de Fontainebleau*.

- randonnée nocturne contée avec Geneviève Dumant, autour de Milly-la-Forêt*.


Samedi 30 mars :

- randonnée nocturne contée avec Geneviève Dumant, autour de Milly-la-Forêt*).

- sortie nocturne à l'écoute des chevêches à Chailly-en-Bière*.


Dimanche 31 mars : randonnée nocturne contée avec Geneviève Dumant, autour de Milly-la-Forêt*.


Vendredi 5 avril à 20h30 : film et conférence sur les rapaces nocturnes, à l'occasion du Festival audiovisuel d'environnement du val d'Essonne, à la Ferme pédagogique de la Grange aux Moines de La Ferté-Alais, 20h30.



*Les sorties nocturnes sont toues proposées gratuitement sur inscription auprès du Parc naturel régional du Gâtinais français : 01 64 98 73 93.


Source : l'article S&M environnement...


Contrairement à ce que beaucoup pensent, la grimpe dans le Morvan ne se limite pas à la falaise dite de Vieux-Chateau, et le rocher n'est pas toujours granitique. Evidemment, ce n'est pas le Verdon et pour ce qui est des gros dévers ou des voies super longues faudra pousser un peu plus loin ! Mais le Morvan c'est surtout des sites tranquilles, plantés au milieu des forêts, au bord de lacs ou de rivières... Bref, un cadre super sympa offrant du granite au nord (Avallon, Dun, Vieux-Chateau, Charras, Lormes,...) à des choses plus étranges comme la rhyolite (roche volcanique que l'on peut observer à Montreuillon), ou encore des gneiss, migmatites ou quartzites (roches de Velée). Le Morvan, c'est aussi un superbe PNR couvert de forêts qui regorgent d'espèces menacées et protégées.

En effe, le coin est couvert par environ 50 % de forêts dont environ 50% de feuillus (peuplement d’origine) et l'autre moitié de résineux  implantés pour la sylviculture industrielle à partir des années 70, (dont 2/3 de Douglas) Alors, on ne va pas refaire le procès de la filière bois et vous reparler de l'enrésinnement comme on l'a fait pour Bleau il y a 30 à 40 ans mais juste vous proposer de soutenir le combat de quelques hommes et femmes pour sauver leur forêt !

Si l'industrie du bois est une très belle filière, elle nécessite une réflexion et une gestion sur le long terme. Est-ce pour satisfaire aux exigences politiques et économiques dont nous avons parlé à quelques reprises en 2011, mais les grandes coupes rases ont mis à mal la capacité de production du Morvan à moyen terme ?
En 2011, des études prévoyaient, avec la prise en compte des récoltes plus précoces (âge moyen 40 ans), un pic de production maximum de 1,2 millions de m3 /an sous écorce dès 2020 et une régression continue ensuite. À partir de 2020, l’exploitation industrielle de la forêt conduit à une baisse de la ressource pour aller vers un trou de production de 30 à 40 ans… D'ici là, le Morvan et ses paysages aura bien changé : économiquement, écologiquement... Bon, c'est pas très réjouissant...




Et voilà que depuis 2010, comme si cela n'était pas suffisant, c'est aux portes du PNR que certains souhaitent l'installation d'un drôle de projet  baptisé ERSCIA.
Le projet Erscia est une méga scierie dotée d’un incinérateur autorisée à bruler 75% de déchets de bois non assimilables à de la biomasse.
D’une puissance thermique de 53,4 MWth et électrique de 12 MWél, qui sera alimentée par du bois naturel (connexes de scieries, bois forestiers résineux et feuillus) et du bois en fin de vie.

En 2011, ERSCIA France a reçu par arrêté ministériel l’autorisation d’exploiter une centrale de production Par ailleurs, cinq procédures d’autorisations soumises à enquête publique ont été menées positivement : 1. L’autorisation d’Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE), qui permet d’encadrer et de contrôler l’impact sur l’environnement, délivrée à l’industriel 2. Le permis d’aménager délivré à l’aménageur 3. Le permis de construire délivré à l’industriel 4. Le permis de défricher délivré à l’aménageur 5. L’autorisation d’exploiter au regard de la loi sur l’Eau qui assure que le fonctionnement de l’entreprise ne remet pas en cause la qualité et la quantité de l’eau.

Mais à quoi cela sert il ?


Elle produira un biocombustible sous forme de granulés en bois. Ces pellets seront ensuite vendus comme matière première dans d’autres centrales de production d’électricité, ou pour contribuer à l’alimentation du bois énergie pour des chaufferies collectives ou pour des particuliers utilisant ce système de chauffage en développement. La production du site de Sardy atteindra 250 000 tonnes de granulés bois (la plus importante sur le territoire français). Le PNR a impulsé depuis longtemps une stratégie locale de valorisation énergétique de la biomasse forestière, privilégiant les circuits courts, via de petites chaufferies collectives (200KW) alimentées par des plaquettes forestières. La filière bois bûche est par ailleurs exportatrice vers d'autres régions.
Mais les chiffres, de la plaquette de présentation cela donne le vertige :
Scierie, grumes entrantes : 300 000 m³/an de capacité, 500 000 m³/an à partir de 2020 • 167 000 m³/an de sciages produits (281.500 m³/an à partir de 2020)
• Chambres de séchage : 100 000 m³/an de capacité totale (3 chambres)
• Unité de cogénération : 53,4 MWth de puissance calorifique installée
• Production d’électricité : 12 MWél de puissance installée
• Pellets en bois : 250.000 tonnes/an
• Efficacité énergétique : environ 90 %
• Investissement : 148 millions d’euros Hors Taxes
• Création d’emplois : 120 directs et environ 250 indirects
• Superficie 61 hectares pour le site d’ERSCIA France
• et 110 hectares pour l’ensemble du site
• Mise en service du site d’ERSCIA France : automne 2014

Vous devez vous en douter, un tel projet, ne peut que susciter de vives réactions ! Nous pensons, comme beaucoup de locaux, que l
a ressource en bois n’est pas compatible avec les ambitions d’Erscia. Son implantation est prévue pour traiter près de 1 900 m3 par jour, l'équivalent de la coupe quotidienne de 3 hectares, (en moyenne une parcelle de Fontainebleau par jour !) soit l’équivalent de 4 terrains de football toutes les 24 heures ! Et pour faire quoi ? Des granulés pour chaudières ! Ce n'est pas notre vision d'une industrie du bois responsable !

Compte tenu de ce que nous avons écrit en introduction sur l'état des forêts du Morvan, et après relecture de la plaquette du projet, il va falloir allimenter cette super scierie par du bois prélevé ailleurs dans un rayon de 300 km ! Cela représente quelques camions par jours !

Bref, de telles installations conduisent inévitablement l’ensemble de la forêt bourguignonne et française à une industrialisation massive de la sylviculture avec tous les désagréments que l'on peut imaginer en terme de biodiversité, pollution, changement de paysage...

Nous n'évoquerons pas les polémiques politico-économiques locales. Peu nous importe. C'est pour la forêt que nous nous battons et soutenons celles et ceux qui résistent et occupent le terrain comme à Notre Dame des Landes !

Parmi eux, deux collectifs qui en plus d'occuper le terrain, ont lancé une pétition (près de 50 000 signatures) déposée ce matin et porté l'action en justice. Ils écrivent :
"La justice nous donne raison
Pour la 3e fois, l’arrêté de destruction d’habitat d’espèces protégées est suspendu par le tribunal administratif de Dijon suite au recours déposé par maître Blanchecotte à la demande du collectif de Marcilly et des associations Loire Vivante et de Decavipec. Les arguments utilisés par la préfète et les élus porteurs du projet pour lancer les travaux n’ont pas trompés le juge. Le tribunal conforte une nouvelle fois notre point de vue.
Depuis le début, ce dossier est déni de démocratie, ce dernier épisode montre l’acharnement des porteurs du projet contre les habitants et les associations qui se battent du coté du droit et de la justice.
Rappel des faits :
·  2 octobre : 2e suspension et respect de l’engagement du préfet Matalon de ne pas écrire de 3e arrêté
·  17 octobre : pourvoi de Nièvre aménagement rejeté par le Conseil d’état
·  14 janvier : par un artifice que nous n’expliquons pas, les porteurs du projet réussissent à faire glisser une petite phrase sur l’intérêt public majeur dans le nouvel avis, toujours négatif demandé au CNPN (conseil National de Protection de la Nature) alors que ce point ne relève pas de sa compétence.
·  4 février, la préfète Kirry dans le même temps retire le 2e arrêté, en publie un 3e (daté du 31 janvier), autorisant Nièvre aménagement à défricher une parcelle du bois, ce qui est fait dans l’instant. Elle vend le coup de force aux médias en prétextant que « l’intérêt public majeur est reconnu par le CNPN » ...
Le juge du tribunal administratif ne s’y est pas laissé prendre et motive sa décision en réaffirmant le « doute sérieux » sur les « raisons impératives d’intérêt public majeur ».

Pour en savoir plus :

ZAD (Zone A Défendre) du bois du Tronçay
Pétition en ligne Non à l’incinérateur-scierie de Sardy à l’attention des élus locaux et du préfet de la Nièvre
ZAD (Zone A Défendre) du bois du Tronçay




Association pour
le Développement
dans le Respect
de l'Environnement
en Territoire Morvan

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La Zone à Défendre en images
Site Adret Morvan
contact@adretmorvan.org
Centrales électriques au bois en Questions & Brèves
Pour vous faire une idée, voici les liens vers les articles écrits par Le journal du Centre sur cette affaire ! 

Nos amis du collectif Fertois qui s'oppose aux forages pétroliers dans la région nous préviennent (un peu tard certes) d'une manifestation ce jeudi 7 mars, à 20 heures à Jouarre. Le but : informer les populations de la situation sur la parcelle de la Petite-Brosse (Doue), là où le pétrolier Hess Oil a commencé des travaux de construction d'une plate-forme pétrolière.

Voici ce qu'en dit le site internet de la société Hess, pudiquement baptisé "Pétrole Bassin Parisien" histoire de nous rassurer par un très bon travail de lobbying (c'est nous qui surlignons) !


"Le sous-sol français est riche en ressources. Hess Oil France a pour projet l’exploration et la valorisation de ces ressources, en particulier les hydrocarbures du bassin de Paris. Concrètement, il s’agit de déterminer la présence de pétrole techniquement et économiquement exploitable.
Les ressources pétrolières se trouvent dans les anfractuosités des roches. Le sous-sol étant caché à nos yeux, les géologues et géophysiciens s’emploient à collecter des informations, directes ou indirectes, pour comprendre au mieux sa géométrie et ses structures.
Cette collecte d’information s’appuie principalement sur les données publiques et sur la littérature scientifique. Tout au long du projet, de nouvelles données sont acquises, par achat auprès de sociétés de services (campagne gravimétrique et magnétique aéroportée effectuée en 2011) ou bien obtenues lors d’un forage.


Hess Oil France s’applique à mettre en place :
1. La sécurité, une priorité
Hess Oil France met en oeuvre tous les moyens nécessaires pour garantir la sécurité de leurs installations.
Elle respecte non seulement à la lettre la réglementation française, mais fait aussi appel aux meilleures pratiques de leur industrie pour assurer la sécurité de ses employés et celle des populations riveraines.
2. Des techniques sûres
Hess est mondialement réputé pour son engagement en matière de sécurité et d’environnement et pour son expertise en matière de forage. Dans ses activités de recherche et de production, la société adopte des processus plus contraignants que la stricte application des réglementations.
En février 2011, son PDG a d’ailleurs été primé par l’US National Safety Council pour l’engagement de son groupe en matière de sécurité opérationnelle.
Concrètement, l’architecture d’un puits est telle que les nappes phréatiques sont protégées par au moins un double tubage en acier. Par ailleurs, dans l’espace entre chaque tubage, et entre le tubage d’acier externe et les couches géologiques, du ciment est injecté de façon à rendre totalement étanche le forage.

Des diagraphies sont faites pour s’assurer de la parfaite étanchéité du ciment. En France, ces diagraphies sont systématiquement examinées par la police des mines.
Ce dispositif réglementaire a démontré son efficacité : sur les 2 000 puits pétroliers forés dans le bassin parisien, un seul puits de production de brut foré dans les années 1990 s’est révélé légèrement fuyard bien que fermé et a conduit à une légère contamination de la nappe phréatique.
. Une surveillance stricte
Hess Oil France va charger un laboratoire indépendant accrédité COFRAC de mener une rigoureuse surveillance afin de s’assurer du respect et de la préservation de l’environnement.
Le laboratoire évaluera ainsi les conditions du sol et du sous-sol, la qualité des eaux superficielles et des nappes phréatiques, de l’air et du bruit. Afin de s’assurer de la non-communication d’une nappe phréatique avec le puits ou avec une autre nappe aquatique plus profonde, un dispositif de contrôle piézométrique (niveau et qualité de l’eau) sera installé.
Cette surveillance n’est ni réglementaire, ni obligatoire. 

Bon, nous on dit, la transparence c'est bien mais on le voit, il y a un risque. Certes, un puits sur 2 000 cela paraît peu mais c'est suffisant pour appliquer un principe précaution, non ? Pour les médicaments 1 cas pour 2 000, c'est considéré comme un risque grave !!!

Rappelons que nous sommes là dans une zone de population très dense, dont les nappes phréatiques allimentent une bonne part du Bassin Parisien et que nous sommes de plus en plus cernés par les permis de recherche.

 

Cette carte, très incomplète, montre assez bien l'importance des recherches et menaces !

Et Hess n'est pas leu seul pétrolier du coin ! Par ailleurs, notre sous-sol est aussi traversé par d'importantes canalisations de transport des hydrocarbures et de nouvelles enquêtes publiques sont régulièrement lancées comme celles-ci qui débutent pour les villes de Dammarie-les-Lys, Faÿ, Villiers-en-Bière, Chailly-en-Bière...

Bref, il ne faut rien lâcher sur ce sujet grave de santée publique et de sauvegarde de l'environnement !

Sur la TL²B, outre notre page consacré aux GPDS, nous publions de nombreux articles d'alerte et de soutien dont ceux-ci : à propos de l'Essonne, du combat de NONVILLE ou encore ceux là : 



 En bon lobbyiste, la société Hess nous propose même de suivre au jour le jour les forages sur son site internet

Le collectif Fertois
A la TL²B nous avons largement soutenu et contribué à cet observatoire mis en place en janvier 2012 par l'Association des amis de la forêt de Fontainebleau. Cette association dont on vous parle souvent compte parmi les plus influentes de Bleau. Nous ne sommes pas toujours d'accord avec eux mais reconnaissons la qualité de leurs travaux notamment ceux visant à préserver notre massif. Si l'attaque de leur site internet nous a privé du formulaire de saisi quelques semaines (accessible depuis notre colonne de gauche), ils ont pu établir le bilan des signalements de 2012 : 103 constats soit presque 2 par semaine !


L'Observatoire de la forêt de l'AAFF a pour mission de recueillir les remontées du public sur la forêt, autant les remarques positives que les informations sur ces multiples atteintes au patrimoine et aux paysages forestiers. Il a été mis en place parce que l’Association était de plus en plus souvent approchée par des promeneurs, adhérents ou non, qui s’inquiètaient de voir la forêt victime d’actes de vandalisme, de négligences ou d’une exploitation forestière affectant la qualité des paysages et des sites.

L'inventaire des faits signalés est sans surprise et nos fidèles lecteurs ont pu les voir régulièrement dans nos articles.
Reviennent le plus souvent :
- des actes de vandalisme affectant le petit patrimoine de la forêt ;
- des tags ou « fresques » ;
- des signalétiques sauvages, souvent matérialisées par des balises peintes sur les rochers ou les arbres ; - la présence de déchets, de détritus, voire de « monstres », comme des canapés ou des lits, au bord des routes ou sur les parkings ;
- des gravats provenant de travaux effectués déposés par des entrepreneurs locaux et des particuliers ;
- des coupes forestières jugées inopportunes ou incomprises à proximité de sites remarquables (mare, point de vue) ou le long des chemins forestiers ;
- les dommages occasionnés au sous-bois par des engins d’exploitation ou de débardage provoquant notamment des ornières parfois non suivis d’une remise en état des chemins et sous-bois après exploitation, en infraction aux cahiers de charges prévus quand ces coupes sont effectivement déchargées...


WE du 23 février 2013 au Rocher Canon !
Image de Pascla Bocianowski


Nous souhaitons insister sur un point : la nécessité d'une alerte rapide des intervenants (associations, ONF...). En effet, force est de constater que les dépôts d'ordures ont une facheuse tendance à en attirer d'autres... Idem pour les tags, graph's et utres balisages "sauvages" ! Pour ces derniers, plus ils sont effacés tôt, plus c'est facile à faire ! Rapellez-vous notre cours d'effaçage...


D’une façon générale, la propreté en forêt, y compris le bord des routes relève de l’ONF. La réaction de l’ONF aux signalements de dépôts de gravats ou de détritus est rapide et efficace mais elle a un coût : 180 000 € pour 2012 !

Le caractère récurrent de ces faits et le coût pour l’ONF  devraient conduire à des actions de fond. La réflexion et les pistes d’actions sont débattues au sein du comité « Accueil du Public » et du Comité de pilotage de « Fontainebleau, Forêt d’exception » aux quels les AFF participent.

Les Clean up days qui débutent à la fin du mois sont nombreux et efficaces mais c'est aussi au quotidien que ce joue l'avenir de la forêt.Si l’ONF en tant que gestionnaire joue un rôle majeur de surveillance des activités des exploitants forestiers et de coordination et éducation en matière de propreté, son action ne pourra être efficace que si toutes les parties prenantes – services de l’État, communes, associations, établissement scolaires – se mobilisent.



Nous évoquions la semaine dernière l'incendie hivernal à Marseilleveyre. (carte sur le site du CAF Marseille)

Lundi 4 Mars un deuxième incendie s'est déclaré dans la forêt communal de Luminy ravageant 2 000 m² de pinède et de garrigues !

Le point avec le communiqué de presse du Parc National des Calanques.

Communiqué de presse 
Incendies dans le Parc national des Calanques à Luminy et Marseilleveyre : bilans provisoires

INCENDIE A LUMINY ETEINT HIER

Lundi 4 mars, un incendie a été déclaré à Luminy, forêt communale de Marseille : au total, ce sont près de 2000 m2 de pinèdes et de garrigues qui ont brûlés dans le cœur du Parc national des Calanques.

Le feu s’est développé au cœur d’une zone boisée sur une parcelle dense de jeunes pins de 4 mètres de hauteur, à proximité des HLM Luminy, à une centaine de mètres d’une piste de Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) et en contrebas de la route de la Gineste.

Le feu a pu être rapidement maîtrisé et neutralisé grâce à l’intervention du Bataillon des marins pompiers de Marseille (BMPM) qui a immédiatement engagé d’importants moyens de lutte contre l’incendie provenant des centres d’incendies et de secours de Luminy, Louvain, Endoume et Saint Just.

Les agents de l’Office national des forêts (ONF) se sont également rapidement mobilisés en appui au BMPM.

Le feu a rapidement été maîtrisé par les 14 véhicules incendie puis éteint à 15 H 09. Les phases de noyage des lisières puis des rondes de surveillance ont été poursuivies jusque dans la nuit.

Au plus fort de l’intervention, le BMPM a mobilisé 20 véhicules et 56 marins-pompiers.

Le bilan : aucune habitation n’a été menacée, aucune victime à déplorer. Le feu a détruit 2 000 m² de pinède.

Cet incendie intervient quelques jours seulement après celui de Marseilleveyre. La cellule départementale de Recherche des Causes et Circonstances des Incendies (Police nationale, BMPM, ONF) a été mobilisée par le parquet de Marseille pour appuyer l'enquête menée par la Police nationale pour en déterminer les causes.

Par ailleurs, l'ONF et la Police nationale ont établi un procès-verbal pour ce délit. Ces éléments seront transmis au Procureur de la République du TGI de Marseille.


INCENDIE DE MARSEILLEVEYRE : BILAN PROVISOIRE

Chemin montant au plateau de l'homme mort
suite à l'incendie
Photo : Ludovic Avizy

Après s’être déclaré le 24 février 2013 vers 9 H dans la calanque de Marseilleveyre, l’incendie localisé en plein cœur du Parc national des Calanques, a parcouru 54 hectares dont 51 hectares dans la propriété du Conseil Général relevant du régime forestier, depuis le Grand Malvallon médian, jusqu’en crête de la tête de la Mounine (voir la carte en annexe).

L’incendie a pu être maîtrisé le 24 février dès 23 H, grâce aux moyens rapidement déployés au sol et depuis la mer, et ce en dépit de l’impossibilité de recourir aux moyens aériens du fait du vent et des basses températures.
Le 25 février, des détachements d’intervention héliportés ont pu être envoyés sur site, afin d’effectuer une reconnaissance du terrain et d’éteindre les derniers foyers actifs.


Moyens mis en œuvre :

L’ONF s'est particulièrement impliqué sur le feu, en prêtant main forte aux 260 pompiers engagés dans la lutte sous l’égide du BMPM, et provenant : du BMPM, du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) 13, 83 et 04, et de l’UISDC7 (Unité d'instruction et d'intervention de la sécurité civile 7 de Brignoles).
Les agents de l’ONF ont en effet joué leur rôle de guides de terrain, informant le Poste de Commandement sur l'évolution du sinistre. Leur connaissance fine du terrain et des modes de propagation du feu, ainsi que leur aptitude à la cartographie, ont permis au BMPM de mener plus efficacement la lutte.

La cellule Recherche des Causes et Circonstances de l'Incendie (RCCI) composée de la police nationale, d'un marin pompier du BMPM et d'un forestier assermenté de l'ONF, analyse les causes et les circonstances de l’incendie.

Par ailleurs, l'ONF et la police nationale ont établi un procès-verbal pour ce délit. Ces éléments seront transmis au Procureur de la République du TGI de Marseille.


Bilan écologique :

Des experts, des forestiers-naturalistes et des agents du Parc national des Calanques se sont déplacés sur les lieux. Le bilan écologique du sinistre n’est pas encore dressé, mais cette zone littorale et de falaises du cœur de Parc abrite des espèces végétales à haute valeur patrimoniale voire endémiques, comme par exemple la Sabline de Provence.

De plus, parmi la végétation impactée et détruite, sont à déplorer : la remarquable pinède de Pins d’Alep climacique littorale du plan des Cailles, de la garrigue basse, ainsi que des individus de chênes verts reliques (sous réserve d’analyse plus poussées).


Rappel de la réglementation du Parc national des Calanques :

S’il reste fort heureusement exceptionnel, ce type d’incendie au cœur de l’hiver reste une menace, surtout lorsqu’il est attisé par un fort mistral.

Les circonstances de cet incendie ne sont pas encore élucidées. Toutefois, le Parc national des Calanques rappelle que :

- tout usage de feu est interdit en cœur de Parc national (y compris les feux de camp et les brûlages de déchets ou de végétaux coupés) ;
- le bivouac et le camping sont interdits en cœur du Parc.
Sur la TL²B, nous nous battons pour la sauvegarde des sites naturels de loisirs sportifs de nature mais aussi pour la défense de leurs usagers. Pour que cela fonctionne, c'est à dire pour que l'on puisse éviter certaines interdictions en blocs comme en falaises, il est impératif que les grimpeurs, randonneurs et autres utilisateurs de ces sites aient un comportement exemplaire, c'est à dire respectueux des autres usagers, respecteux de l'environnement, respectueux des propriétaires.

Donc quand un grimpeuse d'élite se vante d'avoir réaliser une belle perf' sur une falise interdite en pleine période nidification...




Nous avons évoqué le cas de Seynes et des Concluses très récemment. Outre ses billets mensuels pour Grimper où il fustige le manque de Green climbing attitude de certains, Greg travaille actuellement sur un article sur les interdictions de falaises notamment celles des falaises de Buoux en 1984 dans le PNR du Lubéron.

Dans ce PNR, il souhaitait aussi évoquer le cas de Lourmarin, interdit par Arrêté Préfectoral de Biotope depuis le 25 avril 1990 ! Comme aux Concluses, nous avons une falaise équipée sur un site potentiel de nidification. Comme aux Concluses, ce spot secret fut dévoilé à la presse (1993) et des dizaines de voitures sont venues stationner dans les Gorges attirant immanquablement l'attention des ornithologues sur notre mépris de l'interdit. Du coup, Pierre Duret, le principal équipeur du site, fut condamné par le Tribunal au déséquipement sous peine d'astreintes. Solidaire, Serges Jaulin, lui a emboîté de la pas (1995).


Les photos de falaise sont issues du blog de Florence  et son article sur sa perf'

Si, comme aux Concluses nous ne pouvons que regretter le manque de concertation des ornithologues avec notre communauté et la mise sous cloche d'un bout de cailloux à titre préventif, il est fort regrettable que des grimpeurs de haut niveau, censés véhiculer une bonne image de notre discipline n'ait toujours pas compris qu'en bravant ces interdits, ils nuisent à toute la communauté. Impossible pour le CD FFME 84 et Pierre Duret d'obtenir un jour la réouverture de cette superbe falaise de Lourmarin si les grimpeurs ne font pas preuve d'un minimum de respect ! Certes, sous le toit de la falaise, il n'y a pas de faucons (il sont à 600 m de là !) mais en général, nos rapaces nichent de février à juin, une période qu'il convient donc d'éviter (nous en parlions ici) surtout si l'on ne veut pas de problèmes avec les ornithos.

Or que pouvait on voir sur les sites internets spécialisés escalade : une très forte grimpeuse aixoise, Florence Pinet qui, vennant de réaliser sa troisième voie en 8c avec l'intégrale de "Free fight", annonçait ainsi sa transgression de l'interdit (phrase modifiée le 07 mars suite aux commentaire en bas d'article).
Nous, Flo, on te félicite pas ! Quelle image ! C'est comme essayer d'éduquer son enfant sur la malbouffe et l'écologie en faisant le contraire de son discours !!! Nous prennons Flo'comme exemple du fait de son actualité mais elle est loin d'être la seule à fréquenter des sites interdits (ce qui est différents des "spots secrets").

Bon allez retour à Bleau où la encore, on va avoir du mal à négocier certaines choses si grimpeurs et compagnie ne changent pas d'attitude. Quelques exemples en photos que l'on doit à notre ami Hugues C.

Tremplin construit dans le Coquibus
Photos : Hugues C.
Il y a quelques temps, nous demandions à nos amis VTTistes et autres descendeurs de respecter les interdits (voir dans cette rubrique). Nous comprenons leur frustration de ne pouvoir pratiquer librement leur sport sur l'ensemble des sites de la forêt mais ont ils vraiment besoin d'y aménager des tremplins. Là encore, ce type d'aménagement engendre automatiquement la rupture du dialogue avec les autorités et la répression. Donc rappel à mes amis adeptes du 2 roues : le Coquibus est une zone préservée qui renferme bon nombre de trésors et des réserves biologiques remarquables. Les pentes y sont très sensible à l'érosion et si l'accueil du public y est si mal organisé en terme de stationnement c'est pour limiter la fréquentation...
Les grimpeurs ont accepté de ne pas y baliser de circuits (effacant ceux des années 50) malgré le potentiel, de ne plus en diffuser de topos et de se faire discret (quoi que la jeune génération soit bien peu respectueuse de cet accord.) Ne vennez pas pleurer si le site est interdit à tous un jour !!!

A Apremont on peut aussi observer des trucs étranges comme ces cibles vissées sur des troncs d'arbres ou trois circuits sauvages d'une trentaine de numéros du côté du secteur de Bizons. Donc là rappel aux brosseurs de cailloux en mal de reconnaissance !

Les circuits d'escalade sont un équipement collectif soumis à autorisation du gestionaire : l'ONF ! Cette autorisation se négocie au sein de la Commision des sites naturels où siège entre autres, l'ONF, le CD FFME 77, le COSIROC et la plupart des associations d'escalade. Merci à l'auteur des trois circuits sauvages de les effacer et de contacter le Cosiroc via son site internet (page contact ou via forum).

Un balisage sauvage certes aux normes mais non autorisé !

Bref, tant que nos communautés ne sauront pas s'auto-gérer, il y aura des interdictions et limitations de pratique. Et à ce petit jeu, croyez-nous, les lobbies naturalistes sont bien plus forts que nous !!!

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