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La forêt n'est pas une poubelle ! Nettoyons !

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ESCALADE

Sur le chemin

octobre 2013

Le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) vient de publier (le 22/10/2013) son rapport d'analyse sur une éventuelle crises des parcs nationaux devant les contestations grandissantes tant au moment des signatures de chartes que dans les projets de création... Selon lui, "les difficultés dans la mise en œuvre de la loi de 2006 et la gestation des chartes des parcs nationaux participent des ajustements inévitables. Des mesures peuvent être prises pour faciliter la mise en œuvre sans envisager une modification de la loi". Selon le CGEDD il n'y a donc ni crise ni nécessité de réformer la loi... mais pas mal de chose à améliorer et un manque de moyens financiers qui met en péril tous projet futur ! Fallait quand même s'y attendre...




A la TL²B où l'on suit de près le dossier depuis la mise en place d'une nouvelle réflexion sur ce statut pour la forêt de Fontainebleau, on ne cesse de souligner que la loi de 2006 a introduit de nouvelles dispositions dans la gestion des parcs nationaux, notamment sur la gouvernance et l'organisation territoriale qui ne nous semble pas toujours adapté. Une charte régit cette organisation, désormais répartie entre le "cœur" du parc et l' "aire optimale d'adhésion". Et c'est souvent la rédaction de ces chartes qui entraîne les crispations alors qu'elles étaient sensé les réduire !

Le rapport (pdf 7 Mo) qui donnera certainement du grain à moudre aux opposants, offre sur 96 pages, un grand nombre de mesures et préconisation. Ainsi, on y apprend qu'une circulaire pourrait éclairer la différence entre la gestion du cœur et celle de l'aire d'adhésion et rappeler "que seuls les dispositifs de droit commun peuvent être appliqués et opposés aux communes en aire d'adhésion (à l'exception de la compatibilité des documents d'urbanisme avec la charte s'agissant des parcs métropolitains)". 

Mieux, il rappelle la vocation des parcs et leur statut d'établissements publics nationaux, "qui ont pour mission d'appliquer une politique de l'État dans des territoires exceptionnels et leur périphérie". Pour cela, le CGEDD recommande davantage de communication et de pédagogie.
Les auteurs estiment également que "l'État doit privilégier les parcs existants, réétudier la répartition des dotations entre les dix parcs nationaux, et prioriser les objectifs et les activités des établissements publics".

Par ailleurs, outre le résumé issu du rapport reproduit ci-après, on retiendra que sur l'aspect financier et compte tenu de la situation actuelle de l'Etat français, mieux vaudrait s'abstenir de créer des nouveaux parcs que d'en faire au rabais ! Voilà qui va mettre du plomb dans l'aile à certains projets...

Extrait des conclusions page 69


Source information :


A la TL²B les déchets, c'est un peu notre dada... Des années qu'on en parle et qu'on les combat ! Alors, bien évidemment, la sortie du film Super Trash (le 09 octobre) de Martin Esposito, un local, ne pouvait nous laisser indifférent et même s'il ne s'agit ni de montagne, ni d'escalade, ni de randonnée, on se devait d'en parler ici !

Le film «Supertrash» nous emmène dans la décharge débordante de Villeneuve-Loubet... dans les Alpes Maritime. Depuis des années, tous les rebuts de la vie quotidienne de la Baie des Anges, de  son industrie, ou même des fastes du festival de Cannes sont entassés à Villeneuve-Loubet dans une décharge à ciel ouvert comme tant d'autres. Aujourd'hui ces rebuts forme une colline qui dépasse toutes les collines avoisinantes, répandant son odeur et ses «jus» de décomposition à des kilomètres aux alentours. Le réalisateur Martin Esposito nous emmène de l’autre côté de nos poubelles, dans cette décharge des Alpes-Maritimes, avec le film Supertrash, dont même les moins écolos ne devraient pas sortir indemnes.

Finalement, parmi toutes les critiques, celle qui nous a le plus marquée est sans doute celle de Philippe Douroux, journaliste à Libération.




"Pourquoi faut-il aller voir SuperTrash ? Pour voir ce que l’on ne doit pas voir, ce que nous ne voulons pas voir. Qui a envie de regarder une montagne d’ordures ? Qui peut avoir envie de voir un jeune cinéaste s’immerger dans une colline de déchets ? Et surtout, qui a envie de constater que les lois de la République sont contournées, détournées, ridiculisées jusqu’au grotesque. Tout citoyen normalement constitué et soucieux du bien public doit faire le déplacement.

Que voit-on ? Des boues dont on ne saurait dire la provenance, des hydrocarbures, du verre comme s’il en pleuvait, des tubes de plastique à peine sortis des presses, des kilos de nourriture dont la date de péremption n’a pas été dépassée, des cercueils tout juste vidés de leur contenu, des surfs, un chauffe eau, des radiateurs, des circuits imprimés, des médicaments, prospectus et du papier… bref, autant d’objets qui n’ont rien à faire là et qui se retrouvent entassés, cachés à la vue, recouverts d’une mince pellicule de terre et qui mettront un siècle ou deux à se dégrader. Et puis, il y a le tapis rouge que le Festival de Cannes changé trois fois par jour que l’on imagine imputrescible, passant sans transition des strass à la crasse, des actrices les plus belles aux poubelles les plus laides.

Image tirée de Supertrash


Il faut voir SuperTrash pour comprendre que les citoyens ont un rôle actif à jouer. Que font les élus des Alpes-Maritimes, le gestionnaire de la décharge à ciel ouvert, Véolia, les employés, les habitants de Villeneuve-Loubet, la commune qui a accueilli cette colline plus grande que les collines avoisinantes ? Rien ou pas grand-chose. Tout le monde tolère et ferme les yeux, au nom de l’emploi, au nom de la tranquillité d’esprit, au nom du laisser aller.

Pour reprendre le nom du film d’Al Gore qui a poussé Martin Esposito à prendre sa caméra pour tourner durant 18 mois sur les terrains de jeu de de son enfance, à la Glacière ou la Jas Madame, ce film nous livre « Une vérité qui dérange ». Il faut aller voir SuperTrash et faire deux choses : réduire ses déchets ; et se tourner vers les élus pour leur demander ce que deviennent nos poubelles. Ça tombe bien les municipales approchent… La décharge de Villeneuve-Loubet fermée, une autre plus grande à ouvert à quelques kilomètres et l’histoire reprend son cours."

Le site du film pour tout savoir sur cette histoire

Le dossier de presse

http://media.wix.com/ugd/8780ed_25257401829e20fb5bc4c32c0a0b3382.pdf

Parmi les sites exotiques de l'Essonne, les anciens évoquent souvent le site de Mondeville. Là, on est presque au bout du monde et c'est avec surprise que l'on découvre le potentiel de ce chaos que l'on atteint, une fois n'est pas coutume, par le haut ! Bien que régulièrement fréquenté du fait de la présence d'un camping, le site n'attire plus les foules depuis quelques décennies. Après de nombreuses initiatives infructueuses, voilà qu'à l'appel de la Mairie, le Cosiroc, le PNRGF, la FFME se sont réunis le 14 octobre pour étudier l'avenir du développement du site de la Roche aux dames !


Peu fréquenté au XIXe siècle, le massif de Mondeville est pourtant très intéressant. Le premier circuit (ivoire) serait même l'œuvre du maître de Maurice Martin en 1958 ! Le Red Star Club de Montreuil (RSCM) reprend ce circuit pour en tracer un autre beaucoup plus long mais allant d'un niveau 2b à 6b. Le but étant à l'époque de reproduire une course en montagne.  Puis le GUMS trace grâce à Bernard Canceil a tracé un circuit vert en face Nord.

Mondeville c'est une profusion de circuits de tous niveaux mais assez hétérogènes et ayant conduit, parfois,
à un certain sur-balisage dans le chaos...
Depuis le rempart situé à proximité du terrain de camping, jusqu’au pignon situé à l’Ouest, en contre bas (au Sud) de la sente dite du Cul d’enfer, on a pu compter plus de 13 circuits ! Mais une grande partie de ces parcours ne sont plus ni parcourus, ni entretenus, depuis plusieurs années et le site est quasiment inconnu d’une grande majorité des grimpeurs. 

Contrairement à ce que pourrait faire croire cette désaffection, il s'agit d'un site important en regard des possibilités d'escalade qu'il offre même s'il reste assez chaotique dans sa configuration. C'est assez symptomatique mais même le circuit noire ED+ tracé dans les 90 par Didier Géradin est aujourd'hui sous le lichen !

La commune est très donc intéressée à ce que ce site redevienne fréquenté par les grimpeurs et qu’il soit aussi accessible aux habitants de la commune. Dans ce sens, elle serait très favorable à soutenir les projets à destination des enfants et les circuits de niveaux abordables (PD jaune et AD orange).



Une réunion s'est donc déroulée en présence de Pascale Peterlongo, Adjointe au Maire de Mondeville, Franck Lombard du parc naturel régional du Gâtinais français, Pierre Vekeman de la FFME 77 et du Cosiroc.

Le PNRGF envisage que ce massif devienne un site pilote en matière de projet d’aménagements pour la pratique de l’escalade hors forêts domaniales ou sites propriétés du CG91. Ce point a d’ailleurs été mentionné lors de la réunion organisée lundi 7 octobre 2013 à la Maison du Parc du Gâtinais, en présence de représentants du COSIROC, de la FFME, des conseils généraux de L’Essonne et de la Seine et Marne, d’élus représentants les communes.

Le COSIROC a initié une étude de circuits devant être mieux adaptés aux grimpeurs actuels, et propose de formaliser un projet de traçage de ces circuits, dans le sens de ses objectifs et dans le respect des orientations municipales. Ce projet sera soumis à l’approbation des élus de la commune, puis soumis à l’avis du Parc du Gâtinais, si possible dès la Commission du développement touristique du 14 novembre 2013. Les mondevillois seront informés de ce projet à travers un article illustré d’une photo, inséré dans le journal municipal.

Reste quand même quelques interrogations. 

Qui a la maîtrise du foncier par exemple ? Où stationner ? Quid de la chasse qui avait valu à Didier une frayeur le conduisant à baptiser un bloc Vol et recel de plomb !? Quid de la luxuriante végétation qui rend le séchage des blocs un peu plus long ?

Après examen des différentes possibilités de stationnement, il a été proposé de retenir comme parking principal celui situé à proximité du cimetière et en second lieu celui de la place de l’église. Dans ce sens une signalisation d’accès aux circuits d'escalade depuis le parking du cimetière pourrait être réalisée avec le Parc du Gâtinais.

L'élagage des arbres dominant les voies d'escalade est nécessaire pour éviter humidité et mousse. Le trop fort développement du couvert végétal et l'humidité qui en résulte est une des causes de la désaffection du site. Si cet élagage est effectué par le COSIROC, l'autorisation du propriétaire (la commune?) est nécessaire.
Les branchages coupés seront rassemblés en tas.

Le circuit enfant serait de préférence tracé sur le pignon ouest, là où existe déjà un circuit enfant en déshérence. Il est nécessaire de vérifier si cela est compatible avec l'activité des chasseurs.

Terrain de camping :
Quant au camping, ce type d’hébergement n’étant pas très développé sur le territoire du Parc il serait intéressant de relayer l'information si le propriétaire du camping « Le Nid Vert » est prêt à accueillir de nouveaux grimpeurs.

Bref, il y a encore du travail avant que Mondeville puisse décharger le Rocher du Duc alias Beauvais dans les Grand Aveaux mais avec tant de bonnes volontés autour de la table, on a bon espoir !

Le site de la Mairie.




C'est encore par le biais de notre mail box (à gauche) que nous avons appris l'abandon de déchets puis leur retrait au Mont Ussy !  Nous ne publions pas sur ce portail tous les dépôts sauvages qui nous sont signalés (on partage souvent les photos sur notre page facebook) car cela n'apporte pas grand chose. Alors pourquoi parler de celui-ci ? Peut être pour faire un peu de publicité aux auteurs du saccage du site : des lycéens de François 1er à Fontainebleau !




En effet, lorsque Axel est arrivé au Mont Ussy ce 21 septembre pour sa séance d'escalade, il est tombé sur les restes de ce qui a du être une belle beuverie ! Mieux, certains blocs portaient les stigmates encore  dégoulinants d'une belle bataille d’œufs ! La séance d'escalade étant gâchée, Axel s'est attaqué au nettoyage du site. Le mieux c'est qu'il a aussi rencontré un des participants de cette soirée d'intégration du Lycée François 1er dont le moins qu'on puisse dire est qu'il n'était pas trop préoccupé par le nettoyage du site ! 

Encore une preuve donc (mais était-ce nécessaire) que les jeunes locaux font bien peu de cas de la sauvegarde de la forêt et ont une certaine responsabilité dans sa pollution ! 

Ainsi, les sites qui bordent la ville de Fontainebleau sont trop souvent utilisés pour de gigantesques soirées avec feux de camps et abandon des déchets. C'est le cas au Mont Ussy sous la grotte, autour du Calvaire, etc.

photo récupérée sur le net d'une soirée entre photographes par une très grande marque !

Et c'est sans parler de celles et ceux qui prennent notre forêt pour une déchetterie gratuite ouverte 24/24 et 7/7. 

La preuve au Bas Cuvier Septembre 2013 par Greg CLOUZEAU
La preuve du Dépot sauvage PF n° 314 par Achille
Et encore une par Patrick Jubeau


Peut-être faut-il y voir un échec des politiques locales concernant la jeunesse, la sauvegarde de l'environnement et la collecte des déchets. 
De beaux sujets pour les prochaines municipales non ?


Cela faisait quelques semaines que nous n'avions pas entendu parler de ce type de dégradations.... Cette fois c'est le sentier bleu numéro 11, au moins dans sa portion du Rocher des étroitures, qui a été saccagé.


C'est à Nicolas, un vététiste habitué des lieux que nous devons les images. Bien que nous soyons contre la circulation des VTT sur les sentiers bleus Denecourt-Collinet, nous ne pouvions passer sous silence cette découverte qui a aussi été signalé à l'observatoire de l'AAFF depuis le module situé dans notre colonne.

A première vue, ce balisage mono-directionnelle s'adresse à des traillers sportifs puisque passant directement au-dessus de certains cailloux. On vous en dira plus quand nos experts auront été sur place.

La zone repérée par Nicolas est entourée en rouge sur la carte IGN du sentier bleu 11



Comme à chaque fois, les balisage est fait grossièrement à la bombe

C'est bien visible...




Encore une fois donc, rappelons qu'il est interdit de baliser en forêt sans autorisation préalable de l'ONF que ce soit pour l'escalade, le VTT, le trail, la randonnée, l'équitation ou tout autres activités... C'est encore les bénévoles qui vont se taper les heures de brossage pour retirer ces grossières balises suivant le mode opératoire décrit ici ! Sympa les gars...

Retrouvez nos articles sur ce sujet
Comme chaque année, fin octobre, les Trois Pignons vont prendre des allures de grand nord avec au loin les aboiements des chiens de traîneaux et les ordres des mushers ! Certes, il n'y a pas de neige mais le sable de Bleau fonctionne tout aussi bien ! L'occasion sans doute de retrouver l'ami Seb Wilmotte, vous savez celui qui ressemelle vos chausson au camion sur le parking de Noisy-sur-Ecole et son équipage (sur facebook)... 

Grimpeurs, si vous comptiez grimper tranquille autour de la JA Martin, mieux vaut changer de destination !




INFORMATIONS LE VAUDOUE-77 26 et 27 Octobre 2013 
 Course limitée à 60 attelagesprogramme du week-end  
 Vendredi :   ouverture de la stake-out à 17 heures 
  Samedi : à partir de 9 heures, contrôle sanitaire  
  12 heures : meeting musher 
  13 heures : départ avec un parcours de : 
  *9 kms environ cat A&B si la température le permet,
 *6 kms autres catégories. 
 
 Dimanche:11 heures départ 
 Date limite d'inscription : 18 OCTOBRE 2013  
IMPORTANT : Le port du casque et des gants est obligatoire. Seuls les chiens nordiques d'au moins 12 mois sont acceptés.
Lors de la course, vous devez être en possession des papiers de vos chiens (carnets de vaccination et pedigree) 
ainsi que de votre licence 2013-2014.
Le montage de tentes est interdit sur le lieu de la stake out. Les tentes seront donc montées à proximité sur le terrain de J-L Mas, (vous serez dirigés lors de votre arrivée sur la stake out).
Pour tous renseignements :CPTCIF     Patrick MAURICE63, chemin de la Désirée - 78520 – ST MARTIN LA GARENNE
Tel: 06-03-78-87-09             Mail :  cptcif@gmail.com
Cette course est soutenu par la mairie du Vaudoué, l'ONF et le PNRGF
Crédit photo Catherine Badel
Nous recevons beaucoup de courriels à la TL2B que nous relayons volontiers quand ils ne sont pas trop éloignés de nos préoccupations pour la défense des sites naturels et leurs usagers. Parmi les derniers reçus, celui d'un groupe de grimpeurs venus de Belgique et sauvagement agressé dans la nuit de vendredi à samedi nous a laissé perplexe. 

Doit-on aussi relayer les faits divers ? 

Lorenzo a su nous convaincre de prévenir les autres grimpeurs qui se trouveraient à sortir la nuit à Milly-la-Forêt. Finalement, leur histoire met en avant le manque de structures pouvant accueillir des grimpeurs arrivants tardivement et, sans doute, un manque de préparation de ce trip grimpe qui a, hélas, tourné au cauchemar.




Nos amis Belges arrivent donc vendredi soir sous la pluie et trouve le camping de la Musardière fermé. Il est plus de 22h, ils décident d'aller manger un bout dans la charmante ville de Milly-la-forêt. Milly, c'est le conservatoire des plantes, la Chapelle St Blaise, la résidence de Cocteau et de Christian Dior, une superbe halle, etc. Bref un magnifique village de carte postale aux portes des Trois Pignons ! Oui, mais la réalité est tout autre car Milly-la-forêt n'échappe pas aux maux de notre société que sont les incivilités et la délinquance urbaine. 

Vers minuit, notre petite troupe s'est donc faite sauvagement attaquer par une bande de jeunes souhaitant leur soutirer quelques biens. La bagarre fut musclée comme en témoigne encore le visage tuméfié de Lorenzo Isobbia (identité modifiée)  et le trip grimpe de nos Belges s'est donc terminé aux urgences puis au commissariat ! Et, c'est très choqués, qu'ils sont repartis dès le lendemain.   

Comme nous l'a écrit Lorenzo :
"Si cette expérience peut servir à mettre en garde des grimpeurs qui arriveraient tard dans la soirée et qui  pensent que Bleau est un endroit calme, sans risque, idyllique se serait utile..."

Si les agressions sur les chemins autour de la forêt de sont pas nombreuses (mais pas nouvelles), les vols, notamment dans les camping-cars et autres WW parqués en forêt sont légions. Il existe de nombreux écrits sur le sujet dont nous avions parlé ici et les campagnes de prévention sur les parkings ou au printemps n'y changent rien. Alors, oui, répétons le, Bleau n'est pas un paradis où rien ne peut vous arriver. Une telle concentration de voitures et touristes ne peut que plaire à cette industrie du vol comme c'est le cas dans les Calanques de Marseille, à Preles ou à Seynes par exemple. Etaient-ils seulement au mauvais endroit au mauvais moment ou faut-il craindre pour la santé de ceux qui campent malgré l'interdiction sur les parkings de Bleau ? N'y a t'il pas là un problème avec le manque de structures d'accueil pour les touristes  ?

Le pays de Fontainebleau s'est doté d'un SCOT qui fait la part belle au tourisme de luxe faisant presque l'impasse sur le tourisme vert et ses besoins. Nous avons d'ailleurs consacré une page complète à ce sujetqui, même s'il n'a pas beaucoup d'impact sur notre quotidien, est révélateur de la méconnaissance de l'importance du tourisme de pleine nature.
Nos amis des gîtes d'Arbonne on beau avoir planché sur le sujet du, on ne peut pas dire que les choses bouge beaucoup si ce n'est dans les initiatives individuelles avec la création de petits gîtes (il y en a de nouveaux à Moret et Videlles par exemple et celui de Greg ne devrait plus tarder) malgré les difficultés administratives et financières.


A la TL2B on est plutôt opposé à l'artificialisation du paysage bleausard et aux aménagements touristiques. A ce titre, nous n'avons pas aimé la construction du centre d'écotourisme de Franchard en plein cœur de Bleau, sur un site historique, sur-fréquenté et très dégradé. Pourtant, si à quelques mètres de là, l'ONF transformait les installations de l'Ermitage pour en faire un refuge gardé, cela permettrait sans doute de diminuer le camping sauvage. Il faut certes mettre aux normes le bâtiment (loué aujourd'hui par quelques associations et chasseurs voir notre page hébergement) mais avec des toilettes sèches, quelques panneaux solaires, etc. L'investissement en vaut la chandelle.  On nous répondra qu'il y a un problème d'eau. C'est vrai. Mais ce n'est pas les bâtiments qui manquent à l'Office mais l'argent (ceci dit, quand il y a une volonté, on trouve des budgets ce qui fut fait pour le centre d'écotourisme) et la volonté de faire face aux tracasseries administratives (normes sanitaire et d'acceuil des PMR pour ne citer que ces deux là). D'ailleurs, si l'ONF avait maintenu plus de points de camping aux abords des maisons forestières, les parkings seraient sans doute plus propres ! Bon on arrête là. 



On souhaite un prompt rétablissement à nos amis Belges. Souhaitons aussi que ce type d'agression ne se renouvelle pas y compris pour ceux qui campent illégalement sur les parkings de la forêt. Quant à la fréquentation nocturne de Milly, vous êtes prévenus, c'est une ville comme une autre !
Par Greg Clouzeau

Vous l'avez sans doute appris si vous êtes un fidèle lecteur d'Escalademag, son numéro 60 , paru la semaine dernière pourrait bien être le dernier ! 

Après 8 ans et 60 numéros, ce magazine gratuit et distribué en salle et par e-mailling chercher un repreneur.

Moi qui ai collaboré avec Vertical Magazine dans les années 90, Alpirando puis Escalademag et Grimper, je m'attriste de voir ce panel de médias s’appauvrir année après année. Triste époque !

Qu'on n'aime ou pas le contenu et les choix éditoriaux, un magazine qui disparaît c'est toujours des informations perdues, des journalistes et photographes en difficulté... Heureusement, pour l'info, il y a le net, les réseaux sociaux... Pour les professionnels des rédaction... c'est autre chose.


Laurence Guyon, sa rédactrice en chef, s'exprime sur son blog en quelques mots sur son absence dans ce dernier numéro (ce qui explique aussi les quelques mots publiés à son sujet dans ce 60ème n°). 
Mise à jour du 25 octobre :
Laurence en dit un peu plus sur cette aventure et sa triste fin dans cet article.

Courage Laurence mais n'abuse pas trop de cette pause, il paraît qu'on y prend goût !
Courage Philippe, il y a peut être une issue.


Pour ce qui est des sujets que je devais publier dans ce numéro, je les ai gardé sous le coude. J'ai beau être solidaire tant du proprio que de Laurence, je n'en suis pas moins vénale... 

Je bosse déjà bénévolement pour la TL²B alors quand je ne suis pas payé (une misère car un feuillet + photo c'est moins de 70 €), je bloque...

Merci donc à vous chers lecteurs qui suivez et partagez mes tribunes...
Bonne lecture à toutes et tous.

Si vous êtes novices dans les sports et loisirs de pleine nature vous serez sans doute tenté d'acheter votre matériel dans les grandes enseignes généralistes du sport dont les points de ventes sont très répandus : Décathlon, GoSport, InterSport etc. Certains ont parfois un rayon escalade, montagne, rando, etc. plus ou moins fournis, avec des vendeurs plus ou moins compétents...  Mais rassurez-vous il existe des alternatives ! Les magasins où j'ai travaillé n'existent plus mais il y en a plein d'autres ! Voici une séléction que je vous invite à compléter par vos commentaire ou par mail !

Source  image Grimper.com


Paris

A Paris, l'incontournable ( après les fermetures de Passe Montagne, Les arts de la Grimpe,  Citadium Sport, Andaska...) c'est les boutiques Au Vieux Campeur que nous affublons volontiers de petits surnoms peu flatteurs mais qui ont su séduire les plus exigeants depuis 1941 !

Au Vieux Campeur c'est un "village" de 29 boutiques autour du 48 rue des Ecoles - 75005 Paris. C'est le temple de l'outdoor et, même si l'on peut lui reprocher son hégémonisme qui a entraîné la disparition de nombreux indépendants, c'est une référence internationale pour le nombre de produits proposés et le professionnalisme de certains vendeurs ! Rançon du succès, ils sont parfois pressés, débordés et peu aimables ! Vous pouvez heureusement consulter au préalable et confortablement leur site internet pour pré-sélectionner vos produits

http://www.auvieuxcampeur.fr

Dans les petites boutiques confidentielles restent La haute route (33 boulevard Henri IV, 75004 Paris, Tel : 01 42 72 38 43) qui offre notamment d'intéressantes possibilités de location de matos !

http://www.lahauteroute.net/

Signalons aussi la cordonnerie de mon ami Thierry spécialisée dans le ressemelage et le SAV des plus grande marques de chaussures de randonnée et montagne ! A la ville a la montagne est situé 3 Bd Richard Lenoir 75011 Paris, Tel : 01 43 57 20 89

http://www.alaville-alamontagne.com/

Depuis 2013, vous pouvez aussi retrouver la célèbre enseigne Expé, spécialiste de la VPC dans un vrai shop !
Expé Paris, c'est 2 rue Charles Baudelaire 75012 PARIS Tel. 01 43 07 15 82 


Si vous êtes dans les Hauts de Seine, le pour l'escalade c'est sans aucun doute nos amis de 9c+. Allez-y de la part de la Tribune Libre de Bleau !
C'est au 2, boulevard Louis Loucheur à Suresnes (92150) Tel : 01 42 04 76 71

Enfin, sur Fontainebleau, je ne saurai que vous conseiller d'aller voir mes amis de S'cape. Le shop est sympa et  les produits très bons. Comme en plus eux aussi ont un site internet et un blog, faut pas hésiter !
S'Cape Fontainebleau‎, 21 Rue Paul Séramy, 77300 Fontainebleau, 0 811 26 05 00



Sinon, vous avez Go-sport, Décathlon, et les comptoirs des salles d'escalade de la région !
Voilà deux news qui nous font extrêmement plaisir ! Il y a quelques heures, le Conseil constitutionnel a validé la Loi Jacob de 2011 qui interdit la fracturation hydrolique pour l'exploitation du pétrole ! Mercredi c'est l'arrêt du Conseil d'Etat qui est tombé comme un couperet stoppant net  le projet de méga scierie industrielle Erscia (Energies renouvelables et sciages de France) dans la Nièvre dont nous parlions ici. Voici deux grandes victoires pour les défenseurs des Zones à Défendre (ZAD)...


Gaz de schiste : le Conseil constitutionnel valide la loi


Lu sur Actu environnement :

Le Conseil constitutionnel a rendu publique ce matin sa décision relative à la question prioritaire de constitutionalité (QPC) portant sur la loi Jacob de juillet 2011 qui interdit l'utilisation de la fracturation hydraulique en matière de mines d'hydrocarbures. L'audience avait eu lieu le 24 septembre dernier.

Le Conseil a écarté les quatre séries de griefs formulés par la société texane Schuepbach à l'origine de la QPC. En premier, les dispositions contestées ne sont pas contraires à l'égalité devant la loi. Les sages ont considéré que la différence de traitement entre les deux procédés de fracturation hydraulique de la roche, pour les hydrocarbures d'une part, pour la géothermie d'autre part, était en rapport direct avec l'objet de la loi.

La requérante avait ensuite invoqué la méconnaissance de la liberté d'entreprendre. Le Conseil a estimé que la restriction apportée tant à la recherche qu'à l'exploitation des hydrocarbures ne revêtait pas "en l'état des connaissances et des techniques" un caractère disproportionné au regard de l'objectif d'intérêt général de protection de l'environnement poursuivi.

Quant à une atteinte éventuelle à la garantie des droits et au droit de propriété, les sages considèrent que les dispositions attaquées n'ont pas porté atteinte à une situation légalement acquise, ni entraîné une privation de propriété dans des conditions contraires à la Constitution. Le Conseil estime en effet que "les autorisations de recherche minières accordées dans des périmètres définis et pour une durée limitée par l'autorité administrative ne sauraient être assimilées à des biens, objets pour leurs titulaires d'un droit de propriété".

Enfin, le dernier grief lié à une méconnaissance des articles 5 (principe de précaution) et 6 (principe de développement durable) de la Charte de l'environnement doit aussi être écarté. Le Conseil rappelle que ce dernier n'institue pas un droit ou une liberté que la Constitution garantit et qu'il ne peut, dès lors, être invoqué dans le cadre d'une QPC. Quant à une éventuelle violation du principe de précaution, ce moyen a été jugé inopérant à l'encontre d'une disposition édictant une interdiction pérenne.
Il est temps de partager avec vous le test du chausson d’escalade Instinct lacets de la marque Italienne Scarpa. Ce n’est pas les tests qui manquent dans la presse me direz-vous ? Certes. Mais on peut raisonnablement s’interroger sur leur indépendance puisque les produits présentés sont ceux des annonceurs faisant vivre les magazines. Il faut donc se tourner vers le net pour trouver des tests plus objectifs en évitant ceux des magazines, magasins et autres grimpeurs sponsorisés par la marque ! C’est déjà plus complexe. Ensuite, il faut, pour réaliser un bon test, varier les supports de grimpe et attendre jusqu’à l’usure complète. On peut certes se faire un avis sur les performance d’un chaussons en quelques heures mais quand à savoir si l’investissement sera rentable dans le temps, faut tester !  C'est la mission de Greg.



Test chausson Instinct lacets par Greg CLOUZEAU

J’ai une certaine expérience en matière de matos Outdoor : je grimpe depuis plus de vingt ans, j’ai été longtemps conseiller technique de certaines marques (5.10, Béal, Camp, Cassin, EB, Tenaya, Prana…) et enfin, j’ai travaillé plus de 10 ans en magasin spécialisé (Passe Montagne, Citadium).

Première chose, un test de chaussons (tout comme l’achat, voir notre article conseil) est une chose très personnelle. En effet, cela fait appel à des sensations (forcément variables d’une personne à l’autre) et à la morphologie du pied du grimpeur. J’ai effectué ce test sur un peu plus d’un an passant  parfois par d’autres modèles histoire de voir si j’avais la même appréciation du produit dans le temps. Les chaussons instincts ont été testés en bloc à Bleau, en mur et pan et aussi sur diverses falaises de calcaire plus ou moins adhérent !


Je dois admettre, je n'étais pas un fan des produits Scarpa dans les années 90. J'avais eu la chance d'en essayer quelques-uns mais ils semblaient toujours manquer de technicité et semblaient même un peu "grossiers". De plus, pourquoi changer alors que les five-ten puis EB me donnaient pleinement satisfaction ?

 Les années ont passé, mon niveau n’est plus le même (mes objectifs non plus) et je ne suis plus sponso’ donc, comme vous, je dois faire les magasins ! Crise oblige, je surveille mon budget alors quand je suis tombé sur une paire d’instinct en promo chez l’enseigne en bleu et blanc, je me suis dit pourquoi pas ! Et, à l’issue de ce test, je dois dire qu'ils ont fait de sacrés progrès chez Scarpa et offrent maintenant des chaussures qui peuvent rivaliser avec les meilleurs.

Après avoir fait les chausson en bloc et en SAE, il est temps de les tester en falaise.
Direction Cormot en Bourgogne !
Notez comme le laçage monte haut et comme l'enrobage sur le dessus de pied libère le petit orteil. Efficace et pas compressif , bref confortable...


En les chaussant dans magasin la première fois, je pensais, bon sang, voilà un chausson aussi confortable que précis.  Une sensation d’ajustement au pied liée à l’utilisation d’une croûte de cuir fine et d’un laçage long. Comme souvent avec les italiennes, je commence l’essayage à 2 pointures sous ma pointure de ville, regrettant que le magasin n’ait pas la ½ taille en dessous. L'ajustement est parfait ! D'ailleurs je ne sais pas si j'ai jamais mis dans un chausson qui s’ajuste aussi sans martyriser mes orteils car j’ai un pied assez large avec un fort coup de pied. J’ai donc placé de grands espoirs dès l’essayage sur ce modèle !
Le fabriquant indique :
"Chaussure souple et agile caractérisée par un confort immédiat. Parfait pour des mouvements rapides et intuitifs. - Grâce à la technologie Bi-Tension System, précision optimale et sensibilité sont maintenues au fil du temps aussi avec une utilisation intense. - Fermeture rapide avec lacets pour un fitting variable et précis. - Confort et transpirabilité garantie par l’empeigne totalement en cuir. - Semelle Vibram® XS Edge pour une précision élevée et sensibilité en appui et un grip parfait. - Conseillée pour: SPORT CLIMBING, BOULDERING"

De forme identique à la ballerine de Scarpa, ce chausson est donc fabriqué en cuir. Celui-ci s’avère très résistant aux crochetages, assez souple et se détend rapidement mais sans excès. Mieux, il résiste plutôt très bien à la transpiration et, finalement, par rapport aux 5.10, les chaussons ne sentent pas mauvais après plusieurs jours de grimpe !

Une pointe légèrement arrondie et grosse qui s'avère très efficace sauf peut-être dans les tout petits trous... On notera quelques décollements sur les premiers mm de l'enrobage sont apparus mais sans poser de soucis


La pointe est, elle aussi, la même que la ballerine, mais le chausson est plus homogène, le talon poussant un peu moins les orteils vers l’avant. Du coup, le chausson reste très très confortable devenant ma paire favorite l’été et en falaise. La tenue de pied, grâce au lacet, n’est pas mise en défaut. Reste que parfois, c’est un peu long surtout quand on a resserré le laçage pour compenser la détente du cuir en cours de journée. La forme est technique, légèrement cambrée et asymétrique mais le chausson a été bien assagi par rapport aux premières cambrures de la marque.

Parmi mes sources d’inquiétudes, la détente du cuir se trouve largement compensée par le laçage donc de ce côté pas de problème.
Ensuite, vu l’épaisseur de la gomme (3.5 mm), sa rigidité apparente, et le creux de la semelle, j’avais quelques appréhensions pour les adhérences sur les dalles de Bleau et notamment sur les célèbres plaques de « marbre ». Les premières utilisations confirment mes craintes mais en quelques semaines, j’apprends à dompter la bête qui, de son côté, réagit mieux avec l’usure !
Question gomme, que je découvre totalement, la Vibram XS Grip2 est vraiment collante, et avec ses 3,5 mm offre ce que je considère être le parfait équilibre entre rigidité et sensibilité. Mieux, elle ne s’use pas trop vite !


Les enrobages latéraux et sur le pied sont assez fins. En essayant à plus de 3 pointures en dessous de la pointure ville, les carres ont complètement disparues ! Je prends donc la paire en à -2.5. Une fois le modèle un peu fait, la souplesse des enrobages me fait craindre quelques débordements. En carre, cela passe mais en pointe cela serait vite problématique. Pire, après quelques mois d’utilisation, je note quelques décollements… Finalement, les décollements se stabilisent malgré des crochetages en tout genre, la pointe restera bien sage et le dessus de celle-ci restera efficace jusqu’au bout sans être contraignante comme tant d’autres.

Là où l’Instinct s’exprime le mieux c’est dans les dévers où le galbe de la semelle permet un griffé des prises redoutable, y compris sur les réglettes ! Du coup, en mur, pan et falaise, il trouve parfaitement sa place. Reste le cas des tous petits trous où la pointe un peu grossière n’est peut-être pas la meilleure. Bref, après plus d’un an, ma paire a bien vieilli. Puis-je lui offrir une seconde vie ? Rendez-vous est pris avec Seb au Camion SOeScalade. Rien à redire, le ressemelage sera parfait sans avoir à retoucher les enrobages, le chausson conservant sa forme quasi initiale !

Alors qu'est-ce que je pense de chaussures Scarpa maintenant ? 
Eh bien, j'ose dire que cela fait partie des meilleurs chaussons que j’ai eu. Certes le laçage est un peu pénible (notamment à Bleau), certes ce modèle est plutôt fait pour des pieds larges et certes, il existes des F1 beaucoup plus radicales et performantes. Mais justement, avec ce modèle, Scarpa est revenu à quelque chose de beaucoup polyvalent avec une asymétrie et une cambrure revues à la baisse... Il reste néanmoins à conseiller à des grimpeurs confirmés qui sauront optimiser ce chausson sa pointe redoutable en griffé. Mon seul regret réside dans le talon, très enveloppant mais peut être un poil trop volumineux et à l'enrobage fragile...


Pour une centaine d’euros voilà donc un très, très bon modèle qui est en plus en vente dans de très nombreux points de vente. On l’a trouvé à différents prix dont la célèbre enseigne parisienne créée en 1941 qui l’affiche à 95.5€ !
Pour ceux qui veulent plus performant, plus radical et des velcros, il existe une ballerine Instinct VS que j’aimerai bien tester… A découvrir chez mes amis de Scape Shop à Bleau notamment

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