Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2012-11-11

Dessin de Grégoire Clouzeau
novembre 2012

Sous le choc, je n'écrirai pas grand chose. Le témoignage à chaud de Jean Mi Asselin, mon ancien patron à Vertical magazine devenu biographe de Patrick avec qui il écrivait un livre à paraître en janvier chez Guérin lève un coin du voile sur la tragique disparition de patrick Edlinger, 52 ans et père d'une petite fille de 10 ans.
C'est à voir ici : http://alpes.france3.fr/2012/11/17/reaction-de-jean-michel-asselin-la-mort-de-patrick-edlinger-145108.html

Le monde la Grimpe  s'est levé un peu abassourdi et les témoignages se multiplient. Mes amis de Kairn les ont regroupé dans cet article. Je vous invite à les lire et ne reproduit ici que le dernier, sans doute le plus juste et le plus émouvant, celui de Jean Mi, car c'est certainement l'homme à qui Patrick à le plus donner de soi-même.

"Patrick,
Curieusement, je ne t’ai jamais appelé par un de tes innombrables surnoms. Nous en avions encore ri quelques semaines en arrière quand tu évoquais ces “Le blond, Dieu, Déglingue, et autres homme-araignée....Je subis, me disais tu, mais en réalité je ne suis que Patrick est c’est suffisant.
Quand nous avons commencé ton livre voilà plus d’un an, je m’étais rendu à La Palud sur Verdon dans ta maison de Bonlau. Nous avions mangé sur la terrasse avec tes parents, c’est toi qui avait préparé du poulet, que tu ne mangeais évidemment pas puisqu’une fois encore tu t’entraînais et toi, qui ne pesait que le poids d’un oiseau, il te semblait toujours ne pas être assez mince.
Ce fut un bon moment, un de plus, depuis toutes ces années pendant lesquels je t’ai servi de scribe. J’aimais cela et cela te convenait. Nous n’avions guère besoin de parler, trois blagues dites à la volée et j’avais 30 pages à écrire. Ce jour-là, tu m’as confié une malle énorme que nous avions du mal à porter. Dedans : des centaines de documents , des coupures de presse, des contrats, des lettres de fans, des revues et même des attendus de procès... “C’est toute ma vie ! tu devrais arriver à te débrouiller, j’ai mis tout cela de côté pour ma fille, pour plus tard...”. Je suis reparti lesté et j’ai travaillé...
Pendant des mois nous nous sommes retrouvés, un coup chez moi, un coup chez toi, nous avancions cahin-caha. Une vie d’homme c’est compliqué. Une vie de Patrick, encore plus.
Un jour, je ne t’ai pas trouvé au rendez-vous, un jour j’ai découvert un Patrick en souffrance, en désespérance. Tu as prononcé le mot de dépression. Mais ce n’était pas un mot, c’était une douleur terrible, si terrible que j’ai eu peur...
Tu as parlé pour le livre, tu as parlé comme peu de gens osent le faire, tu as parlé comme un homme qui ose se regarder en face et accepte de dire sa fêlure... Je crois que cela t’a fait du bien.
Tu allais de mieux en mieux, et nous avons beaucoup ri par la suite, se remémorant des histoires de rochers, de filles, et encore de rochers et toujours de grosses truites comme celles qui attendaient dans ton congélateur...
Quand le livre fut achevé, tu as pris le temps de relire, de corriger, de modérer, d’assouplir et tu étais heureux. “On va faire toutes les télés ! Tu verras”

Puis tu m’as demandé un jour par téléphone de mettre une sorte de dédicace et des remerciements... C’était des mots un peu, comment dire? un peu convenus, un peu faciles, mais moi j’ai aimé. Ca pouvait ressembler à une épitaphe ou un testament. J’avais le sentiment que ce livre te permettait de passer à autre chose. Comme tu disais “maintenant pour les cinquante ans qui me reste à vivre, je vais sérieusement m’activer !” et c’était parti, dans ta tête tu bâtissais déjà un navire avec Anne-Christine. Un navire pour faire le tour du monde, chercher des falaises inconnues, rencontrer des pirates et pêcher des thons démesurés. Un navire qui contiendrait une salle d’entraînement avec un vrai mur d’escalade.
Et moi, et tous ceux qui t’aimait, on te croyait, on savait ta capacité à rebondir...Tu étais tellement “devant nous”.
Et puis voilà, que s’est-il passé ce vendredi 16 novembre dans ta maison de Bonlau. Le saurons-nous un jour ? Les médiocres et les très forts auront dix mille idées, autant de scénarios et de certitude. Moi, tu vois, je ne veux pas savoir. Je ne veux pas deviner. Je veux juste te dire que je suis allé courir avec ma douce tout à l’heure sur les berges de l’Isère et que c’était bon et que tu n’étais pas si loin que cela... Je veux juste te dire que mon jeune voisin qui fait de l’escalade m’a dit : “la meilleure façon de te rendre hommage , c’est d’aller grimper”.
Voilà qui est dit, et dans les jours qui viennent nous serons certainement nombreux, pour venir te saluer une dernière fois.
Les gens qui grimpent en solitaire ont leur vie au bout des doigts, et si la prise casse, le prix à payer est très fort. Tu as payé cash.
Je te quitte en te laissant le dernier mot, cette dédicace qui ouvrira ton livre. Je suis fier d’avoir été à tes côtés. Si tu vois Berhault là-haut, donne lui le bonjour.

“Je souhaite à tous les êtres, quelle que soit leur activité, de la vivre pleinement en homme libre. La vie est belle, il faut la prendre avec humour et détachement. Il faut savoir rester humble, à l’écoute des autres et s’efforcer de les aider. Peu importe si l’on juge que le monde est peuplé de crétins et de cupides, il se peut que nous en fassions partie, d’où cette idée de penser aux autres et rendre la vie plus belle pour tous. Avec toute ma sympathie !” Patrick Edlinger.


Pour tout revoir sur Patrick Edlinger : www.kairn.com
Une bonne biographie de ses débuts : http://www.grimpavranches.com/les-plus/biographies/patrick-edlinger/
Un bel article sur Grimper :
http://www.grimper.com/news-patrick-edlinger-mort

Les obsèques de Patrick ont eut lieu jeudi 22/11/2012 à Manosque.

Grégoire Clouzeau
Rédacteur en chef de la TL²B

Article publié initialement sur la TL²Bleau et d'ailleurs

La recherche du Pétrole en Seine et Marne, Essonne et département voisin a encore de beaux jours devant elle ! Dopés par un prix élevé du baril (autour de 100 $), les compagnies pétrolières multiplient les offensives et actions sur nos départements. Par exemple, Pétrorep, qui pensait arrêter son activité il y a une dizaine d’années a repris ses prospections à Coulommes. C’est le site le plus emblématique de notre histoire pétrolière puisque c’est là, qu’en 1958, ont jailli les premières gouttes de pétrole de l’Hexagone ! Et plus le prix du baril grimpe, plus l’extraction du pétrole de notre sous-sol devient rentable. Comme en plus, les techniques progressent, faut pas se leurrer, notre relation avec les compagnies pétrolières est loin d’être terminée ! Les investissements sont d’ailleurs colossaux.

Si l’exploitation du pétrole de schiste coincé dans le sous-sol du Bassin parisien devait être un jour autorisée…
Et dire qu’ils ont fermé tous les puits de pétroles qu’il y avait dans la forêt de Fontainebleau ! Y’en a qui doivent s’en mordre les doigts !!!



 
Dans un article du Parisien 77, on apprend que Vermilion a racheté à Total des champs près de Vert-le-Grand (Essonne) en janvier et vient encore de débourser 86 M€ pour des actifs appartenant à Zaza Energy (ex-Toreador) dans le Loiret. Les forages de Vaudoy-en-Brie coûteront la bagatelle de 14 M€. C’est d’ailleurs là qu’elle s’apprête à forer en janvier quatre nouveaux puits de pétrole conventionnel sur sa concession de Champotran.
« Les projets sont encore rentables en Ile-de-France pour des petites entreprises comme nous, assure Vermilion qui produit 5400 barils de 159 litres par jour en Ile-de-France. Nos ingénieurs travaillent pour optimiser la production. On ne récupère que 25% de ce que l’on extrait. On voudrait monter à 35%. »
 « On a beaucoup d’espoir sur certaines zones, poursuit Vermilion qui pense pouvoir encore extraire 20 millions de barils. Nous sommes encore là au moins pour vingt ans, si ce n’est quarante. La fin du pétrole, on ne peut pas la prédire. »

Outre les problèmes soulevés par la recherche et l'extraction, il y a ceux liés au raffinage, transport et stockage. Nos amis des Chroniques vertes de Milly on publié il y a peu un appel à rejoindre la manifestation du 24/11/2012 à Baulne (Essonne).



L'article débute ainsi : "La SFDM (Société Française Donges Metz), filiale à 90% du groupe Bolloré, détient jusqu'en février 2020 la concession de l'oléoduc d'hydrocarbures Donges-Melun-Metz. Des parcs de stockage sont répartis sur l'ensemble du parcours dont un à Cerny (à proximité de la Ferté-Alais en Essonne), classé Seveso seuil haut (risques les plus élevés).

Depuis 2001, la mairie de Cerny réclame en vain à la Préfecture des informations sur les contrôles des stockages et s'oppose depuis 2005 à la traversée de sa commune via la RD 191 des poids-lourds transportant des matières dangereuses !

Faut dire que la SFDM aimerait que le dépôt de Cerny ait aussi une fonction de distribution d'hydrocarbures pour le sud de l'Ile de France, le nord de l'Orléanais, l'est de la Beauce et pouvant aller jusqu'à l'ouest de la Bourgogne. Cette nouvelle activité génèrerait quotidiennement 350 rotations supplémentaires de camions-citerne de 40 tonnes !



L'association DEPHY RD 191 (DEfense contre le Projet HYdrocarbure et ses conséquences sur la RD 191), rassemblant habitants, associations et élus de tous bords a obtenu du préfet la mise en place d'un CLIC (Comité Local d'Information et de Concertation) ainsi que PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologiques) et appelle à une nouvelle manifestation samedi 24/11/2012  (demain).





Par ailleurs, Seine et Marne environnement nous a aussi alerté sur un petit disfonctionnement comme disent les pétroliers dans le Puy-de-Dôme qui prouve qu'entre discours et réalité, il y a parfois un fossé !

Les pétroliers affirment que les rebouchages de leurs puits sont faitsen profondeur, juste au dessus de la couche contenant le pétrole, cad plusieurs centaines de mètres sous terre, pour éviter des remontées de pétrole dans les nappes phréatiques qui se trouvent au dessus,  et qu'ils sont au top question sécurité !!

Comment donc expliquer ce jaillissement inatendu de pétrole sur un chantier de construction de logements à Cébazat dans le Puy-de-Dôme ???


Liens pour en savoir plus :

Sources :


Le projet SFDM à Cerny
Ce projet a un impact majeur sur toutes les communes entre Etampes et Villabé. La note à propos de ce projet sur ce blog est à l'adresse:http://jeanferet.blog.lemonde.fr/2010/04/21/le-projet-de-sfdm-a-cerny/
La mairie de Cerny a publié toutes les informations à propos de ce projet sur son site, à l'adresse: http://www.cerny.fr
RD191 et SFDM
Le premier est focalisé sur l'exploitation de la RD191, la route entre Etampes et l'A6, et l'impact de cette exploitation sur l'urbanisation du territoire qu'elle traverse.
Ce blog est à l'adresse 
http://rd191.wordpress.com
Le second est dédié au projet de SFDM à Cerny, le développement du parc de citernes de Cerny pour en faire un site de stockage et de distribution d'hydrocarbures pour le sud de la région Ile de France et le nord d'Orléans.
Ce blog est à l'adresse 
http://sfdmcerny.wordpress.com
Les années passent et les articles « coup de gueule » finissent par tous se ressembler ce qui, nous l'avouons volontiers, est désespérant, tant pour nos lecteurs que pour nous. Cette fois, c'est l'ami Robert Courtiau, le Web Master de l’excellent site consacré au circuit des 25 Bosses et ses variantes (un de nos coups de coeur) qui nous signale un nouveau balisage sauvage en rose fluo.
Ah, pardon, il y a une nouveauté, le balisage est à base de pois et non de traits !

Robert a suivi ce balisage du pied du 95,2 jusqu’à la départementale en montant par le chemin des Cassis. Un balisage qui continue certainement au-delà et que nous mettrons volontiers sur le compte d’usagers type cavaliers, Vttistes ou trailleurs ! Le signalement a été fait à l’AAFF (vous savez via l’observatoire qui enregistre toutes ces petites dégradations et que vous pouvez atteindre depuis le haut de la colonne de gauche de notre site).

Relvé partiel par Robert Courtiau


En septembre, c’était un balisage vert qu’il avait signalé. En juin nous fustigions celui des courses de trail organisées par Avon et en janvier Oleg tapait sur les doigts du géomètre chargé de suivre l’Aqueduc de la Vanne en traçant d’immondes traits roses tous les 2 mètres encore bien visibles au Drei Zinnen par exemple.

Photos Robert Courtiau

On pourrait multiplier les exemples (un jaune au Potala, un blanc au rouleau à la Roche aux sabots…) et aussi pousser un coup de gueule sur ces quelques grimpeurs qui se croient obliger de baliser la moindre variante et ouverture, mais à quoi bon ? Au final, à moins de les prendre en flagrant délit, c’est toujours les vrais amoureux du site qui se tapent le nettoyage. Pas cool…

Bref, reste plus qu’à attendre que la nature reprenne ses droits et efface tout ça. Et puisque certains usagers n’on toujours pas compris que même dans les sports nature, il y a des "règles" à respecter basées sur le respect du site et des autres, il ne faudra pas s’étonner si demain, nos loisirs sportifs sont encore plus réglementés et payants. Allez, bonne rando sur les 25 Bosses !

Mise à jour du 17/11/2012 :
Tout a été effacé par un bénévole AFF/Cosiroc (sauf les points du la route, pas fou...). En prime, il semble que l'auteur du balisage ait été verbalisé ! En espérant que l'ONF en fera un exemple car il traçait ainsi un itinéraire pour VTC jusqu'à Fontainebleau !!!

Le site des 25 bosses est depuis peu présent aussi sur Facebook.
Merci Robert pour cette nouvelle page. 

A la TL2B on n'aime l'escalade mais aussi le VTT et pourquoi pas la Rando. Quand on parle randonnée, on évoque obligatoirement les sentiers bleus créés au XIXe et qui sont une formidable façon de découvrir notre massif forestier, ses richesses et son histoire.
Créés notamment par Denecourt et Colinet, ils sont entretenus par l'Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau  dont on vous a parle régulièrement. Même si ces sentiers sont des oeuvres historiques qui peuvent paraître bien figés, les plus anciens randonneurs savent que ceux ci ont bien évolué au fil du temps. Outre les déviations réalisées pour des problèmes d'érosion ou de préservation (réserve biologique notamment), ces sentiers, comme les circuits d'escalade, ont connu diverses versions qui ne sont pas toujours connues du public.

Voici donc un petit inventaire des plus historiques sentiers et de leurs évolutions dressé par un passionné d'histoire locale. Il permet de retrouver certaines curiosités aujourd'hui oubliées mais qui faisaient autrefois le bonheur des visiteurs et cartophiles.

L'article a été transféré sur notre édition TL²Bleau

Vous en avez certainement entendu parler, un squelette de mammouth pratiquement complet a été mis au jour au nord de la Seine-et-Marne. Dans le sud du département, à Fontainebleau, c'est un village gaulois qui a été découvert ! Ces deux découvertes vont faire l'objet d'analyses et aussi de débats entre scientifiques et historiens sur bien des points. D’Helmut le mammouth aux villes d’Avon et Fontainebleau, on va donc en savoir un peu plus sur notre Histoire, avec un grand H pour Helmut, et un tout petit h pour la ville de Fontainebleau qui se pose déjà la question "Qui de la poule ou de l’œuf est arrivé en premier, comprenez le village d'Avon est il antérieur à celui de Fontainebleau !?

 

L’Histoire
Helmut, c’est une découverte exceptionnelle en France, puisque seuls trois autres spécimens avaient été trouvés. Le précédent squelette français avait été exhumé en 1859 à Lyon. Entre 1902 et 2012, huit autres squelettes ont été découverts mais en Russie.

Cerises sur le gâteau, la présence d'éléments d'un second squelette de mammouth, un humérus et un fragment de défense, mais surtout des éclats de silex découverts près du crâne de l'animal, suggérant un contact entre le mammouth et l'homme de Neandertal. Présentés mardi 6 novembre à la presse, les ossements de taille impressionnante ont été découverts l'été dernier dans une carrière de Changis-sur-Marne, sur les berges de l'ancien lit de la Marne, à l'occasion de la fouille d'un site gallo-romain par l'Institut de recherches archéologiques préventives (Inrap). 

Sur le sol sableux, on reconnaît facilement les deux défenses imposantes, un fémur et la partie du bassin où il trouvait sa place, un humérus, une mandibule, quatre vertèbres encore connectées et passant sous les omoplates. Les os paraissent en très bon état, préservés par des sédiments riches en calcium.

Source image AFP (voir lien en bas pour le diaporama)

Les ossement vont maintenant rejoindre les laboratoires du CNRS de Meudon pour être analysés
L'examen des ossements devrait permettre de préciser la datation (200 000 ans ou 50 000 c’est pas pareil) et de reconstituer l'histoire de l'animal car le mammouth d'Europe de l'Ouest reste mal connu. Il s'agira notamment de tenter de préciser ses liens avec l'homme : a-t-il été tué ou est-il mort naturellement, a-t-il été chassé ou dépecé après sa mort naturelle ? Les archéologues ont déjà pu déterminer que le mammouth de Changis était un adulte jeune, entre 20 et 30 ans, probablement « laineux ». A l'époque, l'Ile-de-France devait ressembler à une grande steppe au climat sibérien... L'animal pouvait atteindre 2,80 m à 3,40 m au garrot pour environ 5 tonnes.

La petite histoire de Fontainebleau
La plupart des historiens considèrent le village d'Avon comme antérieur à celui de Fontainebleau dont on ne trouve pas de trace avant 1137. Mais des fouilles autour du plus célèbre de nos chateaux après Versaille ont ravivé la polémique entre les deux communes. A chacun ses priorités ! En voici le succulant récit par Pascal Villebeuf du Parisien.


"C’est certainement un village gaulois, sommeillant depuis des centaines d’années sous la place d’Armes de Fontainebleau, qui vient d’être mis au jour. « C’est une découverte extraordinaire, qui révolutionne l’histoire de Fontainebleau ! » s’enthousiasme Patrick Daguenet. Ce célèbre historien local a pu visiter les fouilles archéologiques qui se déroulent actuellement en centre-ville, au pied du quartier Henri- IV du château de Fontainebleau.
« Jusqu’à présent, explique-t-il, on croyait qu’avant 1137 il n’y avait rien ici. La ville d’Avon, voisine de la cité impériale, revendiquant être la paroisse d’origine du secteur et brandissant haut et fort la découverte d’une villa gallo-romaine, en lisière de forêt. Maintenant, on sait qu’avant le pavillon de chasse de Louis VII, il y avait déjà des habitations. On va pouvoir écrire de nouveaux livres d’histoire sur Fontainebleau. »
 
La semaine dernière, des archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont mis au jour ces vestiges d’un village gaulois, qui dateraient d’entre trente et deux cent cinquante ans avant Jésus-Christ. Ils ont notamment découvert de larges fossés, vestiges de palissades, ainsi que différentes céramiques, dont un vase permettant de stocker des denrées. Ces fouilles constituent seulement un premier diagnostic voulu par la mairie, avant le probable réaménagement de la place, dans quatre ans. « Des investigations plus complètes seront certainement entreprises ultérieurement. C’est une volonté de la municipalité », annonce Jean-Christophe Laprée, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, enthousiaste devant ces trésors. 
 
A Fontainebleau, cet été, ce sont trois sites qui ont été fouillés dans le centre-ville. Mais comme le souligne Sophie Benhaddou, archéologue chargée de l’opération, « les plus belles trouvailles ont été découvertes sous la place d’Armes ». « On voit qu’il existe une densité importante de vestiges. Par exemple, des murs en pierre, traces peut-être d’un ancien quartier antérieur à la construction de la cour Henri- IV, d’époque médiévale par exemple. On a aussi trouvé des céramiques carolingiennes et gallo-romaines. » Mais surtout, « la découverte majeure, ce sont deux fossés, avec des traces d’enclos, datant de l’époque gauloise, d’avant la conquête romaine, poursuit l’archéologue. Il y a eu sûrement un vrai village, avec une exploitation agricole. Regardez cet autre fossé, rempli de terre grise. On y a retrouvé des restes de branchages. On va les analyser. Une mince couche d’argile et des trous de pieux permettent d’envisager une palissade. C’est là que l’on a retrouvé un vase typique de cette époque. » 
 
Le rapport final de l’archéologue sera connu en décembre. La mairie décidera alors de la suite des événements. En conclusion, Jean-Christophe Laprée pose une pierre dans le jardin de la ville d’Avon, concurrente historique de la cité impériale. « Avec cette découverte, Fontainebleau reprend l’avantage sur sa sœur voisine. Fontainebleau, avant le Moyen Age, ce n’était pas le désert, entre marais et forêt ! » C’est certainement un village gaulois, sommeillant depuis des centaines d’années sous la place d’Armes de Fontainebleau, qui vient d’être mis au jour.. C’est une volonté de la municipalité », annonce Jean-Christophe Laprée, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, enthousiaste devant ces trésors.. 
 
Pascal Villebeuf | Publié le 24.09.2012
 
 
Sources
 
Les années passent et les articles « coup de gueule » finissent par tous se ressembler ce qui, nous l'avouons volontiers, est désespérant, tant pour nos lecteurs que pour nous. Cette fois, c'est l'ami Robert Courtiau, le Web Master de l’excellent site consacré au circuit des 25 Bosses et ses variantes (un de nos coups de coeur) qui nous signale un nouveau balisage sauvage en rose fluo.
Ah, pardon, il y a une nouveauté, le balisage est à base de pois et non de traits !

Robert a suivi ce balisage du pied du 95,2 jusqu’à la départementale en montant par le chemin des Cassis. Un balisage qui continue certainement au-delà et que nous mettrons volontiers sur le compte d’usagers type cavaliers, Vttistes ou trailleurs ! Le signalement a été fait à l’AAFF (vous savez via l’observatoire qui enregistre toutes ces petites dégradations et que vous pouvez atteindre depuis le haut de la colonne de gauche de notre site).

Relvé partiel par Robert Courtiau


En septembre, c’était un balisage vert qu’il avait signalé. En juin nous fustigions celui des courses de trail organisées par Avon et en janvier Oleg tapait sur les doigts du géomètre chargé de suivre l’Aqueduc de la Vanne en traçant d’immondes traits roses tous les 2 mètres encore bien visibles au Drei Zinnen par exemple.

Photos Robert Courtiau

On pourrait multiplier les exemples (un jaune au Potala, un blanc au rouleau à la Roche aux sabots…) et aussi pousser un coup de gueule sur ces quelques grimpeurs qui se croient obliger de baliser la moindre variante et ouverture, mais à quoi bon ? Au final, à moins de les prendre en flagrant délit, c’est toujours les vrais amoureux du site qui se tapent le nettoyage. Pas cool…

Bref, reste plus qu’à attendre que la nature reprenne ses droits et efface tout ça. Et puisque certains usagers n’on toujours pas compris que même dans les sports nature, il y a des "règles" à respecter basées sur le respect du site et des autres, il ne faudra pas s’étonner si demain, nos loisirs sportifs sont encore plus réglementés et payants. Allez, bonne rando sur les 25 Bosses !

Mise à jour du 17/11/2012 :
Tout a été effacé par un bénévole AFF/Cosiroc (sauf les points du la route, pas fou...). En prime, il semble que l'auteur du balisage ait été verbalisé ! En espérant que l'ONF en fera un exemple car il traçait ainsi un itinéraire pour VTC jusqu'à Fontainebleau !!!



Le site des 25 bosses est depuis peu présent aussi sur Facebook.
Merci Robert pour cette nouvelle page. 



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