Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2012-11-25


Bonjour chers lecteurs,
Chères lectrices,


Difficile en cette période de l'année de tenir le rythme des derniers mois et du coup, nous avons oublié de vous transmettre quelques informations qui, sans changer votre vie, son toujours bonnes à savoir...

Bon en voici quelques unes et pardonnez nous si dans les semaines qui  viennent il y a un peu moins d'articles, on a du mal a être au four et au moulin...



 

Ainsi, le WE dernier, parmi les nombreuses sorties organisées à Fontainebleau, il ne fallait pas manquer la balade commentée au Coquibus par nos amis de l'association des Maisons du bornage ! Comme nous avons oublié de la signaler, nous vous rappeleons que leur site internet à fait peau neuve et que l'on peut y retrouver, entre autre, leur magazine Naturaya. Naturaya, c'est la première revue gratuite d'éducation à l'environnement en Seine-et-Marne. Elle nous a ouvert ses pages et propose dans son 7ème numéro une photo signée par notre boss, ainsi qu'un portrait du sieur Greg Clouzeau.



Il y avait aussi cette exposition de David Richard, un jeune photographe (oui, il a tout juste 30 ans) dont les images macros d'insectes sont extraordinaires. Du coup, nous vous livrons en pâture, l'adresse de son blog pour le régale des yeux... Un vrai coup de coeur qui rejoindra la page des sites web !

Nous avons aussi oublié de vous signaler la fermeture définitive de notre camion préféré, Boulder shop, celui de l'ami Jé, The man in the Van, qui stationnait au Bas Cuvier, après 4 années de bons et loyaux services. So long Jé ! Tu vas nous manquer mon grand...

Du coup, vous allez pouvoir vous venger et dévaliser la toute nouvelle boutique qui vient tout juste d'ouvrir dans la ville de Fontainebleau ! S'cape Fontainebleau est né...


Au passage, si vous en êtes à faire les boutiques pour les cadeaux de Noël, sachez que l'ami Jo Montchaussé (I'BBz) vient de mettre en vente une nouvelle brosse en soie de porc mais en version XXL à un prix raisonnable de 8,50 €.




Vous pouvez aussi vous offrir, si vous êtes amateur de belles photos, le livre de Jipé dont nous avions parlé ici. Tient, au passage, notez que le blog de notre ami naturaliste a déménagé et est désormais disponible sur la même plateforme internet que notre Tribune !
On vous en parle régulièrement mais les tags et graffitis sur les blocs de Bleau sont en forte augmentation ces dernières années. Vous le savez à la TL²B on soutient pas mal de bénévoles et ces tags ne disparaissent pas avec un bon coup de chiffon ! Il faut souvent beaucoup brosser (cause de tendinite du coude chez certains ;0) avec des outils adaptés au support et parfois utiliser un peu la magie de la chimie... Y'a des fois où, oui, on n'est pas très écolos... Ca tombe bien, Marie Martine vient de nous envoyer 3 nouvelles photos de tags réalisés ces derniers jours à la Canche aux merciers !

Alors comme 2013 arrive et que parmi vos voeux, vous projetez certainement de faire celui de vous investir d'avantage, pourquoi ne pas effacer vous même le prochain tag que vous trouverez sans passer par un enregistrement dans l'observatoire de la forêt des Aff ! Vous vous demandez peut être comment faire ? Alors voici un petit cours de l'ami Soleg.
 
A la Canche il y a quelques jours ! Z'ont même retirer la mousse
Photos : Marie Martine
Soleg est un membre actif du Cosiroc et de l'Aaff. Cela fait des années qu'il traite ce genre de peintures (sans compter les officiels entretiens de balisage). En bénévole professionnel, il a testé de nombreux produits et diverses méthodes d'effaçage. Au passage, notez que si de nos jours on a tendance à saluer les progrès de la technique, la sécurité l'a parfois emporté sur l'efficacité des produits ! Ainsi, l'anti-rouille d'hier, le décapant de grand père et même la peinture ont vu leur composition évoluer vers moins de risque pour la santé et la nature mais du coup sont beaucoup moins efficaces.


Toujours à la Canche
Sur le 32 orange
Pour supprimer ces graffitis, Soleg et ses complices ont récemment essayé une méthode qui a donné de bons à très bons résultats lors de plusieurs séances de test d'effaçage sur des bombages divers !


Le produit employé est du
« décapant liquide pour sol » qui est projeté sur la zone à traiter à l’aide d’un pulvérisateur ménager (seulement 0,5 g de produit déposé à chaque pulvérisation). Dans les secondes qui suivent la peinture peut alors être brossée avec une brosse nylon. Ce décapant offre plusieurs avantages :
- il est nettement moins coûteux que les produits classiquement utilisés pour cet usage (plus de moitié moins dans notre cas, 7 euros /litre) ;
- Il est de mise en oeuvre plus facile et plus rapide, il est aussi est moins agressif pour la peau.
"C’est, de tous les produits plus ou moins spécialisés que j’ai pratiqués, celui que je
considère, et de loin, comme le meilleur pour ce type d’intervention" nous confiait Soleg.


Et cet illuminati là, il est sur le 24 jaune !
Remarquez, il est plutôt drôle...

quelques remarques essentielles :
- il faut intervenir le plus rapidement possible après le bombage.
- il faut tester la méthode sur les "premières taches" de peinture (notamment dans le cas du balisage sauvage de sentier). Si le résultat est quasi nul, revenir aux méthodes classiques (La boucharde ou le marteau de charpentier n'en font pas partie, mais bon certains ne sont peut être pas au courant) ;
- sur du grès "pouf", il faut brosser très délicatement la peinture déstructurée.
Même avec une brosse en nylon, le grès peut être attaqué mécaniquement et se creuser très rapidement. Le remède est alors pire que le mal.


Le Matériel de Soleg qui a gardé ses gants pour prendre la photo

Selon le type de bombe employé par le « tagueur », la qualité de la peinture est
plus ou moins bonne et sa résistance aux agents chimiques variable.
Si une première pulvérisation ne fait qu’écailler la peinture tout en supprimant la partie superficielle du symbole, on peut alors le gratter légèrement à l’aide d’une petite brosse métallique puis recommencer une pulvérisation sur les résidus.

Sauf dans quelques cas exceptionnels (grès quartzite, écorce de bouleau, etc.), le
rocher ou l’écorce de l’arbre ne retrouveront leur ancien aspect que quelques jours ou
semaines après le traitement. Pour accélérer le processus on peut rincer à l’eau avec un autre pulvérisateur.

Recommandations importantes pour vous !

- l’usage de gants étanches est recommandé ; attention aux allergies dues aux gants en néoprène mais avec ce produit il y a moins de risque  qu'avec les décapants (sauf cas de peau sensible)
- le port de lunettes de protection est vivement recommandé,
- de l'eau et une petite pharmacie sont toujours utiles pour traiter écorchures (quand vos doigts frottent à la place de la brosse notamment !), les grains de sable dans l'oeil (sérum physiologie) ainsi que la pince à épiler (paille de fer enfoncée par exemple)
- boire évite (un peu) la survenance de la tendinite...

Donc, pour résumer, pour être le plus efficace possible, il faut agir le plus rapidement possible après l'apparition du tag car la peinture est moins résistante quand elle est neuve ! Merci de prévenir vite. Ici et ailleurs (AAFF, Cosiroc...)

Quel visiteur n'a jamais entendu parler de la Caverne aux (des) brigands ? Située dans les Gorges d'Apremont, non loin du village de Barbizon, elle se découvre en suivant le sentier bleu Denecourt n°6. 

Son histoire mêle légende et fait dramatique. Voici donc un petit tour d'horizon des différentes publications autour de cette célèbre roche de notre patrimoine pour en savoir un peu plus.

L'article a été déplacé sur notre édition locale 

 

 

Les rochers de Bleau sont un vrai support d'expression et cela dure depuis des millénaires ! Nous avons déjà évoqué les gravures rupestres préhistoriques. Nous avons aussi parlé des gravures et peintures du XIX qui ponctuent les sentiers bleus Denecourt - Collinet. Nous avons aussi abordé le land art et les oeuvre de Catherine Miquel.
Bref, les témoignages laissés par ceux qui traversent cette forêt sont nombreux et parfois d'un grand intérêt.

Mais, avec 17 millions de visites annuelles, si chaque personne grave son nom et une date sur les rochers, à quoi ressemblera la forêt de demain ? Est-ce nécessaire de laisser une trace de son passage et surtout, qu'est-ce qui différencie l'oeuvre d'art du tag ? Difficile de trancher.


Ainsi, graver son nom sur un rocher est pour nous un acte stupide notamment quand il vient recouvrir une précieuse gravure préhistorique ! Pour autant, certaines inscriptions de ce type, réalisées au XIXe ont maintenant une certaine valeur historique.

Mon ami Jipé a consacré plusieurs articles à ces témoignages à priori annodins mais qui peuvent parfois nous en apprendre un peu plus sur le passé de la région. C'est le cas par exemple de son article sur l'ancien Pollygone d'artillerie de Fontainebleau connu pour avoir formé le célèbre Capitaine Dreyfus !

Vierge à l'enfant,
Photo JCV
Nous avons aussi souligné à différentes reprises notre opposition à la prolifération des tags à ne pas confondre avec le Land Art. D'ailleurs certaines peintures, souvent bien cachées, pourraient constituer les témoignages de notre vie dans les siècles et millénaires à venir. C'est notamment le cas de quelques vierges peintes mais surtout d'étranges peintures plus ou moins en rapport avec la religion et là encore, Jipé nous offre un reportage aux photos très étranges dont il a le secret !







Quand à ce tag du Bas Cuvier, il n'aura pas résité bien longtemps au brossage d'une bonne âme soucieuse de rendre à la forêt sa dignité : l'association BLO ! 








Nous en profitons pour en signaler (ici et sur l'observatoire des AFF) un autre, dans les Gorges d'Apremont sur le 33 rouge du circuit d'escalade n°10 (fin de l'orange)... qui rejoind notre diaporama.



Art ou pollution visuelle ?
Sur le 33 rouge des gorges d'Apremont
Photos : Marie-Martine B.
Grand


Mise à jour du 27/11/2012
"La vie de Christophe bascule à l'âge de 6 ans... " Ainsi commence la présentation du film d'Ivan Maucuit sur Christophe Bichet. Ce bleausard est un grimpeur exceptionnel à plus d'un titre. Nous avions évoqué sa maladie en 2010 et en mars 2012 à l'occasion des manifestations sportives organisées en faveur de l'AFMF. Vertiges, le film docu d'Ivan sera diffusé dimanche 2 décembre 2012 à 10h sur TV5 Monde. C'est un témoignage très fort qui vous poussera certainement à réfléchir sur votre motivation et votre capacité à profiter de chaque minute qui passe. À voir absolument .
Article Précédent du 20 mars 2012


Le 20 février 2010, Christophe Bichet, un des plus forts bleausards du moment, moniteur d'escalade, avait rassemblé pour l’Association Française de la Maladie de Fanconi, quelques-uns des meilleurs grimpeurs de bloc dans la salle d'Antrebloc pour un contest solidaire. Chris', c'est un p'tit gars sympathique  et très fort. Quand je dis petit, c'est aussi au sens littérale ! Et c'est justement à l'occasion de ce challenge que nous avions découvert cette maladie qui touche Christophe.


La maladie de Fanconi est une affection génétique qui concerne environ 180 personnes en France.
Elle se déclare le plus souvent dès la petite enfance et se caractérise par un dysfonctionnement progressif de la moelle osseuse dans la majorité des cas, diverses malformations associées très variables en gravité et en nombre et une susceptibilité accrue à certains types de cancer.

Sa gestion au quotidien s’avère parfois compliquée et difficile, c’est pourquoi, en 1990 , des familles ont crée cette association afin de s’entraider, partager leurs expériences, se soutenir.



En partenariat avec l'AFMF, la salle d'escalade du Nautil de Pontault-Combaut (77) organise un petit évènement dans le but de récolter des fonds pour l'association le dimanche 11 mars de 9 h 30 à 17 h 30.

Le Nautil sera ouvert comme d'habitude aux grimpeurs, et en plus sera organisé un contest de vitesse et un défi tractions et suspensions ouvert à tous avec la possibilité de gagner des abonnements pour les participants (tirage au sort parmi ces derniers).

http://www.fanconi.com/Challenge-escalade.html

En 2010 à Antrebloc, plus de 250 personnes avait soutenu la cause. combien serez-vous au nautil en 2012 ?

Pour que cette rencontre ne soit pas que ponctuelle et sportive, vous pouvez vous engager ou soutenir l’AFMF en la contactant sur le site suivant  : www.fanconi.com


79 avenue de Breteuil - 75015 PARIS - Tél : 01 47 34 54 58 - Email : contact@fanconi.com

Quant à Christophe, il a livré un témoignage poignant dans le documentaire intitulé Vertiges et présenté à Grenoble. Chris n’est pas là pour donner des leçons mais on ressort de son film avec l’envie comme lui de mordre la vie à pleine dent !

Soirée du vendredi 18 novembre 2011 - Rencontres... par maisondelamontagne
Nos amis et voisins de l'Essonne ont eux aussi les pieds posés sur le nouveau trésor francillien : le pétrole ! Malgré l'interdiction en cours d'exploitation des pétroles, gaz et huiles de schistes, les forages ont bel et bien commencé en toute opacité dans les gisements essonniens (Vert le Petit, plessis-Pâté, Vert le Grand, Itteville) ! Un collectif départemental s'est créé le 23 novembre à Longpont. Les élus et conseils municipaux savent parfois faire face et Il faut donc décliner en de nombreux collectifs locaux pour maintenir la pression. C'est ce que se propose de faire à Sainte-Geneviève des Bois, commune très menacée par le forage de la Croix Blanche (Plessis-Pâté), quelques amis citoyens et grimpeurs... A mettre en parallèle avec nos précédents articles... En tous cas, merci à Pascal E. pour ce dossier spécial Essonne.


Les concessions pétrolières (conventionnelle) du département 91, ont en effet été vendues par Total à la société canadienne Vermilion, spécialisée dans l'extraction des gaz et huiles de schistes par fracturation hydraulique.



Cette société et ses consœurs ont commencé leur intense travail de lobbying auprès des responsables politiques et de la presse dont les échos vous en sont immanquablement parvenus par les médias, à tous les niveaux: présidence de la république ( le discours s'infléchit, le voyage en Pologne en lien avec cette industrie), députés et sénateurs (vos élus dont certains déclarent désormais qu'un trésor gît sous nos pieds, qu'il garantit notre indépendance énergétique), maires à qui Vermilion a proposé d'entretenir les routes, construire des installations sportives, planter une forêt comme à Vert le Grand... De belles promesses que nous avons déjà eut en Seine et Marne et qui, comme toutes les promesses, notamment le chantage à l'emploi, n'engagent que ceux qui les font...




Outre cette coûteuse campagne de lobbying (de bons repas sont offerts aux élus à chaque réunion, les communicants même venus du Canada y sont employés, plus les propositions de subventions aux communes), la société Vermilion a prévu de nouveaux forages, notamment de puits injecteurs (injecteurs de quoi?) et a déjà dépensé 85 millions euros dans l'achat des injecteurs et de réservoirs d'eau. Les voilà donc prêts à démarrer l'extraction par fracturation hydraulique dès que le gouvernement donnera sont feu vert... Ce qu'ils n'ont pas attendu d'ailleurs puisqu'ils ont avoué devant les élus avoir déjà fracturé deux fois en Essonne malgré l'interdiction !


La réalité, c'est qu'une grosse société, très riche, investit des sommes importantes pour exploiter une concession sur 25 ans, le temps de vider le sous-sol de toute source de profit, qu'elle va en tirer un pactole, en corrompant des responsables politiques et laissera derrière elle un terrain pollué pour des dizaines, voire des centaines d'années et une nappe phréatique irrémédiablement insalubre. C'est ce qui se passe partout aux Etats-Unis, au Canada, en Pologne... La différence, c'est qu'en Amérique cela a été fait dans des zones peu habitées, contrairement à nos régions européennes à forte densité. Quand on voit le résultat outre-Atlantique (avec l'eau du robinet inflammable !), on imagine les conséquences pour nous et nos enfants... Bien sûr, la société va nous gratifier des discours lénifiants sur la propreté de leurs travaux, leurs précautions, et les réparations qu'ils feront si pollution il y a. Nous ne savons que trop ce qu'il en est, l'affaire de l'Erika, parmi tant d'autres, prouvant qu'il n'en est rien et que le pollueur n'est pas le payeur.



La fracturation hydraulique de la roche mère consiste à faire éclater la roche sous la pression d'une très grande quantité d'eau, où sont dilués des dizaines-voire des centaines- de produits chimiques -dont certains très dangereux- pour récolter les gouttelettes d'huile. Ceci en toute opacité de la part des exploitants. Partout dans les pays où elle est autorisée, cette technique a provoqué la destruction des paysages, la pollution des sols à longue échéance et la contamination de la nappe phréatique, rendant l'eau totalement inconsommable.



Ici ou ailleurs, non aux gaz et huiles de schistes! Oui aux énergies renouvelables ! Oui à la sobriété énergétique ! Non à la destruction de notre environnement proche ou lointain ! La résistence s'organise...





NATURE