Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2011-09-25

Nous relayons ici l’appel du collectif seine-et-marnais contre le gaz de schiste !

"On s’y attendait, la loi votée le 30 juin n’a fait que repousser de deux mois l’appétit des pétroliers. Comme prévu, la loi qui interdit sans interdire ne les a guère impressionnés.
Les pétroliers mettent les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu.
Nuit et jour, l’activité s’intensifie en Seine-et-Marne.


Extrait carte google site de Chaunoy

Les allées et venues des foreuses sur la concession du Chaunois C30, située dans le Sud du département, inquiètent les habitants. Cette concession a été accordée à la compagnie canadienne Vermillon qui a reconnu, en mai dernier, avoir procédé à 17 fracturations hydrauliques en 2007, dans le Bassin Parisien. Elle n’a pas l’intention de s’arrêter.

Le 12 septembre dernier, le préfet de Seine-et-Marne a autorisé la nouvelle compagnie Zaza Energy Corporation, issue d’une fusion avec Toreador-Hess, à installer pas moins de 14 ouvrages de surveillance de la nappe aquifère de Champigny qui alimente le Bassin parisien. Ces ouvrages sont prévus sur les communes de Doue et Jouarre.



Ainsi, les pétroliers s’intéresseraient à la qualité de l’eau qui alimente les Franciliens ? A part le Préfet, qui peut croire que cette surveillance ferait partie de leur compétence ? Sûrement pas la fonctionnaire récemment engagée à la Direction régionale de l’Environnement pour contrôler précisément que l’industrie du pétrole et du gaz de schiste ne pollue pas nos réserves souterraines en eau. A moins que les pétroliers ne soient chargés par l’administration de s’auto-contrôler…

Cette autorisation prépare, en fait, le captage par les pétroliers de 20 millions de litres d’eau par fracturation.

Enfin, Toreador-Hess pouvait toujours jurer qu’il n’y aurait pas de fracturation hydraulique, la compagnie est remplacée par ZazaEnergy !

La mise en scène, le silence n’ont que trop duré. Stop !
Les pétroliers détruisent irrémédiablement l’environnement,
Les pétroliers polluent irrémédiablement l’eau (elle est désormais livrée par citernes aux habitants de Pennsylvanie et d’Alberta, en Amérique du Nord).

Habitants, élus, appellent à se rassembler le 1er octobre àBlandy-les-Tours, devant la mairie, à 14H.

Des citoyens d’Ardèche, du Gard, du Var, du Lot etc… nous rejoindront
Pour que Blandy-lesTours ne devienne jamais Blandy-les-Derricks !"
En savoir plus

. et quelques liens :

Collectif ILE DE FRANCE (contact) :collectif-citoyen-idf-non-auxgpds@ lists.riseup.net

Collectif SEINE ET MARNE :

Collectif Collectif BASSEE-MONTOIS :

Collectif de JOUARRE :

Collectif MELUN SENART : Accès groupe Facebook

Collectif VAL DE MARNE (94) :

Collectif HAUT DE SEINE :

Bonjour,

Il y a quelques jours, l’ami William, de passage aux abords du circuit d’escalade pour enfants d’Apremont Bisons découvrait que les blocs avaient servi de support à l’expression artistique d’une classe d’un collège de la région.

Land Art à Apremont Bisons, sept. 2011
photo William Baptiste


Selon Wikipedia, « le Land Art est une tendance de l'art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.). Le plus souvent, les œuvres sont à l'extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l'érosion naturelle ; ainsi, certaines ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique et des vidéos. Les premières œuvres ont été réalisées dans les paysages désertiques de l'Ouest américain à la fin des années 1960. Les œuvres les plus imposantes, réalisées avec des équipements de construction, portent le nom d'Earthworks (littéralement terrassements).
Avec les artistes du Land Art, la nature n'est plus simplement représentée mais c'est au cœur d'elle-même (in situ) que les créateurs travaillent. Ils veulent quitter les musées et les galeries avec leurs tickets d'entrée et heures d'ouverture afin de véritablement « sortir des sentiers battus ».
Si les Earthworks sont des altérations durables du paysage, la plupart des œuvres du Land Art relèvent plutôt de l'art éphémère, vouées à plus ou moins longue échéance à la disparition sous l'effet des éléments naturels. »

Art ? Nemours...
Le phénomène n'est pas nouveau. Sans parler des gravures rupestres préhistoriques, les blocs de Bleau ont servi de support à deux nombreuses réalisations plus ou moins artistiques... dans la colonne de gauche, parmi les articles les lus de ce site, le tag des Grands Aveaux avait fait polémique. La situation et le contexte était d'ailleurs très différent. Celui du bloc du Cul de chien dans les années 80, ou celui de Nemours sont eux aussi de tristes souvenirs.

Apremont bisons, sept. 2011 photo : W. Baptiste
Si les photos rapportées par William font un peu mal aux yeux, et montrent parfois que les enfants ont bien compris le sujet et ont de véritables goûts pour la chose, elles soulèvent quelques interrogations :
Etait il judicieux d’apprendre aux enfants à peindre sur les rochers de la forêt de Fontainebleau ?
Ou, comme le dit William :  « A 12 ans les tags avec la bénédiction de l'Education Nationale, à 14 ans la biture et puis on fout feu à la forêt ... »

Les enfants apprennent-il vraiment  à préserver la nature par ce projet pédagogique ?
Le respect de la nature ne passe t’il pas déjà par un respect des réglementations par les organisateurs ?

La signature des œuvres ne laissant aucun doute, William a immédiatement contacté le dit Collège dont voici le courriel d’excuses, sincères.

« Tout d'abord, recevez au nom du Collège nos plus plates excuses concernant les dégradations que vous avez constatées sur le site de Barbizon.
Après avoir reçu les professeurs organisateurs de la sortie il s'avère que :
- les professeurs regrettent de ne pas avoir informé, au moment de l'organisation de la sortie, l'ONF afin de lui présenter le projet.
- les peintures sur les rochers font écho à un projet d'arts plastiques (Land art) qui avait été amorcé il y a plusieurs années par un professeur qui a maintenant quitté l'établissement.
Il s'agissait à l'époque de mettre en valeur un (petit) élément naturel.
Les professeurs ont avoué avoir été "débordés" par les productions des élèves.
- les peintures sont des gouaches et devraient disparaître dès qu'il pleuvra.
- un professeur se rend sur place cet après midi pour essayer d'en nettoyer au plus vite les plus gros méfaits.
- les élèves ont, le même jour, ramassé 2 gros sacs poubelle de détritus laissés par leurs prédécesseurs sur leur aire de pique nique.
- une intervention sera faite dans les classes pour revenir sur la notion de respect de la nature.

Je ne cherche pas à minimiser les dégâts que vous avez constatés, et j'en suis particulièrement contrite.
Les professeurs s'en montrent extrêmement confus.
Les élèves seront informés de l'impact que leur action a entraîné.

Je compte sur votre tolérance pour accepter nos excuses ; il est évident qu'une 3ème sortie (avec d'autres classes) prévue le 7 octobre ne reprendra pas le même projet. »

Merci et bravo.

Apremont Bisons, septembre 2011, photo W. Baptiste

Cette réponse de la Principale est complétée par un post d’un professeur du dit collège (Extrait) :
"Land-art" à Barbizon: il y a peut-être plus grave en forêt? par Ph. A ~ 30.09.2011 00:05
Ce n'est peut-être pas la peine de dépenser trop d'énergie sur cette "affaire" qui ce soir n'en n'est plus une.

Apremont Bisons
sept 2011
photo W. Baptiste
Et si on partait du début: 2 classes de 6ème du collège sont parties un beau matin, à pied, en direction de Barbizon parce que 6 km, ça ne justifie pas un car et toute a pollution qui va avec (vandales mais écolo quand même les collégiens de Perthes), et après un peu de culture à l'auberge Ganne sur les coloristes (ça en a inspiré certains), le groupe a pique-niqué au sommet de la butte des peintres. Pas en bas, là où tous les groupes se posent et où cela est devenu immonde avec 3 emballages au mètre carré (voilà un bon sujet de forum), non, là-haut, où l'on pourra sensibiliser les élèves sur le fait que l'endroit est propre et qu'il est hors de question laisser le moindre emballage, et c'est ce que l'on a fait. 110 gamins y sont passés au total et vous pouvez y monter, c'est même plus propre qu'avant. Oui, nous sommes spécialisés dans l'art éphémère mais pas dans le durable parce qu'un emballage c'est 100 ans. (vandale, mais bien plus respectueux que les hordes de gamins qui larguent tout en forêt à la canche, canon, St Germain sans que ça ne dérange plus que ça les soit disant responsables de ces groupes.

Puis on a poussé un peu plus loin pour faire un peu d'escalade. Sans y mettre des kilos et des kilos de magnésie (voilà un autre bon sujet de forum),alors qu' un simple petit chiffon avec un peu de résine dedans, ça peut être suffisant jusqu'au... aller 7a/7a+, et je peux le prouver à certains sceptiques. Et puis on a fait aussi un peu de land’ art. Quelques amas de bois joliment redisposés , quelques animaux sortis tout droit de la préhistoire, mais là, personne pour les prendre en photo, à par moi, j'ai des photos sympa pour les curieux. Et puis on est rentrés, en bus car l'art ça fatigue.

Et puis 2 jours après, un autre groupe, même programme, même civisme au niveau du mode transport et du pique-nique, mais pas du tout le même sens artistique . Ah, les gouts et les couleurs !!! et les collègues (moi je n'y étais pas ce jour là) qui savent qu'aux prochaines pluies il n'en restera plus traces et qui laissent les peintures en l'état.

Effectivement, il y a eu dérapage et le lendemain je suis venu constater les dégâts avec un collègue qui était de cette sortie ce jour là et nous avons abrégé la vie de ces œuvres éphémères avant que la pluie ne s'en charge. Un peu d'huile de coude et tout est rentré dans l'ordre. (…) Voilà, c'était la réponse d'un enseignant , grimpeur et peut-être plus respectueux de la forêt que certains qui s'expriment sur ce site » (...)

La réponse est claire et tout à fait recevable… Je suis même complètement d’accord sur la magnésie, les déchets… et ce blog regorge d’articles sur ces sujets.
Philippe, le dérapage de votre Collège est donc relevé au même titre que ceux que vous dénoncez. L’incident est clôt.

Mais je reste septique sur l’atteinte de l’objectif pédagogique de ce type de sorties.
Vos deux classes ont participé très activement au nettoyage de la forêt (un grand bravo, sincère, à leur transmettre, de notre part) mais quelques heures après, ces mêmes élèves « taguent » les rochers (au demeurant ceux utilisés par d’autres groupes scolaires dans le cadre de projets escalade).
Sans faire d’amalgame, les enfants ont il bien compris la différence entre l'art éphémère et le marquage de « son » territoire lors de leur appropriation temporaire de espace ? La signature à base de code postale est aujourd'hui le tag le plus rependu dans les transport en commun…

Apremont Bisons,
Sept. 2011
Photo : W. Baptiste
Certaines œuvres (le bonhomme en bois par exemple est une bonne illustration d’une œuvre réussie) me laissent un peu d’espoir.
Les connaisseurs de Bleau, ont peut être aussi remarqué ces magnifiques imitations de peintures préhistoriques réalisées sous un surplomb non loin du Toit tranquille, toujours à Apremont. D’ailleurs, le Land Art est la passion de certains très forts grimpeurs dont la figure de proue est certainement la discrète Catherine Miquel… J’apprécie aussi énormément cette sculpture en bouleau qui marque l’entrée du Parking de l’Auberge de la Feuillardière (à la sortie d’Arbonne). 

Personnellement, je préfère photographier les œuvres de Dame Nature qui nous propose de magnifiques sculpture ou même anthropomorphe.






D’ailleurs, celui-ci, aurait très bien pu faire l’objet d’une photo le mettant en valeur sans pour autant souligner ses caractéristiques de couleurs…

Apremont Bisons, sept. 2011
Photo W. Baptiste


Enfin, je ne pense pas qu'il soit utile de vous rappeler que vous devez solliciter l’autorisation de l'ONF pour les sorties de groupes. Le respect de la nature commence aussi par le respect des règles fixées en collaboration avec l'Inspection Académique (même si on crève de cette paperasse).

Donc, encore un grand merci pour le nettoyage effectué ainsi que le ramassage des déchets laissés par vos prédécesseurs qui méritent les mêmes remontrances.

Avec tout cela, j'ai presque oublié de parler des 200 canettes de bière et du reste de brasier au pied de hiéroglyphe ...
Les bleausards qui se rendront à la collective d’entretien du circuit Saumon se muniront-ils d'un sac pour emporter une partie du très gros tas ?
Georges Tsao et Léo Drevet ont changé la très grande chaîne qui permet la descente du bloc n°3 orange et n°56 saumon des  Gorges d'Apremont...

Le frottement sur le rocher l'avait sérieusement endommagée. Il existe très peu d'équipement de ce type à Bleau (91,1...) mais il ont leur utilité. Ils sont à vérifier avant chaque descente !
L'occasion pour moi de remercier une nouvelle fois tous les bénévoles (je dis bien bénévoles car aucun baliseurs de circuits n'est rémunéré pour ce travail !) qui s'investissent sur l'entretient des circuits d'escalade de bleau et la lutte contre l'érosion. Je reviendrai bientôt sur ce sujet...

Toute neuve !


Une petite équipe du GUMS avec  la participation très active de Jacky GUINOT vient de repeindre le célébre circuit saumon à Apremont, certains blocs ont été nettoyés, mais pour terminer le travail afin de parcourir les blocs dans de meilleures conditions, il reste encore un peu de travail.

Georges fais appel à toutes les bonnes volontés pour se joindre à la collective qui aura lieu le samedi 8 octobre 2011, RDV à 9 h30 au carrefour du Bas Bréau à Barbizon.
Prévoir chaussons pour monter sur les blocs.
Si possible le matériel suivant: 
> baudrier, sangles pour amarrage, mousquetons à vis, prussiks,
> corde de 20 m (si vous avez), balayette, ficelle pour attacher la brosse, gants de jardinier, sécateur, banane pour ranger le petit matériel. Topo si possible.
Pensez aussi au pique nique.
Merci de laisser un commentaire ci dessous si vous désirez y participer afin que l'ami Georges organise et prépare le matériel nécessaire (échelles, corde, brosses).
 

Pas dans la domaniale de Fontainebleau mais dans tous les environs… amis randonneurs, vttsistes, grimpeurs et autres utilisateurs, méfiance !!! Certains sites et leurs accès à travers champs et sentiers peuvent devenir dangereux le WE.

C’est particulièrement vrai en Essonne notamment à la Padôle, Videlles ou Mondeville. Dans ce massif, il y a quelques années, mon ami Didier Gérardin a ouvert une dalle qu’il a baptisé « Vol et recel de plomb »… Le jour de l’ouverture de cette dalle, des chasseurs embusqués plus bas sur le GR n’ont pas hésité à lui tirer dessus sans doute alerté par les bruits de ce garçon farfouillant dans les fougères. Ces chasseurs n'avient aucune visibilité !

Bref, faite attention à vous d’autant qu’en dehors des domaniales, les chasseurs sont beaucoup moins encadrés et ne mettent pas toujours de signalétique aux abords des parkings et chemins !

L’automne, c’est aussi la saison du ramassage des champignons, châtaignes… et celle du brame du cerf, donc de la chasse à l'image !

Chaque année des centaines de personne, plus ou moins respectueuses de la nature, souhaitent venir écouter ces impressionnants « mugissements » tant en forêt de Fontainebleau que Rambouillet. Des dizaine d’organismes proposent des balades nocturnes pour observer ce phénomène. Les naturalistes sont aussi très nombreux à vouloir faire la photo, le film…

Comme le dit l’ami Jean Poule sur son blog (extrait) :

« Les dérangements occasionnés par les observateurs et les photographes peuvent perturber la vie de ces quelques herbivores que veulent bien nous laisser l'administration forestière et leurs obligés : les chasseurs.

Ne nous leurrons pas, les animaux du massif forestier de Fontainebleau sont (même en temps normal) des animaux stressés.
Pas une parcelle, pas un recoin, ne sont à l'abri de cette foule envahissante, sillonnant le massif.
Ne se vente t-on pas de ces millions de visiteurs par an, parcourant le massif  !
D'ici quelques décennies la forêt de Fontainebleau, s'il reste encore des arbres sur pied, pourra être comparée au Bois de Boulogne. »

Ce n’est pas le seul article qu’il a consacré au phénomène tant il est sollicité par des personnes souhaitant connaître les bons coins de Bleau. Il est aussi choqué par le comportement de certains « accompagnateurs » peu scrupuleux… et il a raison.

Ces animaux sont en danger. Laissons les tranquilles. Un constat que partage tous les naturalistes sérieux de Fontainebleau…

Vous pouvez tout de même contacter Les Maison du bornage, association qui a fêtait ses 15 ans !

C’est aussi l’occasion de revenir sur une aventure unique en Seine-et-Marne. Constatant l’ampleur des nuisances engendrée par la fréquentation trop élevée du massif de Fontainebleau, Josée de Félice, qui enseigne à l’université Paris VII, engage dès 1996 ses étudiants dans une démarche particulière : * apprendre aux visiteurs à préserver cet environnement unique. * mettre en place des actions d’éducation à la nature. * soutenir les communes du bornage en créant des pôles thématiques d’accueil, à l’exemple des Maison des Parcs Naturels.

L’association des Maisons du Bornage voit le jour, soutenue par quelques élus locaux et l’association des Amis de la Forêt de Fontainebleau. Dès 1998, l’association propose des animations thématiques et des sorties pédagogiques. Parallèlement, l’université Paris VII forme de jeunes professionnels au diplôme d’accompagnateur nature loisir en milieu forestier.
Il faut attendre 2002 pour voir inaugurer à Saint-Fargeau-Ponthierry, la première maison des Insectes. Suivra la péniche Clématite, maison flottante et itinérante idéale pour évoquer l’eau et la forêt. Puis, d’autres verront le jour.

Depuis, l’association a initié la création d’un réseau de sentiers de découverte des villages et de leur environnement. Récemment, elle a participé à l’aménagement d’un jardin pédagogique entre d’anciens murs à vigne à Veneux-les-sablons.
En 15 ans, ce sont plus de 90 000 visiteurs qui auront été accueillis par les animateurs de l’Association des Maisons du Bornage...

5 rue Claude Bernard à Veneux-les-sablons

NATURE