Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2011-09-11

Bonjour,

Du 6 au 18 septembre 2011, l'association A.R.B.R.E.S. présentera son exposition "Tour de France des Arbres Remarquables" à l'Orangerie du Sénat (Paris 75006).



Profitons de l’occasion pour parler un peu de Sylviculture !

Daniel Prunier, entomologiste anime un site internet très intéressant pour tous les amateurs de petites bêtes. Mais plus que cela, Daniel est un ardent défenseur des forêts.

Nous avons des échanges passionnés au sujet du choix du statut pour la Forêt de Fontainebleau, lui étant pro parc national, position qu’il a défendu notamment lors des travaux de la Commission Dorst, moi étant contre.

S’il y a bien un sujet sur lequel nous sommes en accord, c’est l’exploitation outrancière de nos forêts, delle de Fontainebleau mais aussi celle de Verrières (91) toute proche. C’est donc naturellement qu’il est devenu responsable de l’association des amis du Bois de Verrières auquel il consacre une page (Le bois de Verrières).

J’aime assez cet extrait un peu "extrémiste" mais pas faux vu de loin de sa page consacrée à la sylviculture où il expose sa vision de naturaliste vis-à-vis de l’administration forestière :
« Le forestier est à la forêt ce que le peintre en bâtiment est à la peinture artistique (sauf que lui ne se permet pas d’aller barbouiller les œuvres du Louvres avec son rouleau ). La simplification, l’uniformisation, le traitement en grande surface, sont pour lui le moyen facile d’accéder à son objectif : le rapport maximum. Peu lui importe les espèces qu’ il détruit. Leur existence l’ indiffère.
 Par contre, il ne peut ignorer que ce qu’il fait est néfaste, puisqu’on le lui dit depuis longtemps, mais tel un garnement, il le fait quand même car il se croit invulnérable. Il sait qu’ une coupe rase c’est pas bien, mais il se justifie en prétendant qu’il va replanter après, tout en sachant que la forêt sera définitivement défigurée. Il modélise la forêt sur sa propre structure mentale, c’est à dire qu’ elle doit être simple. Mais qui dit simple dit pauvre. Sa culture forestière se résume en général à dix noms d’ essences dont il connaît par contre parfaitement le mode d’emploi pour les amener à leur optimum de production.
Mais la faune associée à l’essence qu’ il cultive est sans intérêt pour son objectif. Pour lui, le destin naturel de l’arbre est de finir débité en planches. Drapé dans ses certitudes et sa suffisance, le forestier saccage chaque jour un peu plus la nature qu’ il prétend défendre.
Pourquoi cet acharnement à se promouvoir défenseur de la nature ? Il se comporte comme ces parents maltraitants jurant bichonner leurs enfants en mentant effrontément. S’il la défendait réellement, il n’aurait pas besoin de le proclamer aussi haut. Un mensonge crié fort n’en est pas pour autant une vérité. Il est en proie aux critiques d’un public de plus en plus averti, qu’il essaye de convaincre avec des arguments grossiers et paradoxaux qui bousculent le simple bon sens. S’ il concède quelques miettes protectrices à la nature, il les exhibe ostensiblement pour accréditer l’ image de protecteur qu’il veut se forger dans l’opinion. S’ il protégeait réellement la nature, ça se verrait et il n’aurait pas besoin de le prouver avec tant d’énergie. Ce n’est pas pour le bien de la nature qu’il  " soigne " la forêt mais bien pour en tirer le maximum. Donc il faut mentir toujours plus, jusqu’à l’ absurde, et défendre l’ indéfendable. Il faut vendre une nature qui se vide pour une nature préservée. Les naturalistes et autres observateurs ont remarqué depuis longtemps la tricherie. »

Les reproches qu’il fait à l’ONF sont nombreux et bien illustrés :
·               les coupes rases.
·               le labour.
·               l'enrésinement et la substitution d'essences.
·               les traitements chimiques.
·               les drainages.

Je reviendrai plus longuement dans d’autres articles sur nos échanges avec Daniel car ses connaissances méritent largement plus que ces quelques lignes.


Je profite donc de l’article d’hier relayant le cri du Collectif National SOS FORETS pour vous livrer une série de liens à visiter pour que vous puissiez mesurer :
-      L’ampleur de la catastrophe nationale,
-      L’ampleur de la mobilisation.

Ne manquez pas en bas de ce blog (tout en bas) de visionner le reportage "les forçats de la forêt". Un reportage de Anna Salzberg, de GLOBAL MAG, tourné dans les forêts lorraines, des forestiers, des militants Syndicaux de l'Onf, des représentants d'associations s'exprimeront sur la dérive productiviste de la politique forestière nationale, en pleine année internationale de la Forêt.

La déforestation touche tous les massifs forestiers. Une réaction au niveau nationale s'organise. Vous trouverez en cliquant sur ce lien un document inquiétant quant à l'avenir de nos forêts.

Les liens à ne pas manquer :

Cette association, qui s'occupe de la sauvegarde de la foret de St Gobain (Lorraine), rencontre les mêmes problèmes que nous et propose des solutions proches des nôtres. C’est rassurant de voir que nous ne sommes pas seuls et que nous ne sommes pas les vilains canards comme  voudrait le faire croire l'ONF.
Sur ce site, vous verrez que leur combat est plutôt bien avancé.

Bien des forêts d'Ile de France véritable poummon de la capitale souffre de leur gestion par le ministère de l'agriculture !

DRAVEIL VILLAGE
Information sur les coupes rases en forêt de Sénart.


LA FORÊT DE RAMBOUILLET ou "sauvons nos arbres"
Ils ont eu les honneurs du 20 heures de TF1 ce samedi 24 septembre 2010. Nous les remercions de nous avoir cité en fin de reportage. Voir le reportage
LES AMIS DE LA FORÊT DE SENONCHES
Ils rencontrent les mêmes problèmes face à l'ONF, ils se battent pied à pied et ont même édité un livre blanc. N'hésitez pas à visiter leur site qui rend bien compte de leur activité pour la défense de ce massif.
SAFHEC
Société des Amis des forêts d'Halatte, Ermenonville et Chantilly.
URSINE NATURE
Les amis de Meudon, Chaville... sont eux aussi aux prises avec l'Office.

http://www.amis-parc-chevreuse.org/images/documents/associations/SNA/Presentation_SNA.pdf

Contrat État ONF 2001-2006 .......l'ONF s'engage à rétablir l'équilibre financier en 2006 grâce à une dynamisation des sylvicultures et à une démarche ambitieuse d'amélioration des performances dans tous les domaines......L'équilibre du compte de résultat reposera ainsi pendant la période du contrat sur la réalisation de progrès très sensibles de productivité dans la gestion des forêts publiques, l'objectif étant d'accroître la productivité à l'horizon 2006 d'au moins 25%, par rapport à la référence de 1999, et sur la dynamisation des sylvicultures, qui doit permettre une progression continue à partir de 2003 des volumes de bois offerts en forêt domaniale.
Et cette pression devrait encore être accrue selon les recommandations du Grenelle de l'environnement.


Toujours en france :

Le massacre de la côte Vendéenne
LE NOUVEAU VISAGE DE LA FORÊT DE LONGEVILLE ?

DÉFENSE DU MASSIF DE LA VIEILLE MORTE
St-Martin-de-Boubaux : destruction du massif de la Vieille Morte

SAUVEGARDE DE BROCÉLIANDE
Aidons les pour que la forêt la plus mythique ne devienne pas une énorme poubelle.

Plus loin
FOND BRUNO MANSER
Association pour les peuples de la forêt pluviale
KRAPO ARBORICOLE
Un excellent site dédié à l'arbre, très documenté, à consulter sans modération.
MISSION FORÊTS DU WWF
Daniel Vallauri, spécialiste en écologie forestière, avec l'aide de son équipe et de scientifiques, a mis en ligne au format "pdf" l'ensemble des documents qui vous serviront à appréhender la complexité des forêts, les interactions, une somme de documents utiles à ceux qui veulent aider la forêt dans leur dialogue avec les forestiers et les élus.
PROSILVA FRANCE
Prosilva est une association de forestiers qui utilise la dynamique naturelle de la forêt pour promouvoir une sylviculture respectant la biodiversité. Travaillant dans la forêt privée ils ont su prouver qu'écologie et économie pouvaient faire bon ménage.
L'HOMME QUI PLANTE UNE FORÊT
Non, ne vous bercer pas d'illusion, c'est à Madagascar. Peut-être faudra-t-il en arriver là en France pour que des bonnes volontés se penchent sur ce qui restera de la forêt.

Robin des Bois (Association de protection de l’Homme et de l’environnement) http://www.robindesbois.org/ 
Rapport « Gaymard » (27 janvier 2010)
Livre Vert concernant la protection des forêts et l’information sur les forêts dans l’Union Européenne Association A.R.B.R.E.S (Protection des arbres remarquables) : http://www.arbres.org/
Jérome Hutin (Photographe et défenseur des arbres vénérables) http://arbresvenerables.free.fr/ 



Bonjour,

Vous le savez, je suis particulièrement attaché au massif forestier du Pays de Fontainebleau (dans sa définition géographique la plus large).

Avec bon nombre de bénévoles associatifs et de naturaliste nous protestons très régulièrement sur les grandes coupes rases faites par l'ONF.

 
Au fil de temps, j'ai appris à ne pas taper sur les forestiers de terrain, homme tout aussi amoureux des arbres que je peux l'être mais sur leur hiérarchie et leur ministère de tutelle !

Il y a quelques mois je lançais un énième coup de gueule dans l'article "un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse". J'y évoquais les terribles difficultés de la profession et la destruction par l'etat de nos forêts...

Je profite du lancement d'une nouvelle pétition du collectif SOS forêt, pour de nouveau, vous inviter à vous mobiliser contre le massacre des forêts françaises dont celle de Fontainebleau n'est que l'émeraude qui orne la couronne.

Je reviendrai très vite sur le sujet car je prépare avec l'aide de quelques naturalistes de renom, un petit article sur le massacre du hêtre à Fontainebleau et Natura 2000 !

La forêt domaniale française est quasi inaliénable depuis des siècles. Même si cela ne représente que 19% de nos futaies, ce sont souvent les plus belles. L'Etat ne peut s'endébaraser comme bon lui semble. C'est d'ailleurs ce qu'a rappelé Georges-André Morin, Ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts au Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), et qui a pour mission d’assister les ministres à la conception, au suivi et à l’évaluation des politiques publiques à Olivier Blond de Goodplanet. Il est aussi l'auteur de : « La continuité de la gestion des forêts françaises de l’ancien régime à nos jours, ou comment l’Etat a-t-il pris en compte le long terme », Revue française d’administration publique, n° 124, août 2010.

Extrait de son entretient :

Olivier Blond : Pourtant, il existe certains cas dans lesquels on peut vendre une forêt domaniale ?GAM : En effet, et on en a vendu beaucoup, en particulier sous la Restauration pour payer les indemnités liées aux défaites napoléoniennes, à la suite du second traité de Paris en 1815. La vente de 150 000 hectares fut autorisée par la loi du 25 mars 1817. Cette loi fut votée au terme d'un débat passionné dans les deux chambres, chambre des Députés et chambre des Pairs dans le cadre institutionnel de la Charte de 1814, mais en application de la loi de 1791. Il y a eu ensuite d’autres périodes de ventes, moins importantes. C’est le cas sous le Second Empire, pour financer des actions de protection en montagne. Mais là encore, ces ventes sont soumises à l’autorisation du Parlement.

OB : Comment est-ce que l’histoire du droit forestier éclaire-t-elle la vente d’une parcelle de la forêt domaniale de Compiègne, par l’ancien ministre Eric Woerth ?GAM : La question est délicate : une procédure est en cours, le procureur général de la cour de Cassation, Jean-Louis Nadal, a saisi la Cour de Justice de la République et je suis un fonctionnaire tenu à un devoir de réserve. Mais lorsque j’ai lu les premiers articles sur ce sujet, je n’y croyais pas, car la règle de droit est claire et évidente. J’ai pensé qu’il devait y avoir quelque part une habilitation que le ministre mis en cause aurait d'ailleurs pu très facilement demander au Parlement où il dispose d’une majorité, d'autant plus qu'il estime avoir fait une bonne affaire qui saurait fait « gagner de l’argent à l’Etat. »

J'évoquais les aliénations du XIXème siècle ; le dernier précédent date de 1959. A la suite du traité de paix entre la France et l’Italie, une légère rectification de frontière, au profit de la France, conduisit l'Etat à prévoir la cession d'une forêt domaniale précédemment italienne à la commune française de rattachement. Certains ont cru que dans le cadre de la nouvelle constitution, celle de 1958, un décret suffirait. Mais le projet de décret fut rejeté par le Conseil d'Etat qui rappela la loi de 1790 tout juste intégrée dans le nouveau code des domaines. Cette autorisation de cession a donc été votée sans difficulté peu près.
Cet épisode confirme que la disposition de 1790 est toujours en vigueur ; aujourd’hui, c'est l’article 3211-5 du code général de la propriété des personnes publiques, avatar depuis 2006 du code des domaines.

Pour céder une parcelle de la forêt de Compiègne, la procédure était très simple : il suffisait de demander l'autorisation au Parlement. Pourquoi ne pas l’avoir fait ? Je n’en sais rien. En l'état actuel du droit aucun artifice juridique ne permet de valider cette vente
."


Sans commentaire ! Je vous invite donc à lire, signer et diffuser la pétition.

SOS FORET

La pétition (extrait) :


"Sur la base d’estimations erronées de l’inventaire forestier national, l’Etat français a engagé une politique forestière fondée sur une augmentation irréaliste et dangereuse des volumes de bois coupés en forêt (+40% d'ici 2020).Cette politique productiviste s’accompagne d’une réduction drastique du nombre de gardes-forestiers dans le cadre de la réforme des politiques publiques (RGPP).


(...)
Or, la forêt française est un patrimoine riche et fragile.
La biodiversité animale et végétale, l'impact positif de la forêt sur le climat, la qualité de l'eau et de l'air, ainsi qu’une optimisation du rôle économique et social des espaces forestiers, exigent une gestion durable, prudente et concertée, respectant l’ensemble de ces fonctions.

Nous ne pouvons laisser brader ce patrimoine emblématique transmis par nos prédécesseurs sans réagir.
Nos enfants nous le reprocheraient.
Nous exigeons:
-L'abandon du projet gouvernemental de surexploitation de la forêt française,
- Une évaluation région par région, de la biodiversité forestière et du rôle de la forêt concernant la protection du Climat, de l’Air et des ressources en Eau, ainsi que son rôle économique, socioculturel, et des mesures concrètes pour protéger ces services.
-Des moyens humains et financiers pour un service public de la forêt assurant l'équilibre de ces diverses fonctions forestières : économiques, sociales et environnementales, notamment dans le cadre du contrat de plan Etat-ONF 2012-2016 en discussion cet été, mais également pour une gestion durable des forêts privées,
- L’abandon des projets pharaoniques de centrales à biomasse, pour privilégier les projets
de maîtrise de l’énergie et de production locale et raisonnée de bois-énergie.


Aux arbres citoyens !

Les 16 propositions du collectif
La page Facebook du collectif SOS Forêt

Le blog du collectif
Pour signer la pétition en ligne :



ADRESSE POSTALE :     
 MIRABEL LNE
1 Rue des Récollets,
57000 METZ  

Pour lire l'article d'Olivier Blond cliquer ici
                    
Bonjour,
le Communiqué de presse de l'Association nous rend un peu d'espoir et nous permet d'évoquer un peu le thème du tourisme et de la protection de la biodiversité...
La Gela, déjà 10 000 signataires de la pétition
Six mois après avoir lancé sa pétition en ligne sur la plateforme "MesOpinions.com", l'Association pour la Défense et la Protection des Vallées Pyrénéennes de Saux et de La Gela recueille plus de 10 000 signatures électroniques, atteignant ainsi l'objectif qu'elle s'était fixé.

Rappelons que cette association et ses nombreux partenaires (Comité Midi-Pyrénées du Club Alpin Français, France Nature Environnement 65, Comité Midi-Pyrénées de la F.F.M.E., Amis du Parc National des Pyrénées, Mountain Wilderness, Compagnie des Guides des Pyrénées, Nature Midi-Pyrénées, Syndicat National des Accompagnateurs en Montagne, Syndicat National des Guides de Montagne) s'opposent au projet de création d'une station de ski entre l'entrée nord du tunnel de Bielsa-Aragnouet et la station de Piau-Engaly (Hautes-Pyrénées).

Ce projet, faisant l'objet d'une demande d'autorisation d'Unité Touristique Nouvelle (UTN), sera examiné le 4 octobre 2011 à Toulouse par la commission spécialisée UTN du Comité de Massif Pyrénées qui rendra un avis consultatif. Le préfet de la région Midi-Pyrénées prendra ensuite sa décision.

En y ajoutant les pétitions papier qui ont circulé dans la vallée, ce sont plus de 13 000 signatures qui seront adressées prochainement à madame la ministre de l’Écologie, Madame Nathalie Koscuisko-Morizet ainsi qu'au préfet de région.
http://www.sauvons-la-gela.org/2011/08/petition...
Pour consulter et signer la pétition : http://www.mesopinions.com/Sauvons-les-vallees-...

L’Association pour la Défense et la Protection des Vallées Pyrénéennes de Saux et de La Gela a été enregistrée le 14 janvier 2011 en sous-préfecture de Bagnères-de-Bigorre (65). Elle est basée à Agos (Vielle-Aure - 65) et compte 450 adhérents. Outre la protection des lieux, l’association a pour objectif immédiat de suivre le bon déroulement de la procédure UTN et d’informer les populations de l’avancée du projet.
Pour ce faire, elle dispose d'un blog (
http://www.sauvons-la-gela.org ) et d'une page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Pyreneeslagela/1...

Pour toutes informations complémentaires, envoyez un courriel à "info@sauvons-la-gela.org"

A.D.P.S.G.
Association pour la Défense et la Protection des Vallées Pyrénéennes de Saux et de La Gela



La diversité des parties prenantes (habitants de la vallée d'Aure, de Guchan et de Bazus-Aure - propriétaires des terrains, commerçants, chasseurs, professionnels de la montagne, éleveurs, écologistes, randonneurs, touristes ...) atteste d'une opposition massive à ce projet. Pour en savoir plus sur les raisons de l'opposition, consultez ce billet sur le blog de l'association :

Bien, voilà qui me permet d'aborder les thèmes difficile à concillier d'exploitation touristique et sauvegarde de la biodiversité !


Sur quoi s'appui les acteurs de ce dossier pour rendre leur décision ?

Probablement sur des rapports commandés ici et là. Et justement, il y en a un tout neuf, donc sur le dessus de la pile, qui s'appelle : "guide pratique biodiversité et tourisme"  ! Il émane de la DGCIS...

La Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS) se doit de traduire les objectifs de la Stratégie nationale pour la biodiversité pour les acteurs du secteur du tourisme. Il s'agit donc de sensibiliser élus et industriels aux enjeux de sauvegarde de la biodiversité et de diffuser les bonnes pratiques touristiques qui peuvent y contribuer, tout en contribuant au développement de leurs projets !
L'idée est séduisante mais comme d'habitude, c'est un cabinet de consultant qui l'a rédigé. Autant dire qu'il ne s'est pas trop embarassé de l'avis des acteurs de terrain notamment pour les loisirs en pleine nature... Pas de concertation.Tout n'est certainement pas négatif dans ce guide mais une fois encore à quoi servent locaux quand les décisions sont prises loin des réalités du terrain ? Car ce document servira surement de référence. Et incidieusement va s'imposer à nos vallées. C'est la même chose qu'avec les désirs de certains de voir des ours dans les Pyrénées !

Pendant ce temps, sur le terrain, la biodiversité recule pour cause de surfréquentation et polution ! Et qui c'est qui mais la main à la pate pour nettoyer et défendre la nature... Les pratiquants !

Souvenez-vous, avant les vacances, nous parlions de la campagne organisée par Mountain-riders, pour le retrait des déchets dans les stations de ski...

Bilan de la saison : 7 000 bénévoles, soit 1 000 de plus qu'en 2010, se sont mobilisés pour la campagne 2011! Avec leurs petites mains, 45 tonnes d'ordures diverses et variées (plastiques, métaux, papier, mégots...) ont été collectées sur près de 130 sites en France et à l'étranger, dont 55% dans les Alpes du Nord...

Et la bonne nouvelle, c'est que cela fait 20 tonnes de moins que l'an dernier avec une nette diminution des très gros déchets ! En effet, après dix ans de ramassage, Mountain Riders constate que la taille des déchets diminue : les encombrants (machines à laver, réfrigérateurs, transformateurs et autres vieilles voitures abandonnés dans les fossés se font rares grâce à l'essor des déchetteries et au reflexe casse pour les autos). Ainsi, la quantité moyenne de déchets qui s'élevait à 400 kg par site, ne dépasse pas les 350 kg en 2011. Bon, reste l'éternel problème des mégots de cigarettes encore très présents sous les télésièges alors qu'il est si simple de les ramener dans son sac, sa poche ou d'utiliser les cendriers de poche distribués dans nombre de stations.

Enfin, puisque l'on parle des succès associatifs et du bétonnage des vallées, il faut aussi parler de loi et d'urbanisme !

Rappelez-vous, le 23 juin 2010, Benoist Apparu, Secrétaire d'Etat chargé du Logement, lançait, en comité restreint, la réforme du code de l'urbanisme avec pour objectif de faciliter la construction, en accélérant et simplifiant les procédures.

Bon nombre d'associations avait alors flairé le mauvais coup... et se sont mobilisées.
La réforme prévoyait de résoudre un paradoxe à priori insoluble : simplifier le droit de l'urbanisme tout en  luttant contre l'urbanisation, l'artificialisation des sols...
Parmi les mesures les plus contestables, un assouplissement majeur des Plans Locaux d'Urbanisme réduisait les garanties actuelles pour la préservation des terrains agricoles, naturels et forestiers, au détriment de la concertation avec les acteurs locaux et la population.
La FNE, la LPO, la Ligue Roc et FNH ont sont arrivées à mobiliser les autres collèges du Grenelle (la profession agricole et les syndicats de salariés) pour dénoncer la réforme et proposer une alternative. Elles ont ainsi obtenu la mise en place d'une vraie concertation avec de nouvelles réunions, cette fois-ci en format Grenelle (cinq collèges représentés), pilotée dorénavant par le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD). Fort de cette union, le projet a été totalement revu...


C'est une véritable victoire face aux lobbys de la construction ! Mais ne crions pas victoire, car certains éléments de la réforme restent en effet très préoccupants. Ainsi, « les secteurs de projet », nouvelle zone de construction dans laquelle on s'affranchirait du droit de l'urbanisme ordinaire et inscrits dans l'agenda parlementaire, pourraient, selon le cadre qui leur sera fixé, s'avérer être un outil puissant de dérégulation.
Communiqué de presse en PDF sur le site de la LPO.

Bref, partout où il y a une volonté de bétonner la nature il faut se mobiliser et le faire tous en semble malgré nos divergences d'opinion sur tel ou tel point de détail. Partout où il y a une possibilité de s'exprimer, il faut faire entendre sa voix. L'union fait la force...

Plus de stations de ski ou balnéaire ou de centre touristique, c'est pas la garantie de destruction quasi irreversible d'espaces naturels. Outre le béton, des milliers de touristes sur des pentes fragiles et des sols sableux, c'est beaucoup d'érosion et de modification des paysages, de la faune de la flore... Ne cedons plus au chantage à l'emploi et au développement économique, ces derniers ne sont nullement garantis à long terme...

Et Bleau n'échappe pas à la règle...
Et ca construit autour des Trois pignons
Le Guide biodiversité et tourisme :
Le guide a été conçu et réalisé par François Tourisme Consultants en s'appuyant sur les ressources mobilisées par les membres du comité de pilotage : Huttopia, Réseau des grands sites de France, Conseil national des villes et villages fleuris, UICN, Atout France, ministère chargé de l'écologie, ministère chargé du tourisme, ainsi que les ressources et expériences proposées par la communauté de veille info tourisme

Télécharger gratuitement le guide pratique (attention ! long et indigeste) :
Introduction
Chapitre 1 : Enjeux et contexte
Chapitre 2 : Réaliser le diagnostic des enjeux de ma structure

Chapitre 3 : Fiches situations - des clefs pour agir
# fiche-1: je suis porteur d'un projet touristique
# fiche-2 : je suis situé à proximité d'un espace naturel remarquable
# fiche-3 : j'aménage les espaces extérieurs
# fiche-4 : j'entretiens et je gère des espaces extérieurs
# fiche-5 : je conçois puis construit un bâtiment
# fiche-6 : je gère une structure et un bâtiment au quotidien
# fiche-7 : je cuisine ou je vends des produits alimentaires dans mon établissement
# fiche-8 : je propose des expériences de voyages
# fiche-9 : je valorise ou commercialise un établissement ou une destination
# fiche-10 : j'accueille, j'informe et j'organise la découverte de mon territoire
# fiche-11 : je participe à la stratégie et à l'organisation du tourisme sur un territoire Chapitre 4 annexes : adhésion à la SNB, études de cas, les espaces protégés, lexique, bibliographie / ressources

Pour toute information : Sébastien Baholet (DGCIS) : sebastien.baholet@finances.gouv.fr.
Ressources disponibles sur la biodiversité et le tourisme :
Documents et sites générauxExemples territoriaux et/ou d'entreprises
Jardins, espaces verts
Entreprises : outils d'information, économie de la biodiversité
Grand public : outils d'information, sensibilisation, participation ; enquêtes
Hébergement
Alimentation, restaurationEspèces menacées
Espèces envahissantes
Évaluation, services écologiques
Trames vertes et bleues, infrastructures de déplacement
Sites consacré à la biodiversité
Un portail Internet www.biodiversite2010.fr

http://www.businessandbiodiversity.org/tourism.html


NATURE