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Seine et Marne, le département poubelle

Mis en ligne par TL De Bleau on lundi 5 mars 2012 | 17:20:00

Bonjour,


Photo non bidouillée prise en domaniale de Fontainebleau
Par Photonaturefontainebleau (voir lien)
 L'IDF est la plus petite région française ne représentant que 2 % du territoire (11 000 km2). Pour autant, plus de la moitié des terres franciliennes sont des zones agricoles ou forestières et la Seine-et-Marne représente 49% de cette région !
J’ai évoqué très régulièrement les problèmes de pollution dans notre département de Seine-et-Marne, celui du pétrole ou celui des déchets. J’ai consacré une page aux déchets rencontrés en Forêt de Fontainebleau qu’il s’agisse de ceux abandonnés par les visiteurs d’un jour comme de ceux laissés par des industriels peu scrupuleux. Lors de votre prochaine visite ici, observez le bas-côté des routes, jonché de canettes, bouteilles et autres déchets plastiques… Et je ne parle pas ici de ceux engendrés par la prostitution aux abords des ex-nationales ou au Bas Cuvier…

Par pitiez, lors de votre prochaine visite à Bleau n'en remettez pas une couche, question déchets, nous sommes servis... Merci

La Seine-et-Marne, comme le Val-d'Oise, sert depuis des années, de poubelle à toute l'Ile-de-France. Partout, du nord au sud, ce département se couvre de véritables petites collines artificielles qui, sous une apparente verdeur cachent les déchets enfouis ! J'avais évoqué le sujet en septembre 2011.

Ces tumulus du XXIè siècle sont, en langage politiquement correcte, des installations de stockage de déchets inertes (ISDI). Un déchet inerte est un déchet qui ne subit "aucune modification physique, chimique ou biologique importante" avec le temps, et ne présente donc, soit disant, aucun danger pour l'environnement ou la santé humaine. S’y côtoient pourtant ordures ménagères, déchets dangereux, déchets inertes, remblaiement de carrières … Il s'agit donc en grande partie des déchets du BTP dont la France a produit 254 millions de tonnes en 2008. Huit fois plus que d'ordures ménagères !!!

En Seine-et-Marne, où une douzaine d'ISDI sont en activité, sept demandes de création ou d'extension de sites existants ont été déposées en 2011. Si en 2006, le 77 produisait 2 millions de tonnes de déchets du BTP, il en a surtout enfoui cinq fois plus ! Le principal souci pour la région est donc d'organiser une meilleure répartition et pour l’Etat, de mieux encadrer le stockage de ces déchets... En 2007, il avait été prouvé qu’une entreprise de Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) s'était débarrassée en pleine nature d'environ 400 000 m3 de gravats contenant de l'amiante. Que dire de l’histoire de cette décharge de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) qui a animé l’année 2011 sinon que le préfet du Val-de-Marne a assuré, mardi 7 février, que cette "montagne", en cours d'évacuation, aurait disparu d'ici à avril.

Sur le plateau agricole qui surplombe Disneyland Paris, des centaines de mètres cubes de déchets s'entassent dans un terrain boueux situé sur la commune de Coupvray. Le site ne dispose pas d'autorisation pour stocker les déchets de chantier ou industriels qui s'y trouvent. Il est homologué comme plate-forme de fabrication de compost !!!

Comme à Limeil, l’exploitant (un agriculteur) est défaillant et les pouvoirs publics prendront le relais avec nos impôts… En effet, l'entreprise GVHTP qui exploite le site de Coupvray, est sous le coup de trois arrêtés préfectoraux depuis mai 2011 qui suspendent ses " activités de transit, regroupement et tri de déchets non dangereux " et lui imposent d'évacuer " dans un délai de trois mois " la totalité des déchets. Les services préfectoraux de Seine-et-Marne relèvent par ailleurs " que l'entreposage anarchique des déchets est réalisé sans aucune protection des sols, des eaux superficielles et souterraines ".

Le ministère de l'écologie reconnaît d'ailleurs que, sur les 1 300 décharges accueillant des déchets inertes recensées début 2011 en France, seules 557 disposaient d'une autorisation préfectorale : 239 attendaient une régularisation et les autres étaient illégales !

La loi impose au producteur ou au détenteur de déchets d'en assurer l'élimination dans des conditions n'engendrant pas de nuisances pour la santé et l'environnement, mais visiblement, la tentation est grande de s'en débarrasser, ni vu ni connu, au bord d'un chemin de campagne. En y glissant parfois, au passage, une plaque amiantée ou quelques déchets toxiques, coûteux à traiter. C'est d'autant plus facile que les exploitants d'ISDI ne sont tenus d'effectuer que des contrôles visuels sur le contenu des camions venant décharger leurs cargaisons chez eux.Une directive européenne fixe un objectif de recyclage et de valorisation de 70 % en 2020 pour ces déchets du BTP. Cela passera par une politique encourageant la création de plateformes de tri et de recyclage. Le ministère de l'écologie devait annoncer, mercredi 15 février, une intensification des contrôles sur ce genre d'installation, ainsi que la fermeture, au 31 décembre 2012, de toutes les installations de stockage de déchets inertes (issus notamment du secteur du bâtiment et des travaux publics) non autorisées.

La forêt de Fontainebleau n'échappe pas à la règle et l'on peut voir ici ou là, quelques tas de gravas. Pas de moyens pour l'ONF cela signifie pas mal de faciliter pour déposer des ordures sur un coin de parking...

Bas cuvier 2011...

En effet, il existe plus d'une quinzaine de gros dépôt d'ordures en pleine forêt (sans parler des satélites de l'Essonne). Elles sont toutes fermées et datent pour les plus récentes des années 1990  :
- Parcelle 147, décharge du Montoir de Recloses, en bordure de l'ex N7 et de la route du Rossignol,
- Parcelle 742, décharge de la plaine de Macherin, du côté de la route Marie Thérèse et du TMF,
- Parcelle 178, de l'autre côté de la D409, en bordure du Chemin de Milly à...
- Parcelle 212, décharge des Vieux Rayons dans la zone clôturée non loin du carrefour des Vieux Rayons,
- Parcelle 158, le site de l'ancienne scierie du Rer de la Combe et plus loin Route du Gite le long de la N152,
- Parcelle 753, dépôt d'ordures le long de la D409 et du chemin de bornage
- Parcelle 646, dépôt d'ordures rte forestière de la Haute borne, en face de la Mare aux couleuvreux,
- Parcelle 330, dépôt d'ordures non loin de la maison forestière de Courbuisson,
- Parcelle 134 vers le Mont morillon le long de la Rte d'Achère à Fontainebleau et de la N152,
- Parcelle 304, décharge de la Queue de fontaine,
- Parcelle 684, décharge de la Mare aux fourmis,
- Parcelle 282 sur 50 % de sa surface entre la N7 jusqu'au sentier bleu n°5,

Ajoutez le dépôt de l'ancien Polygone de tirs de Franchard en descendant depuis le Carrefour de l'Occident,
celui qui se trouve au croisement de la N7 et de la Route Ronde le long de la Rte de Barbizon à fontainebleau,
les très nombreuses propriétés privées abandonnées des Trois Pignons, les abords de toutes les routes fréquentées qui traversent notre forêt, véritable décharge sur une bande d'une dizaine de mètres en entrant dans la forêt, les sites sur - fréquentés, les anciennes exploitations pétrolières du nord de la forêt...

Voici ce que l'on peut lire dans le Rapport de la Cour des Comptes sur la gestion des déchets, daté de septembre 2011 pour ce qui est des capacités des centres de stockage au regard des besoins, en particulier sur leur répartition en Ile-de-France.


"Une telle situation paraît inévitable en Ile-de-France, où le département de Seine-et-Marne accueillait dans ses installations de stockage en 2009 plus de 51 % des déchets enfouis dans la région :



Ce même plan précise qu’à « l’horizon 2019, les capacités d’enfouissement (hors projets) sont situées à près de 52 % en Seine-et-Marne et 48 % dans le Val-d’Oise. Ces territoires sont fortement contributeurs au principe de solidarité régionale en matière de gestion de déchets »
Enfin, France Inter et son émission CO2 mon amour, l'émission qui empêche de polluer et s'efforce de ne pas penser trop vite, a aussi évoquée la Seine-et-marne, ses déchets et son pétrole (voir mise à jour de l’article précédent). L'émission est intéressante pour la quantité de liens externes qu'elle propose...

Extrait de l’émission

Sur les décharges du BTP
Reportage: Nous sommes à Claye-Souilly, nous sommes derrière la décharge la plus grande de France pour les déchets industriels, si nous allons un peu plus loin vers la Nationale 3,  nous allons trouver une décharge pour les déchets inertes, si nous allons vers Villeparisis, nous allons avoir la décharge de déchets dangereux. Autrement dit, nous recevons beaucoup de déchets des départements voisins, et nous voulons qu'il y ait un rééquilibrage territorial.
Le Grenelle de l'Environnement disait : «on n'exporte pas nos déchets», or là, on va déborder tellement avec le Grand Paris et le creusement de la double boucle de métro automatique qu'on va aller remplir des carrières avec des granulats dans le Massif central...vive les déchets en camion...Association de défense de Claye-Souilly http://adenca.over-blog.com/

Pourquoi le 77 est-il devenu une décharge du BTP ?
Franck Rolland, conseiller municipal à Villeparisis, co-responsable du collectif Stop déchets 77: La Seine-et-Marne dispose de réserves foncières importantes pas trop chères, et à l'époque de la prise de décision, il n'y avait pas grande population, donc pas de gêne ni d'opposition pour la création et l'extension de ces décharges.
Denis Cheissoux :
Déchets inertes, briques, béton, céramique, on en produit 830 millions de tonnes par an et 30 millions de déchets ménagers.
Quand on passe en Seine-et-Marne - beau département par ailleurs, on ne va pas désespérer les gens -, on voit pleins de tumulus, de merlons, qu'est-ce-que c'est ?

Aujourd'hui, les déchets commencent à se voir; ils sont déposés dans des centres de stockage, des carrières. La région veut mettre en place un plan d'élimination des déchets, le Predec (plan régional de prévention et de gestion des déchets de chantier), en 2013, 2014 mais en attendant, il y a une accélération des demandes de création de ce type de décharges...
Les souhaits du monde associatif:
Mieux répartir sur toute l'IDF.
Mise en place d'enquêtes publiques lorsqu'elles sont créées ou qu'elles s'étendent...car aujourd'hui, c'est au libre choix du préfet, et les habitants ne sont pas tenus au courant. Le thème est rebutant, et la mobilisation peine à se mettre en place.

Samedi 3 mars 2012, CO2 parlait de la Montagne demain…

l'observatoire régional des déchets d'IDF : http://www.ordif.com/public/ordif/
dresse un portrait exhaustif du traitement des déchets, coût, traitements, en IDF...
sur les incinérateurs en Ile-de-France http://www.france-incineration.org/
Le Centre national d'information indépendant sur les déchets :
 http://www.cniid.org/-Dossiers-thematiques,17-

Je ne connaissais pas non plus  Ile-de-France environnement : http://www.idfe.eu/
union de plus de 370 associations de protection de l’environnement...

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