Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2012-09-02

Bonjour,

Nous vous en avons parlé à de très nombreuses reprises, cette fois c'est officiel, les travaux du Parking d'Isatis ont débuté. Nous vous livrons la communication que l'ONF n'a visiblement pas jugé utile de nous adresser malgré toutes ses promesses et échanges de mails mais que nous avons réussi à nous procurer par ailleurs... ! Une nouvelle fois, nous pensons qu'il y avait mieux à faire en terme d'aménagement et de communication. Le parking est fermé jusqu'à mi-octobre, bien mais en l'annonçant, on évite que les voiture se garent le long de la départementale non ?






La plaquette est jolie et le futur parking le sera certainement tout autant mais l'ONF a fait la sourde oreille à toutes les recommandations sur la sécurité d'accès et d'évacuation ainsi que sur la propreté du site allant jusqu'à créé des espaces de stationnement pour les véhicules longs ! Un vrai bonheur pour les campingcars. Ah non, c'est pour les chevaux des chasses à courre !



Au totale, on nous promet 38 nouvelles places soit bien peu au regard du besoin  ! Le besoin c'était au minimum de compenser la perte de l'ancien parking de Cuisinière et de prévoir un plus pour accueillir les véhicules se garant le long de la la route du Loup ! Comme en plus l'ilot central sera fermé !!!

Nous vous laissons le soin de relire nos anciens articles sur le sujet, notre position n'ayant pas variée et c'est la mort dans l'âme que nous vous annonçons le sacrifice aux touristes et chasseurs de ces si belles zones qu'étaient Franchard Hautes Plaines, Sablons...

La durée prévue de l'ensemble des travaux est de 2 mois. Pour permettre le bon déroulement de ce chantier, une fermeture temporaire du parking a été effectuée, encore une fois, sans avertissement préalable et mise en sécurité sur la départementale comme le montre les photos de notre reporter !


Photos Thierry Guéguen
Accès fermé au Parking d'Isatis

Pas d'annonce avant d'arriver sur le site,
Pas d'ouverture de stationnement provisoir,
ONF = Mise en danger d'autruit !

Précisions du 12/09/2012 suite à quelques échanges sur des forums :

Les grimpeurs qui viennent en voiture, trouvent le parking fermé et stationnent le long de la route commettent une grosse imprudence. Nous vous conseillons de de ne pas faire demi-tour sur la Départementale mais de puorsuivre soit vers Arbonne, soit jusqu'au prochain carrefour pour vous rendre sur un autre site pendant la durée des travaux.

Maintenant, venir en vélo depuis la gare de Fontainebleau prend entre 35 et 45 minutes (suivant de poids du crashpad ;).

Il est regretable que l'ONF n'ait pas tennu compte des remarques des associations d'usagers et mis en place une signalétique adaptée proposant une alternative de parking et d'accès notamment par celui de l'Ermitage.
Bonjour,

Nous vous en avons parlé à de très nombreuses reprises, cette fois c'est officiel, les travaux du Parking d'Isatis ont débuté. Nous vous livrons la communication que l'ONF n'a visiblement pas jugé utile de nous adresser malgré toutes ses promesses et échanges de mails mais que nous avons réussi à nous procurer par ailleurs... ! Une nouvelle fois, nous pensons qu'il y avait mieux à faire en terme d'aménagement et de communication. Le parking est fermé jusqu'à mi-octobre, bien mais en l'annonçant, on évite que les voiture se garent le long de la départementale non ?

Désolé, la suite se trouve maintenant sur notre édition bleausarde !
Bonjour,
Pour une fois, nous n’allons pas évoquer que le cas de Fontainebleau mais revenir sur le front des incendies de l’été et de leurs conséquences sur les falaises où nous grimpons... Les préfectures du sud de la France ont depuis des années mis en place un réseau de surveillance et d’alerte assortie d’interdictions temporaires de circulation, de faire du feu…

Cela fait donc des années que les grimpeurs locaux sont confrontés aux risques d’incendie, aux limitations de pratique et d’accès et s’en accommodent plus ou moins bien. Le problème vient donc des visiteurs occasionnels, touristes et autres vacanciers mais aussi des citadins non sportifs qui profitent des chaudes soirées pour faire la fête en pleine air. Il en est de même avec les autres sites d’escalade de France situés dans des espaces forestiers. Dans l’ensemble, les feux y sont toujours interdits et cette interdiction est presque toujours visible sur les panneaux routiers indiquant l’accès aux sites quand elle n’est pas rappelée sur les aires de stationnement.

 

Fontainebleau n’échappe pas à la règle. Le feu, sous toute ses formes, y est interdit et, lorsque la situation météorologique devient critique, le Préfet renforce l’interdiction par celle de fumer. Pourtant, chaque année, malgré les nombreux rappels effectués dans la Presse locale et sur le net, les tournées nocturnes de prévention mais aussi de verbalisation, nous avons à pleurer la disparition de quelques hectares de forêt. Pas plus tard que dimanche dernier, nous sommes intervenus auprès de cette famille faisant son barbecue en plein Bas Cuvier à moins de vingt mètres du panneau d’information de l’ONF !

Le 09/09/2012 au Bas Cuvier

Mais voilà, il y a toujours des gens qui disent ignorer l’interdit, maîtriser leur feu, etc.
Et, hélas, les communes et l’ONF n’auront jamais les moyens de surveiller chaque site et les feux se poursuivront, à Bleau, à Céüse, dans les Calanques, dans les pinèdes de la côte atlantique, dans les montagne Pyrénéennes, à Seynes ou à Orgon.



Pour Bleau, c'est le mois de septembre qui sera marqué par les incendies, trop nombreux pour ne pas éveiller les soupçons et déclencher une grande enquête. Du coup, nous n'en parlerons pas ici mais vous trouverez dans les commentaires les informations nécessaires notamment sur l'incendie qui a ravagé 11 hécatres le 09/09/2012 au Rocher Cailleau (JA Martin) dans les Trois pignons. Deux circuits d'escalade sont concernés (le bleu et l'orange) ainsi que le pauvre sentier de découverte de l'art rupestre déjà victime de vol ! Mon ami Jipé a aussi mis en ligne sur son blog photos et relevé de la zone touchée.

Cette fin d’été aura donc été marquée par le terrible incendie d’Orgon. Vous avez certainement vu ces impressionnantes images des canadairs versant des trombes d’eau sur les célèbres falaises. Vous avez peut être reconnu au travers des images diffusées en boucle sur toutes les chaînes de télé, des maisons, des bâtiments agricoles, les abords du camping ou le sommet des falaises du Canal. Et vous avez sans doute aussi appris comme nous la terrible nouvelle, l’incendiaire serait le fils du Maire de la commune ! On ne va pas en remettre une couche mais juste pleurer un bon coup avant de retrousser les manches pour les aider  à reverdir le paysage, sécuriser les lieux, reprendre une activité touristique nécessaire à la survie du site, etc.

Hier, c’est aussi très symboliquement que la 1ere réunion du comité de suivi technique et environnemental des conséquences de l'incendie d'Orgon a eut lieu au siège du PNR des Alpilles à Saint-Étienne du Grès. Au bilan : 738 hectares ravagés dont 484 en zone forestière et 254 en zone agricole.

L’ensemble des acteurs a définis trois actions : d'abord la mise en sécurité du site (il est interdit par arrêté municipal de se promener dans le massif) puis le lancement d'une expertise approfondie de la fragilisation du terrain (éboulis, ravalement, etc.) L'étude prendra au moins une quinzaine de jours car elle va analyser l'impact du feu sur la totalité des zones de forêt sinistrées, c'est-à-dire en secteur privé comme public. Enfin, les équipes se pencheront sur la "façon dont il faudra traiter les atteintes à la biodiversité". Comprenez l'impact sur la faune et la flore, notamment sur les chiroptères et l'aigle de Bonnelli. Une nouvelle réunion aura lieu le 18 septembre.

D’après nos informations, les secteurs d’escalade touchés seraient (n° topo escalade les alpilles) : de 1 à 30 recto et à priori verso puis : 25/26/27/28, voir 29... Seul les secteurs : 18/19/20/21/22/23  et peut être 24  semblent avoir été épargnés. Du côté du canal, connu dans les années 90 pour avoir abrité les voies les plus dures de France, seul le retardateur a un peu coloré les prises mais, car il y a un MAIS toute la végétation au dessus a brulé, et donc de gros risques de chutes de pierres sont à prévoir, notamment avec les pluie et l’hiver ! Va falloir du temps pour y grimper sans risque !

Parlons maintenant de Seynes.

Cette superbe falaise du Gard est devenue célèbre suite à l’équipement de ses colonnettes dont la célèbre Dinosaure. C’est devenu un arrêt obligatoire sur la route des falaises du sud  au point d’accueillir près de 20 000 grimpeurs par an faisant le bonheur des commerces et gîtes locaux mais aussi des voleurs sur le parking ! Mais voilà, ce petit coin de paradis est aussi très sensible aux flammes. Dans les années 90, le rocher était presque rose bombons par endroit. Ce rose, c’est le résultat de la pulvérisation de retardateur de feu par les canadairs et cela met des dizaines d’années à s’estomper ! Pour que cela ne se reproduise pas, le Maire de la Commune a pris un Arrêté interdisant le site jusqu’au 15/09 et a pousser un gros coup de gueule dans la presse locale. Un cri d’alarme justifié notamment lorsque l’on voit les foyers de feux de bivouac et que l’on comprend quand on apprend l’arrachage  volontaire du panneau « feux interdits » !

Hervé Grimal devant les reste d'un feu de bivouac, Source Midilibre


Hervé Grimal est donc en colère et fustige le développement sans concertation de l’escalade sur sa commune : « Ce développement anarchique me gêne, c’est un espace de liberté mais on ne peut pas tout faire non plus ! ». Il peut compter sur l’appui du Préfet et a prévenu, si ce dernier maintien l’AP limitant la circulation et les feux dans le sud, lui reconduira le sien ! Bon, il est vrai qu’une fois encore, les grimpeurs, les équipeurs devrait-on écrire, on mis la charrue avant les bœufs et équipés un peu à tout va.

Ainsi, on pouvait lire dans un article de nos amis d’EscaladeMag, qu’à l’issue d’une récente réunion avec le Conseil Général, la Fédération d’escalade, l’ONF et le maire de Brouzet-les-Alès, Hervé Grimal a demandé la réalisation d’une étude sur l’impact de la pratique de l’escalade sur la faune et la flore et de trouver une solution pour réglementer les voies qu’il juge suffisantes.

Quant à la  Présidente du CD FFME du Gard, Françoise Rault-Doumax, elle approuve cet arrêté et attend beaucoup du projet de convention avec l’ONF et le Conseil Général.

Mais en fait, c’est quand même dingue de penser que cela fait des années que des associations comme le Cosiroc ou le CAF ont alerté la FFME et les autorités sur la non maîtrise du développement de l’escalade en site naturel et sur les problèmes de cohabitation entre usagers et riverains sans que la fédé délégataire de l’état ne s’en soucis véritablement. Faut dire, développer les compétitions, batailler pour avoir une coupe du monde à Paris ou faire de l’escalade un sport olympique, ça mobilise tellement d’énergie et d’argent que le développement des sites naturels… !

C’est dingue aussi de voir à quel point les grimpeurs sont universellement stupides et mettent en péril le droit d’accès à leur site de grimpe dès lors que ce n’est qu’un site de passage pour eux ! Les locaux aussi ne sont pas exempt de bêtise lorsqu’ils équipent sauvagement un site qu’ils savent « sensible » (propriété privée, réserve de chasse…) et en font la promotion dans tous les médias !

Enfin, c’est dingue de voir qu’au XXIè siècle certains pensent encore que faire un feu c’est facile, sans conséquence et toujours sous contrôle et que jetter son mégot par la fenêtre n'est pas dangereux !



Allez, on vous le répète, la loi punit sévèrement les incendiaires volontaire mais aussi ceux qui croyaient que leur inoffensif barbecue était bien éteint en partant !


Incendie voilà ce que prévoie le Code Pénal français  Article 322-5
Modifié par la Loi n°2011-525 du 17 mai 2011 - art. 185
La destruction, la dégradation ou la détérioration involontaire d'un bien appartenant à autrui par l'effet d'une explosion ou d'un incendie provoqués par manquement à une obligation de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou le règlement est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. En cas de violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, les peines encourues sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 30000 euros d'amende.

Lorsqu'il s'agit de l'incendie de bois, forêts, landes, maquis, plantations ou reboisements d'autrui, les peines sont portées à deux ans d'emprisonnement et à 30 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à trois ans d'emprisonnement et à 45 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.



Photo : JCV Cuvier


Si cet incendie est intervenu dans des conditions de nature à exposer les personnes à un dommage corporel ou à créer un dommage irréversible à l'environnement, les peines sont portées à trois ans d'emprisonnement et à 45 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à cinq ans d'emprisonnement et à 100 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.
Si l'incendie a provoqué pour autrui une incapacité totale de travail pendant au moins huit jours, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.
S'il a provoqué la mort d'une ou plusieurs personnes, les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et à 100 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le premier alinéa, et à dix ans d'emprisonnement et à 150 000 Euros d'amende dans le cas prévu par le deuxième alinéa.



Réglementation d'accès dans les massifs forestiers des Bouches du Rhône :
 
Du 1er juin au 30 septembre 2012, l'accès aux massifs forestiers est réglementé selon les niveaux de danger météorologiques classés en 3 couleurs :
  • Niveau de danger orange : accès autorisés. 
  • Niveau de danger rouge : accès autorisé de 6h à 11h seulement ; accès autorisé toute la journée dans les Z.A.P.E.F. seulement. 
  • Niveau de danger noir : accès interdit partout même dans les Z.A.P.E.F.
 
La liste des Zones d'Accueil du Public en Forêt (Z.A.P.E.F.) contient les sites d'escalade : les Deux Aiguilles à la Sainte Victoire, les secteurs d'Orgon Canal et Beauregard., les sites du Pré aux Baumettes, La Coueste.
 
Tous les soirs la Préfecture des Bouches du Rhône met à jour le niveau de danger pour le lendemain. L'information est disponible sur :
 
Certaines communes n'autorisent que l'accès de 6h à 11h dès le niveau orange : Allauch, Auriol, Bouc Bel Air, Peynier, Plan de Cuques.
 
Dans le Var, la carte d'accès est mise à jour sur le site de la Préfecture.
Bonjour les amis,

Avant de reparler des déchets et de la magnésie qui s'accumulent en forêt (notamment au Bas cu), de la difficile cohabitation avec les Protecteurs Armés de la Nature (les PAN ou célèbres chasseurs de Fontainebleau) qui vont bientôt pouvoir abattre de cerfs en plein brâme contre 3 500 € (voir l'an dernier), ou encore de ces... qui font du feu en forêt, parlons un peu de la pratique du 2 roues non motorisé en forêt.

Ce blog est celui des activités de sports et loisirs. Nous nous partageons un vaste terrain de jeux. Pour autant, si plusieurs sports peuvent se pratiquer au sein d'un même site, la cohabitation est parfois rendue difficile comme nous avons pu le constater cet été par le comportement des uns et des autres !
Nous profitons donc d'un article de mars de Tribalzine pour illustrer nos propos.



Source image : Tribalzine, mars 2012
A la Canche
 Rappel de la réglementation actuellement en vigueur:
Les deux roues ne sont que partiellement autorisés en forêt. Les vélos n'ont, normalement le droit de ne circuler que sur des chemins et allées de plus de 2 m 50 de large ! (voir notre page FAQ)

Pour un pratiquant de VTC pas de soucis mais pour les versions sportives type VTT c'est vite très ennuyeux, et bien dommage ! Du coup, l'interdiction n'est pas comprise ou respectée... Elle a pourtant deux fondements : primo, l'interdit repose sur un problème de sécurité car dans les chemins étroits et tortueux, notamment en descente, les VTTistes croisent dangereusement et à vive allure les piétons, secundo, certains freinages excessifs entraînent une très forte érosion en creusant de véritables goulottes. 

Répétons le donc, tous les chemins piétons (GR, PR, sentiers bleus...) sont donc interdits aux vélos et, franchement, c'est mieux ainsi.

Mais du coup, que reste-il pour faire du VTT ? Rien, ou presque. En tous cas, pas dans la domaniale de Fontainebleau et des Trois Pignons. Faut-il se rendre en Essonne pour trouver des sentiers balisés (triangle et 2 ronds) pour vélos ! Oui, ou presque ! L'ONF a bien fait un ou deux parcours mais ils sont vraiment peu sportifs et ont trouve de jolies choses non officialisées dans les topos, sur le net, ainsi que dans le sud de la forêt de Buthiers et à Larchant.

C'est bien dommage car, si l'ONF s'en donnait la peine, il y a moyen de proposer des beaux parcours adaptés à tous les niveaux des pratiquants de VTT sans pour autant emprunter les sites sensibles à l'érosion ou les sentiers piétons. C'est donc juste une question de volonté. Mieux, quelques itinéraires balisés et quelques roadbooks illustrés permettraient très certainement d'éviter la circulation des VTT tout azimuts en les canalisant sur des spots précis.

La cohabitation et le respect mutuel...

Après le VTT, les versions les plus sportives de la bicyclette, c'est sans aucun doute le trial et le XC. Ainsi, certains viennent en forêt pour exécuter de grands sauts agrémentés de figures et autres loopings ou pour escalader nos rochers tout en restant juchés sur leur monture.
Première réaction quand on les voit faire : "Waouuu, Respect" ! Deuxième réaction, "Waouuu, respect mais faites gaffe". Troisième réaction, "Euh, c'est super votre truc mais merci de le faire ailleurs que sur les circuits d'escalade, au milieu des enfants et merci de respecter la nature".  

Bref, on en reviens à la notion de partage et de cohabitation sur un même site. Et là, nous avons bien du mal à comprendre pourquoi, dans une si grande forêt, il faut toujours que ces "trialistes" viennent là où se trouvent les grimpeurs ! C'est pourtant pas les petits cailloux qui manquent, non ?
Bon, c'est un peu méchant car il sont une poignée et les grimpeurs causent eux aussi de gros dégâts !

Question respect de la nature, si les grimpeurs soient loin d'être exemplaires, les sauteurs de tremplins repasseront ! Certains n'hésitent pas à aménager de gros tremplins en coupant quelques arbres, déterrant les blocs... comme en plus il faut de l'élan, la pente va morfler en terme d'érosion ! L'ONF fait ainsi la chasse à ces aménagements sauvages dont beaucoup sont réalisés dans des sites sensibles. C'est bien mais faudrait songer à leur fournir une alternative... 

Il y a 20 ans un beau parcours avait été créé à la Table du roi, sur le petit triangle coincé entre la D142E et la nationale. Hélas, il a vite été squatté par les engins motorisés et là, vraiment, le bruit était insupportable tant pour la faune que pour les autres usagers. Dommage. Un autre spot situé dans les carrières entre le Calvaire et l'auberge est utilisable sans trop de gêne pour les autres usagers à condition de respecter le sentier bleu. Si l'ONF voulait se donner la peine de les officialiser, on aurait peut être moins de trialistes au coeur des sites de grimpe...

Question respect des autres usagers, beaucoup de Vététistes repasseront ! Rarement "bonjour" ou des excuses mais bien souvent un vocabulaire restreint à "attention" ou "Poussez-vous" ! Et encore, quand ils prennent le soin de vous avertir qu'ils sont dangereux !

Toujours à la Canche sur le circuit d'escalade pour enfants
(flèche en bas à gauche de l'image)
source de l'image Tribalzine



Le Trial
Parmi les spots préférés de ces "routiers", en dehors des aménagements de la base de loisirs de Buthiers, on trouve les blocs pour enfants de la Canche aux Merciers ou ceux de la Roche aux sabots. Dangereux et pénible.

Dangereux car ces athlètes ne semblent peu se soucier du risque de collision avec les grimpeurs, pénible car les couinements incessants de leurs freinages trouble la tranquillité très relative des grimpeurs... 

Ajoutons à cela que certains d'entre eux, (les moins bons certainement, comme chez les grimpeurs) se disent gênés par les arbustes qui poussent péniblement sur ou au pied des rochers et les arrachent sans vergogne comme nous avons pu l'observer cet été à la Roche aux Sabots.  Enfin, comme ce ne sont pas des grimpeurs pour la plus part, ils n'ont pas consciences des dégâts que leurs pneus peuvent occasionner sur certaines petites prises des dalles ou rebords de blocs si propice aux traversées. Ainsi, ces quelques photos emprunté à un magazine consacré au sujet vous montreront pourquoi certains grattons de traversées extrêmes de la Canche sont un peu errodés... 

Une petite dernière, toujours extraite de l'article de Tribalzine


Bref, nous saluons les performances de ces sportifs de haut niveau mais le demandons de bien vouloir prêter un peu plus d'attention aux autres usagers et à la nature tout en souhaitant que l'ONF étudie un peu mieux leurs besoins, légitime, d'un terrain de pratique adapté.

Allez, on vous laisse apprécier les perfs...


Bonjour les amis,

Avant de reparler des déchets et de la magnésie qui s'accumulent en forêt (notamment au Bas cu), de la difficile cohabitation avec les Protecteurs Armés de la Nature (les PAN ou célèbres chasseurs de Fontainebleau) qui vont bientôt pouvoir abattre de cerfs en plein brâme contre 3 500 € (voir l'an dernier), ou encore de ces... qui font du feu en forêt, parlons un peu de la pratique du 2 roues non motorisé en forêt.

Ce blog est celui des activités de sports et loisirs non motorisé de pleine nature. Nous nous partageons un vaste terrain de jeux. Pour autant, si plusieurs sports peuvent se pratiquer au sein d'un même site, la cohabitation est parfois rendue difficile comme nous avons pu le constater cet été par le comportement des uns et des autres ! Nous profitons donc d'un article de mars de Tribalzine pour illustrer nos propos.



Source image : Tribalzine, mars 2012
A la Canche
 Rappel de la réglementation :
Les deux roues ne sont que partiellement autorisés en forêt. Les vélos n'ont, normalement le droit de ne circuler que sur des chemins et allées de plus de 2 m 50 de large ! (voir notre page FAQ Bleaug) Pour un pratiquant de VTC pas de soucis mais pour les versions sportives type VTT c'est vite très ennuyeux, et bien dommage ! Du coup, l'interdiction n'est pas comprise ou respectée... Elle a pourtant deux fondements : primo, l'interdit repose sur un problème de sécurité car dans les chemins étroits et tortueux, notamment en descente, les VTTistes croisent dangereusement et à vive allure les piétons, secundo, certains freinages excessifs entraînent une très forte érosion en creusant de véritables goulottes. 

Répétons le donc, tous les chemins piétons (GR, PR, sentiers bleus...) sont donc interdits aux vélos et, franchement, c'est mieux ainsi. Mais du coup, que reste-il pour faire du VTT ? Rien, ou presque. En tous cas, pas dans la domaniale de Fontainebleau et des Trois Pignons. Il faut se rendre en Essonne pour trouver des sentiers balisés (triangle et 2 ronds) pour vélos ! C'est bien dommage car, si l'ONF s'en donnait la peine, il y a moyen de proposer des beaux parcours adaptés à tous les niveaux des pratiquants de VTT sans pour autant emprunter les sites sensibles à l'érosion ou les sentiers piétons. C'est donc juste une question de volonté. Mieux, quelques itinéraires balisés et quelques roadbooks illustrés permettraient très certainement d'éviter la circulation des VTT tout azimuts en les canalisant sur des spots précis.

La cohabitation et le respect mutuel...

Après le VTT, les versions les plus sportives de la bicyclette, c'est sans aucun doute le trial et le XC. Ainsi, certains viennent en forêt pour exécuter de grands sauts agrémentés de figures et autres loopings ou pour escalader nos rochers tout en restant juchés sur leur monture. Première réaction quand on les voit faire : "Waouuu, Respect" ! Deuxième réaction, "Waouuu, respect mais faites gaffe". Troisième réaction, "Euh, c'est super votre truc mais merci de le faire ailleurs que sur les circuits d'escalade, au milieu des enfants et merci de respecter la nature".  

Bref, on en reviens à la notion de partage et de cohabitation sur un même site. Et là, nous avons bien du mal à comprendre pourquoi, dans une si grande forêt, il faut toujours que ces "trialistes" viennent là où se trouvent les grimpeurs ! C'est pourtant pas les petits cailloux qui manquent, non ?
Bon, c'est un peu méchant car il sont une poignée et les grimpeurs causent eux aussi de gros dégâts !

Question respect de la nature, et bien que les grimpeurs soient loin d'être exemplaires, les sauteurs de tremplins repasseront ! Certains n'hésitent pas à aménager de gros tremplins en coupant quelques arbres, déterrant les blocs... comme en plus il faut de l'élan, la pente va morfler en terme d'érosion ! L'ONF fait ainsi la chasse à ces aménagements sauvages dont beaucoup sont réalisés dans des sites sensibles. C'est bien mais faudrait songer à leur fournir une alternative... 

Il y a 20 ans un beau parcours avait été créé à la Table du roi, sur le petit triangle coincé entre la D142E et la nationale. Hélas, il a vite été squatté par les engins motorisés et là, vraiment, le bruit était insupportable tant pour la faune que pour les autres usagers. Dommage. Un autre spot situé dans les carrières entre le Calvaire et l'auberge est utilisable sans trop de gêne pour les autres usagers à condition de respecter le sentier bleu. Si l'ONF voulait se donner la peine de les officialiser, on aurait peut être moins de trialistes au coeur des sites de grimpe...

Question respect des autres usagers, les Vttistes repasseront ! Rarement "bonjour" ou des excuses mais bien souvent un vocabulaire restreint à "attention" ou "Poussez-vous" ! Et encore, quand ils prennent le soin de vous avertir qu'ils sont dangereux !

Toujours à la Canche sur le circuit d'escalade pour enfants
(flèche en bas à gauche de l'image)
source de l'image Tribalzine



Le Trial
Parmi les spots préférés de ces "routiers", en dehors des aménagements de la base de loisirs de Buthiers, on trouve les blocs pour enfants de la Canche aux Merciers ou ceux de la Roche aux sabots. Dangereux et pénible. Dangereux car ces athlètes ne semblent peu se soucier du risque de collision avec les grimpeurs, pénible car les couinements incessants de leurs freinages trouble la tranquillité très relative des grimpeurs... 

Ajoutons à cela que certains d'entre eux, (les moins bons certainement, comme chez les grimpeurs) se disent gênés par les arbustes qui poussent péniblement sur ou au pied des rochers et les arrachent sans vergogne comme nous avons pu l'observer cet été à la Roche aux Sabots.  Enfin, comme ce ne sont pas des grimpeurs pour la plus part, ils n'ont pas consciences des dégâts que leurs pneus peuvent occasionner sur certaines petites prises des dalles ou rebords de blocs si propice aux traversées. Ainsi, c'est quelques photos emprunté à un magazine consacré au sujet vous montreront pourquoi certains grattons de traversées extrêmes de la Canche sont un peu errodés... 

Une petite dernière, toujours extraite de l'article de Tribalzine


Bref, nous saluons les performances de ces sportifs de haut niveau mais le demandons de bien vouloir prêter un peu plus d'attention aux autres usagers et à la nature tout en souhaitant que l'ONF étudie un peu mieux leurs besoins, légitime, d'un terrain de pratique adapté.

Allez, on vous laisse apprécier les perfs...


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