Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2012-10-28

Nos amis et voisins de l'Essonne ont eux aussi les pieds posés sur le nouveau trésor francillien : le pétrole ! Malgré l'interdiction en cours d'exploitation des pétroles, gaz et huiles de schistes, les forages ont bel et bien commencé en toute opacité dans les gisements essonniens (Vert le Petit, plessis-Pâté, Vert le Grand, Itteville) ! Un collectif départemental s'est créé le 23 novembre à Longpont. Les élus et conseils municipaux savent parfois faire face et Il faut donc décliner en de nombreux collectifs locaux pour maintenir la pression. C'est ce que se propose de faire à Sainte-Geneviève des Bois, commune très menacée par le forage de la Croix Blanche (Plessis-Pâté), quelques amis citoyens et grimpeurs... A mettre en parallèle avec nos précédents articles... En tous cas, merci à Pascal E. pour ce dossier spécial Essonne.


Les concessions pétrolières (conventionnelle) du département 91, ont en effet été vendues par Total à la société canadienne Vermilion, spécialisée dans l'extraction des gaz et huiles de schistes par fracturation hydraulique.
 






Cette société et ses consœurs ont commencé leur intense travail de lobbying auprès des responsables politiques et de la presse dont les échos vous en sont immanquablement parvenus par les médias, à tous les niveaux: présidence de la république ( le discours s'infléchit, le voyage en Pologne en lien avec cette industrie), députés et sénateurs (vos élus dont certains déclarent désormais qu'un trésor gît sous nos pieds, qu'il garantit notre indépendance énergétique), maires à qui Vermilion a proposé d'entretenir les routes, construire des installations sportives, planter une forêt comme à Vert le Grand... De belles promesses que nous avons déjà eut en Seine et Marne et qui, comme toutes les promesses, notamment le chantage à l'emploi, n'engagent que ceux qui les font...




Outre cette coûteuse campagne de lobbying (de bons repas sont offerts aux élus à chaque réunion, les communicants même venus du Canada y sont employés, plus les propositions de subventions aux communes), la société Vermilion a prévu de nouveaux forages, notamment de puits injecteurs (injecteurs de quoi?) et a déjà dépensé 85 millions euros dans l'achat des injecteurs et de réservoirs d'eau. Les voilà donc prêts à démarrer l'extraction par fracturation hydraulique dès que le gouvernement donnera sont feu vert... Ce qu'ils n'ont pas attendu d'ailleurs puisqu'ils ont avoué devant les élus avoir déjà fracturé deux fois en Essonne malgré l'interdiction ! 


La réalité, c'est qu'une grosse société, très riche, investit des sommes importantes pour exploiter une concession sur 25 ans, le temps de vider le sous-sol de toute source de profit, qu'elle va en tirer un pactole, en corrompant des responsables politiques et laissera derrière elle un terrain pollué pour des dizaines, voire des centaines d'années et une nappe phréatique irrémédiablement insalubre. C'est ce qui se passe partout aux Etats-Unis, au Canada, en Pologne... La différence, c'est qu'en Amérique cela a été fait dans des zones peu habitées, contrairement à nos régions européennes à forte densité. Quand on voit le résultat outre-Atlantique (avec l'eau du robinet inflammable !), on imagine les conséquences pour nous et nos enfants... Bien sûr, la société va nous gratifier des discours lénifiants sur la propreté de leurs travaux, leurs précautions, et les réparations qu'ils feront si pollution il y a. Nous ne savons que trop ce qu'il en est, l'affaire de l'Erika, parmi tant d'autres, prouvant qu'il n'en est rien et que le pollueur n'est pas le payeur.



La fracturation hydraulique de la roche mère consiste à faire éclater la roche sous la pression d'une très grande quantité d'eau, où sont dilués des dizaines-voire des centaines- de produits chimiques -dont certains très dangereux- pour récolter les gouttelettes d'huile. Ceci en toute opacité de la part des exploitants. Partout dans les pays où elle est autorisée, cette technique a provoqué la destruction des paysages, la pollution des sols à longue échéance et la contamination de la nappe phréatique, rendant l'eau totalement inconsommable.



Ici ou ailleurs, non aux gaz et huiles de schistes! Oui aux énergies renouvelables ! Oui à la sobriété énergétique ! Non à la destruction de notre environnement proche ou lointain ! La résistence s'organise...





Nous vous annoncions la sortie de la nouvelle édition du topo Arthaud Fontainebleau, les plus beaux sites il y a quelques jours et nous vous avions promis une critique rapide. Le topo étant maintenant entre nos mains, il est temps de l’éplucher (comme les autres) !

Dans notre premier article, nous vous annoncions la couleur, un topo d’une centaine de circuits (103) répartis sur une quarantaine de sites de Bleau avec une iconographie entièrement revue. Car oui, ce topo n’est pas tout nouveau, c’est la réédition du topo dit « mauve » de Jo, Françoise et Jacky sortie en 1999 et qui lui-même remplaçait les vieux topos Arthaud du Cosiroc édité en 1984. Alors disons le tout de suite, ce topo est un « must have » pour les amateurs de circuits et conviendra tout particulièrement aux nouveaux pratiquants qui souhaiteraient mettre en pratique ce qu’ils ont découvert dans les salles d’escalade. Il a donc un intérêt limité pour les bleausards aguerris.

L'ancien topo de 1999
Sa couverture blanche nous change du mauve « old school » et un feuilletage rapide nous laisse une douce sensation de clarté. On se prend même à s’attarder sur certaines images, carte ou information tant elles sont agréables à lire. Y 'a qu'à voir l'ancienne version pour comparer =>
Reste qu’il faut qu’elles soient pertinentes ! Comme tous les topos modernes, les auteurs ont du se plier au petit jeu des contraintes imposées par l’éditeur au premier rang desquelles se trouve la pagination. 240 pages pour décrire la Bleau, c’est peu ! Ce topo ne couvre donc pas l’ensemble des sites et encore moins l’ensemble des circuits balisés (forcément, il y en a plus que de pages !!!)

Mais commençons par le début de l’ouvrage…

 
En page 5, à côté de la carte générale, se trouve le sommaire. Sur une seule page vous avez la vision complète des circuits auxquels vous allez pouvoir rendre visite grâce à un astucieux point de couleur correspondant à celle des circuits décrits dans chaque site ! Bravo !

Du coup, on peut vous le dire ce topo décrit, 11 jaunes, 17 oranges, un mauve, 27 bleus, 1 vert, 25 rouges et 12 blancs ou noir. Vous l’aurez compris, 1/3 du topo s’adresse aux grimpeurs de niveau débutant à moyen, 1/3 aux grimpeurs capables d’enchaîner les circuits difficiles (bleu) et 1/3 pour les forts grimpeurs. Car oui, à partir du niveau rouge, ce que vous faite c’est du Très Difficile et nécessite déjà un bon niveau. En dehors de la Roche aux Oiseaux, ce topo ne décrit pas les « hors circuits »…donc, si c’est ce que vous recherchez, passez votre chemin.

Sous le titre, un point de la couleur des circuits décrits permet de trouver rapidement l'info
Sur la carte figurent entre autres les numéros des parcelles forestières
Les petits conseils de sauvegarde de Bleau sont lisibles et agréables.


Viennent ensuite les pages traditionnelles qui accompagnent la découverte de la forêt. Rien à dire si ce n’est féliciter les auteurs pour leur pages consacrées à une notion trop souvent oubliée et négligée, l’art de la parade. Bravo ! On comprend vite le fonctionnement de l’ouvrage (décrit p18/19). Notons au passage la qualité des nouvelles cartes et schémas de cette édition versus l’édition « Mauve ». Là encore, beaucoup d’informations mais toujours très lisibles en dehors de la variation des points sensée différencier un bis, un ter, un quater et une traversée ! Là, faut prévoir une loupe… Les blocs caractéristiques d’un site sont colorés sur la carte (ainsi que ceux du départ du circuit) et l’on retrouve cette info dans le sur lignage du tableau. Notez aussi que les numéros de parcelles forestières sont aussi indiquées ce qui vous permettra de préciser votre position si vous devez appeler les secours (accident, incendie…)

Voilà, voilà. Heum. 
Passons donc aux petites critiques ! Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !
Il ne s’agit que de points de détails souvent minimes et donc, disons dès maintenant que ce topo est presque parfait… Presque.

Reprenons page 4 à la carte du sommaire. Un petit logo montre 4 emplacements de bivouac avec un étrange pictogramme. Faut aller page 235 pour comprendre qu’il s’agit des aires de bivouacs ONF. On aurait pu éviter cette information car ces sites sont de toutes manières plutôt à éviter.  

Le Cuvier est signalé comme « site conviviale adapté aux familles »…Beurk ! Alors certes, le Bas Cuvier c’est plat, sans marche d’approche et dépourvu de végétation ce qui facilite la marche des bébés et le transport des poussettes, mais outre le fait qu’il n’y a rien de facile à grimper (même le orange est à éviter), ce site reste l’un des plus mal fréquenté de Bleau et l’un des plus pollués. Nous aurions mis un avertissement ! A l’inverse, la JA Martin est déconseillé aux familles alors même que le site offre l’ensemble des difficultés en terme de circuit, du blanc enfant au rouge extrême ! En plus le site est sableux à souhait… mais bon pas pratique avec une poussette, très étendu et surtout sensible à l’érosion.

Tient, l’érosion voilà un truc qui fâche et que les remarquables conseils de bon sens distillés tout au long de l’ouvrage ne mettent pas en évidence. Dans le même genre d’idée, nous aurions aimé la présence d’une page récapitulant les 10 commandements et une ou deux phrases sur « comment faire caca dans les bois » sans faire ch… le monde avec ses déchets !

Les photos sont plutôt au top mais beaucoup concernent des voies qui ne sont pas décrites ce qui peut surprendre le lecteur. Par ailleurs, quitte à mettre Jacky dans le 13ème Travail d’Hercule (p 51), il aurait fallu dater le cliché et nous en proposer un de 2012. Ainsi, nous aurions pu juger, non pas de l’évolution du matos, des modes vestimentaire ou capillaire mais de l’impact de notre pratique sur le rocher ! Car c’est certain, il a bien changé ce bloc !!!  Même chose pour la photo du célèbre et incontournable Toit du Cul de chien. Un photo d’Eddy boucher à l’ouverture en 1978 et une d’aujourd’hui et on comprend combien les milliers de passages, un tag, et des tailleurs de mensonges ont fait évoluer le bloc.



Eddy, photo de Jo Montachaussé

A droite, le même Toit, en 1987 par Eric Lucas
Source 7ableau

 


A la page 83, vous en apprendrez un peu plus sur le nettoyage des chaussons. Là, nous aurions carrément développé ! Du coup, c’est promis cela fera l’objet d’un article sur la TL2B… le temps de réapprendre à cracher dans les mains pour faire couiner la gomme ! Nous aurions aussi développé les cotations liés aux différentes combinaisons du bloc du Tiroir (p.151). Certes cela n’a rien à faire dans ce topo (pourquoi ce bloc plus qu’un autres ?) mais quitte à y aller , fallait aller jusqu’au bout et montrer à quel point on peut jouer sur trois m² en se prenant la tête sur les cotations !

Enfin, l’ouvrage décrit uniquement des circuits sauf pour la Roche aux Oiseaux. Ce site est superbe certes mais en partie sur des propriétés privées (c’est pourquoi il n’est pas balisé). Dans le même genre d’idée, vous auriez pu nous proposer les circuits jaune, orange et rouge des Rocher de la Saussaie qui se trouve à quelques centaines de mètres… A Cuisinière nous aurions fait la promotion du magnifique circuit noir de droite. Tient, puisqu’on est dans la critique du choix souverain et subjectif des auteurs sur « les plus beaux sites » nous aurions aimés voir un peu plus de massifs essonniens comme Chamarande, massif historique, superbe et accessible en train, La Padôle, la Troche ou encore Videlle, Mondeville ou le Sanglier, histoire d’y conduire un peu de monde pour que les ronces ne s’y installent pas durablement et limiter l’usure des autres massifs.

Bref, à part ces quelques broutilles, ce topo, comme nous le disions en introduction est et sera recommandé par la TL2B à toutes celles et ceux qui ne connaissent pas encore Bleau ou qui y viennent épisodiquement. Nous lui accordons bien volontiers la note technique de 4 étoiles (sur 5) et la note « green climbing attitude » de 4,5/5 également. On vous l’a dit, il est proche de la perfection.

Comme un bonheur ne vient jamais seul, nous vous invitons à lire l'entretien de Jo avec nos amis de Zebleaug. On en apprend un peu plus sur l'homme, ses passion et le topo.

Pour les frustrés du hors circuit, nous vous recommandons les mises à jour du topo Degré 6 de Pépito qui sont téléchargeables sur son site.

A la TL2B nous militons pour une réduction de l'artificialisation de nos sites de pratique et notamment pour une meilleure intégration paysagère des ouvrages de stabilisation du sol (lutte contre l'érosion) ou d'information du public (panneau...) Pour autant, nous ne remettons pas en cause ces réalisations qui sont absolument nécessaires pour préserver nos sites et, parfois, sécuriser les lieux. Et nous regrettons quand ces aménagement sont déteriorés par des grimpeurs si avide de faire une croix qu'ils en oublient de respecter le travail de ceux qui oeuvrent à la sauvegarde des sites !



 

La forêt domaniale de Fontainebleau est, comme vous le savez, un domaine privé de l'Etat. En conséquence, son gestionnaire, l'ONF, est responsable de son entretien et donc de la sécurité du public. Comme nous vivons à une époque (et c'est regrettable !) où les gens acceptent de moins en moins bien les risques (y compris en escalade !) et qu'en plus, en cas d'accident, les assurances cherchent systématiquement à faire porter le chapeau à quelqu'un, l'ONF, assisté des associations d'usagers grimpeurs et randonneurs, agit pour la mise en sécurité des sites les plus visités.

On peut être "contre" et regretter le manque de discernement (voir l'inconscience de certains) des visiteurs qui ne semblent pas réaliser que le risque zéro n'existe pas en site naturel, mais quand un risque est avéré, le responsable du site ne peut faire autrement que soit interdire l'accès, soit tenter de supprimer ce risque... 

Pour les grimpeurs, le COSIROC et les associations qui le composent mettent tout en œuvre pour éviter les fermetures  administratives de sites pour des principes de précautions. Ils ont obtenus de nombreux succès comme la limitation de l'interdiction du massif de la Dame Jouanne souhaitée par un Préfet terrorisé par le risque d'éboulement dans ce massif.



En marge de la lutte contre l'érosion, il y a les travaux de sécurisation des blocs d'escalade. Cela va de l'écaille que l'on fait tomber d'un coup de barre à mine pour éviter qu'un grimpeur ne termine sa carrière écrasé par quelques centaines de kilos de grès au déplacement de bloc comme ce 4 mai 2009 où une grue de 60 m de haut aida au déplacement d’une partie instable de 16,5 tonnes du Toit du Calvaire !

A cette occasion, notamment sur le forum de Bleau.info, l’information avait été largement diffusée sur les risques de mouvements des écailles du Calvaire et des autres grottes environnantes.

La Commission Erosion avait lancé d’autres travaux notamment dans la Grotte du Camée (lettre C du sentier bleu Denecourt-Colinet 1-3) où un muret en pierres sèches avait été monté pour limité l’accès au fond de la grotte.

La Grotte du Camée telle qu'on peut la voire sur le site de Bleau.info
Avant les travaux de 2009

Hélas, quelques grimpeurs ne semblent pas comprendre l’utilité de cet aménagement (c’est vrai, il n’y a pas de panneau 4X4 expliquant le pourquoi du comment il faut respecter un aménagement !).

Photo Oleg Sokolsky/Cosiroc
La même Grotte en octobre 2012. Les premières dégradations du muret !!!

En effet, ce bloc abrite plusieurs voies dont la plus dure est Mauvaise Mine, un jeu de Seb en 7a+/7b. Voici ce que nous dit le Cosiroc :

"Le muret de pierres sèches situé au fond du surplomb "Mauvaise Mine" a été construit pour des raisons de sécurité afin d'éviter un accident en cas de chute d'une ou plusieurs strates de grès du fond de la "Grotte du Camée" (voir celles tombées 8 mètres à gauche). Il a subit des dégradations importantes et risque d'être complètement détruit si les grimpeurs ne prennent pas garde à respecter les blocs et pavés qui sont encore en place et qui retiennent le remplissage de sable et ravelins.

Si vous tentez la voie, nous vous demandons instamment d'éviter de vous servir, ou même de seulement ébranler les blocs du muret restants en place.

Dès que possible le muret sera remis en état par l'ONF.


Donc, merci de relayer à nouveau fortement ce message :
respecter partout dans la forêt les ouvrages de stabilisation du sol, de protection et même, tant qu’on y est les équipements (dont les circuits) !

Mieux, respectez aussi les aménagements historiques des sylvains Denecourt et Colinet réalisés au XIXe que l’on croise sur les sentiers bleus comme ce muret à gauche de Gargantua aux Gorges du Houx par exemple et tout ces témoignages du passé que sont les gravures rupestres, quelle qu’en soit l’origine, des premiers hommes aux carriers !

A la TL2B nous militons pour une réduction de l'artificialisation de nos sites de pratique et notamment pour une meilleure intégration paysagère des ouvrages de stabilisation du sol (lutte contre l'érosion) ou d'information du public (panneau...) Pour autant, nous ne remettons pas en cause ces réalisations qui sont absolument nécessaires pour préserver nos sites et, parfois, sécuriser les lieux. Et nous regrettons quand ces aménagement sont déteriorés par des grimpeurs si avide de faire une croix qu'ils en oublient de respecter le travail de ceux qui oeuvrent à la sauvegarde des sites !

 

La forêt domaniale de Fontainebleau est, comme vous le savez, un domaine privé de l'Etat. En conséquence, son gestionnaire, l'ONF, est responsable de son entretien et donc de la sécurité du public. Comme nous vivons à une époque (et c'est regrettable !) où les gens acceptent de moins en moins bien les risques (y compris en escalade !) et qu'en plus, en cas d'accident, les assurances cherchent systématiquement à faire porter le chapeau à quelqu'un, l'ONF, assisté des associations d'usagers grimpeurs et randonneurs, agit pour la mise en sécurité des sites les plus visités.

On peut être "contre" et regretter le manque de discernement (voir l'inconscience de certains) des visiteurs qui ne semblent pas réaliser que le risque zéro n'existe pas en site naturel, mais quand un risque est avéré, le responsable du site ne peut faire autrement que soit interdire l'accès, soit tenter de supprimer ce risque... 

Pour les grimpeurs, le COSIROC et les associations qui le composent mettent tout en œuvre pour éviter les fermetures  administratives de sites pour des principes de précautions. Ils ont obtenus de nombreux succès comme la limitation de l'interdiction du massif de la Dame Jouanne souhaitée par un Préfet terrorisé par le risque d'éboulement dans ce massif.



En marge de la lutte contre l'érosion, il y a les travaux de sécurisation des blocs d'escalade. Cela va de l'écaille que l'on fait tomber d'un coup de barre à mine pour éviter qu'un grimpeur ne termine sa carrière écrasé par quelques centaines de kilos de grès au déplacement de bloc comme ce 4 mai 2009 où une grue de 60 m de haut aida au déplacement d’une partie instable de 16,5 tonnes du Toit du Calvaire !

A cette occasion, notamment sur le forum de Bleau.info, l’information avait été largement diffusée sur les risques de mouvements des écailles du Calvaire et des autres grottes environnantes.

La Commission Erosion avait lancé d’autres travaux notamment dans la Grotte du Camée (lettre C du sentier bleu Denecourt-Colinet 1-3) où un muret en pierres sèches avait été monté pour limité l’accès au fond de la grotte.

La Grotte du Camée telle qu'on peut la voire sur le site de Bleau.info
Avant les travaux de 2009

Hélas, quelques grimpeurs ne semblent pas comprendre l’utilité de cet aménagement (c’est vrai, il n’y a pas de panneau 4X4 expliquant le pourquoi du comment il faut respecter un aménagement !).

Photo Oleg Sokolsky/Cosiroc
La même Grotte en octobre 2012. Les premières dégradations du muret !!!

En effet, ce bloc abrite plusieurs voies dont la plus dure est Mauvaise Mine, un jeu de Seb en 7a+/7b. Voici ce que nous dit le Cosiroc :

"Le muret de pierres sèches situé au fond du surplomb "Mauvaise Mine" a été construit pour des raisons de sécurité afin d'éviter un accident en cas de chute d'une ou plusieurs strates de grès du fond de la "Grotte du Camée" (voir celles tombées 8 mètres à gauche). Il a subit des dégradations importantes et risque d'être complètement détruit si les grimpeurs ne prennent pas garde à respecter les blocs et pavés qui sont encore en place et qui retiennent le remplissage de sable et ravelins.

Si vous tentez la voie, nous vous demandons instamment d'éviter de vous servir, ou même de seulement ébranler les blocs du muret restants en place.

Dès que possible le muret sera remis en état par l'ONF.


Donc, merci de relayer à nouveau fortement ce message :
respecter partout dans la forêt les ouvrages de stabilisation du sol, de protection et même, tant qu’on y est les équipements (dont les circuits) !

Mieux, respectez aussi les aménagements historiques des sylvains Denecourt et Colinet réalisés au XIXe que l’on croise sur les sentiers bleus comme ce muret à gauche de Gargantua aux Gorges du Houx par exemple et tout ces témoignages du passé que sont les gravures rupestres, quelle qu’en soit l’origine, des premiers hommes aux carriers !

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