Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2011-10-30

Bonjour,

La FFME s'est enfin décidée à communiquer un peu plus sur l'interdiction du groupe de 19 falaise dites Route de la Grimpe dans les Pyrénées Orientales. En effet, si nous savions qu'il y avait eut un arrache de point, aucune précision ne nous avait été apporté malgré notre demande. C'est maintenant chose faite et, effectivement, la situation semble préoccupante.
S'agit-il du même lot de cartouche de résine ?
L'équipeur a t'il respecté les règles de l'art ?

J'ai déjà vu des broches sortir du rocher (repoussées par la colle, problème d'humidité du trou...) mais en général, elles bougent avant de sortir...

Amis conso-grimpeurs, ce n'est pas parce que le site est équipé et conventionné que vous devez négliger votre sécurité. En cas de doute, il faut tester les points.

Voici le communiqué du CD FFME :

La Route de la Grimpe regroupe 19 sites d'escalade répartis sur 8 communes du département des Pyrénées orientales.
Depuis plusieurs années, des travaux d'équipement et de rééquipement ont été confiés à un groupement de professionnels par la Communauté de Communes Agly-Fenouillèdes, sans conventionnement des falaises par la FFME.
Suite à un procès verbal de renseignement administratif établi par le PGHM des Pyrénées-Orientales transmis à Monsieur le Préfet, aux Maires des sites concernés et au Directeur de la DDCS, faisant état de plusieurs arrachages de broches scellées, la communauté de commune, gestionnaire des falaises, a pris un arrêté d'interdiction d'escalade sur l'ensemble des sites de la route de la grimpe, daté du 3 août 2011.

Cet arrêté intervient en effet après qu'une broche scellée se soit arrachée, en juillet 2010 sur le site de la Buffette, commune de Saint Martin, ensuite le 26 juin 2011 l'arrachage d'une nouvelle broche sur le site de La Tousque, commune de Maury provoque un accident corporel, enfin le 31 juillet 2011 un grimpeur confirmé arrache à nouveau une broche scellée à Saint Martin sur la commune de Tautavel.

Devant l’éventuelle dangerosité des sites, la FFME a été invitée à réfléchir avec les partenaires locaux, à des solutions techniques qu’il conviendrait d’apporter pour solutionner ces problèmes. Le comité départemental a donc participé à toutes les réunions de travail liées à ce sujet préoccupant. Des propositions ont été émises par le comité départemental soutenu par le comité régional.  L’expertise de ce dossier complexe est en cours.

En l'état actuel il existe des doutes sur la solidité de certains ancrages scellés. La FFME attire donc l'attention des grimpeurs sur le fait que l'escalade est interdite sur ces falaises.
La FFME veillera à trouver des solutions pérennes avec ses partenaires afin de permettre à nouveau l’escalade dans cette partie du département.
Marco TROUSSIER
http://www.ffme.fr/escalade/article/la-route-de-la-grimpe-departement-des-pyrenees-orientales.html

Bonjour,

il y a quelques temps que je n'ai pas parlé du raisin d'amérique (Phytolaque) à Bleau.

Je profite du cri de thierry Pain lancé par mail ce jour pour vous donner quelques liens supplémentaires. Je sais, avec le ramassage des déchets, le nettoyage des prises, la construction d'ouvrage de stabilisation... cela fait beaucoup pour nos petits bras de grimpeurs mais bon... un coup de main serait visiblement le bienvenu :

"Bonjour à tous,
Curieusement, je ne connais que très peu d'entre vous (et encore, parfois pour ne vous avoir rencontrés qu'une seule fois). Il ne suffit pas de faire partie du groupe contre le Phytolaque, encore faut-il le démontrer sur le terrain en parrainant une parcelle, en y consacrant une centaine d'heures ou davantage par an, pioche en mains, et en me tenant informé de vos exploits. Beaucoup de bénévoles (les "Phytochevaliers" non membres du Groupe) semblent aux abonnés absents. Il est grand temps de prendre le Phyto par la racine.
S'il vous plaît, envoyez-moi un courriel à t.pain@orange.fr pour m'indiquer vos intentions. La situation est très grave, faute d'huile de coude en hectolitres suffisants. Poutant, lorsqu'on est décidé et actif, les résultats viennent très vite avec la libération de parcelles lourdement envahies.
Par avance merci de renoncer à une partie de vos activités. Vous constaterez que l'arrachage apporte lui aussi ses joies, quelque peu sadiques certes, mais bénéfiques pour nos forêts. Plus nous agirons nombreux et avec détermination, plus tôt nous libérerons nos forêts. C'est de la simple arithmétique.

A vos claviers et vos pioches, et merci au nom des espèces menacées.

Thierry Pain"



Le dernier chantier collectif s'est déroulé le dimanche 11 septembre 2011 sur la parcelle 752 et dans les bois communaux adjacents, à 1,2 km du village de Macherin, à l'ouest de la route du Loup.

Le jeudi 22 septembre 2011, FR3 tournait un reportage consacré à la lutte contre le Phytolaque à Fontainebleau.

Thierry Pain dont c'est le combat consacre un peu de son temps à un site web sur la plante.

Vous trouverez une video explicative très complète (8 mn) en cliquant ici :
Mi sepetembre, le journaliste Thomas Poupeau du Parisien a suivi l'animateur du Fal Rando pour constater l'étendue des dégâts causés par le phytolaque envahissant. Il s'est également renseigné auprès de l'ONF. En attendant -on l’espère- la vidéo tournée par Yves Courant de BFM Tv hier à Samois, voici le texte de l'article paru dans le Parisien de dimanche: L'article du Parisien sur le Raisin d'Amérique


"Cette plante pourrait détruire la forêt de Fontainebleau." Thierry Pain, membre du
Collectif des arracheurs de raisin d'Amérique, espère mobiIiser les foules ce matin pour une opération de fauchage. «Dans l'idéal, il faudrait 400 personnes pour venir à bout de ce nuisible aussi appelé phytolaque, poursuit-il. Mais, pour l'instant, nous ne sommes qu’une centaine. »

Cette plante aux tiges pourprées et aux fruits noirs, originaire des Etats-Unis, est apparue à Fontainebleau dans les années 1980. « Elle touche aujourd’hui un cinquième du massif, soit près de 4 000 ha >>, précise Thierry Pain qui coordonne les efforts du
collectif depuis trois ans.

Yves Jouas est l’un des bénévoles les plus acharnés. " Etant animateur de randonnées pédestres, je suis en forêt cinq jours par semaine » explique cet ancien peintre en bâtiment, âgé de 63 ans. Il repère les endroits où le phytolaque prolifère et revient, armé de sa pioche et de sa machette.

«Nous aurions dû agir plus tôt»: il y a cinq ans, si l % des membres des randonneurs du secteur sétaient mobilisés, on n’ en serait pas là », estime-t-il.

A l'
Office national des forêts, on salue l'initiative. « Nous n’avons pas les moyens de lutter contre ce fléau, estime Claude Lagarde, chef de projet biodiversité. Mais pour les bénévoles, la tâche s’apparente un peu aux douze travaux d’Hercule : quand on arrache cinq plantules, ce sont vingt-cinq autres qui repoussent ailleurs »

« J ignore si cette plante met réellement en danger la forêt de Fontainebleau », ajoute-t-il néanmoins.

Raymond Baudoin, du
Conservatoire botanique national du Bassin parisien, tempère : << Une destruction du massif serait la vision la plus pessimiste des choses. Le problème principal de la phytolaque est que son caractère invasif empêche les autres espèces de se développer, ce qui conduit nécessairement à une biodiversité affaiblie.»


Et voici un extrait (de 2 mn, cliquez ici) du Journal Télévisé de FR3 du 22 août 2010.

Enfin, le site web des randonneurs FAL-Chartrettes qui soutient lui aussi Thierry dans son combat et dont vous pouvez lire les news directement dans la colonne de gauche de mon blog, diffuse aussi des
vidéos de Phytolaques (cliquez ici) .

http://www.youtube.com/norabens

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