Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2012-01-08

Vous connaissez certainement l'IGN. Depuis le 1er janvier 2012, l'GN a aussi intégré la cartographie forestière. Là, il ne s'agit plus des données loisirs mais bien de celles se rapportant à la sylviculture du site. Une vrai mine d'or pour les passionnées et professionnels de la forêt que nous vous invitons à découvrir. Intégré au Géoportail, cela fait un outil redoutable pour la connaissance et la surveillance de la forêt et ses paysages...


L’IGN :
L’Institut géographique national est né en 1940. Il est l’héritier du service géographique de l’armée, créé en 1887. Transformé en établissement public à caractère administratif en 1967, il est aujourd’hui placé sous la tutelle de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement (MEDDTL).
L’institut a pour vocation de décrire, d’un point de vue géométrique et physique, la surface du territoire national et l’occupation de son sol, d’en faire toutes les représentations appropriées et de diffuser les informations correspondantes. Il contribue ainsi à la protection de l’environnement, au développement durable, à la prévention des risques et à la défense de la nation.
Historiquement concepteur de cartes, l’IGN produit aujourd’hui, à partir d’images aériennes ou satellitaires, des bases de données numériques interopérables, utilisables pour de nombreuses applications.
L’institut emploie actuellement près de 1625 agents. Son budget s’élevait à 132,1 M€ en 2010 dont 40% au titre de la vente de produits et de prestations.

Les randonneurs, grimpeurs et autres sportifs de pleine nature que nous sommes sont habitués à l'utilisation de la carte IGN bleue.Celle de Fontainebleau porte le n° 2417 OT. L'échelle est de 1 cm pour 250 mètre soit 4 cm pour 1 km. Sa précision (dépassée uniquement par des cartes très spéciales comme celles nécessaires aux CO) et les indications touristiques comme le balisage des sentiers de randonnées, en font l'outil le plus efficace et le plus indispensable à qui veut se promener. Encore faut-il savoir la lire !
N'hésitez-pas à rendre visite au site Randonner Malin (lien dans la colonne de gauche) qui donne de très bons conseils. La vidéo, "la courbe de niveau expliquée" est très intéressante.
Tiens, petite astuce pour ceux et celles qui s'égarent à Bleau.
Aux croisements de deux chemins, repérez sur les troncs d'arbres, les plaques ou peintures indiquant un numéro. Il s'agit du numéro des parcelles forestières. Ceux-ci figure aussi sur la 2417OT. Ainsi, il sera facile de se repérer sur la carte et de retrouver votre chemin.

Extrait de carte IGN TOP 25 n°2417OT
avec les courbes de niveau, les sentiers... il y a toutes les précisions pour repérer la localisation des blocs

L’IFN :
Là, je sais, c'est moins connu, l’Inventaire forestier national (IFN), créé en 1958, est depuis 1994 un établissement public de l’État à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire (MAAPRAT).
Il est notamment chargé d’élaborer et de mettre à jour, sur le territoire métropolitain, l’inventaire permanent des ressources forestières, d’en publier les résultats et de diffuser les données correspondantes. Il réalise ainsi sur l’ensemble du territoire métropolitain un sondage statistique annuel et une cartographie forestière dont le rythme de mise à jour est de l’ordre de dix ans.
L’Inventaire joue également un rôle central dans l’observation et la surveillance des écosystèmes forestiers, le renseignement des indicateurs de gestion durable de la forêt française et l’élaboration des positions françaises au niveau international dans le domaine de la forêt.
L’IFN emploie de l’ordre de 185 agents ; son budget s’élevait à 13,5 M€ en 2010.

Le Conseil des ministres du 26 octobre 2011 a approuvé le décret qui crée l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) au 1er janvier 2012. Cet institut est issu de la fusion de l’Institut géographique national (IGN) et de l’Inventaire forestier national (IFN).

Le Conseil de modernisation des politiques publiques du 30 juin 2010 avait pris la décision d'intégrer l'Inventaire forestier national (IFN) à l’Institut géographique national (IGN) et avait fixé l’échéance de cette intégration au 1er janvier 2012. Le statut, les missions, la gouvernance, le nom (Institut national de l’information géographique et forestière) et le sigle (IGN) du nouvel établissement sont définis dans le décret qui vient d’être approuvé.

Si le nouvel établissement conserve l’ensemble des missions des deux établissements, ses attributions sont également élargies. En particulier, l’Institut national de l’information géographique et forestière se voit explicitement confier la mise en œuvre de l’infrastructure nationale d’information géographique, il lui incombe de dresser la carte forestière sous la forme d’un référentiel numérique, de mettre en œuvre des programmes d’observation et de surveillance des écosystèmes, de fournir des informations contribuant à la définition, à la mise en œuvre et à l’évaluation de politiques nationales relatives à l’écologie, à l’énergie, à la forêt, à l’aménagement du territoire, à la prévention du changement climatique et à l’adaptation à ce changement, de mettre en place et d’administrer le portail INSPIRE de l’Etat. Le Géoportail est consacré en tant que vecteur principal de la diffusion des données géographiques et forestières ainsi que des fonds cartographiques numériques.



La Seine et Marne par l'IFN...

C'est donc sur ce site de l'IFN que vous allez pouvoir trouver toutes les données sur les forêts françaises. Une vraie mine d'informations dont je suis loin d'avoir exploré tous les coins et recoins. La page liée à la cartographie interactive est un super joujou, cliquez sur le département de votre choix, zoomez, modifiez les paramètres dans les champs à droite pour obtenir la restitution souhaitée...  un véritable puzzle de couleurs.   


L'Ile de France sur le site de l'IFN.
Notez, en haut à droite, les case à cocher pour faire apparaître certains détails


La carte obtenue peut ainsi vous révéler le traitement sylvicole de la zone en distingant : ●    la jeune futaie de feuillus
●    l'autre futaie de feuillus
●    jeune futaie de pins
●    autre futaie de pins
●    jeune futaie de conifères indifférenciés
●    futaie mixte
●    mélange moyen de futaie de feuillus
●    mélange riche de futaie de feuillus
●    mélange de futaie de conifères et taillis
●    futaie de conifères et taillis
●    taillis
●    forêt ouverte
●    lande
●    peupleraie
●    autre...


Et voici le Massif forestier de Fontainebleau
Beaucoup de couleurs... beaucoup de paysages différents
Bonne exploration à tous !
Bonjour,

Vous le savez certainement (sinon, il faudra réviser un peu l'histoire de XXè siècle en allant sur notre site) les Trois Pignons étaient il y a peu (à l'échelle des forêts) un ensemble de plus de 2000 propriétés privées !

Il reste aujourd'hui, notamment en lisière, quelques enclaves privées dont certaines peuvent faire tâches. Les travaux autour de l'Auberge de la Feuillardière par exemple ne vous choquent-ils pas ?..
Dans un autre registre, les tags (peut on appeler ça autrement ?) qui délimitent la parcelle privée de la Roche aux Oiseaux en sont un autre exemple. A cette endroit, fréquenté depuis les années 50 par quelques grimpeurs, on trouvait jusqu'en 2001, une décharge de matelas, bicyclettes et autres déchets privés qu'une poignée de bénévoles a retiré.

Mais voilà un balisage d'un autre genre... un sentier rose fluo, réalisé dans un des plus beaux sites des Trois Pis !


Photo Soleg : sur le sentier bleu n°16 vers le Dolmen

En effet, du coté du Télégraphe, le long du sentier Bleu n°16, et même en dehors jusqu'aux arcades de Trappe-Charrette, l'emprise des aqueducs, en particulier les bornes matérialisant les limites du terrain de la ville de Paris (bande suivant les aqueducs) ont été bombé, je n'ose pas dire sauvagement mais au moins de manière plus que très excessive, à la peinture Rose fluo.

Cela nous choque profondément et nous pensons qu'il en est de même pour le baladeur, le promeneur, le grimpeur (beau circuit bleu), le photographe. qui passe dans ce très beau coin de forêt. Une partie du sentier bleu à même été "piquetée"; pourquoi ???

Heureusement, il n'a pas bombé en rose la gravure du Télégraphe de Chappes.




Encore une histoire d'ordures en forêt. Malheureusement celles là ne se ramassent pas, pour la faire disparaître, c'est décapant, brosse et huile de coude.
Ca devrait bien se trouver bientôt ces petits ingrédients n'est-ce-pas ?

Va t'on laisser faire n'importe quoi dans les propriétés privées des Trois Pignons ?





Soleg et Greg des blocs

MISE A JOUR de 18h00 :
Dernières nouvelles du Télégraphe via Soleg.
Gilbert (AAFF) a été sur place aujourd'hui et y a rencontré, devinez qui, ...des géomètres !

Gravure du Télégraphe
témoignage historique d'un temps où Gps, internet et téléphone n'existait pas

Ce sont bien eux qui ont "peint" les balises. Une société de géomètres a été mandatée par les Eaux de Paris pour repérer les limites exactes et les bornes du terrain (ce que Soleg soupçonnait) car les agents Eaux de Paris étaient un peu perdus dans ce coin.

Le travail est terminé et ils repartent... sans effacer les bombages bien sûr !

L'aqueduc constitue une enclave privée sur laquelle l'ONF n'a pas de droit particulier. Cette zone est exclue de la forêt de protection. Une coupure de plus dans la Forêt !!!

En tous cas, peut être qu'avec ce type de publication, l'ONF et l'observatoire des AFF pourra t'il obtenir des Eaux de Paris, un peu de respect et de nettoyage...
Côté huile de coude, Soleg et Gilbert ont prévu un effacaçace pour bientôt. Bon courage à vous deux !

Bonjour,

Voici quelques news sur Bleau qui méritaient bien un commentaire ou deux. Un vrai programme électoral pour 2012 !!!
Commençons directement par l’appel lancé par François Louvel, désormais célèbre grimpeur depuis son Itw par Stephan Denys publiée dans Grimper dans le numéro d'octobre-novembre ! Dans cet interview, François revient beaucoup sur les problèmes d'environnement et notamment d'érosion qui lui tiennent particulièrement à coeur.

François nous a alerté à plusieurs reprises sur la dégradation du bas de pente à l’Elephant. J'en ai parlé à plusieurs reprises sur ce blog. Ses actions ont notamment permis la stabilisation de la situation au pied de "Vaches folles" mais c’est une action à grande échelle qu’il faut prévoir pour éviter des glissements de blocs et des interdictions comme sur le site voisin de la DJ.

Justement, la réunion du Comité Erosion se tiendra prochainement… L’ ordre du jour (extrait), en est le suivant :
 - point sur travaux 2011 ;
 - présentation des 1ères mesures sur Big Boss ;
 - proposition de travaux futurs sur Fontainebleau (2 escaliers à créer sur GR1, talus de l’escalier de la Tour Denecourt, sentier bleu n°2) ;
 - proposition de travaux futurs aux Trois Pignons (25 bosses) ;
 - visite et proposition de travaux futurs sur Larchant (Eléphant, Dame Jouanne) ;

Photo : françois Louvel
Erosion à l'Elephant




François vous invite à réagir à sa demande !…

Il propose une organisation et certaines actions qui devraient susciter un débat parmi les grimpeurs !

Extrait : "...que des engins de chantiers (bulldozer, pelleteuse) viennent déposer quelques beaux gros cailloux ..." Je vous invite à lire l'ensemble de la lettre à réagir, proposer, ... et agir.

Vous pouvez en débattre directement avec François sur le forum de Bleau.info

[…]
J’alerte depuis longtemps (cf ci-dessous) sur le problème qui va s’accélérant.
J’ai constaté ces dernières années que de nombreux passages c’était ouvert à la circulation dans le sens de la pente. ainsi le point N et au-dessus du point T sur le schéma ci-dessous. Je pense qu’il faudrait refermer ces passages et y favoriser la reprise de la végétation.
Il me semble avoir remarqué d’une manière général que pinèdes et bruyères (seul végétation si fragile qui pousse au sol sous les pins) étaient peu efficace pour le maintient des sols : même dans les endroits expérimentalement interdit à la circulation comme sur le pignon de la 95.2 on ne constate pas une bonne reprise de la végétation. Ils subsistent à l’éléphant quelques poches d’une végétation autre, comme la petite "forêt" au-dessus du rocher des demoiselles, forêt de bouleaux, arbres "pilotes" susceptible de favoriser l’implantation d’autres espèces de feuillus ?
J’ai maintes fois a petite échelle réalisé de petit travaux pour lutter contre l’érosion, parfois la solution est d’empêcher le passage en certains endroits. Pour cela j’ai constaté qu’un moyen très efficace était de, planter des ronces ! (ou autre épineux). Il faut évidemment un terrain favorable à leurs implantations.
Aussi je proposerai en certains endroits de ramener terre et ronces et branches mortes disponible en abondance à 100 mètres en face (dans un lieu ou la nature cicatrisera rapidement des menues blessures qu’on lui aura à cette occasion infligé) pour reconquérir ces points névralgiques et les interdire à la circulation sans empêcher pour autant l’accès aux voies d’escalades (sinon les grimpeurs étant ce qu’ils sont, c’est peine perdue). Ces points à aménager ainsi me semble être les points C, E, N, R et T et peut être G .
Pour les autres points subissant de gros problèmes d’érosion, lieux de fréquentation intense ou la végétation n’a pratiquement aucune chance de reprendre, je pense que les aménagements de type pieux enfoncés et planches, déjà essayé, ont fait la preuve de leur inefficacité (on en voit des résidus par-ci par là), seuls les quelques malheureux boulots qui subsistent sur la "plage" pourraient ainsi être sauvés. Les passerelles aux sols comme à la Dame Jouanne ne sont pas non plus adaptées car la circulation ne se fait pas sur un sentier défini mais en tout sens, d’un rocher à l’autre.
Si cela était possible (?...), il ne me choquerait pas que des engins de chantiers (bulldozer, pelleteuse) viennent déposer quelques beaux gros cailloux (1m3 ou +) dans les points bas qui leurs sont accessibles H, G, L, O, s , les bénévoles pourraient ensuite finir l’aménagement avec des pierres de dimensions plus raisonnables.
Sinon, en ces points comme en ceux inaccessibles à des engins, a, b, f, i, m, q, P et T , construire des murets de pierres, troncs, etc. (les trois derniers points étant les plus problématiques, enfoncer des pieux ou construire un muret de pierre sur du sable étant voué à l’échec, j’ai déjà déplacé des blocs de 1 m3 avec un tire fort sur quelques mètres, mais sur de tel distance ...)
J’aimerai organiser cette action en deux temps, deux journées. Une première journée discussion plus action sur le point P, pour se préparer, avec des personnes prêtes à s’impliquer, responsables associatifs par exemple, pour diriger une équipe, coordonner les actions, pour la 2ème grande journée de mobilisation sur un des autres points.
[…]
François Louvel , membre du COSIROC .

 

Puisque nous sommes à l’Eléphant, je voudrai reparler du respect du patrimoine de notre Forêt et tout particulièrement des gravures rupestres !

Parmi les nombreux sites abritant des auvents ornés, le Golfe de Larchant est un des plus exceptionnel avec pas moins de 26 cavités ! Si bon nombre de celles de la DJ, notamment la « Grotte aux voleurs » sont très dégradés pour cause de sur fréquentation, pollution et autres feux de bivouac, il en est une qui a échappé au massacre et je souhaiterai que les grimpeurs qui s’y rendent ne puissent pas être tenu pour responsable de la destruction des trésors qu’elle abrite.

Photo de Jipé/Photonaturefontainebleau
Ces traces oranges sont une des trois peintures préhistorique de Fontainebleau !
Le Gersar l’appelle par son nom géographique et historique : la Roche au Diable. Pour d’autres, c’est la Grotte à la peinture… C’est grâce à mon amis photographe Jean Poule Debleau, célèbre animateur d’un excellent blog auquel je fais très souvent référence que j’ai enfin pu appercevoir ces peintures préhistoriques que je prenais pour une étrange migration d’oxyde de fer.

Découverte en 1959 et très étudiée par les préhistoriens, cette grotte a permis d’attribuer certaines des gravures qui s’y trouvent à l’époque mésolithique. D’après Jacques Hinoult, « Lors de sa découverte, ce vaste abri, où l'on ne circulait qu'à genoux, se présentait sous la forme d'une cavité se terminant par un boyau étroit donnant accès à une chambre géodique. »
Le relevé des tracés digitaux
Cette dernière communique avec la platière par une cheminée oblique. Sur le plafond de l'abri, une peinture à l'ocre jaune est encore visible. Comme l’écrit Jipé : « Un bloc de grès présentant des sillons gravés et un gros bloc monolithe entièrement gravé étaient en contact avec la couche mésolithique, où furent retrouvés à la fois les outils ayant servi à graver, et des restes d’activité humaine (armatures d’armes en silex, foyers, restes de faune). »

Il est très rare que je donne des localisations précises. Vous dire où se trouve cette grotte est peut être une erreur en terme de préservation mais je ne voudrai pas, que par notre silence, et vu sa fréquentation par les grimpeurs, qu’un stupide feu de bivouac détruise ces peintures qui ont traversée les millénaires…

Donc, si je vous dis, Eléphant, secteur du « bout du monde »…
La description faite par Bleau.info est la suivante :
« Le Bout du Monde est en fait constitué d'un long toit caché sous la végétation au Sud-Ouest du massif classique de l'Éléphant. De nombreuses traversées et combinaisons difficiles y ont été ouvertes et le bloc est recommandé lors des périodes de canicule. En contrepartie, l'endroit sèche extrêmement lentement et il est rare que les voies soient en condition en dehors de la saison estivale. Notons que la présence de gravures rupestres sous l'auvent impose aux grimpeurs d'être très respectueux des lieux. »

On y trouve une dizaine de traversées de niveau 7 d’une grande ampleur… et d’après le topo de Thierry Guéguen, une seule voie (n°2 et au demeurant peu intéressante) part du socle. Merci d’éviter celle-ci pour bien préserver les gravures. Merci aussi de ne faire aucun feu sous cet auvent ! D’ailleurs, quand on sait que l’on rentrait autrefois à genou dans cette grotte (j’y suis allé pour la première fois en 1977), on peut se demander si pour son avenir, il ne serait pas utile de procéder à son comblement partiel…

 

j’ai le plaisir de vous informer que l’Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau, qui comme moi constate régulièrement de nouvelles atteintes à l’intégrité de notre forêt, vient de lancer son Observatoire de la forêt !
Voici ce que l’AAFF communique :

"Lors de leur dernière assemblée générale, les Amis de la Forêt de Fontainebleau ont exprimé leur volonté de renforcer leur action en vue d’assurer la sauvegarde des paysages forestiers du massif. De fait, l’Association est de plus en plus souvent approchée par des promeneurs, adhérents ou non, qui s’inquiètent de voir la forêt victime d’actes de vandalisme, de négligences ou d’une exploitation forestière qui affectent la qualité des paysages et des sites. Parmi les faits signalés, reviennent le plus souvent :
·        des actes de vandalisme (tags ou « fresques » peintes sur les rochers, dégradation du petit patrimoine) ;
·         la présence de déchets ou gravats au bord des routes ou même au coeur de la forêt ;
·         des coupes inopportunes à proximité de sites remarquables (mare, point de vue) ou le long des
chemins forestiers ;

·         l’abandon de grumes sur les places de dépôt ou à l’intérieur des parcelles ;
·         l’abandon de houppiers insuffisamment démembrés ;
·         les dommages occasionnés au sous-bois par des engins d’exploitation ou de débardage non adaptés ;
·         la création d’ornières et la non-remise en état des chemins et sous-bois après exploitation ;
·         l’abandon non justifié de sentiers ou de chemins.
Une grande partie des faits signalés sont liés au non-respect par les exploitants forestiers des cahiers des charges prévus.
Aussi, l’Association a-t-elle décidé de créer un Observatoire de la forêt, qui aura pour mission de recueillir les informations sur ces multiples atteintes au patrimoine et aux paysages forestiers. Elle se propose de vérifier leur nature et leur gravité et d’en informer très rapidement les autorités responsables.
Elle veillera à ce que le signalement des faits constatés soit suivi des actions appropriées. Cet observatoire fonctionnera en étroite relation avec l’Office national des forêts. Un compte rendu des faits signalés et des suites données sera périodiquement établi."

Comme je suis plutôt en phase sur le sujet, j’en profite pour vous livrer les informations suivantes extraites de « la feuille verte », de décembre 2011 publiée par les AFF (voir liens). Vous y trouverez de nombreuses informations que j’ai évoqué dans les articles du mois dernier, preuve, s’il en fallait une, que je ne dis pas que des bêtises…

« Parc national

Le maire de Fontainebleau, Frédéric Valletoux, a demandé officiellement la création d’un groupement d’intérêt public (GIP) d’étude concernant la création d’un parc national – « pour trouver des réponses aux difficultés rencontrées, sans préjuger du statut final de la structure de gouvernance (parc national, « grand site » de France, Patrimoine mondial de l’Unesco...) ».
Pour éviter tout malentendu, l’Association rappelle que lors des travaux du comité de pilotage présidé par M. François Letourneux, notre Association avait indiqué très clairement qu’elle estimait que la création d’un parc national dans la forêt de Fontainebleau n’était ni utile, ni souhaitable, ni même possible.
Cette position avait donné lieu à une motion en date du 18 septembre 2010 dont le contenu, consultable sur notre site, avait été approuvé par la quasi-totalité des associations d’usagers de la forêt. Elle est prête toutefois à participer à ce GIP d’étude, étant entendu, comme la ministre du Développement durable l’a indiqué, que toutes les options seront ouvertes à la réflexion, y compris le maintien du statut actuel qui peut être amélioré, notamment dans le sens d’une plus grande participation des collectivités
locales à la gouvernance de la forêt. »

«…estimait que la création d’un parc national dans la forêt de Fontainebleau n’était ni utile, ni souhaitable, ni même possible » ! Nous sommes bien d’accord. Personnellement, perdre du temps et dépenser de l’argent bêtement au sein d’un GIP, étant entendu qu’il existe déjà plusieurs comités réunissant les principaux acteurs de la discussion, ne me semble pas nécessaire en période crise… Il y a d’autres priorités. 

« Projet de T.G.V.

Plusieurs projets de TGV à l’étude dont le tracé traverserait des forêts appartenant au patrimoine naturel et culturel français sont actuellement envisagés, notamment sur le trajet Paris – Lyon via Orléans et Clermont-Ferrand. Une telle perspective est bien évidemment inacceptable. Une concertation est en cours avec autres associations concernées dans le cadre de la Fédération nationale des amis des forêts présidée par le sénateur Leroy, afin d’entreprendre toute démarche qui pourrait préserver ces
sites forestiers. »

Tout à fait d’accord… il reste peu de temps pour agir et j’ajoute que ce n’est pas le statut Natura 2000 qui va nous y aider…
Un projet portant atteinte à l’intégrité d’un site N2000 peut être autorisé sous trois conditions :
- absence de solutions alternatives,
- et/ou raisons impératives d’intérêt public majeur,
- mesures compensatoires pour préserver la cohérence globale du réseau Natura 2000.
La Commission européenne doit alors en être informée (dossier préparé par le Préfet et transmis par le MEEDDM).


« Fontainebleau, forêt d’exception
Le comité de pilotage de « Fontainebleau, forêt d’exception » présidé par M. Frédéric Valletoux, maire de Fontainebleau, s’est réuni le 4 novembre et a avalisé le document préparé par l’ONF en vue de la réunion du Comité national qui devrait donner son avis en vue de faire de Fontainebleau la première forêt française à bénéficier de ce label. Ce très intéressant document, qui présente la forêt sous toutes ses facettes, rappelle les principaux projets prévus dans ce cadre, notamment la restauration des sentiers Denecourt, menée conjointement avec les Amis de la forêt. Dans ce cadre, la restauration des sentiers n° 2 et n° 7 a été effectuée de même que celle de la grotte du Parjure aménagée par Denecourt. L’Association a proposé que ce comité de pilotage fusionne avec la Commission consultative scientifique et des usagers de la forêt de Fontainebleau instituée par le statut de « Forêt de protection ».

Encore une fois, nous sommes d’accord, arrêtons de multiplier les Comités… !

Du coup, et pour conclure pour aujourd’hui, je vous invite à prendre connaissance du programme des promenades pour le premier semestre 2012 de cette vénérable association qu’est l’AAFF :

Le programme des promenades pour le premier semestre 2012 est particulièrement riche et diversifié dans ses thèmes. On peut rappeler qu’elles sont ouvertes à tous, membres ou non-membres des AFF, et gratuites. Nous développons les promenades en partenariat avec des associations amies, des collectivités locales ou des musés dans le souci de partager des expériences et des connaissances avec d’autres acteurs locaux.
5 février : Abris gravés aux Trois-Pignons (journée).
19 février : Les chemins des carriers (après-midi)
26 février : Des arbres en hiver (journée).
17 mars : Le marais de Larchant (matinée).
18 mars : La fête des Jonquilles de Recloses (après-midi, réservé aux enfants)
25 mars : Géologie au Coquibus (journée).
1er avril : Les grottes de Denecourt (journée).
7 avril : Les batraciens de la forêt (après-midi et soirée).
29 avril : Larchant et la Dame Jouanne (après-midi). En partenariat avec les Amis du Patrimoine du
canton de La Chapelle-la-Reine.
4 mai : L’eau dans les jardins du Château. En partenariat avec la Société des amis et mécènes du
château de Fontainebleau (sur inscription).
13 mai : La forêt et les changements climatiques (matinée). En partenariat avec la ville d’Avon.
20 mai : Vestiges préhistoriques à Nemours (journée). En partenariat avec le musée de la Préhistoire.
3 juin : Art rupestre autour de la platière du Coquibus (journée).
9 juin : Les peintres de Grez. En partenariat avec l’association les Artistes du bout du monde.

10 juin : Biodiversité de la flore. En partenariat avec la ville d’Avon.

Vous pourrez trouver le programme complet sur le site des AFF qui présente chaque promenade, de même que son « pilote », l’heure et la localisation du rendez-vous.

Les Liens :

http://photonaturefontainebleau.over-blog.net/article-la-grotte-a-la-peinture-note-0630-96354502.html

http://bleau.info/forum/24087.html (news Grimper/François Louvel)

Calendrier des AFF :
http://www.aaff.fr/fr/activites/promenades/promenades-2012-1er-sem
Feuille Verte des AFF :http://www.aaff.fr/dmdocuments/FV%20n°%2014%20-%20déc.%202011%20-%20%20Web2.pdf

Pensez aussi à regarder dans les archives du blog ou par théme pour retrouver mes anciennes publications !


Topo Bleau.info/Thierry
Ne pas faire la voie n°2 (Merci)
respecter le solce et les parties gravées
Enfin, BROSSER la magnésie AVANT de partir !!!


Enfin, et je ne peux que le regretter, les grimpeurs ne donnent pas une bien belle image de leur pratique douce et respectueuse de l'environnement quand on voit toutes ces jolies tâches blanches...

Tant que j’y suis,…

NATURE