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Matos

2011-07-10

Depuis des années, des centaines d’organismes publics et de commissions en tous genres permettaient à des milliers d’associations de faire entendre leur voix dans tous les domaines touchant de prêt ou de loin aux questions environnementales, qu’elles soient compétentes ou non ! Le gouvernement y a mis un terme en publiant au Journal Officiel le 13 juillet 2011 un décret (voir le texte et les liens en fin d’article) qui restreint considérablement les conditions de participation du secteur associatif au débat... Bonne chose pour les uns, véritable mise sous tutelle pour les autres, cette mesure voulue par le Grenelle 2, n’a pas fini de faire couler de l’encre et pourrait, vu ses imprécisions, se retourner contre ceux qui l’on élaboré !


Bien entendu, comme toutes les mesures douteuses, celle-ci a été adoptée au milieu de l’été et le procédé n’a pas échappé à la critique. Ainsi, après Corine Lepage (ex Ministre de l’Environnement) dans une tribune parue sur le site internet RUE89 le 19/07/2011, une trentaine d’associations ont réagit en publiant une lettre ouverte à NKM. Son contenue résume assez bien les principaux griefs (extrait) :
« Nos organisations sont consternées par le contenu de l’arrêté que votre gouvernement vient de prendre et paru dans le Journal officiel du 13 juillet (JORF n°0161 du 13 juillet 2011, page 12 154) concernant les associations et fondations.
Celui-ci fixe les modalités d’application au niveau national de la condition prévue au premier point de l’article R.141-21 du code de l’environnement, concernant les associations agréées et fondations souhaitant participer au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instances consultatives.
Pour pouvoir participer, une association agréée devra désormais compter au moins 2 000 adhérents répartis dans au moins six régions. Quant aux fondations d’utilité publique, elles devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d’un minimum de 5 000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre.
De plus, l’Etat s’octroie le droit de vérifier les conditions de financement des associations pour s’assurer « de leur indépendance ».
(…). De fait, de telles mesures excluent nombre d’associations signataires du présent texte et plus particulièrement toutes les associations d’experts qui ont joué le rôle essentiel de lanceur d’alertes environnementales au cours des dernières années comme par exemple le Cniid, Inf’OGM, Générations Futures, la Criirem, le Criigen, le Réseau Environnement Santé, etc. qui n’auront aux termes de ce texte plus le droit de participer aux instances officielles (qu’elles soient consultatives ou décisionnelles).
Dans le même temps, le décret fixe les nouvelles conditions d’agrément qui désormais stipule que ne pourront être agréés que les associations ayant « un nombre suffisant, eu égard au cadre territorial de son activité, de membres, personnes physiques, cotisant soit individuellement, soit par l’intermédiaire d’associations fédérées ». Cette obligation, qui démontre aussi que les associations qui souhaiteraient un agrément pourraient se retrouver face à des refus arbitraires, pourrait remettre en cause la capacité à agir des associations dont les motivations ne vont pas dans le sens d’intérêts politiques à un moment donné. En effet, sans agrément, la possibilité de porter plainte avec constitution de partie civile reste très réduite. Dans ces conditions, les procès mettant en cause les lobbies deviennent beaucoup plus difficiles.
De la même manière, le fait que les agréments soient conditionnés par un nombre de personnes rendra très difficile la tâche des associations locales, défendant des causes locales et dont l’action territoriale est indispensable au bon fonctionnement de notre démocratie. Les préfets pourront toujours soutenir qu’elles ne remplissent pas les conditions susnommées.
Ainsi le gouvernement s’est-il attaqué avec efficacité, une fois encore, aux modestes contre-pouvoirs que notre pays compte encore, élargissant par là même les moyens d’action d’autres groupes de pressions déjà très puissants. (…) »

Les signataires

D’autres commentaires sont vite apparus et la polémique a gonflé rapidement.
« Ce seuil est complètement arbitraire. Que veut dire le texte par "cotisants" ? Aucune règle n’est fixée à ce sujet notamment sur le montant de la cotisation et sur les modalités de vérification », dénonce le président de Robin des Bois, association directement concernée par ce décret : Jacky Bonnemains. Pour François Veillerette, président de l’association Génération Futures : « La légitimité d’une association n’est pas conditionnée uniquement par ses membres mais aussi par sa présence dans le débat public ». Jacky Bonnemains rappelle que « Le cabinet de M. Borloo avait modifié le projet en introduisant la notion d’association-expert pour lesquelles le seuil des 2000 adhérents était éliminé.» Là, il n’en n’est plus question et les associations ont jusqu’en 2014 pour faire la chasse aux adhérents dans tous les départements !« Ce texte favorise le regroupement, l’absorption, la tutelle. Le risque c’est de perdre de la diversité du monde associatif », ajoute Jacky Bonnemains.
A contrario France Nature Environnement (FNE), dont 70 % du financement est public, approuve la mesure dans une lettre interne (Lettre du Président n° 17) :
« Une réforme globalement positive, notamment grâce à l’intervention de FNE. Cette réforme était nécessaire. En effet, si la diversité contribue souvent à l’intérêt du débat, les conditions actuelles d’octroi de l’agrément aboutissaient à des abus. C’est bien la légitimité et la représentativité qui doivent d’abord primer dans le dialogue environnemental. »
« L’agrément était délivré pour une durée indéterminée et avait été accordé abusivement par les pouvoirs publics. Des associations de communes, d’entreprises, des offices du tourisme avaient été agréés. Cela avait pour conséquence une perte de crédibilité pour l’agrément : il n’était plus considéré comme un gage de fiabilité. Cela signifiait également que ces associations dont la protection de l’environnement n’est pas le but principal pouvaient occuper des places dans certaines instances, au détriment d’autres associations plus légitimes. Par ailleurs, cette libéralité signifiait que des associations un peu douteuses avaient les mêmes droits et le même poids que des associations faisant des efforts pour respecter un mode de fonctionnement démocratique et transparent ».

Pour l'avocat Arnaud Gossement, ancien porte-parole de France Nature Environnement (FNE), "l'un des principaux enjeux du Grenelle de 2007 était de faire des associations des "partenaires environnementaux" alors que le Grenelle de 1968 avait permis l'émergence de "partenaires sociaux" : syndicats de salariés et d'entrepreneurs". Sur son blog, il ajoute qu’"il s'agit d'une réforme indispensable qui permettra de mettre en valeur les associations ou fédérations d'associations qui œuvrent réellement pour l'intérêt général". "Espérons que les fausses associations constituées à des fins uniquement politiques ou financières soient progressivement mises hors jeu".
Venant d’un ancien de la FNE rien de bien surprenant…

NKM affirme elle aussi que cette réforme n’a pas été prise unilatéralement.« Ce décret est la traduction stricte d’un engagement du Grenelle et il a d’ailleurs fait l’objet d’une très large concertation avec les ONG du Grenelle. Qui l’ont approuvé. » En effet, en 2008, un premier rapport signé du député Bertrand Pancher préconisait déjà la création de ce seuil des 2000 cotisants. Mais toutes les associations n’y ont pas été auditionnées. François Veillerette dénonce même le « rôle trouble » qu’aurait pu jouer France Nature Environnement dans l’élaboration du décret. Pour Michel Dubromel de la FNE, ces accusations ne tiennent pas. « Si nous avions une quelconque influence sur les décrets du Grenelle, nous en aurions modifié beaucoup.» Tout en ajoutant que les associations ont été informées du décret avant sa parution. 

Mais de quoi parle-t-on ?

Le premier décret, modifiant les articles R. 141-1 et suivants du Code de l'environnement, réforme les règles relatives à l'agrément des associations : cadre territorial de l'agrément, limitation à une durée de cinq ans, simplification des démarches de délivrance, conditions de renouvellement et de retrait, transparence des activités. Un arrêté, publié le même jour, précise la composition du dossier d'agrément et du dossier de renouvellement, de même que la liste des documents qui doivent être fournis chaque année à l'autorité ayant accordé l'agrément (ministre ou préfet) : rapport d'activité, comptes de résultats, bilan de l'association.

Le décret fixe également les nouveaux critères de représentativité des associations agréées, organismes et fondations pour prendre part au débat sur l'environnement qui se déroule dans le cadre des instances consultatives "ayant vocation à examiner les politiques d'environnement et de développement durable".

Les critères retenus sont les suivants : nombre de membres eu égard au ressort géographique de l'organisation ; expérience et savoirs reconnus illustrés par des travaux, recherches, publications ou par des activités opérationnelles ; statuts, financements, organisation et fonctionnement ne limitant pas leur indépendance.

Concernant le premier critère, pour le niveau national, un arrêté précise que le nombre de membres minimal pour une association est fixé à 2.000, et le nombre de donateurs à 5.000 pour une fondation reconnue d'utilité publique. S'ajoutent des critères de représentativité sur le territoire.

Si donc, les 2 000 adhérents sont un critère pour la sélection des agréments nationaux, les petites associations qui jusqu'ici ont joué un rôle important d'alerte au début locale (OGM, Gaz de schiste...) sont exclues du débats...

La liste des instances consultatives "ayant vocation à examiner les politiques d'environnement et de développement durable" est fixée par un deuxième décret du même jour (Décret n° 2011-833 du 12 juillet 2011). Le texte précise les différentes instances aux niveaux national, régional et départemental, selon qu'elles ont une vocation généraliste ou spécialisée.
Devront être désignées dans ces instances uniquement les organisations répondant aux critères de représentativité fixées ci-dessus et c’est là que ça coince ! Heureusement des organisations ne répondant pas à ces critères pourront continuer à siéger jusqu'au 31 décembre 2014. Les mandats en cours des représentants siégeant dans ces instances ne sont pas impactés par les textes.

Voici la  liste des instances consultatives nationales ayant vocation à examiner les politiques d'environnement et de développement durable mentionnée à l'article L. 141-3 du code de l'environnement telle que publié dans le décret cité plus haut (Texte JORF n°0161 du 13 juillet 2011 page 12152) :
Article 1
Instances consultatives à vocation généraliste
Le Comité national du développement durable et du Grenelle de l'environnement.

Instances consultatives à vocation spécialisée
Le Comité national de l'eau.
Le Conseil supérieur des transports terrestres et de l'intermodalité.
Le Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sûreté nucléaire.
Le Conseil national de la mer et des littoraux.
Le Conseil national du bruit.
Le Conseil supérieur de l'énergie.
Le Conseil national de la montagne.
Le Conseil national des déchets.
La commission des produits chimiques et biocides.
Le Conseil national de l'air.
Le Conseil national du paysage.
Le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques.
Le Comité national « trames verte et bleue ».
La commission des comptes et de l'économie de l'environnement.
Le conseil d'orientation de l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique.
Le Conseil supérieur d'orientation et de coordination de l'économie agricole et alimentaire.
Le comité économique, éthique et social du Haut Conseil des biotechnologies.
Le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage.
Le Conseil supérieur de la forêt, des produits forestiers et de la transformation du bois.

Article 2
La liste des instances consultatives régionales ayant vocation à examiner les politiques d'environnement et de développement durable mentionnée à l'article L. 141-3 du code de l'environnement est établie ainsi qu'il suit :
Instances consultatives à vocation généraliste

Les conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux.
Les conseils de la culture, de l'éducation et de l'environnement.


Instances consultatives à vocation spécialisée
Les comités de bassin.
Les commissions régionales de l'économie agricole et du monde rural.
Les commissions régionales de la forêt et des produits forestiers.
Les comités régionaux « trames verte et bleue ».

Article 3

La liste des instances consultatives départementales ayant vocation à examiner les politiques d'environnement et de développement durable mentionnée à l'article L. 141-3 du code de l'environnement est établie ainsi qu'il suit :
Instances consultatives à vocation spécialisée :
Les conseils départementaux de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques.
Les commissions départementales de la nature, des paysages et des sites.
Les commissions départementales d'orientation de l'agriculture.
Les commissions départementales d'aménagement foncier.
Les commissions départementales de la consommation des espaces agricoles.
Les commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage.


Un dernier arrêté fixe la composition du dossier de demande de participation au débat sur l'environnement dans le cadre des instances consultatives.

Ces décrets semblent judicieux pour clarifier un peu la situation mais en faisant du nombre d’adhérents l’alpha et l’oméga de la représentativité des associations de protection de l’environnement, l’Etat a surtout favorisé le maintien de la suprématie des grandes organisations qu’il subventionne et qui donc n’ont rien d’indépendantes ! Sont-elles vraiment l'expression de la majorité des populations ? Qu'en est-il des nombreuses associations de bénévoles, apolitiques à buts non lucratifs de défense du patrimoine et de leur environnement ? A l’échelle d’un département, imaginez combien il va être difficile d’être considéré comme représentatif !
Le Conseil national de la vie associative, le Conseil d’analyse de la société ainsi que de nombreuses coordinations nationales d’associations ont proposé des critères combinés permettant de mieux définir ce qu’est une association représentative. Si le nombre des adhérents est un critère, d’autres existent : nombre des bénévoles, ancienneté et stabilité de l’association, l’utilité pour la collectivité, la prise en charge par l’association d’une question ou d’un problème qu’elle est seule à traiter, etc.
Qui ou quel organisme va prendre en compte les propositions de ces Centres Permanents d'Initiatives de l'Environnement et autres petits acteurs locaux ... pour le maintien de la qualité de vie dans le cadre d'un développement durable de la commune, pour lequel d'ailleurs, ils adhérent pleinement ?



Finalement, c’est peut être les chasseurs et les pratiquants de loisirs de pleine nature qui vont pouvoir se faire agréer ?  En effet, Il y a peu d’associations qui regroupent autant d’adhérents sur de petites zones à part les randonneurs, grimpeurs et … chasseurs !

Brigitte Girvet propose une analyse intéressante dans son article “Nathalie Kosciusko-Morizet : sale coup pour l’environnement” (Agoravox) :
« Une association de la protection des Calanques de Cassis, par exemple, devra pour être entendue avoir plus de 2000 membres à jour de leur cotisation domiciliés dans au moins 6 régions et la région PACA ne pourra pas regrouper plus de la moitié du nombre total des membres.
Comment faire ? Devra-t-elle lier son sort à une association de la protection des Dombes en Rhône-Alpes, une association de la protection du Marais Poitevin en Poitou-Charentes, une association de la protection de l’estuaire de la Seine en Normandie, une association de la protection des fonds sous-marins de Guadeloupe etc … pour former une super-association de la protection des eaux ? Une association de défense de la Tortue des Maures devrait ainsi se regrouper avec d’autres associations de protection d’espèces régionales. »

On entrevoit donc ici les nouvelles perspectives qu’ouvrent cet arrêté et qui sont finalement intéressantes et risqueraient bien de surprendre nos gouvernants ! Comme de plus, il n’est nulle part mentionné que les régions doivent être françaises, nous pourrions envisager des alliances avec des associations d’autres régions européennes. Amis Allemands et Espagnoles…

Bref, développement durable, écologie, sauvegarde de la planète… tout ces thèmes si chers à nos élus passent aussi par la protection de la biodiversité associative ! Ainsi la parole citoyenne serait entendue dans toute sa richesse.

Ces nouveaux textes finalement permettent un retour à la « normale », après les renoncements aux "timides" avancées du Grenelle de plus en plus mises à mal par les textes d'applications publiés (lobbying oblige), il fallait faire taire les empêcheurs de polluer gaiement. Oublié les grands principes de la Convention d'Aarhus (Cette Convention a été signée pour la France le 21 septembre 2002 par le Président de la République Jacques CHIRAC) sur la participation du public, le droit d'influer sur les projets...... Maintenant pour avoir le droit de faire une remarque et de participer aux "grandes réunions" de concertations il faudra y être autorisé, approuvé… La démocratie quoi !


Mise à jour du 22/08

« Art. R. 141-21. - Peuvent être désignées pour prendre part au débat sur l'environnement se déroulant dans le cadre des instances consultatives nationales, régionales et départementales ayant vocation à examiner les politiques d'environnement et de développement durable visées à l'article L. 141-3 les associations agréées, organismes et fondations reconnues d'utilité publique qui, à la date de leur demande, remplissent les conditions suivantes :
« 1° Représenter un nombre important de membres pour les associations ou de donateurs pour les fondations reconnues d'utilité publique, eu égard au ressort géographique de leur activité.
« Une association, un organisme ou une fondation reconnue d'utilité publique satisfait cette condition lorsqu'elle justifie d'une activité effective sur une partie significative du ressort départemental, régional ou national pour lequel la demande de participation est présentée et d'un nombre de membres ou de donateurs supérieur à un seuil minimal au titre de l'année précédant celle de la demande.
Les modalités d'application de cette condition sont fixées respectivement par arrêté du préfet de département, du préfet de région et du ministre chargé de l'environnement.« Pour les associations, sont comptabilisés les membres, personnes physiques, cotisant soit individuellement, soit par l'intermédiaire d'associations fédérées. Pour les fondations reconnues d'utilité publique, sont comptabilisés les donateurs dont les dons ont ouvert droit à un reçu fiscal en application de l'article 200 du code général des impôts ;
« 2° Justifier d'une expérience et de savoirs reconnus dans un ou plusieurs domaines de l'article L. 141-1, illustrées par des travaux, recherches et publications reconnus et réguliers, ou par des activités opérationnelles ;
«
3° Disposer de statuts, de financements ainsi que de conditions d'organisation et de fonctionnement qui ne limitent pas leur indépendance, notamment à l'égard des pouvoirs publics, des partis politiques, des syndicats, des cultes, ou d'intérêts professionnels ou économiques.« Leurs ressources financières ne doivent pas provenir principalement d'un même financeur privé ou d'une même personne publique. Cette part est calculée sur la moyenne des deux derniers exercices. Elle n'inclut pas les aides publiques à l'emploi, les ressources financières perçues dans le cadre de marchés publics, de délégations de service public, ou octroyées en compensation d'une mission de service public de gestion des ressources faunistiques, floristiques et de protection des milieux naturels ainsi que de recueil de données ou d'études contribuant au développement des connaissances dans l'un des domaines de l'article L. 141-1. "

Ce troisième point sur le budget de l'association va donner lieu à bien des polémiques car si la FNE soutient ce texte, il va falloir qu'elle fasse ses comptes, ses subventions étant versées par de nombreux et différents services de l'Etat...

Sources :- « Décret n° 2011-832 du 12 juillet 2011 relatif à la réforme de l’agrément au titre de la protection de l’environnement et à la désignation des associations agréées, organismes et fondations reconnues d’utilité publique au sein de certaines instances. JORF n°0161 du 13 juillet 2011 page 12148 texte n° 6. NOR : DEVD1033288D. »

- « Arrêté du 12 juillet 2011 fixant les modalités d’application au niveau national de la condition prévue au 1° de l’article R. 141-21 du code de l’environnement concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instances. »

- Arrêté du 12 juillet 2011 relatif à la composition du dossier de demande d'agrément au titre de la protection de l'environnement, du dossier de renouvellement de l'agrément et à la liste des documents à fournir annuellement

-
Arrêté du 12 juillet 2011 fixant la composition du dossier de demande de participation au débat sur l'environnement dans le cadre d'instances consultatives- « Associations de protection de la nature et de l’environnement. Modes de financement et de gouvernance. » Rapport déposé par Mme Geneviève Gaillard et M. Jean-Marie Sermier, député. Assemblée nationale, 2 février 2011.

Lire aussi :L’Etat s’attaque aux lanceurs d’alerte (blog Médiapart)http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,environnement,grenelle_de_l_environnement,decret_representativite_associations_pomme_discorde,134699.jsp?utm_source=newsletter&utm_medium=Email&utm_content=novethicInfo&newsletter=ok par Pauline Rey-Brahmihttp://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/nathalie-kosciusko-morizet-sale-97837

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1176

http://www.eauxglacees.com/spip.php?page=imprimer&id_article=992 http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2011/07/article__rue89_CLepage_19072011.pdf

http://reseau-environnement-sante.fr/2011/07/21/actions-en-cours/representativite-des-associations-environnementales-le-gouvernement-meprise-nos-actions-et-nos-expertises/

http://www.arnaudgossement.com/archive/2011/07/13/grenelle-publication-du-decret-du-12-juillet-2011-relatif-a.html

http://www.cpca-bretagne.org/spip.php?article94
Bonjour,

Finalement, le sujet de ce début d'été semble être le camping sauvage et les feux de bivouac à Fontainebleau.

Ce n’est pas une réaction de bleausards frustrés parce que pas partis en vacances mais bel et bien, un ras le bol de voir la nature saccagée par le comportement d’une poignée d’inconscients.

Parking Isatis juillet 2011


Peu importe que ceux-ci soient français ou étrangers, de passages ou riverains, présents pour une soirée de fête ou un long séjour, grimpeurs ou pas… les conséquences seront toujours les mêmes :
-          Déchets abandonnés (de la simple petite capsule de bouteille de bière au tas d’ordures,
-          Transformation de la forêt en immondes toilettes publics,
-          Feux plus ou moins destructeurs,
-          Etc.

Nous sommes plusieurs à échanger régulièrement sur le forum de bleau info sur ce sujet. Le 08/07/2011, Matthieu Salaun nous rapportait la « destruction » d’un bloc au Rocher des Demoiselles. Parlons maintenant du feu qui a débuté sur le très tranquille plateau de Videlle les Roches (Essonne, Vallée de l’Ecole).


Plateau de Videlle, juillet 2011, F. Louvel

Mon ami François Louvel qui a dans ce site tracé de nombreux circuits m’a souvent parlé de l’exceptionnelle carrière et de ses redoutables fissures dignes d’un entraînement pour le Yos’. Il m’a aussi souvent rapporté que cette même carrière est le site de prédilection d’une bande de jeunes locaux qui y viennent à moto pour faire la fête… Nous y trouvons donc les éléments mentionnés plus haut. Et ce qui devait arriver, est arrivé, ils ont foutu le feu au plateau !


Rien de bien grave, une bande de broussaille de 50 m X 15 m a brûlé et les arbres en réchapperont certainement. Merci les pompiers.


Videlle juillet 2011, photo F. Louvel


Mais, est il opportun de parler de ce spot au risque d’y amener un peu de monde ?
Comme le dit François, « pour Videlles je ne pense pas qu'il y ait de problème ... de toute façon je crois que si le coin avait dû attirer du monde se serait déjà fait. L'accès par le haut est beau mais rebutant pour une pratique familiale ; l'accès par le bas qui permet d'aborder le massif par le secteur Pillot plus tranquille est trop long, parking au village ... »

Videlle, F Louvel
Il s’agit ici d’un bois privé et le stationnement sur les chemins qui le borde est a exclure car il entrave la circulation des agriculteurs et vous expose à de sévères représailles !

Mais revenons un peu sur les derniers échanges sur Bleau.info et notamment sur la discussion autour du « camping sauvage » à Isatis lancé par Partick Hoschettler (Merci Patrick !). Voici des extraits de ses propos qui résument très bien le sentiment de la plupart d’entre nous, ceux qui ont un comportement normal.
« Je suis allé hier à Franchard Isatis, pour constater que le parking, mais aussi le massif, servent de camping en tout impunité, entrainant par la même tous les dégradations qui vont avec. Les auteurs de ces pratiques repartirons, mais nous nous subirons les répercutions, tous le reste de l'année, interdictions diverse, fermeture de parking... Je sais très bien que nous sommes pas propriétaires des lieux, nous les locaux, mais le jour ou nous ne pourrons plus jouir de cet forêt, a cause d'une minorité, il sera trop tard pour nous plaindre, eux seront depuis longtemps entrain de détruire un autre site. (…)
Les opérations de nettoyage, reviennent a mettre une cuvette sous une fuite, elles ont le mérite d'exister, mais ne solutionnent pas le problème de fond. (…)

Moi si je jetais un papier parterre, mes parents me le faisaient ramasser avec une explication, pour le 2éme j'avais un coup de pied au cul pour accompagner la seconde explication. Maintenant je les remercie. Mon fils a 20 ans maintenant, et Bleau a été son jardin d'enfant, il n'aurait même pas l'idée de se comporter autrement que dans le respect de ces lieux.
LE PROBLEME NE VIENDRAIT IL PAS SIMPLEMENT D'UN MANQUE D'EDUCATION DE BASE ? ou de transmission de valeurs qui avant entouraient, et qui étaient indissociable de notre passion ?
Et merde je suis si vieux que ça ??? Mais mon fils faisait des châteaux de sable au Bas Cuvier, et jouais avec ses petites voitures, vous feriez la même chose aujourd'hui ?


(…) Mais pour l'éducation, au respect des lieux, et des règles communes, au respect des interdits lorsqu'ils sont édités dans l'intérêt collectif, le problème est ailleurs, il n'est pas lié à Fontainebleau, mais à l'évolution de notre société. Car je pense que ce type de comportement, ceux qui les pratiquent à Bleau, se comportent de la même façon partout. (…)

Je ne suis pas vraiment favorable a une réglementation plus stricte, car au finale elle s'appliquerait toute l'année, et encore une fois, nous serions pénalisé, 12 mois sur 12, pour des pratique qui pause un problème que durant les période de vacances scolaires européennes. De plus il existe déjà des lois avant dans faire d'autre quelles soient appliqués ».


L’ami Matthieu Salaun ajoutait fort justement :

« Il est vrai que face à la popularité et à la fréquentation toujours croissante de Bleau, l'applications de règles plus strictes (semblables à celles de nos Parcs Nationaux) me semblent nécessaires pour continuer à préserver notre chère forêt.

Le bivouac ne poserait pas de problème s'il s'agissait d'une pratique isolée, or le bivouac s'est transformé en camping sauvage. Comme il y a un laisser faire; aucun rappel à l'ordre; aucun contrôle; chacun fait comme il veut. » (…)


Vous avez été très nombreux à proposer des actions pour renforcer l’information sur les sites de grimpe (banderoles, stickers, topos, web…). Certains réclament plus de répression, d’autres des actions très injustes (mais réalistes quand on voit les exemples remontés sur les forums) tournées vers les étrangers…


Photo prise à l'été 2008 et mise en ligne par le groupe sur Piccassa !


Le débat tourne donc entre éducation et répression. Ou, comment mieux protéger cette forêt sans interdire d’avantage ?

Pour ce qui est de la communication défaillante de l'ONF, la plupart des parkings sont affublés de grands panneaux qui rappellent que feu et camping sauvage sont interdits. Pourtant... beaucoup semblent les ignorer, voire ne pas les voir !

Faut – il pour autant planter sur les parkings et à l’entrée des chemins une forêt de panneaux 4X3 ?
Vous me direz, c’est une façon de reboiser !

Je ne souhaite pas que Bleau se transforme en base de loisirs géante avec des aménagements à gogos (genre toilettes, escaliers ...) comme cela se fait dans certains sites étrangers. N’est-ce pas là déresponsabiliser d’avantage les utilisateurs de la forêt ?



En fait, comme je suis opposé à la mise sous cloche de cette forêt, j’ai bien du mal à respecter l’aspect réglementaire. Ca me gonfle de ne plus pouvoir me promener librement dans le massif de Fontainebleau, de ne plus pouvoir m’approcher de cette plante parce qu’un grillage a été mis pour la protéger. Le nombre de parcelles forestières fermées pour cause de protection des plantations est en constante augmentation et observer la nature derrière un grillage (ou la vitre d’un musée) c’est pas mon truc !

Photo de Jean Poule de Bleau La nature est bien protégée, elle en devient inaccessible !

(Voir l'article de Jean Poule à propos de la réserve de la plaine de Champfroy)

Toutefois, comme le bon sens semble ne pas être de mise chez quelques visiteurs, il devient de plus en plus urgent que l’Etat prenne ses responsabilités !

Cela passe déjà par un renforcement des moyens humains et financier de l’ONF, un renforcement de la surveillance nocturne (ONF et gendarmes font des opérations coup de poing régulièrement mais très insuffisantes et sur quelques sites, voir en bas de l'article). Mais quand je vois une patrouille de gendarmes faire le tour du stationnement de Noisy et ne même pas aller voir ceux qui ont planté leur tente… j'enrage.
L’abandon par l'ONF des pylônes de guet fut aussi une très grosse bêtise ! A titre de comparaison, lisez l'article du CG 06 via la news de Kairn sur la surveillance des forêts dans le sud...

Cela passe aussi par un meilleur accueil des visiteurs. Les grimpeurs étrangers n’ont parfois pas beaucoup d’argent donc, ils cherchent un hébergement proche et pas cher. En dehors du Camping de Noisy (saturé et cher) il n’existe pas grand chose. C’est d’ailleurs le sens de l’intervention sur notre forum de l’ami naturaliste Jean Poule Debleau

« Bonjour à toutes et à tous,
Je ne suis pas un grimpeur comme la plupart d'entre vous, mais je partage vos craintes et angoisse sur e devenir de notre terrain de jeu, la forêt de Fontainebleau.

Je pense que le tourisme à Fontainebleau est devenu au fil du temps un tourisme réservé à une certaine "élite" dotée de moyens financiers suffisant pour se loger à l'hôtel. En effet, rechercher aux alentours de la forêt et proche de celle-ci un camping où des gens aux modestes revenus, je pense aux jeunes gens dont j'ai fait partie, puissent installer leur tente et pratiquer leur sport favori.
Nada rien à proximité.


Il fût un temps où le Service des Eaux et Forêt assurait une tâche d'accueil bien supérieure à ce que nous offre l'ONF actuellement. à cette époque il n'y avait pas de brochure vantant le développement durable ni autres billevesées, mais les services, je dis bien les services rendus étaient supérieurs à ce qu'ils sont actuellement et ils étaient gratuits.


Je suis partisan de l'éducation mais également de la sanction qui aide les plus récalcitrants à devenir d'honnêtes citoyens.
Prendre les bonnes idées où elles sont telle est ma devise !

PS : les sites sont bien souvent victimes de leur succès et de la publicité qui leur est faite, cela me semble valable dans tous les pays ! »

Parking d'Isatis


Ces aires de bivouac existent encore mais ne sont plus qu’une poignée. Si l'ONF a fermé la plupart de ces zones c'est bien parce que l'accueil du public est de moins en moins dans sa mission et ne colle pas avec sa logique de rentabilité ! Il n'a pas les crédits nécessaires à l'entretien des zones et encore moins à la mise en conformité de celles-ci avec la réglementation française (très excessive parfois) en matière d'accueil.Il y a quelques semaines, lors d'un séjour dans le refuge du CAF à Cormot, nous apprenions que le refuge allait être en travaux pour se mettre une nouvelle fois en conformité. D'ici à 2015, il devra, comme tous sites d'accueil, pouvoir recevoir des personnes à mobilité réduite (PMR). Conclusion, vu qu'il y a des escaliers partout, il faut faire une extension, déplacer la cuisine... (de coûteux travaux pour une fréquentation plus qu'incertaine mais rendus obligatoires par la législation). Seul les refuges de haute montagne ont à ce jour une dérogation !

L’aire de bivouac de Bourron par exemple présente point d'eau et des toilettes à l'ancienne. Elle est modérément fréquentée et donc généralement propre. Mais aux périodes de forte affluence les poubelles débordent, ne sont pas ramassées et sont immanquablement éventrées par les animaux puis éparpillées aux quatre vents. Quant aux toilettes, je n’ose pas imaginer. Mieux vaut enterrer son caca avec sa petite pelle (10 cm de profondeur suffises ! voir notre page sur les bonnes pratiques)


Bref, là encore, pour un meilleur accueil, il faut des moyens et une volonté. L’ONF n’a ni l’un, ni l’autre ! Pourtant, la simple lecture du DOCOB (le document d’objectif natura 2000) aurait du faire comprendre à son ministère de tutelle avide d’argent que la solution passe non plus par une exploitation du bois mais par une exploitation des touristes ! Selon ce rapport, les retombées économique liées au Massif de fontainebleau sont de l'ordre de 90 millions d'euros par an !

Quant au lifting du parking d'Isatis, il aura lieu... Le dossier est à l'étude en Conseil d'Etat puisque nous sommes en forêt de protection ! Mais, attention, il sera probablement agrandi donc pas moins fréquenté….


Allez, pour finir sur une bonne note, et comme tous les Belges ne sont pas mauvais, le témoignage de Michel Noah, modèle d’un bivouac tel qu’on les aime. Bravo Michel, profites en bien avant qu’ils ne soient plus tolérés.


« Bonjour, je suis un grimpeur Belge et je fréquente Bleau depuis 21 ans et j'aime cette forêt.
Il est vrai que cette dernière décennie, les mentalités ont beaucoup changer. La manière d'aborder l'escalade à Fontainebleau s’apparente beaucoup à du loisir fast food, je prend et je consomme sans se soucier des autres.

Maintenant depuis plusieurs années je viens plus d'une trentaine de fois à Bleau, avec ma petite camionnette Peugeot Partner. C'est vrai que je loge sur différents parkings. Mais je fais entièrement mes courses dans les commerces des environs. J'ai une petite poubelle dans mon véhicule et je vide celle-ci dans les grandes surfaces. J'ai une boite métallique ou je brûle les papiers hygiéniques après mes besoins que j’enterre. Je n’utilise aucun produit (vaisselle...) et mon dentifrice est une pâte biodégradable.

je suis bien conscient que des problèmes existent avec des grimpeurs étrangers tant que français, mais une grande partie de la dégradations de notre terrain de jeux et faite par d'autres utilisateurs ou visiteurs de la forêt.
J'aime ce lieu et j'espère pouvoir encore de nombreuses années profité de sa magie.

Michel »


 Sélection d’anciens articles à consulter :
sur mon blog
http://latribunelibredebleau.blogspot.com/2011/07/encore-un-bloc-abime-par-un-stupide-feu.html
http://latribunelibredebleau.blogspot.com/2011/04/menage-de-printemps-et-grosse-deprime.html
sur celui de Jean Poule Debleau (Photonature)
http://photonaturefontainebleau.over-blog.net/article-plaine-de-chanfroy-58501429.html
http://photonaturefontainebleau.over-blog.net/article-52701523.html
http://photonaturefontainebleau.over-blog.net/categorie-11504751.html

La loi :
on a le droit de faire du camping sauvage mais il y a des restrictions
- autorisation du propriétaire (ici l'ONF)
- le règlement local doit être affiché en mairie ou Préfecture


La loi est flou sur la notion de bivouac mais le camping d'une nuit étant un cas particulier de "camping hors camping" il est donc régi par les même lois.

En gros, le bivouac est toléré du coucher au lever du soleil dans la mesure où il ne porte pas atteinte à l'environnement et respecte les règles en vigueur (feu, lumière, bruit...). 

Extrait :

La pratique du camping en dehors des terrains aménagés à cet effet peut en outre être interdite dans certaines zones par le plan local d'urbanisme ou le document d'urbanisme en tenant lieu. Lorsque cette pratique est de nature à porter atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publiques, aux paysages naturels ou urbains, à la conservation des perspectives monumentales, à la conservation des milieux naturels ou à l'exercice des activités agricoles et forestières, l'interdiction peut également être prononcée par arrêté du maire pris après avis de la commission départementale d'action touristique.
http://www.legifrance.gouv.fr/...mp;dateTexte=2008091 http://www.legifrance.gouv.fr/...p;dateTexte=20080916 
Une petite vidéo à voir absolument pour se rendre compte d'une autre pollution: la pollution SONORE ... Hallucinant http://www.youtube.com/watch?v=n66QDkAKJr8







MISE A JOUR


Photo Le Parisien


Extrait du Le Parisien du 11/07/2011


" La chasse aux bivouacs bat son plein dans la forêt de Fontainebleau.(...). Huit départs de feu ont été recensés depuis le début de la saison.
Samedi soir, les agents de l’Office national des forêts (ONF) et de l’Office national de la chasse se sont donc lancés, accompagnés de policiers, à la recherche des contrevenants.

21h10
Sur les hauteurs d’Avon, deux jeunes assis au milieu des rochers attirent l’attention. Une odeur de tabac flotte encore dans l’air. Or depuis le 30 juin, un arrêté préfectoral interdit aussi de fumer en forêt. Sinon, c’est une amende de 135 €, comme pour les barbecues. « On ne savait pas. Les mégots et les cannettes de bière, on les ramasse. On a un sac-poubelle. » Les deux garçons en sont quittes pour un sermon.

21h30
La patrouille traverse une parcelle de la forêt communale de Samois. (...). Une vingtaine d’adolescents sont là, assis autour d’un énorme brasier. A quelques mètres, leurs aînés ont entassé de gros troncs d’arbre. Ils sont venus avec des packs de bière et de la vodka. « Nous sommes arrivés juste à temps, remarque un agent de l’ONF. Après avoir consommé tout ça, ils auraient été dans un drôle d’état et le feu aurait été le dernier de leur souci. »

22 heures
Des mineurs sont contrôlés. « Vous avez vos papiers? » demande un policier. Rien. « Vous avez au moins un téléphone? insiste le fonctionnaire. Alors appelez vos parents qu’ils viennent sur place avec vos papiers. » (...)
22h20
Les premiers parents arrivent (...). « Un feu comme celui-là peut se consumer pendant une semaine. Il suffit d’une rafale de vent et il se propage sur des centaines de mètres », peste un technicien. (...). Réplique de l’agent : « En surface, peut-être mais c’est en profondeur que ça se passe. Le feu prend dans les racines et la tourbe. » Deux contraventions sont dressées.

1 heure
Nouvelle prise dans la grotte du Parjure, à Franchard, où vingt jeunes sont rassemblés autour d’un feu.
Au total, sept contraventions seront dressées pendant la nuit. Tout au long de l’été, d’autres opérations de ce type vont être menées.
Le Parisien



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