Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2012-04-22

Bonjour,
nous reproduisons ici un article de Nature environnement 77 car l'information est importante et démontre une fois de plus que nous sommes en danger en Seine et Marne ! Cela tombe bien, la consultation sur les permis de forer en Ile de France dont nous avons parlez ici à diverses reprises a été encore prolongée ! Vite, dites non massivement !

Nous avions appris de la bouche même du responsable de Vermillion que les liquides ayant servis à la fracturation hydraulique en Seine-et-Marne avaient été réinjectés dans la nappe du Dogger, celle-là même qui est utilisée pour la géothermie.

Comment cela a-t-il été possible alors que les liquides de fracturation contiennent de nombreux produits toxiques ?
Alors que les installations classées (= établissements industriels à risques) doivent être en conformité avec le code de l'environnement qui précise dans son article R212-9-1 :
"Afin d'assurer la protection des eaux souterraines et la lutte contre la pollution ..., le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux respecte, notamment, les dispositions qui interdisent l'introduction directe ou indirecte de substances dangereuses ou qui limitent l'introduction directe ou indirecte de polluants non dangereux dans ces eaux souterraines par suite de l'activité humaine."


L'arrêté du 17 juillet 2009 relatif aux mesures de prévention ou de limitation des introductions de polluants dans les eaux souterraines autorise dans son article 9 les pétroliers à réinjecter leurs sauces de fracturation :
"Les dispositions prévues à l’article R. 212-9-1 du code de l’environnement ne sont pas applicables aux rejets ponctuels directs suivants : ...
L’injection d’eau contenant des substances résultant d’opérations de prospection et d’extraction d’hydrocarbures ou d’activités minières et l’injection d’eau pour des raisons techniques dans les strates géologiques d’où les hydrocarbures ou autres substances ont été extraits ou dans les strates géologiques que la nature rend en permanence impropres à d’autres utilisations. Ces injections ne contiennent pas d’autres substances que celles qui résultent des opérations susmentionnées" 


Tous ceux qui se sont sérieusement penchés sur le sujet le savent : on ne peut pas garantir sur le très long terme que les puits de forages, pendant et après l'exploitation soient parfaitement étanches ! 
Comment affirmer que des tubages en acier en contact avec des produits corrosifs demeurent éternellement en bon état ? Il n'est pas stupide de penser que lesdits tubes une fois corrodés, permettront aux différents fluides de migrer via cette faille artificielle !! Et en Ile de France, plus de 2000 puits ont été forés !


Nature Environnement 77 demande l'abrogation de l'alinéa 2 de l'article 9 de l'arrêté du 17 juillet 2009. L'industrie pétrolière ne doit pas être autorisée à déroger aux obligations des autres industriels.


Quant aux nombreux collectifs qui naissent ici et là en échangeants leurs informations, vous pouvez retrouver leur site depuis notre page consacrée à ce thème. Le collectif de Seine et Marne a d'ailleurs publié un intéressant document sur ce sujet des boues...

Si cela peut vous être utile, es demandes de permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux actuellement accessibles sur le site du Ministère de l’environnement et du DD,  ( Voir :http://www.developpement-durable.gouv.fr/Documents-mis-a-la-disposition-du.html ) .
F. Lienhard  a recherché et regroupé dans le document plus bas, les informations relatifs  au captage (quand ces informations sont disponibles, ce qui est rarement le cas) et surtout au traitement des boues de forage  dans l
Les indications à ce sujet sont très limitées, le sujet tient en général un queques lignes voire est complétement occulté.
En principe il ne doit pas y avoir de fluide de fracturation puisque pas de fracturation hydraulique…

Un document de Françoise Lienhard, qui peut vous être très utile

diponible ici

Voir aussi : 

Nouveaux sites utiles :




Liens vers nos articles précédents :
http://latribunelibredebleau.blogspot.fr/2012/03/forage-petrolier-un-pas-en-avant-deux.html
http://latribunelibredebleau.blogspot.fr/2012/02/une-consultation-discrete-pour-forer.html
Publié initialement sur la Tribune libre de Bleau et d'ailleurs

nous reproduisons ici un article de Nature environnement 77 car l'information est importante et démontre une fois de plus que nous sommes en danger en Seine et Marne ! Cela tombe bien, la consultation sur les permis de forer en Ile de France dont nous avons parlez ici à diverses reprises a été encore prolongée ! Vite, dites non massivement !

Nous avions appris de la bouche même du responsable de Vermillion que les liquides ayant servis à la fracturation hydraulique en Seine-et-Marne avaient été réinjectés dans la nappe du Dogger, celle-là même qui est utilisée pour la géothermie.

Comment cela a-t-il été possible alors que les liquides de fracturation contiennent de nombreux produits toxiques ?
Alors que les installations classées (= établissements industriels à risques) doivent être en conformité avec le code de l'environnement qui précise dans son article R212-9-1 :
"Afin d'assurer la protection des eaux souterraines et la lutte contre la pollution ..., le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux respecte, notamment, les dispositions qui interdisent l'introduction directe ou indirecte de substances dangereuses ou qui limitent l'introduction directe ou indirecte de polluants non dangereux dans ces eaux souterraines par suite de l'activité humaine." 


L'arrêté du 17 juillet 2009 relatif aux mesures de prévention ou de limitation des introductions de polluants dans les eaux souterraines autorise dans son article 9 les pétroliers à réinjecter leurs sauces de fracturation :
"Les dispositions prévues à l’article R. 212-9-1 du code de l’environnement ne sont pas applicables aux rejets ponctuels directs suivants : ...
L’injection d’eau contenant des substances résultant d’opérations de prospection et d’extraction d’hydrocarbures ou d’activités minières et l’injection d’eau pour des raisons techniques dans les strates géologiques d’où les hydrocarbures ou autres substances ont été extraits ou dans les strates géologiques que la nature rend en permanence impropres à d’autres utilisations. Ces injections ne contiennent pas d’autres substances que celles qui résultent des opérations susmentionnées" 


Tous ceux qui se sont sérieusement penchés sur le sujet le savent : on ne peut pas garantir sur le très long terme que les puits de forages, pendant et après l'exploitation soient parfaitement étanches ! 
Comment affirmer que des tubages en acier en contact avec des produits corrosifs demeurent éternellement en bon état ? Il n'est pas stupide de penser que lesdits tubes une fois corrodés, permettront aux différents fluides de migrer via cette faille artificielle !! Et en Ile de France, plus de 2000 puits ont été forés ! 


Nature Environnement 77 demande l'abrogation de l'alinéa 2 de l'article 9 de l'arrêté du 17 juillet 2009. L'industrie pétrolière ne doit pas être autorisée à déroger aux obligations des autres industriels.


Quant aux nombreux collectifs qui naissent ici et là en échangeants leurs informations, vous pouvez retrouver leur site depuis notre page consacrée à ce thème. Le collectif de Seine et Marne a d'ailleurs publié un intéressant document sur ce sujet des boues...

Si cela peut vous être utile, es demandes de permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux actuellement accessibles sur le site du Ministère de l’environnement et du DD,  ( Voir :http://www.developpement-durable.gouv.fr/Documents-mis-a-la-disposition-du.html ) .
F. Lienhard  a recherché et regroupé dans le document plus bas, les informations relatifs  au captage (quand ces informations sont disponibles, ce qui est rarement le cas) et surtout au traitement des boues de forage  dans l
Les indications à ce sujet sont très limitées, le sujet tient en général un queques lignes voire est complétement occulté.
En principe il ne doit pas y avoir de fluide de fracturation puisque pas de fracturation hydraulique…

Un document de Françoise Lienhard, qui peut vous être très utile

diponible ici

Voir aussi : 

Nouveaux sites utiles :



Bonjour,

Ceux d'entre vous qui suivent ce blog savent combien la sauvegarde du pays bleausard compte pour nous. Vous savez aussi que nous ne souhaitons pas sa transformation en un vaste parc d'attraction lourdement aménagé et payant...



L'ami Christian qui gère le site Pof@bleau, lui aussi préocupé par l'avenir de notre forêt, a rejoind le Cosiroc. Il vient de lancer sur son site un sondage très intéressant auquel je vous invite à répondre le plus vite possible.

Les premiers résultats sur un peu moins d'une quarantaine de votants sont édifiants ! Il va y avoir du boulot pour l'ONF, les services de l'état et les associations en terme d'information et d'aménagement.


Résultats au 27/04 matin sur moins de 40 votants
Résultats au 27/04 matin...
La 11- c'est interdiction de la magnésie à Fontainebleau


Il y en a aussi pour nous, à la Tribune, vu le nombre de bleausards qui ne savent pas encore le montant des PV pour incendie (l'info est ici en bas de page ou ici depuis de nombreux mois et surtout, vous devriez prendre connaissance de cet article sur les sanctions...) ou que la forêt fait partie du réseau Man & Biosphère de l'UNESCO (bon, là c'est vraiment que vous ne lisez pas nos articles, on ne peut rien pour vous !)



Une fois ce sondage rempli, et si l'avenir de la forêt vous intéresse, vous pouvez aussi vous inscrire à la conférence organisé par Mountain Wilderness France et le Club Alpin.

Bon, je suis loin de partager l'intégrisme écologique de certains mais j'avoue que débattre de l'avenir francilien est une des choses les plus intéressantes !

29 mai - Soirée Changer d'approche en Ile-de-France



Mountain Wilderness France, avec le concours du CAF Île-de-France, vous propose une soirée « Changer d'approche ».

Lors de cette soirée, vous aurez la possibilité d'avoir un peu plus d'information sur notre association et de débattre sur les actions engagées, celles à venir et celles qui seraient souhaitables à vos yeux.

Ce sera aussi l'occasion de vous projeter le film des frères Favresse « Vertical Sailing » qui sont allés explorer des bigs walls au Groenland en voilier. Ils ont obtenu le Piolet d'Or en 2011 pour cette expédition. La durée du film est de 58 mn.

La réunion se tiendra le 29 Mai 2012 dés 19h00 à la Maison des Associations du 14e arrondissement de Paris au 22, rue Deparcieux 75014 Paris - Metro : Gaîté, Pernety, Raspail.

Merci de nous confirmer, si vous le pouvez, votre participation à cette soirée ici


Après plus de douze ans de tergiversations et de travaux préparatoires, d'avancées et de reculs au rythme d’une marée inexistante en méditérannée, le parc national des Calanques est officiellement né avec la signature du décret de création du dixième parc national français par François Fillon, mercredi 18 avril 2012 ! Entre fausses rumeurs, vrais fantasmes et craintes avérées, les pêcheurs professionnels, les cabanoniers, les chasseurs, les plongeurs, les plaisanciers, les grimpeurs, etc ..., tous craignent de perdre leur liberté et de devoir faire des concessions disproportionnées.

A la Tribune Libre de Bleau nous avons exprimé régulièrement et largement notre opinion, plutôt défavorable à la création d’un parc national aux rabais, et aux portes de la deuxième ville de France (800 000 habitants). Encore une fois rappelons-le depuis la Loi de 2006, les PN ont perdu un peu de leur intérêt car elle autorise de nombreuses concessions qui nous paraissent incompatibles avec une réelle protection de la nature.

Jean-Pierre Giran, président de l'établissement public Parcs nationaux de France (PNF), par ailleurs député (UMP) du Var, reconnaît les particularismes de ce parc dans lequel chasseurs, pêcheurs et exploitants touristiques ont reçu le droit de poursuivre leurs activités ! "C'était le but de la loi de 2006 que j'ai portée : élargir la notion de parc national afin que ce ne soit plus seulement un élément de protection mais aussi de partage de l'espace avec les usagers". 

Les pros et antis PN des Calanques (PNC) sont tous des amoureux du site et, des deux côtés, on se bat, pour les sauver, chacun à sa manière. Avec passion, dans les deux camps on évoque la préservation de la nature, en évoquant l'aigle de Bonelli, l'oursin diadème, le mérou ou le molosse de Cestoni (une très grosse chauve-souris de 40 cm d'envergure !), les célèbres herbiers de posidonie, les superbes genêts de Lobel, ou les savoureuses asperges sauvages...

Le PNC s'étend sur plus de 150 000 hectares et 51 800 ha classés en "cœur de parc" (dont 43 500 en mer) dans lesquels s'applique, quoi qu’on en dise, une réglementation contraignante. C’est bien entendu là que se trouvent les spots mythiques des grimpeurs et des randonneurs que sont  Sormiou, Morgiou, Port-Pin, En-Vau, Port-Miou. Les 8 300 hectares constituants  "l’aire optimale d'adhésion" feront l'objet d'une politique contractuelle de développement durable, avec une charte, entre le parc national et les communes tout comme dans le reste des 106 300 hectares de zones adjacentes ! On pourrait penser que ces zones seront moins soumise à la contrainte mais, force est de constater, que bien souvent (et c’est d’ailleurs ce pourquoi la Loi de 2006 a été voté) les autorités considèrent qu’un PN est un tout en matière d’interdits !
Le PNC est aussi le premier parc national "périurbain" intégrant même certains quartiers de Marseille ce qui contraindra quelques particuliers à changer leurs habitudes… !  Le dossier est aussi très politique sur fond de rivalités au sein de l'UMP en vue de la succession de Jean-Claude Gaudin, l'actuel maire de la ville.

A lire le décret paru au JO (voir plus bas), on comprend vite que les craintes et reproches de opposants sont fondées. En effet, les interdits sont nombreux, évolutifs et laissés aux bons vouloirs du directeur du PNC. Pire, le PNC a été construit sur des compromis étranges, parfois révélateurs des luttes électorales comme cette autorisation de la chasse y compris l’ancestrale chasse à la glu, pratique condamnée par l’Europe (on met de la glu sur les branches d'un arbre et l'oiseau qui s’y fait coller sert d'appât pour les autres migrateurs) !

Et encore pire, les interdictions sont levées en ce qui concerne les grosses pollutions en mer, largement dénoncées pendant ces douze ans d’étude. Le PNC ne règlera donc pas le problème des rejets de boues rouges industrielles  ni celui des égouts de Marseille ainsi que la remarquable décharge à ciel ouvert de La Ciotat situé en plein cœur de parc !



Par contre, plus question de faire des fêtes nocturnes dans les cabanons ou d’utiliser nos traditionnels bivouacs de grimpeur. "On va interdire les palmes des plongeurs pour ne pas déranger les micro-organismes, mais les "promène-couillons" (bateaux pour touristes) restent autorisés", s'étrangle Claude Leloustre, de la Société nautique de Marseille.

"Soit on laissait tomber et il n'y avait pas de parc national des Calanques, soit on trouvait des voies de passage, en l'occurrence des dérogations", se justifiait Nathalie Kosciusko-Morizet, encore ministre de l'écologie, interpellée par un responsable marseillais de France Nature Environnement, lors du congrès de l'organisation, le 28 janvier dernier.
"La limite de l'exercice, c'est que ces mesures spécifiques ne doivent pas être contagieuses pour les autres parcs", ajoutait la ministre.
C’est bien là notre principale crainte !
"Il y a eu un débat très vif avec les défenseurs de la nature, qui parlaient de "précédent fâcheux", souligne Michel Sommier, directeur des PNF, « mais je ne suis pas inquiet, le parc évoluera. » Les dérogations sont dites "décadentes", c'est-à-dire non transmissibles et disparaîtront avec la mort des propriétaires des bateaux de pêche ou des permis de chasse...

En attendant, les opposants au PNC ne désarment et entendent bien attaquer juridiquement ce décret !


Extrait du décret publié au JO le 19/04/2012
(ou télécharger le pdf, 14 pages)

III. – Il peut être dérogé aux interdictions édictées par les 2o, 3o et 4o du I pour capturer des appelants destinés à la chasse au gluau, les détenir, les transporter et, le cas échéant, les emporter en dehors du coeur du parc, avec l’autorisation du directeur de l’établissement public, dans les conditions et limites fixées par l’article 28 et précisées par la charte.

Art. 15. − I. – Sont interdits :
1° L’usage de véhicules nautiques à moteur et la pratique de sports et loisirs nautiques tractés ;
2° Les compétitions sportives motorisées, notamment les compétitions motonautiques ;
3° L’accès aux embarcations à moteur :
a) Dans la calanque d’En Vau, entre le fond de la calanque et une ligne droite, délimitée sur le plan au 1/100 000 annexé au présent décret (1), reliant les points listés dans l’annexe 6 au présent décret ;
b) Dans la calanque de Port-Pin, entre le fond de la calanque et une ligne droite, délimitée sur le plan au 1/100 000 annexé au présent décret (1), reliant les points listés dans l’annexe 7 au présent décret ;
4° La navigation des navires de plus de 20 mètres hors tout, dans les espaces maritimes du coeur délimités sur le plan au 1/100 000 annexé au présent décret (1) par des lignes droites reliant les points listés dans
l’annexe 8 au présent décret pour la calanque d’En Vau et dans l’annexe 9 au présent décret pour la calanque de Port-Pin.
Cette interdiction n’est pas applicable aux navires de transport de passagers mentionnés à l’article 31, dans les conditions et limites définies par cet article ;
5° Le débarquement et l’embarquement de passagers dans le cadre d’activités commerciales ou paracommerciales, à l’exception du débarcadère de l’île Verte.
II. – Sauf autorisation du directeur de l’établissement public, sont interdits :
1° Le survol du coeur du parc à une hauteur inférieure à mille mètres du sol des aéronefs motorisés ;
2° Le campement et le bivouac sont interdits sous quelque forme que ce soit ;
3° L’organisation et le déroulement de manifestations publiques, notamment de compétitions sportives.

L’interdiction édictée au 1° ne s’applique pas aux survols nécessités par les opérations d’approche, d’atterrissage et de décollage sur l’aéroport de Marseille Provence ainsi qu’aux survols effectués conformément aux règles de vol à vue empruntant l’axe de transit de jour « La Ciotat - Cap Croisette - Carry-le-Rouet » sous réserve qu’ils soient effectués à un mille nautique des espaces classés en coeur terrestre et à une hauteur minimale de cinq cents mètres.

III. – Sont réglementés par le directeur de l’établissement public :
1° Le survol du coeur du parc à une hauteur inférieure à mille mètres du sol des aéronefs non motorisés et, le cas échéant, soumis à autorisation ;
2° L’escalade.



IV. – L’accès, la circulation et le stationnement des personnes, à l’exception de l’escalade mentionnée au 2° du III, des animaux domestiques et des véhicules en dehors des voies mentionnées à l’article 21 sont réglementés par le conseil d’administration et, le cas échéant, soumis à autorisation du directeur de l’établissement public, sans préjudice de l’article L. 331-10 du code de l’environnement, en tenant compte des nécessités de l’exercice des activités légalement exercées et de la desserte des propriétés.
Cette réglementation ne s’applique pas aux chiens guidant des personnes aveugles ou assistant des personnes handicapées, sauf dans les zones et, le cas échéant, pendant les périodes, définies par le conseil
d’administration en vue d’assurer la protection du patrimoine, notamment d’espèces animales ou végétales ou d’habitats naturels, ainsi qu’aux chiens utilisés pour la surveillance, la conduite et la protection des troupeaux.

V. – Peuvent être réglementées par le directeur de l’établissement public les autres activités sportives et de loisirs en milieu naturel, qu’elles soient pratiquées à titre individuel ou dans un groupe encadré par des professionnels.

VI. – Les armateurs exerçant une activité de transports de passagers pour la visite des Calanques, quel que soit le port de départ, avec des navires circulant dans les espaces maritimes du coeur du parc à la date de publication du présent décret sont, ainsi que les navires utilisés à cet effet à la même date, inscrits sur une liste établie par le directeur.
L’exercice de cette activité par un nouvel armateur ou par un armateur existant au moyen d’un nouveau navire est subordonné à une autorisation du directeur, qui procède à l’inscription sur la liste prévue à l’alinéa
précédent.

II. – Les autorisations délivrées au titre du 1° du II peuvent être subordonnées au paiement d’une redevance dont le montant est fixé par le conseil d’administration.


Art. 22. − L’interdiction édictée par le 8° du I de l’article 3 n’est pas applicable aux rejets issus des stations d’épuration dans les zones affectées par ces rejets à la date de publication du présent décret. Cette interdiction n’est pas davantage applicable aux résidus de traitement de bauxite issus de l’usine d’exploitation de l’alumine
située à Gardanne rejetés dans le canyon de la Cassidaigne mais est limitée jusqu’au 31 décembre 2015 s’agissant des résidus solides qualifiés de « boues rouges ».

Art. 24. − I. – Le conseil d’administration de l’établissement public est composé de cinquante et un membres, ainsi répartis :
1° Neuf représentants de l’Etat :
a) Un représentant du ministre de l’intérieur ;
b) Un représentant du ministre de la défense ;
c) Le préfet maritime de la Méditerranée ;
d) Le directeur du service déconcentré régional chargé de la protection de la nature ;
e) Le directeur du service déconcentré régional chargé de la mer ;
f) Le directeur du service déconcentré départemental chargé de l’agriculture, de l’équipement et de la mer ;
g) Le directeur du service déconcentré régional chargé de la culture ;
h) Le directeur du service déconcentré régional chargé des sports ;
i) Le directeur du service déconcentré régional chargé du tourisme ;
2o Douze représentants des collectivités territoriales :
a) Le maire de la commune de Marseille ;
b) Le maire de la commune de Cassis ;
c) Le maire de la commune de La Ciotat ;
d) Un maire élu par et parmi les maires des communes qui ont adhéré à la charte, à l’exclusion de ceux
mentionné aux a, b et c ;
e) Deux conseillers municipaux désignés par le conseil municipal de la commune de Marseille ;
f) Le président de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole ainsi qu’un autre représentant
désigné par cet établissement ;
g) Le président du conseil régional de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ;
h) Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône ainsi que deux conseillers généraux désignés par
l’assemblée départementale ;
3° Vingt-neuf personnalités :
a) Le président du conseil scientifique de l’établissement public du parc national ;
b) Dix-neuf personnalités à compétence locale nommées sur proposition du préfet des Bouches-du-Rhône :
– deux personnalités compétentes en matière d’activités commerciales ou artisanales exercées dans le parc national ;
deux représentants des pêcheurs professionnels ;
– un représentant de la chambre de commerce et d’industrie de Marseille-Provence ;
– un représentant de la chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône ;
trois représentants d’associations de protection de l’environnement ;
quatre personnalités compétentes en matière de sports de nature ;
– un représentant des pêcheurs amateurs ;
un représentant des sociétés de chasse des communes concernées par le coeur du parc national ;
– un représentant des propriétaires fonciers dans le coeur du parc national ;
– un habitant du parc ;
– deux représentants des associations de quartiers dans le parc ;
c) Neuf personnalités à compétence nationale :
cinq personnalités désignées par le ministre chargé de la protection de la nature dont au moins deux sur proposition du Conseil national de la protection de la nature appartenant aux associations agréées de
protection de l’environnement ou au milieu de la recherche scientifique ;
– un représentant de l’Office national des forêts ;
– un représentant du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres ;
– un représentant de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse ;
– un représentant de l’Agence des aires marines protégées ;
4° Un représentant du personnel élu par le personnel permanent de l’établissement public du parc. Un suppléant est désigné dans les mêmes conditions.

II. – Les représentants de l’Etat ou de ses établissements publics peuvent se faire représenter par un membre du service ou de l’organisme auquel ils appartiennent. Les maires et présidents mentionnés aux a, b, c, f, g et h du 2° du I peuvent se faire suppléer par un élu de la même assemblée délibérante. Les autres représentants des
collectivités territoriales peuvent se faire suppléer par un élu désigné dans les mêmes conditions.

Les membres mentionnés au 3° du I peuvent donner mandat à un autre membre du conseil d’administration.

III. – Le président du conseil économique, social et culturel assiste aux séances avec voix consultative.

Art. 28. − L’autorisation de capturer des appelants pour la chasse au gluau est accordée aux titulaires du permis de chasser qui, à la date de publication du présent décret, sont affiliés à une société de chasse ayant au moins une partie de leur territoire dans le coeur du parc et qui sont titulaires ou bénéficiaires d’une autorisation
préfectorale annuelle d’employer des gluaux.


Communiqué de presse ASPAS,  Le 19 avril 2012

Parc National des Calanques : espace de chasse protégée

Avec la création du Parc National des Calanques, on assiste à la création d’un nouveau genre d’aires protégées : les Parcs Nationaux de protection… de la chasse !
Si l’ASPAS devrait se réjouir de voir aboutir ce projet de protection d’un site exceptionnel aux portes de la seconde ville de France, nous ne pouvons que constater que non seulement ce Parc National n’est pas à la hauteur des attentes en matière de protection de la nature, localement, mais qu’il crée également un grave précédent au sein des aires protégées françaises en y autorisant la chasse, et surtout les pires de ses pratiques.

Dans le Parc National des Calanques seront autorisées tout à la fois, la chasse aux gluaux, un mode de chasse interdit par la législation Européenne, et la pratique des lâchers de gibiers de tirs, véritable honte de la chasse française.

La chasse aux gluaux consiste à enduire des branches de glu, sur lesquelles les oiseaux, attirés par le chant de leurs congénères « appelants », viennent s’engluer. Contraire à ses engagements européens, cette pratique est pourtant autorisée par la France dans les départements de PACA. Elle fait l’objet d’un recours de l’ASPAS auprès de la Commission Européenne en raison de la cruauté de cette chasse particulièrement barbare, mais aussi à cause de sa non sélectivité. En effet, de très nombreuses espèces protégées, mésanges, rouges-gorges, accenteurs, sont victimes par dizaines de milliers de cette pratique scandaleuse. Chaque année, les pouvoirs publics autorisent la capture de plusieurs centaines de milliers de grives par ce procédé.

Cette pratique sera désormais autorisée dans les mêmes conditions au sein d’un Parc National !

Les lâchers de gibiers de tirs, ces faisans ou perdrix sachant à peine voler, lâchés la veille des parties de chasse, pourront être pratiqués en zone centrale du Parc National. Cet espace est pourtant censé protéger la faune sauvage, mais également sensibiliser le public à sa protection.

Dans ce parc, toutes les activités nature seront règlementées et connaitront des restrictions d’usage, à l’exception de la chasse, qui verra ses pratiques, y comprises illégales, confortées sur l’intégralité du périmètre du Parc. Les promeneurs n’auront pas le droit de cueillir une pâquerette mais les chasseurs pourront tuer la faune sauvage pour se divertir !

L’ASPAS condamne donc avec force, ce bradage de la protection de la nature, cette dégradation inadmissible des Parcs Nationaux, au profit des méthodes de chasse les plus scandaleuses. Ce nouveau cadeau aux chasseurs arrive, comme par hasard, à quelques jours du premier tour des élections présidentielles.




Mieux vaut prévenir...
Le vol sur les parkings du Pays de Fontainebleau est une activité estivale quasi industrielle. Heureusement pour nous, elle semble en régression d'après les statistiques des dépôts de plainte... Toutefois, ne tentons pas le diable et comme un bleausard averti en vaut deux... nous relayons le message de l'ONF qui lance pour la troisième année consécutive sa campagne de prévention des vols en forêt de Fontainebleau avec un tract à apposer sur votre pare-brise.


Qui parmi les bleausards assidus n'a pas eut à souffrir de cette plaie qui consiste à faire appel au célèbre réparateur de vitres brisées suite à la visite de sa titine préférée sur un stationnement forestier ? Depuis peu, on constate des vols par perçage d'un trou juste au-dessus de la serrure (rapide et discret) !

 


Isatis à Pâques 2012
C'est monnaie courante dans les sites d'escalade et ceux d'entre nous qui fréquentent les Calanques de Marseille (y compris sur les parking payants !), Presles ou Seyne le savent : il ne faut rien laisser dans la voiture !

Donc rappelons le, ne tentez pas le diable ! La voiture doit paraître (être) vide... Pas de support pour GPS, de pochette range CD etc., les boîtes à gants seront ouvertes et si possible retirez la plage arrière. Un simple sac en plastique ou de jouets d'enfant suffit à intriguer les "visiteurs" !!!

Soyez particulièrement vigilant sur les stationnements de bords de routes (Bois Rond, Coquibus, Gorges aux chats, JA Martin...

Certains grimpeurs ont testé des stratagèmes comme laisser sa voiture ouverte ce qui vous expose à un risque de détérioration, pire de vol de la voiture sans effraction (les assurances aiment beaucoup)ou, plus sympa, à sa transformation en cabane..., ou laisser ouvert et avec de l'argent sur le tableau de bord ( détérioration par un voleur insatisfait du montant !) mais ils ne fonctionnent pas toujours, croyez nous sur parole...

Bien évidement, les plus exposés sont les voitures et autres vans étrangers au 77 dont on se doute qu'ils renferment du matos de bivouac, des vêtements, etc. 

Bref, faites le vide, c'est plus sûr !



Le communiqué ONF 

Pour la troisième année consécutive, l’Office national des forêts met en place une communication préventive sur les risques de vol en forêt domaniale de Fontainebleau.

Avec ses 17 millions de visiteurs et ses 22 000 hectares de forêt, le massif domanial de Fontainebleau constitue un lieu propice aux vols à la roulotte.
Chaque année, ces actes de malveillance se produisent principalement d’avril à octobre lorsque les fréquentations sont les plus fortes et touchent surtout les bords de route mais également les aires de stationnement.
C’est le cas, par exemple du parking des Gorges-de-Franchard.

En 2011, le commissariat de Police a recensé 33 faits (comptabilisés à Fontainebleau) sur le massif mais il s’avère que de nombreux visiteurs déposent plainte dans les commissariats et gendarmeries de leur domicile.

Ce sont les objets de valeur laissés dans les voitures en stationnement (même les coffres) qui sont particulièrement bien recherchés (GPS, porte-monnaie, lecteur MP3, téléphone portable, etc).

Renforcer la surveillance et l’information aux usagers.
Face à ce constat et avec le concours actif du commissariat de Police de Fontainebleau, l’ONF s’est engagé, depuis 2010, à développer une opération de communication massive sur ces lieux. L’objectif est de mieux informer et d’alerter les automobilistes sur les risques de vol en placardant des affiches sur les panneaux d’information et en leur distribuant des flyers sur les parkings. Cette opération fut une très bonne réussite en 2011 et sera poursuivie.
De plus cette année, pour renforcer la prévention, un message plus dissuasif pourra être apposé en vue sur le tableau de bord des véhicules.



Par ailleurs, les agents de l’ONF effectuent des tournées régulières à cheval ou en voiture visant à sensibiliser les usagers et à assurer la surveillance et la protection de la forêt domaniale. Ils participent également à des actions conjointes avec la police nationale et la gendarmerie.


Petits rappels sur le stationnement par La Tribune Libre de Bleau :


Photo : Fred Vizzy

- Respectez les aires de stationnement autorisé,
- Respectez les places de stationnement des personnes à mobilité réduite,
- Ne franchissez pas les barrières, même celle laissées ouvertes
- N'entravez pas les barrières limitants la circulation sur les chemins, c'est le seul point de passage pour les véhicules de secours (incendies, accidents...)
- Respectez l'interdiction de camping sauvage,
- Stationnez avec intelligence !
- Ne laissez-pas vos déchets sur les parkings, ils ne sont pas ramassés !
Bonjour,


Notre blog est consacré à la sauvegarde des sites de pleine nature utilisés par les grimpeurs, les randonneurs, les VTTistes, etc. Nous y parlons de Bleau et d'ailleurs et si nous concentrons nos efforts sur la Seine-et-Marne, cela ne veut pas dire que nous oublions nos voisins essonniens. Car, oui,  le Pays de Fontainebleau ne se limite pas au 77 et l'Essonne a aussi ses combats... Voici donc un petit focus sur Milly-la-Forêt et ses environs...

Il existe un blog baptisé les "Chroniques vertes de Milly et d'ailleurs" qui s'est donné pour mission d'informer les habitants de Milly-la-Forêt et de ses environs  des événements de la vie locale. C'est surtout le support de communication de l'association UNIS VERS UN MILLY VERT, et il accorde donc une large part de ses articles aux problématiques environnementales  locales et globales. 
Bref, c'est un peu notre frère jumeau !
Un coup de coeur, un coup de gueule ou tout simplement une information que vous souhaitez partager sur la vie à Milly-la-Forêt alors faites comme pour la Tribune libre de Bleau et d'ailleurs, un petit mail (latribunelibredebleau [arobase]gmail.com) pour proposez votre  idée de texte et/ou des photos ou illustrations à l'adresse suivante :
bernard.redon[arobase]free.fr



Quelques exemples des combats actuels des associations locales :


A Boutigny : 
C'est le saccage du Bois de Déba, en haut de la Creuse Rue et à l'angle du GR 1 qui soulève les protestations... Vu les photos, nous compatissons !




Autour de Maisse, les carrières de sables font débat !

Comme toutes les extensions de carrières, celle de Fulchiron soulève bien des problèmes : bruit, terrain, mais aussi trafic routier...

Acte 1. en  2003/2004.
L'enquête publique traitant du contournement Nord de Maisse est lancée. Le projet prévoit que la déviation passera sur terres de Fulchiron (Schéma point A) jouxtant à l'Ouest la zonne d'activité commerciale. 
Les carriers sont d'accord mais demandent une extension de carrière au lieu dit "le Bois Rond". Avis favorable est donné et après respect scrupuleux de la procédure le site est ouvert à l'exploitation.(Carte pointB)
Source : le Geai

Acte 2. en 2008.
La déviation Nord est en stand bye mais une nouvelle extension d'une carrière existante (Combe St.Eloy point C) est demandée. 
Le Geai, une association de défense très efficace à qui nous avons emprunté les éléments de cet article, flaire une manières détournée de relancer le projet de déviation Nord, vu le trafic routier engendré par les 2 carrières. (70 0000 t/an soit 92 40t par j sur 5j). et interroge le commissaire enquêteur à ce sujet. Celui ci se garde de répondre.

A fin mars 2012, le Permis de Construire de rajeunissement de l'usine (point C) n'aurait pas été signé (voir plus bas) !


Source : le Geai


Acte 3. en 2009.
Le sable provenant des carrières est traité dans une usine plutôt vétuste de la Combe St.Eloy à Maisse. Un nouveau permis de construire porte sur la création d'une nouvelle usine et d'un site de transfert pour camion et train sur la droite en allant vers Buno.
Ce site serait alimenté par un convoyeur à bande passant au dessus de la route de Buno et du RER.. Si ce projet est accepté, les camions du Bois Rond descendront à Maisse par la D837 puis emprunteront la route de Buno. Les matériaux seront ensuite chargé sur camion ou train (1 par j sur 5j). Les camions (92/j) prendront la route vers Milly(46) ou Etampes via Maisse(46). Il faut noter que la SNCF est hostile et c'est un doux euphémisme à ce convoyeur à bande passant au dessus de ces trains.
Certains préfereraient qu'un convoyeur à bande assure le transport du Bois Rond à la Combe St Eloi et récproquement. Ramené au Bois Rond, toute la production emprunterait la "Déviation Nord" !
Inconvénient : le bois St.Eloy est zone protégé donc pression de tous les intéressés pour obtenir une dérogation. Ceci n'est d'aiileurs pas grand chose, comparé à l'éventration de la Combe Malabris qu'emprunterait la déviation Nord
En reportant le tracé du projet de contournement Sud, on voit que celui ci servirait aux besoins de transport local (B vers C) et de transport Est/ouest vers Milly ou Etampes.. La carrière A ferme cette année (réhabilitation : autre débat).
Inconvénient ; si la déviation Sud est remise sur le tapis, les Maissois peuvent s'attendre à voir passer les 40t locaux pendant bien des années


Déviation de Maisse . En mai ....ou avec Fulchiron : le retour
Proposition d'un itinéraire de délestage en attendant l'ouverture d'A19

Source : Le Geai
Le Geai estime que la déviation de Maisse constitue un tronçon d'une future super francilienne...
Cette déviation fera en outre double emploi avec la future A19



Nous suivrons les évolutions de ces débats mais pour en savoir plus dès maintenant, notez ces deux adresses :




Le site du SAD, le sport nature à Milly

NATURE