Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2013-02-10

Dans un précédent article de nous avions testé l'ensemble des topos publiés à Bleau depuis les années 50. Réaliser un topo n'est pas une sinécure et suppose, si l'on veut faire un ouvrage de qualité, beaucoup de rigueur, de nombreuses heures sur le terrain et un gros travail de recherche. Du coup, parfois poussé par un éditeur pressé ou cédant à la facilité, certains auteurs pompent plus ou moins le travail de leurs prédécesseurs.
A Bleau (et on s'en tiendra là pour cette fois) le gros du travail consite à l'élaboration des relevés de blocs, à y positionner les voies et à vérifier la conformité du dessin sur le terrain. Bien évidemment, au milieu des 10 000 passages répertoriés sur Bleau.info, il s'est glissé des erreurs, véritables pièges pour les topographes. Pire, les bénévoles associatifs repeignent et modifient les circuits ce qui peut rendre caduc tout votre travail ;0).

Alors si l'on a le droit à l'erreur, le doute s'installe sur la qualité du travail quand   ces erreurs deviennent très nombreuses. Voici deux exemples d'erreurs pour rétablir la vérité historique sur certains passages.
 
Guillaume dans le morceau d'histoire de la Paillon directe
Lors d'une discussion au pied de La Paillon, un chef d'oeuvre datant de 1949 sur le bloc de la Prestat au Bas Cuvier, j'eu un doute  quant au nom de la voie du circuit rouge située à gauche. Le topo du jour indiquait Dalle du Baquet, mais Jean Claude et Igor disait la Couppel. Il fallait en avoir le coeur net !

Profitant de l'Assemblée Générale du Cosiroc qui réuni quelques vénérables anciens seigneurs du gratton,  la question fut posée et l'ami Bernard mena donc l'enquête pour le Conseil des Sages et son verdict est sans appel : seul quatre topos sur les 11 qu'il a vérifié sont exacts ! Des années que cette erreur se propage sur la plupart des topos décrivant le célébrissime circuit rouge du Bas-Cuvier. En effet, la dalle du Baquet et les grattons du Baquet ne peuvent être sur un autre bloc que celui du Baquet ! Il y a quand même une certaine logique dans la dénomination des voies ouvertes dans les années 50.

Pour s'en convaincre, il suffit de se reporter au premier topo du Cuvier, celui de Maurice Martin daté de 1952. La voie n°239 sortie B s'appelle "La directe du Baquet"  cotée VIa, sa voisine (n°241 sortie A) s'appelle "Les grattons du Baquet" cotée Vsup et celle sur le bloc de la Prestat (n°224 sortie A) s'appelle "La Couppel directe" cotée VIb (VIa avec sortie B). A cette époque, le circuit rouge n'est pas encore tracé.

C'est sur le topo du Cuvier édité par le Cosiroc en 1978 le n°30 rouge est situé sur le bloc de la Prestat, et c'est "la Couppel" et les voies 31 et 32 sont sur le bloc "Le Baquet".



Mais voilà quelques années plus tard une querelle éclate (nous y reviendrons un jour) entre les pro et les anti balisage. S'en suit une période de successions d'effaçages sauvages et de retraçages des circuits du Bas-Cuvier et il semble que la Couppel initialement n°30 soit passée au n°32.

On note ce changement au moins dès 1988 (et non dès 1993 écrit dans l'article pour le site du Cosiroc ) dans le topo Arthaud d'un collectif d'auteurs dont le Cosiroc (comme quoi même les Gardiens du Temple se trompent). Je n’ai pas la première édition de 1982 pour vérifier plus avant. (mise à jour : voir dans les commentaires). Le changement de numérotation apparait sur le schéma mais la Couppel devenue le n°32 à gauche de la Paillon reste le n° 30 dans la liste des voies et se retrouve donc sur la gauche du bloc du Baquet ! Du coup la "dalle (ou directe) du Baquet" est passée sur le bloc de la Prestat, ce qui aurait du en surprendre plus d'un !  Cette erreur va alors se propager à la quasi totalité des topos.




Deux topos parus après 1988 ont bien repositionné "la Couppel" : le nouveau topo du Cosiroc (Tome 2- Forêt domaniale de Fontainebleau, édition 2001) et, plus étonnant, le Bleau, Fontainebleau Bouldering de l'anglais Stephen Gough (1997).

On ne s'étendra pas sur les positionnements variables  des voies sur les différents schéma du bloc du " Baquet". Les Grattons du Baquet est le plus à l'est (à gauche quand on regarde la dalle), mais se trouve parfois noté à l'ouest. Dans l'édition de 2012 "Escalade à Fontainebleau - Les plus beaux sites" les auteurs ont pris soin de corriger le schéma (l'édition "mauve" de 1999 avait interverti les deux voies) mais la liste des blocs est restée la même.

Au passage nous regrettons que les auteurs des récents entretiens des circuits bleu, rouge et blanc du Cuvier n'aient pas retracé l'ensemble des numéros notamment sur le bleu ou plusieurs oublis important ont été fait (voir aussi Mise à jour en bas d'article).

Cette petite histoire pose donc la question de la façon dont les topos sont composés. Qui vérifie quoi, qui copie sur qui, de quoi alimenter une incontournable controverse ? Il est tout aussi intéressant de comparer les schémas publiés, et plus particulièrement ce qu'on a pris l'habitude d'appeler les "fonds de blocs". Ça fera l'objet d'un autre article en préparation par d'autres...

Les forums du web sont gavés de messages dénigrant l'auteur ou la cotation des dernières ouvertures au point de parfois faire oublier la beauté de la ligne proposée. Dommage ! Mais les topos participent aussi à ces polémiques stériles, bâptisant et débâptisant les voies à l'envie et au fil des éditions. Ainsi, près d'un bloc sur quatre du circuit rouge du Bois Rond a changé de nom depuis la publication du premier topo dans Paris Cham'. L'idée est toujours la même : un problème d'égo qui vous persuade que c'est votre version de l'histoire qui est la bonne. Ceci dit, je ne sais pas qui détient la vérité !

Toujours pour l'anecdote, cherchez La fissure du soleil et le mur de droite que décrivent presque tous les topos sur le circuit bleu de la Canche aux Merciers... Vous l’avez trouvé ? C'est une bonne blague, non ? En fait, il s'agissait pour le baliseur du circuit et l’auteur de la fiche topo publiée dans Paris cham’ de mettre en évidence le pompage des topos par d'autres sans vérification sur le terrain. La preuve fut faite puisque ces vraies fausses voies sont signalées dans tous les topos... Pour ceux qui voudraient s'y essayer, La fissure du Soleil correspond à un des joints de béton du pont de l'A6 avant d'arriver sur le parking. Pour la dalle de droite, c'est un projet pour l'an 3000... (voir mise à jour en bas d'article).

Sur le tout nouveau site du Cosiroc, la version 3, les auteurs baliseurs ont  l'intention (la prétention ?) de mettre à jour les fiches circuit. En dehors du travail de dessin et de saisie, le relevé et la vérification sur le terrain représentent une tâche considérable qu'il sera difficile de mener à bien sans le concours des grimpeurs !

Je profite donc l’occasion pour saluer une nouvelle fois le travail des bénévoles qui entretiennent ces quelques 250 circuits de Bleau depuis 1947. A tous ceux et celles qui critiquent leur travail et leurs erreurs possibles, je voudrai rappeler que le balisage des circuits à Bleau est une activité non rémunérée et placée sous le contrôle du Cosiroc et de la Commission des sites naturels de la FFME pour la Seine et Marne. C’est là que sont décidées les modifications dont certaines sont justifiées pour tenir compte de l’érosion des sols et des rochers. Ne faites pas de balisages sauvages, c’est inutile et répréhensible. Participez plutôt aux travaux des associations du Cosiroc qui peut vous fournir le matériel et vous guidera dans l’application des recommandations d’entretien en vigueur.

Nous reviendrons aussi bientôt sur un autre aspect des topos : le vampirisme fait par certains auteurs au détriment du financement de l'équipement par les topos des équipeurs ! 

Article rédigé par Greg Clouzeau avec le concours de Bernard Commiot 

Mise à jour :

Mail de JCV :
...
Il y a aussi des erreurs de noms  sur certaines voies toujours en fonction du topo Martin
ex :
Les départs des circuits bleu,rouge et noir sont sur Bloc dénomé " le 1"  donc les voies sont "l'Envers du "1" au lieu du "Un".
"la fausse genouillère" devient "le Pilier" N°10 bleu.
"la Solitude" devient "la Solitaire" N°10 bleu c'est là que passe la route de la Solitude celle du Solitaire est + loin
 " Le K 2" devient "Le faux K" N°17 bis bleu, "le faux K" est la voie sur la gauche du "K" et cette lettrine désigne "Le Rocher de Français" sur d'anciens circuits Denecourt.(voir document joint)
" Le coup  de blanc" devient le "Coup".
etc......

Hum il y a aussi 1 petite erreur sur le topo Martin au niveau  en page 4 "la Claudine" N° 3B qui est localisée au niveau de la fameuse "la Lilli".ouverte par Michel Libert
Et si tu as l'occasion de rencontrer soit Thierry Bienvenu ou Pierre Richard demande le vrai nom donné à "La Ravensbruck" .

Mail de Soleg :

...
la Fissure du Soleil :  une phrase d'"Oleg" dans le Arthaud 1986 " pour les observateurs .................originale". 

C'était l'époque où chacun cherchait son "mur d'escalade" perso(pont SNCF, mur d'enceinte de propriété, prison par l'extérieur, etc). D'où, un jour, une évidence avec Jo en sortant de la Canche avec son Land R. : le dièdre et sa fissure.

Pas si évident que ça : fallait tirer très fort pour que ça tienne, les adhérences de chausson n'étant pas améliorées par la poussière de béton sur la face d'appui; Un souvenir : lorsque j'ai atteins la section horizontale au sommet de la fissure, la fin tant attendue d'une bonne dülfer!, kolossale déception! Y'avait une couche de limon gras, résidus de plus de vingt ans de tous les véhicules  qui passaient au dessus (huiles, sable, et diésel, vraiment cra cra et dégueu!). Après nettoyage, la voie à été franchie sans problème additionnel. 

Je ne sais pas si les autres fissure correspondantes on t été franchies (47, 48, 49 potentiels, mais un peu monotones sauf le sens de la dûlfer)
 
Dans un précédent article de nous avions testé l'ensemble des topos publiés à Bleau depuis les années 50. Réaliser un topo n'est pas une sinécure et suppose, si l'on veut faire un ouvrage de qualité, beaucoup de rigueur, de nombreuses heures sur le terrain et un gros travail de recherche. Du coup, parfois poussé par un éditeur pressé ou cédant à la facilité, certains auteurs pompent plus ou moins le travail de leurs prédécesseurs.
A Bleau (et on s'en tiendra là pour cette fois) le gros du travail consite à l'élaboration des relevés de blocs, à y positionner les voies et à vérifier la conformité du dessin sur le terrain. Bien évidemment, au milieu des 10 000 passages répertoriés sur Bleau.info, il s'est glissé des erreurs, véritables pièges pour les topographes. Pire, les bénévoles associatifs repeignent et modifient les circuits ce qui peut rendre caduc tout votre travail ;0).

Alors si l'on a le droit à l'erreur, le doute s'installe sur la qualité du travail quand   ces erreurs deviennent très nombreuses. Voici deux exemples d'erreurs pour rétablir la vérité historique sur certains passages.



Guillaume dans le morceau d'histoire de la Paillon directe
Lors d'une discussion au pied de La Paillon, un chef d'oeuvre datant de 1949 sur le bloc de la Prestat au Bas Cuvier, j'eu un doute  quant au nom de la voie du circuit rouge située à gauche. Le topo du jour indiquait Dalle du Baquet, mais Jean Claude et Igor disait la CouppelIl fallait en avoir le coeur net !

Profitant de l'Assemblée Générale du Cosiroc qui réuni quelques vénérables anciens seigneurs du gratton,  la question fut posée et l'ami Bernard mena donc l'enquête pour le Conseil des Sages et son verdict est sans appel : seul quatre topos sur les 11 qu'il a vérifié sont exacts ! Des années que cette erreur se propage sur la plupart des topos décrivant le célébrissime circuit rouge du Bas-Cuvier. En effet, la dalle du Baquet et les grattons du Baquet ne peuvent être sur un autre bloc que celui du Baquet ! Il y a quand même une certaine logique dans la dénomination des voies ouvertes dans les années 50.

Pour s'en convaincre, il suffit de se reporter au premier topo du Cuvier, celui de Maurice Martin daté de 1952. La voie n°239 sortie B s'appelle "La directe du Baquet"  cotée VIa, sa voisine (n°241 sortie A) s'appelle "Les grattons du Baquet" cotée Vsup et celle sur le bloc de la Prestat (n°224 sortie A) s'appelle "La Couppel directe" cotée VIb (VIa avec sortie B). A cette époque, le circuit rouge n'est pas encore tracé.

C'est sur le topo du Cuvier édité par le Cosiroc en 1978 le n°30 rouge est situé sur le bloc de la Prestat, et c'est "la Couppel" et les voies 31 et 32 sont sur le bloc "Le Baquet".



Mais voilà quelques années plus tard une querelle éclate (nous y reviendrons un jour) entre les pro et les anti balisage. S'en suit une période de successions d'effaçages sauvages et de retraçages des circuits du Bas-Cuvier et il semble que la Couppel initialement n°30 soit passée au n°32.

On note ce changement au moins dès 1988 (et non dès 1993 comme écrit dans l'article pour le site du Cosiroc ) dans le topo Arthaud d'un collectif d'auteurs dont le Cosiroc (comme quoi même les Gardiens du Temple se trompent). Je n’ai pas la première édition de 1982 pour vérifier plus avant. (mise à jour : voir dans les commentaires). Le changement de numérotation apparait sur le schéma mais la Couppel devenue le n°32 à gauche de la Paillon reste le n° 30 dans la liste des voies et se retrouve donc sur la gauche du bloc du Baquet ! Du coup la "dalle (ou directe) du Baquet" est passée sur le bloc de la Prestat, ce qui aurait du en surprendre plus d'un !  Cette erreur va alors se propager à la quasi totalité des topos.




Deux topos parus après 1988 ont bien repositionné "la Couppel" : le nouveau topo du Cosiroc (Tome 2- Forêt domaniale de Fontainebleau, édition 2001) et, plus étonnant, le Bleau, Fontainebleau Bouldering de l'anglais Stephen Gough (1997).

On ne s'étendra pas sur les positionnements variables  des voies sur les différents schéma du bloc du " Baquet". Les Grattons du Baquet est le plus à l'est (à gauche quand on regarde la dalle), mais se trouve parfois noté à l'ouest. Dans l'édition de 2012 "Escalade à Fontainebleau - Les plus beaux sites" les auteurs ont pris soin de corriger le schéma (l'édition "mauve" de 1999 avait interverti les deux voies) mais la liste des blocs est restée la même.

Au passage nous regrettons que les auteurs des récents entretiens des circuits bleu, rouge et blanc du Cuvier n'aient pas retracé l'ensemble des numéros notamment sur le bleu ou plusieurs oublis important ont été fait (voir aussi Mise à jour en bas d'article).

Cette petite histoire pose donc la question de la façon dont les topos sont composés. Qui vérifie quoi, qui copie sur qui, de quoi alimenter une incontournable controverse ? Il est tout aussi intéressant de comparer les schémas publiés, et plus particulièrement ce qu'on a pris l'habitude d'appeler les "fonds de blocs". Ça fera l'objet d'un autre article en préparation par d'autres...

Les forums du web sont gavés de messages dénigrant l'auteur ou la cotation des dernières ouvertures au point de parfois faire oublier la beauté de la ligne proposée. Dommage ! Mais les topos participent aussi à ces polémiques stériles, bâptisant et débâptisant les voies à l'envie et au fil des éditions. Ainsi, près d'un bloc sur quatre du circuit rouge du Bois Rond a changé de nom depuis la publication du premier topo dans Paris Cham'. L'idée est toujours la même : un problème d'égo qui vous persuade que c'est votre version de l'histoire qui est la bonne. Ceci dit, je ne sais pas qui détient la vérité !

Toujours pour l'anecdote, cherchez La fissure du soleil et le mur de droite que décrivent presque tous les topos sur le circuit bleu de la Canche aux Merciers... Vous l’avez trouvé ? C'est une bonne blague, non ? En fait, il s'agissait pour le baliseur du circuit et l’auteur de la fiche topo publiée dans Paris cham’ de mettre en évidence le pompage des topos par d'autres sans vérification sur le terrain. La preuve fut faite puisque ces vraies fausses voies sont signalées dans tous les topos... Pour ceux qui voudraient s'y essayer, La fissure du Soleil correspond à un des joints de béton du pont de l'A6 avant d'arriver sur le parking. Pour la dalle de droite, c'est un projet pour l'an 3000... (voir mise à jour en bas d'article).

Sur le tout nouveau site du Cosiroc, la version 3, les auteurs baliseurs ont  l'intention (la prétention ?) de mettre à jour les fiches circuit. En dehors du travail de dessin et de saisie, le relevé et la vérification sur le terrain représentent une tâche considérable qu'il sera difficile de mener à bien sans le concours des grimpeurs !

Je profite donc l’occasion pour saluer une nouvelle fois le travail des bénévoles qui entretiennent ces quelques 250 circuits de Bleau depuis 1947. A tous ceux et celles qui critiquent leur travail et leurs erreurs possibles, je voudrai rappeler que le balisage des circuits à Bleau est une activité non rémunérée et placée sous le contrôle du Cosiroc et de la Commission des sites naturels de la FFME pour la Seine et Marne. C’est là que sont décidées les modifications dont certaines sont justifiées pour tenir compte de l’érosion des sols et des rochers. Ne faites pas de balisages sauvages, c’est inutile et répréhensible. Participez plutôt aux travaux des associations du Cosiroc qui peut vous fournir le matériel et vous guidera dans l’application des recommandations d’entretien en vigueur.

Nous reviendrons aussi bientôt sur un autre aspect des topos : le vampirisme fait par certains auteurs au détriment du financement de l'équipement par les topos des équipeurs ! 

Article rédigé par Greg Clouzeau avec le concours de Bernard Commiot 

Mise à jour :

Mail de JCV :
...
Il y a aussi des erreurs de noms  sur certaines voies toujours en fonction du topo Martin
ex :
Les départs des circuits bleu,rouge et noir sont sur Bloc dénomé " le 1"  donc les voies sont "l'Envers du "1" au lieu du "Un".
"la fausse genouillère" devient "le Pilier" N°10 bleu.
"la Solitude" devient "la Solitaire" N°10 bleu c'est là que passe la route de la Solitude celle du Solitaire est + loin
 " Le K 2" devient "Le faux K" N°17 bis bleu, "le faux K" est la voie sur la gauche du "K" et cette lettrine désigne "Le Rocher de Français" sur d'anciens circuits Denecourt.(voir document joint)
" Le coup  de blanc" devient le "Coup".
etc......

Hum il y a aussi 1 petite erreur sur le topo Martin au niveau  en page 4 "la Claudine" N° 3B qui est localisée au niveau de la fameuse "la Lilli".ouverte par Michel Libert
Et si tu as l'occasion de rencontrer soit Thierry Bienvenu ou Pierre Richard demande le vrai nom donné à "La Ravensbruck" .

Mail de Soleg :

...

la Fissure du Soleil :  une phrase d'"Oleg" dans le Arthaud 1986 " pour les observateurs .................originale". 

C'était l'époque où chacun cherchait son "mur d'escalade" perso(pont SNCF, mur d'enceinte de propriété, prison par l'extérieur, etc). D'où, un jour, une évidence avec Jo en sortant de la Canche avec son Land R. : le dièdre et sa fissure.

Pas si évident que ça : fallait tirer très fort pour que ça tienne, les adhérences de chausson n'étant pas améliorées par la poussière de béton sur la face d'appui; Un souvenir : lorsque j'ai atteins la section horizontale au sommet de la fissure, la fin tant attendue d'une bonne dülfer!, kolossale déception! Y'avait une couche de limon gras, résidus de plus de vingt ans de tous les véhicules  qui passaient au dessus (huiles, sable, et diésel, vraiment cra cra et dégueu!). Après nettoyage, la voie à été franchie sans problème additionnel. 

Je ne sais pas si les autres fissure correspondantes on t été franchies (47, 48, 49 potentiels, mais un peu monotones sauf le sens de la dûlfer)
 

Source EscaladeMag, Laurence Durand
y compris pour les citations.
Mais voilà, le site des Concluses est un site protégé par arrêté préfectoral de protection biotope depuis 1992 et par conséquent le site a été équipé en toute illégalité ! L'APPB a été pris pour protéger l'Aigle de Bonelli. Dans un article précédent, nous avions justement abordé le cas des limitations de pratique de l'escalade dans le cadre de la nidification des rapaces. Sans remettre en cause leur justification, notamment pour cette espèce menacée, on peut s'étonner qu'ici, l'interdiction ne soit pas simplement limitée à la période de nidification et entraîne le déséquipement du site. Et pour cause, il n'y a pas de couple nicheur !

Voici ce qu'a expliqué Rachel Peltier Muscatelli chargée de mission Natura 2000 sur les garrigues de Lussan à Laurence Durand : il y a une légère remontée de la population de cette espèce qui pourrait re-coloniser les sites historiques de l’aigle de Bonelli.
« Nous sommes dans une politique de préservation des sites vacants des aigles dans l’optique de les faire revenir. Ces deniers reviennent toujours dans une ancienne aire historique. Grâce à un suivi GPS, nous savons que les aigles présents utilisent le nord du site pour s’alimenter. C’est sûr que déséquiper ne suffit pas, mais il faut savoir que le dérangement pour les aigles est plus fort dans un espace de verticalité qu’en bas d’une paroi. Ce sont pour eux des espaces de refuge. »

Cette affaire n'est pas sans rappeler l'interdiction de la falaise de Lourmarin dans le PNR du Lubéron ! A l'époque, Pierre Duret avait été condamné avec astreintes au déséquipement du site, pour protéger la possible nidification des rapaces. Là il y a bien un oiseau mais il ne niche pas directement sur la falaise mais à plus de 600 mètres du site... Mais cette interdiction, régulièrement transgressée par les grimpeurs, cachait certainement d'autres raisons (stationnement en bord de route, conflits d'usages...) !

Xavier Dumas qui a assisté aux réunions du Copil Natura 2000, et y a proposé de stopper  l’équipement de nouvelles voies et de sacrifier certains secteurs, explique qu’il a eu affaire à « des gens en totale opposition à quelconque négociation et aujourd’hui l’arrêté est voté pour le déséquipement des lieux. La mairie n’est pas contre les grimpeurs, Natura 2000 s’est servie de cet arrêté pour faire peur aux élus !!! Car nous n’avons pas de convention FFME, la falaise appartient à la municipalité, qui est donc responsable… »

Dans les deux cas, il faut noter l'absence de concertation, le manque de moyens (et parfois de volonté ) des comités territoriaux de la FFME face à la puissance d'écolo-intégristes peu enclin au dialogue et la peur des élus !  

Toujours dans l'article de laurence, on notera égallement le propos suivant de Rachel Peltier  : « L’application de cet arrêté s’effectue dans un plan national d’action en faveur de l’aigle, l’État a désigné un site de Natura 2000 sur 21 communes, sur ce site, il y a Lussan avec deux arrêtés biotope dont celui des Concluses. Nous sommes donc en train de travailler sur certaines zones où la réglementation n’était pas respectée. Réglementairement parlant toute l’intégralité de la falaise est interdite sur les Concluses de janvier à juin. Ce site a été équipé de manière sauvage, nous avons à faire à des individus qui revendiquent une possession du lieu qui ne leur appartient pas ! Pour le site des Concluses, il n’y a pas concertation car c’est réglementaire.

J’ai reçu des gens représentatifs de la pratique de l’escalade au sein du comité de pilotage pour leur expliquer notre démarche. Le site Natura 2000 va faire intervenir l’État et l’ Europe pour payer le déséquipement des voies estimé à 32 000 euros, de février à mars aura lieu l’appel d’offres, en attendant on ne verbalisera pas par manque d’information sur le site. Une fois déséquipée il y aura un suivi de ce site sur plusieurs années. »

Encore une représentante de l'état à qui l'on peut conseiller la lecture de cette article de Jean pierre Mounet sur les différentes manière d'aborder ces problèmes que nous avion reproduit ici !

Outre le gachi financier, ce cas est symptomatique du fonctionnement des COPIL Natura 2000. Nous en avions parlé ici à propos de Fontainebleau et des dérapages de certains naturalistes. c'est aussi pour éviter ce genre de situation que nous fustigeons depuis des années la politique environnementale en France. 

Notre FFME ne peut pas jouer efficacement un rôle dans la défense des sites naturels naturels d'escalade. C'est une fédération sportive et pas une association de défense de la nature.

Nous l'avons répété il y a peu dans le cas de Fontainebleau avec l'éviction des grimpeurs des différents COPIL préféctoraux, force est à la Loi et le monde de l'escalade n'est pas organisé pour se défendre. Faut réagir les amis ! Commençons par Bleau, signez la pétition !

Article Source : http://www.escalademag.com/exit-la-grimpe-aux-concluses-de-lussan

Débat sur le forum de Camptocamp

Après notre article vous annonçant la sortie d'un numéro Hors Série chez Grimper consacré entierrement à Patrick Edlinger et en attendant la sortie de sa bio chez Guérin par Jean Mi, nous vous invitons à découvrir le numéro spécial de nos amis d'Escalade Mag ! Escalademag c'est ce journal entièrement gratuit proposé par Laurence Guyon. Vous le trouverez dans toutes les bonnes salles d'escalade mais aussi dans votre boîte mail si vous vous inscrivez sur le site. A numéro exceptionnel, dispositif exceptionnel, la TL²B vous permet de lire directement...


Le Communiqué d'Escalademag



EscaladeMag n°55 sera bientôt disponible en salles et dans les shops. C’est un numéro spécial, entièrement consacré à la figure de Patrick Edlinger. En guise d’hommage, nous avons réuni les témoignages des grimpeurs qui l’ont le mieux connu et constitué un portfolio des plus grands photographes pour lesquels Patrick a posé (Gérard Kosicki, Philippe Poulet, Fernando Ferreira, Stéphan Denys, Pascal Tournaire, Guy Delahaye…). Pour lire EscaladeMag n°55 en exclusivité, abonnez-vous à notre newsletter. C’est tout simple : vous indiquez votre adresse mail dans la rubrique Tenez-vous informé (en bas à droite sur la page d’accueil du site) et vous recevez le magazine avant tout le monde, en version numérique. En couverture d’EscaladeMag n°55, une célèbre photo de Gérard Kosicki, prise à Bardonecchia juste avant la fameuse finale, moment d’intense concentration…
Lire le magazine en ligne

Sa bio est désormais en librairie...
Editée aux éditions Guérin, la biographie-portrait de Patrick Edlinger écrite par l'écrivain Jean-Michel Asselin est déjà diponible. L'ouvrage propose 320 pages avec plus de 250 photos en noir et blanc. Rédigé à quatre mains grâce à une série d'entretiens avec Patrick , cet ouvrage prendra à coup sûr à une bonne place dans sa bibliothèque, en espérant qu'il inspire les générations futures !
En savoir plus avec des extraits du livre ici
On vous avait prévenu en septembre dans notre article traitant des conséquences des incendies de l'été, la falaise de seynes dans le gard, près d'Alès, risque bien d'être définitivement interdite par Arrêté Municipal ! Voilà un Maire qui a certainement peur d'être tenu pour responsable du comportement anarchique d'une minaurité de grimpeurs et autres squateurs en mal de nature !

En effet, si dernièrement le grimpeur valentinois Kevin Arc est venu à bout du très conti "Métaphysique des tubes" , 8c à Seynes, il y a fort à parier que sans un changement notable des comportements des visiteurs qui, disons le, ne sont pas tous des grimpeurs, il soit l'un des dernier à faire une croix sur ce site remarquable pour ses colonnettes.






Seynes c'est une superbe falaise d'hiver. Du coup, venus de toutes les contrées françaises et européennes, des centaines de grimpeurs de tous niveaux s'y ruent pour profiter des multiples secteurs tous orientés en plein soleil et permettant une escalade confortable en plein hiver. Si on ajoute à ces conditions exceptionnelles, une escalade en mur et dalle favorable à l'expression des grimpeurs de 5 et de 6, un équipement irréprochable et très sécurisant psychologiquement, un marche d'approche réduite et des cotations parfois bien flatteuses, alors on comprend aisément l'engouement pour ce site. Y'a quand même une ou deux ombre au tableau :
- la proximité de la route gache le formidable cadre naturel de ce promontoire. Pas assourdissant mais quand même bien présent. Dommage !
- la forte fréquentation attire imanquablement les casseurs de voitures !
- enfin, s'il faut parfois prendre son ticket pour se frotter à quelques voies, il va surtout falloir faire la police nous même pour éviter l'interdiction du site !!!

La célèbre barre du "Nouveau monde" est truffée de colonnes plus ou moins groupées, entrecoupée de passage à réglette. Le dévers est léger et constant. Le calcaire est assez agressif pour les doigts. Parmi ces draperies, la fameuse épine dorsale de "Dinosaure" 8a+ une des plus belle ligne de la planète avec une colo qui raye toute la face en deuxième longueur... Non moins célèbre mais bien plus abordable : la cheminée formée par les colonnes géantes du "Tube neural" 6c+, céation magique de la nature hélas trop courte car ces solos ne font qu'une dizaine de mètres !   


Bref, en septembre dernier, nous avions été nombreux à relayer l'appel d'Hervé Grimal, Maire de Seynes. Ainsi, on pouvait lire dans un article de nos amis d’EscaladeMag, qu’à l’issue d’une récente réunion avec le Conseil Général, la la FFME, l’ONF et le maire de Brouzet-les-Alès, Hervé Grimal avait demandé la réalisation d’une étude sur l’impact de la pratique de l’escalade sur la faune et la flore et de trouver une solution pour réglementer les voies qu’il juge suffisantes.

Quant à la  Présidente du CD FFME du Gard, Françoise Rault-Doumax, elle disait approuver l'arrêté municipal de septembre et attendre beaucoup du projet de convention avec l’ONF et le Conseil Général.

Nous ajoutions dans notre article le commentaire suivant :

"C’est dingue aussi de voir à quel point les grimpeurs sont universellement stupides et mettent en péril le droit d’accès à leur site de grimpe dès lors que ce n’est qu’un site de passage pour eux ! Les locaux aussi ne sont pas exempt de bêtise lorsqu’ils équipent sauvagement un site qu’ils savent « sensible » (propriété privée, réserve de chasse…) et en font la promotion dans tous les médias !"


Dans la publication de la communauté d'Ales, Hervé Grimal fustige à nouveau les grimpeurs, leurs comportements irréspectueux des lieux et des réglementations ainsi que le développement anarchique de l'escalade sur sa commune.


Nous sommes donc là une nouvelle fois pris en otage d'une part par un élu souhaitant tout mettre en oeuvre pour réduire la présence des grimpeurs sur son territoire, d'autre part par des grimpeurs de passage qui se foutent royalement que la falaise soit interdite après leur venue, enfin, par une FFME attentiste et engluée dans la réglementation sur les CDESI !
Il est vraiment temps que les choses changent, que la france se dote d'une vraie association de défense des grimpeurs et que les grimpeurs se prennent en main pour faire le ménage chez eux !

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Le débat suite à cet article sur le forum de Camp to Camp




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