Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2012-06-17


Samedi 2 juin 2012, il y avait comme un petit air de "Clean Up Day" à l'Etoile Noire. L'étoile, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une superbe carrière transformée en site d'escalade aux portes de Marseille. Rien à voir donc avec cette grosse boule élaborée par l'Empereur... Ouais, "carrière" ça peut rebuter au départ mais les lignes sont tout aussi exceptionel que le rocher. En bon parisien, je m'étais laissé tenter il y a quelques années et franchement, je ne regrette pas !




Le site avait déjà fait l'objet de diverses opérations pour le rendre agréable et pratiquable ! Et, comme le signale les "monos" d'escalade du coin :
"Encore une fois, ce sont les grimpeurs, si décriés par les défenseurs de la nature qui sont à l'origine de cette matinée de nettoyage ; les mêmes qui ont donné l'apparence actuelle à tout le site en le débarrassant de la majorité de ses déchets lors des cinq années de "Clean Up Day" entre 2003 et 2007."

 Profitant du soutien logistique de l'opération "Calanques Propre" et du "Collec-tif", Matthieu Lupo et Nicolas Mitaut au nom de l'association des Carrières du Loin, invitent le Comité Départemental 13 de la FFME à délocaliser une part de sa participation vers l'Etoile Noire. Communication à l'appui : une moitié va nettoyer En Vau depuis la Gardiole et l'autre à La Ciotat.

Ainsi dès 9h, c'était distribution de sacs poubelles et gants aux grimpeurs issus de divers clubs d'escalade (Progression Verticale, Destrousse Escalade, le G.U.M.S.) et souvent accompagnés de jeunes bien sensibilisés à la sauvegarde des sites.



La preuve de l'efficacité des 30-40 personnes participant à l'opération !

Comme à Bleau, la quantité de déchets ramassés quelques heures (3h) par une quarantaine de personnes motivées et efficaces, est toujours ahurissante : merci et bravo à tous ! 


Bon, allez j'en profite pour vous dire que la campagne de ramassage des déchets en montagne dans les stations de sport d'hiver a elle aussi bien débuté. Vous pouvez retrouver le programe de cette édition 2012 sur le site de mountain-riders (lien dans notre colonne de gauche, associations de sauvegarde de la montagne).

Liens :
Le site ouaib de la grimpe à l'Etoile Noire :http://etoile-noire-escalade.blogspot.fr/

Le site des monos d'escalade :http://cmel.over-blog.com/article-operation-etoile-noire-propre-2012-106480124.html
Dans le premier épisode, nous vous présentions ce site unique en Ile de France. Nous évoquions aussi les difficultés de cohabitation entre les différents usagers du site et la difficulté de pérenniser l'autorisation d'y grimper, voir, d'y faire du sport. Les deux dossiers sont parfois liés mais vu la longueur de chacun, ils seront abordés séparément ! La cohabitation entre les usagers d'un même spot est souvent le cœur de bien des polémiques et la source de nombreuses interdictions.

Le viaduc des Fauvettes n'échappe pas à cette règle.

Commençons donc par quelques généralités pour poser le contexte.

On connaît un nombre important de spots de grimpe interdits par leur propriétaire (qui peut être l'Etat, un particulier, une fédération de chasse…) en France, comme à l’Etranger. C'est bien souvent parce que ceux ci ne supportent plus les nuisances (avérées ou pas) causées par les sportifs (stationnement gênant, incendie, déchets, bruit, pillages des cultures...) Citons pour seul exemple le site de La Capelle.

A ces nuisances peut s'ajouter la peur d'être tenu pour responsable en cas d'accident, cause numéro un des interdictions par arrêtés municipaux. Il y a parfois un réel danger mais ce n’est pas toujours vrai… A elle seule, cette cause nécessitera un article entier où nous aborderons la politique de notre très chère FFME ! Le viaduc des Fauvettes fait bel et bien partie de ces deux catégories comme nous allons le voir.

Une autre part des interdictions provient de la volonté d’un groupe de soustraire le site à une ou plusieurs catégories d’usagers au nom d’une sacro-sainte sauvegarde, comme ci, ces usagers, étaient trop stupides pour ne pas participer à la préservation d’un site (bon en même temps, faut reconnaître qu’il y a des fois où c’est justifié vu le comportements de certains) ! C’est le cas de toutes les interdictions réglementaires (de l’Arrêté Préfectoral de Biotope aux réglementations nationales et internationales type Natura 2000, Parcs nationaux…) liées à la sauvegarde de la biodiversité et du patrimoine historique (archéologique en particulier).
Enfin, il y a les conflits d'usages qui naissent souvent du mépris des uns pour les autres, de la méconnaissance des activités de chacun, de la volonté de préserver sa tranquillité, d'une mauvaise répartition des responsabilités et charges d'entretien d’un site, du non respect des propriétaires ou gestionnaires d'un site, bref d'une longue liste d'incompréhensions.
Il suffirait parfois de quelques concessions de part et d'autre et d'un échange autour d’une bonne table pour éviter le conflit et les interdictions.


Le cas du Viaduc des Fauvettes.

Le viaduc et son écrin de verdure, véritable ilot de nature à vingt minutes de la capitale, est forcément devenu le refuge d’une faune et d’une flore remarquable et un site de prédilection pour tous les passionnés de sports et loisirs de plein air. La cohabitation entre ces usagers, comme nous le soulignons dans le premier épisode, est en général très bonne. Randonneurs, marcheurs, familles en balade croisent sans problème ramasseurs de champignons, coureur… Dans le monde vertical, il y a bien longtemps que grimpeurs et spéléologues ont fait la paix et les "collanteux" fréquentent les "boueux" sans aucun soucis tant que la pratique des uns ne gêne pas celle des autres.

Là où cela se complique, c’est justement quand une pratique entraîne une nuisance ou un danger pour les autres usagers.
C’est le cas par exemple des vététistes lorsqu’ils descendent à vive allure un chemin piétonnier. Le risque de collision est alors important et les plus vulnérables (les plus lents), ne manqueront pas de s’en plaindre ! C’est d’ailleurs pour cela que les sentiers bleus de la forêt de Fontainebleau avaient été interdits au VTT. On peut aussi ajouter dès à présent que le rejet sera d’autant plus fort que la pratique a un impacte fort sur la nature. En effet, l’érosion causée par les vététistes est plus forte que celle générée par les marcheurs. C’est la même chose avec les motards, quads et autres engins à moteur, les facteurs aggravant étant le bruit et la pollution qui dérangeront plus d’usagers que ceux situés à proximité immédiate. Les facteurs danger et érosion sont quant à eux renforcés par la vitesse et le poids des engins.
  
Dans le cas du viaduc, il faut remonter un peu le temps pour bien comprendre le contexte et la possibilité d’une éventuelle interdiction.

Rappelons donc que l'ouvrage fut bombardé durant la seconde guerre mondiale et que le trou d'obus dans la 11ème voûte avait entraîné la désaffection de l'ouvrage. Les grimpeurs et spéléologues avaient alors investi les lieux et y grimpèrent tranquillement jusqu'au début des années 90.

Un ouvrage d’art même désaffecté reste la propriété de l’Etat. Ce dernier ne souhaitant plus l’entretenir va chercher à s’en débarrasser (économie oblige). Quand on veut tuer son chien ont cri qu’il a la rage…
En 1997, un rapport de la DDE conclue qu’en l’absence de garde-corps le viaduc est dangereux. Pire, le trou d’obus remet en cause la stabilité même de l’ouvrage (qui tient quand même debout malgré nos assauts depuis plus de 55 ans !) Panique à la Préfecture… et donc un arrêté de péril immédiat interdisant toute approche de l'ouvrage… Nous reviendrons sur cette histoire dans un prochain épisode car le problème n'est pas totalement résolu !  Ajoutez que le site a connu quelques accidents mortels et plusieurs suicides et vous comprenez alors pourquoi le propriétaire est en droit d’avoir peur de se retrouver derrière les barreaux s’il se passait quelque chose aujourd’hui.




Depuis, les travaux coûteux ont eut lieu, le trou a été bouché et 440 mètres de barrières aux normes ont été posés. Elles évitent les accidents de basculement. En cas d'accident (mortel ou non)  vu leur hauteur, leur franchissement prouve une volonté délibérée et une acceptation du risque (sauf intervention criminelle d'un tiers). Leur présence en bon état est donc indispensable !

Voilà donc ce qui nous amène à parler de la cohabitation entre les usagers, du respect des équipements en place, des motards, des différentes activités de cordistes et de la slackline en particulier !

En effet, comme nous l’écrivions plus haut, une activité n’est tolérable sur un site que si elle ne met pas en danger les autres usagers et ne remet pas en cause les autorisations de pratique. Quand nous disons danger, il s’agit des dangers directs (collision avec un motard ou avec un pratiquant de saut pendulaire notamment) et, indirect (par détérioration de l’équipement ou projection de cailloux par exemple).

Nous avons déjà évoqué les motards et rappelons le, leur passage sur le tablier du viaduc est totalement interdit pour éviter :
-    les collisions avec les piétons,
-    la destruction de la chape d’étanchéité du viaduc refaite en 2003,
-    la projection de cailloux par les pneus.

La slackline et son dérivé, la highline, sont des activités remarquables et fort sympathiques. Elles ont toute leur place sur le Viaduc des Fauvettes dans la mesure où leurs installateurs et pratiquants respectent l’équipement en place et ne mettent pas en danger les usagers.





Mais avec la popularisation de cette pratique (on trouve des slacks dans bon nombre de magasins pas du tout spécialisé !), on voit des apprentis slackers tendre le bordel n’importe où, n'importe comment et parfois y accident ! 

Passe encore pour la gêne occasionnée quand la sangle est tendu au pied d’un bloc de Bleau (justement celui que vous vouliez faire, pas de bol !) mais quand celle-ci plie jusqu’à la rupture des barreaux des garde-corps, il y a mise en danger des pratiquants et des autres usagers ! Il  est évident que les altérations montrées ci-dessous ne sont pas l'oeuvre de pratiquants "informés" mais de débutants.
Voici quelques exemples récents des dégradations au Viaduc…



Les efforts sur les points sont considérables. Tout slacker (et encore plus highliner) le sait. Mais le péquin moyen ?

Nous avons évoqué rapidement la construction de cette ouvrage dans l’épisode précédent. Les blocs de meulière sont joints par du ciment. Par précaution, vu l’hétérogénéité de la roche (ce qui nuit à sa résistance mécanique) les grimpeurs ont remplacé au fil du temps tous les points par des broches scellées à la résine d’une longueur exceptionnelle de 25 cm et fabriquées spécialement pour le Cosiroc. Un point est donc à priori inarrachable dans des conditions normales d’utilisation et avec les forces habituelles liées à la pratique de l’escalade.

Pour la slack, c’est moins certain vu les forces de traction induites par certaines installations. Nous ne sommes pas du tout certain de la résistance des joints de ciment autour du bloc dans lequel est fixé le point.

Nous parlons ici du viaduc mais quand on voit certaines slacks au Saussois ou à Connelle, on peut aussi s’inquiéter.

Une highline, correctement installée (sur 2 points de tension minimums, plus des points backups) ne devraient pas  mettre en défaut la résistance des ancrages du viaduc. Mais le top, serait probablement de poser des ancrages spécial highline hors des voies d'escalade, au même titre que les installations de spéléo pour éviter tout conflit et accident. Nous lançons les négociations sur le sujet !

En attendant, je vous recommande plus que vivement la lecture complète des articles de Julien Millot dont vous trouverez des extraits ci-dessous.

Respectez et faites respecter l’interdiction d’utiliser les balustrades comme point d’ancrage. C’est la seule solution pour éviter une éventuelle remise en cause de nos pratiques sur ce site.

Quelques extraits signés Julien Millot

Donc pour faire clair :
- pas de highline avec un kit chill ou click ou une baobab. Ce n'est pas fait pour : Achetez du matériel d'escalade, ou mieux de travaux sur cordes. Acheter une sangle adéquate, une corde statique pour faire le backup. Oui c'est cher, mais moins que votre vie ou celle de votre meilleur pote.
- pas de highline si vous ne savez pas faire un noeud de huit : Entrainez vous au sol à simuler une installation de highline. Demander de l'aide (à nous) mais aussi aux personnes expérimentées. Imaginer les scénarios si une pièce de l'installation casse pour vérifier que vous serez toujours retenu.
- pas de highline si vous ne savez pas marcher et vous lever sur le double de la distance : C'est empirique mais c'est relativement vrai. Vous pouvez y aller "à l'arrache" évidemment, mais soyez conscient que le miracle ne s'accomplira pas là-haut.
- pas de highline si vous avez le moindre doute sur l'installation : Cela arrive même aux meilleurs qu'une installation défaille comme récemment avec
une erreur d'équipement qui a fait écrouler tout un pan de falaise.
- pas de highline pour "faire comme à la télé" : En tant que membre des "bad slackliners", j'ai une certaine responsabilité sur la vulgarisation de la pratique et sur la diffusion de
cascades à sensations d'un goût plus ou moins douteux. Je ne peux pas me permettre de dire ce qu'il faut et ne faut pas faire. Je peux seulement vous assurer que nos démarches avant de telles cascades sont réfléchies, menées d'une manière extrèmement sérieuse, et sont la suite logique d'années de pratiques en tous genres.


Avant/Après !






Ne vous êtes-vous jamais demandé : A combien de kilos ai-je tendu ma longline ?
Nous tout le temps. Alors un soir de pluie, avec mon ami Christophe, nous avons (ou plutôt il a) posé le problème à plat, forts de nos BAC+trop d'années inutiles à user les bancs d'écoles.
Résultat, une thèse très simple avec des approximations qui devrait nous permettre en connaissant quelques données d'en déduire la tension qui fait peur : LA TENSION dans MA longline...

Petit schéma :


Soient :
- L : longueur de la longline
- f : la flèche au milieu
- P : le poids du slackliner se tenant au milieu de la sangle et provoquant la flèche sus-mentionnée.
- T : la composante horizontale de la Tension de la longline qui permet au slackliner de ne pas toucher au sol.

Et bien en vertu d'un Théorème bien connu "Thalés" pour ceux qui se souviennent, on obtient la relation hyper simple : (P/2)/T = f /(L/2)
D'où l'on peut en déduire que : T = LP/(4f)
Voici déjà une bonne approximation de la tension dans la longline avec cette force T. Car non ce n'est pas la tension dans la longline exactement mais la composante horizontale de la tension de la longline. 


Ajoutons :
- a : l'angle formé par l'horizontale et la longline au niveau de l'ancrage.

Si l'on veut obtenir la tension réelle dans l'axe de la longline (celle que le dynamomètre mesure), la relation se complexifie un peu : Treelle = T/cos(a)

Et l'on connait cos(a) par la relation dans un triangle rectangle cos(a) = côte adjacent/hypoténuse
Avec côté adjacent = L/2 et hypoténuse = sqrt(f x f + L x L /4)

Mais avant de sombrer dans la dépression mathématique, regardons ce que vaut un angle a dans l'exemple d'une longline de 100m avec 2m de fléche pour une personne pesant 80kg : 2,29°.
Que vaut le cos(2,29°) = 0,999. Autant dire 1.

Donc ouf ! La tension Treelle est réellement très proche de T.
Conclusion : Si vous arrivez à tendre une longline d'une longueur connue telle qu'une personne d'un poids connu crée une flèche connue en son milieu sans toucher par terre, alors vous savez que la tension générée aux ancrages vaut approximativement : T = LP/(4f)

Remarques intéressantes :
- la force de tension est indépendante du type de sangle. Que vous ayez une sangle basique, ou la dernière sangle en vectran, pour la longueur, la flèche et le poids de la personne qui fait le test, la force restera la même. Cependant, avec une sangle élastique, vous n'arriverez tout simplement pas à tendre la slackline assez avant sa rupture. Notez qu'on néglige ici le poids propre de la sangle dans ce modèle.

- L'élasticité n'intervient pas dans ce modèle statique. L'élasticité intervient cependant dans toute la phase de tension (ce qui fait qu'on arrive ou non à tendre la longline pour ne plus toucher au milieu). Les sangles les plus fortes (Vectran données pour 8T à la rupture) cassent aussi parfois vers 2T. La théorie mise en oeuvre lors de la tension d'une longline est beaucoup plus complexe à mon avis.

(ERRATUM CORRECTION) - La différence de tension entre la tension à vide de la slackline, et la tension avec quelqu'un dessus fait intervenir l'élasticité de la sangle. En effet, si on prend le cas extrème d'une sangle sans poids propre, totalement inélastique, alors il n'y a pas besoin de la tendre, il suffit juste de la placer pour que le slackeur ne touche pas le sol, et la tension sera appliquée dès que le slacklineur marchera dessus. A fortiori donc, une sangle très statique aura une tension à vide plus faible qu'une sangle plus élastique, ce qui se vérifie en pratique lorsque vous comparez la tension à vide à mettre dans une Moonwalk (4,4% à 15kN et 33,4g/m) par rapport à une Dark Blue (5,5% à 15kN et 66g/m) pour une même flèche.

Conclusion :
Plus vous mettrez vos ancrages haut, moins vous aurez à tendre. Si vous gardez en tête cette formule T = LP/4f, avec des approximations, vous pourrez vous dire si vous avez ou non de la marge sur votre système.
Une slackline de 100m avec 2m de flèche pour une personne de 80kg nécessite une tension d'1T. La même slackline avec 1m de flèche nécessitera 2T. 
Si vous avez des doutes sur ce calcul, n'hésitez pas à nous écrire et à nous démontrer qu'il est faux. 
Un grand merci à Christophe pour les souvenirs de mécanique !
A vos calculettes pour les abaques.



Vous n'êtes pas sûrs du point de gauche parce que la pierre vibre un peu lorsque vous tapez dessus...

... Vous aviez raison d'avoir des doutes, mais il aurait fallu s'écouter et procéder à un changement avant la catastrophe...

A l'heure où nous venons de lancer notre version 2 en ligne du guide du highline, je me permets de revenir à la charge sur la sécurité en highline. La pratique se banalise, mais il faut faire attention que vos installations ne descendent pas sous un niveau acceptable de sécurité. Niveau fort subjectif certes, mais voici quelques photos que j'ai pu prendre lors d'un fameux weekend highline grâce auxquelles vous allez peut-être pouvoir comprendre quelques choses à faire ou plutôt à ne pas faire. C'est parti en avant les images.



Les articles sécurité
tiens, elle est où la ligne de sécu ?
Qu’est-ce que le highline ?
Le highline est la pratique du slackline, au dessus d’une hauteur mortelle pour le pratiquant si l’installation venait à céder et/ou le pratiquant à chuter sans leash. Cette hauteur n’est pas forcément vertigineuse. Elle se situe de 5 mètres à 1000 mètres (pour l’instant…). Le slackline et le longline se pratique entre 0.50 et 2 mètres du sol. Entre 2 et 5 mètres se situe une zone dans laquelle le highline ne peut se pratiquer, – bien qu’une chute de cette hauteur puisse être létal pour le pratiquant – puisqu’une chute vachée sur la highline pourrait amener le slacker à heurter le sol. Dans cette fourchette de hauteur, je recommande soit de ne jamais pratiquer le highline, soit de pratiquer une version un peu fade du highline, c’est-à-dire un pont de singe sécurisé par-dessus.
Au-delà de cette description clinique, le highline reste avant tout un état d’esprit. C’est une quête de l’espace, de l’équilibre total.

lire aussi : http://www.escalademag.com/la-slackline-activite-en-vogue

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