Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2011-06-26

Bonjour,

Il existe des associations d'usagers de la montagne comme MOUNTAIN RIDERS, ou Mountain Wilderness... qui chaque année organisent le nettoyage des pistes de ski durant l'été... Et coyez-moi, y'a du boulot !


Ramassage 2010 sources site Mountain Riders

Bref, si vous êtes adeptes de la montagne l'hivers (ski, surf, raquette...) et que vous aimez y retourner l'été pour randonner ou dévaler les piste en VTT, c'est probablement que vous n'êtes pas insensible à la nature...

Comme le dit Liv Sansov, marraine de l'association et grande championne :
"Nous évoluons sur un terrain de jeux exceptionnel par sa beauté, sa diversité, ses richesses et ses ressources. C’est un privilège, pas un mérite. Encore moins un dû. Le respect de notre environnement passe par une prise de conscience de sa fragilité et de l’impact de nos actes. A nous d’en être responsables. Mountain Riders, en plus de sensibiliser, de former et d’informer, passe concrètement aux actes."


Ramassage 2010 sources site Mountain Riders

Voici donc une excélente initiative pour occuper une journée de la famille en station durant vos congés : participer au ramassage des déchets !

Mountain Riders et l'ensemble des bénévoles s'associent pour que ces actions permettent à chacun de prendre conscience de l'impact de ces déchets en montagne et pour que ces gestes dangereux puissent disparaître.
Il est urgent de faire adopter à chacun les éco gestes de base :
  • je garde mes déchets avec moi en montagne
  • je les apporte à point de tri le plus proche
Il est nécessaire d'aller plus loin et de réduire ses déchets à la source :
  • je privilégie les emballages réutilisables ou facilement recyclables
  • je privilégie des produits peu ou pas emballés




Campagne de Ramassage 2011 :

Redessinons ensemble l'avenir de la montagne


Du 1er mai au 1er septembre la chasse aux déchets est ouverte, rejoignez-nous !

Choisissez votre ramassage (calendrier et liste des stations) !

Des stations aux spots d'escalade, cette année tout le monde se mobilise pour une montagne propre. Rejoint l'équipe de ta station ou de ton terrain de jeu préféré pour nettoyer la montagne et partager un moment de convivialité !

Ramassage 2010 sources site Mountain Riders
Premier bilan avant l'été :

Depuis l’ouverture de la chasse aux déchets, 111 ramassages sont passés sur les 123 inscrits.
Sur les 62 bilans que nous avons reçus des organisateurs (message subliminal à l’attention de ceux qui n’ont pas encore envoyé le leur !), les ramassages ont mobilisé plus de 3800 personnes. 18,807 kg de déchets ont été ramassés soit environ 5kg / personne.

Un bel effort collectif qui doit être maintenu jusqu’à la fin de la campagne !

Inscrivez votre ramassage !

Clubs, mairie, office de tourisme, remontées mécaniques, associations, groupe d'amis ou électron libre… rejoignez le collectif européen de ramassage des déchets en montagne en inscrivant votre ramassage !


Les déchets ... en vidéo !

 

Ramassage 2010 sources site Mountain Riders

 

Les  partenaires de Mountain Riders

 

La Fondation d'Entreprises Lafuma

La fondation Lafuma soutient des projets d'intérêt général sans but lucratif, en France et dans le monde. Elle Développe des actions qui s'inscrivent dans des champs d'intervention telle que la solidarité, le sport, la culture et l'environnement en soutenant des actions de sensibilisation et de protection de l'environnement.

Patagonia

Patagonia, entreprise de vêtements de plein air dont la maison mère est en Californie a été créé en 1973 par Yvon Chouinard. Patagonia est reconnue internationalement pour sa conception de produits innovants de qualité et son engagement militant en faveur de l'environnement. En intégrant la responsabilité environnementale dans le développement des produits, la société suit son ambitieuse raison d'être : « Fabriquer les meilleurs produits en causant le moindre impact environnemental et utiliser le monde des affaires pour inspirer et mettre en place des solutions à la crise environnementale. »

 

Quiksilver Foundation

 

Ramassage 2010 sources site Mountain Riders

 


Quelle est la durée de vie des déchets en montagne ?

Bouteille en verre : 4000 ans
Bouteille plastique : 100 à 1000 ans
Cannette aluminium : 100 à 500 ans
Emballage : 100 à 450 ans
Papier de Forfait : 100 à 450 ans
Mégot de cigarette : 2 à 15 ans
Chewing-gum : 2 à 5 ans
Pelure de fruit : 6 mois


J'en profite pour vous rappeler que c'est de notre comportement en général que dépend souvent le libre accès à certains sites. Toutes nos incursions dans ces terrains fragiles peuvent avoir d'importantes conséquences sur la faune, la flore mais aussi le site lui-même du fait de l'érosion. Pour se remettre tout ça en mémoire avant de partir en vacances, visitez la page Bonnes pratiques de ce blog.

Mise à jour du 08/07/2011
Haute Ubaye : Huit tonnes de déchets militaires extraits sur les communes de Larche et Meyronnes (04)


Les 2 et 3 juillet 2011, près de 80 bénévoles de Mountain Wilderness ont travaillé en partenariat avec les agents du Parc national du Mercantour dans le cadre de l'action "Installations obsolètes", portée de longue date par l'association.
  
La première journée a été consacrée au ramassage de toutes sortes de déchets métalliques éparpillés autour des baraquements et du fort de Saint-Ours, notamment des blocs de béton porteurs d'ardillons métalliques. Ces éléments de défense, estimés au nombre de 3000 sur ce territoire, affleurent en surface des prairies et des pentes et constituent un réel danger pour les troupeaux, la faune sauvage et les randonneurs équestres et pédestres. Les participants, toujours enthousiastes et de plus en plus expérimentés, de ce 13ème chantier dans le Mercantour se sont retrouvés pour la seconde journée de nettoyage sur les pâturages du village de Larche pour arracher du sol des kilomètres de fils barbelés, tôles et déchets militaires. Depuis plus de 70 ans le sol de la prairie cachait un maillage d'ardillons et de barbelés. C'est donc par la réhabilitation d'une zone pastorale que cette action de terrain s'est terminée.

Cette opération de nettoyage préparée depuis un an n'a pas dérogé à l'un des mots d'ordre qui accompagne la démarche de Mountain Wilderness, à savoir la concertation des acteurs locaux. Ainsi, l'Association pour la valorisation du patrimoine de l'Ubaye a été associée au projet, et les bénévoles ont bénéficié de la visite du fort militaire de Saint-Ours.

Cette année encore, l'opération fut un réel succès, forte en relations humaines et en rencontres avec la wilderness de montagne, si chère à l'association.

Soutiens :
La Région Provence-Ales-Côte d'Azur, le Conseil général des Alpes de Haute Provence, le Ministère de l'Écologie du
Développement durable et la Délégation interministérielle à l'Aménagement du Territoire et à l'Attractivité Régionale.
Les entreprises Honeywell : fournisseur d'équipements de protection individuelle, Satoriz : magasins d'alimentation bio et la GMF : groupe d'assurance des particuliers.
 


Fiche pratique sur l’utilisation du Pof, etc.

Niveau : facile à technique

Temps : quelques minutes





La dernière fois nous avons vu comment fabriquer l’objet. A peine publié, je recevais les premiers conseils ou reproches sur l’utilisation de ce dernier et du produit qu’il contient.



Donc, première précision, le Pof ne fait pas l’unanimité tant à Bleau qu’à l’étranger... Mon tort ? L’avoir opposé à la sacro sainte poudre blanche consommée avec une certaine addiction par de nombreux grimpeurs. Je le redis, les deux produits n’ont pas la même fonction, et il est évident que si tout le monde utilisait la colophane avec autant d’ardeur que la magnésie, les dégradations qu’elle pourrait causer à nos rochers serait probablement très importantes.

Mais je persiste dans la comparaison car je reste persuadé (jusqu’à ce que l’on me prouve le contraire autrement par que des affirmations gratuites) que le pof, bien utilisé, signifie :

- Une pollution visuelle très nettement inférieure à la magnésie,

- Un encrassement des prises très réduit par rapport à la magnésie,

- Une dégradation naturelle plus forte et plus rapide que la magnésie.


La colophane et son "emballage" sont apparus dans les années 1930 sur nos cailloux. Jusqu’au début des années 90, elle a régné en maitre. Songez que la magnésie n’est apparue à Bleau que vers 1978 et qu’en trente ans, les blocs sont devenus tout blancs et non à pois !

Son "abandon" est probablement du à deux phénomènes : la disparition de la culture bleausarde avec les générations de grimpeurs formées en salle d’escalade mais, surtout, la généralisation des crash-pads qui a conduit, à tort, bon nombre de grimpeurs à abandonner le paillasson puis le pof.

Certains m’ont parlé de prises « vitrifiées » par le pof. Je les cherche encore ; elles devaient être cachées sous une épaisse couche de magnésie !
Pour qu’il y ait vitrification, il faudrait que la colophane redevienne quasi liquide soit une température de 70°C minimum. Bon, ok, je joue un peu sur les mots car il existe bien des "ronds" jaunes sur certaines prises de pied qui prennent peu la pluie (voir par exemple la photo de Composition des forces). Il s'est donc bien formé ici une pélicule de résine imperméable, difficile à retirer. Mais, elles ne gènent pas l'escalade de la voie et sont beaucoup moins voyantes que les plaques blanches laissées par la magnésie (même après brossages et lessivages).
prise de mains sur le rouge du 91.1 exposée à la pluie
et la magnésie

Ceci-dit, sur certaines places des Trois Pignons où le soleil peut cogner très fort, pourquoi pas ? J’ai trouvé sans mal des prises très patinées mais bon, c’est souvent dans des voies deux fois plus vieilles que moi ou sur dans des sites si fréquentés que le moindre jeu se patine en quelques années. 





En plus, dire si c’est la colophane qui a poli la prise ou l’action de la semelle ou, beaucoup plus vraisemblablement les grains de sable situés sous cette dernière, c’est difficile. Mais bon, la colophane, dans de bonnes conditions adhère au rocher ce qui nous permet d’y grimper. Par contre, la résistance mécanique de cette adhérence est assez faible du coup, c’est soit zippette (surcharge par rapport à la résistance mécanique), soit nettoyage de la prise en partant. Vous me direz, les grimpeurs ne nettoient déjà pas la magnésie alors le pof… Quant à la magnésie, en soit elle n’est pas plus agressive mais présente l’inconvénient majeure d’absorber toute l’eau qu’elle trouve (sueur, humidité, pluie.) Cela change sa structure chimique pour former un ciment qui avec le temps fait corps avec la prise ! A ce stade, il ne reste plus qu’un mélange à base d’acide chloridrique pour la retirer…

Bon, du coup, je l’utilise comment ce P… de Pof ?
Le Pof a diverses fonctions. Dans une première action, il permet au grimpeur de préparer le bloc et la voie, en suite, il servira à la préparation du grimpeur et de son matériel, enfin, bien entendu, comme je lis aussi les chroniques de Rascal sur Zebloc, il servira a essuyer les traces de notre passage !

Préparation du bloc et de la voie :


La boule dans la main, la queue du pof (assez longue avec celui que je vous ai fait faire) devient un excellent plumeau. Mais comme vous n’êtes pas des femmelettes, allez-y de bon cœur, de droite et gauche avec de bonnes grosses claquasses ! Ce faisant vous retirez l’excès de magnésie laissé par votre prédécesseur, la poussière, le sable et au printemps, cette ignoble couche de pollen qui transforme certains blocs en véritable patinoire… insistez sur ce qui vous emble être vos futures prises de mains et de pieds. Certains (moi le premier) n’hésitent pas grimper au sommet du bloc par la descente afin de nettoyer les rondeurs de sortie… Jusque là, vous n’avez fait que du bien et avez augmenté vos chances de réussite du fait d’un bloc propre.


Maintenant, en retournant l’engin, vous allez taper la boule sur les prises dont vous pressentez qu’il faut en augmenter l’adhérence… C’est le cas principalement des prises de pieds et des plats. Vous entendez ? « Pof », « Pof »… c’est fait ! Inutile de taper dix fois comme un sourd. Là, vous retournez à nouveau l’engin pour, avec le chiffon, refaire l’étape 1 ce qui permet de retirer l’excès de colophane (retournez voir la première fiche notamment le paragraphe concernant la trame du tissue).
Attention, comme me l’a fait remarquer Franlou, mon Pof est asymétrique, donc, quand on veut pofer une prise très en hauteur en le prenant par la queue, faites attention car l’engin peut aisément se transformer en une puissante massue. Idem, si négligemment, une fois les plats de sortie pofés, vous le laissez choir vers le départ sans d’autre forme d’avertissement. C’est votre pareur qui risque de ne pas être heureux !
En cinq minutes, la voie est prête… Pas vous, donc passez à l’étape 2, tout aussi facile.

Préparation du matos et du grimpeur :

Première opération, comme vous êtes un de ces grimpeurs modernes qui n’enchaîne pas les circuits sans mettre un pied au sol mais plutôt en papillonnant autour de votre camp de base, vous êtes très certainement équipé d’un crash pad ! Il faut le placer idéalement… Là encore, il y a débat ! Il relève plus de l’éthique mais la chose à quand même son importance dans notre cas.

Je ne jugerai pas ici le fait que vous avez décidé de faire du Pad-start (en fait, faut le dire, ce n’est pas bien mais certains me répondront que cela compense à peine l’érosion du sol au pied de la voie…). Ce qui m’intéresse c’est uniquement le fait que votre base départ reste propre pour éviter le polissage prématuré des prises !

Avant les années 90, la question ne se posait pas ; des pads, on n’en avait pas ! On démarrait depuis un paillasson en poils de coco à fond imperméable (idéale pour certains sites essonniens où le sol est plutôt terreux gras). Bon, ok, certains mettaient le pof dessus pour gagner quelques centimètres (j’ai même vu de très, très gros pofs à cette époque) mais là encore, ce n’est qu’une question d’éthique.

Donc une fois le pad posé à une vingtaine de centimètre en retrait de la base du bloc, reste à le nettoyer comme à l’étape un avec de violents coups de chiffon. Vous disposez ensuite d’une base de départ débarrassée des grains de sables.
J’utilise toujours mon paillasson mais, dans le cas où vous avez décidez que l’éthique ce n’était pas votre truc, s’il vous plait, faite au moins cette étape. Pourquoi ? Bien parce qu’elle vous permettra, combinée avec la suivante, d’avoir des chaussons propres ce qui, primo, diminue le risque de glissades provoquées par les grains de sable, secundo, évitera une usure prématuré du rocher par le frottement des dits grains de sable !
Regardez la photo. Avec une telle quantité de sable sur le pad, il n’y avait rien d’étonnant à ce que ce grimpeur zippe de nombreuse fois dans le départ de ce bleu d’Isatis !


Le pad est propre, à vous maintenant.

Avant de monter sur votre pad, faite le Flaman rose ! Sur un pied, l’autre jambe fléchie derrière vous, utilisez le chiffon du pof pour essuyer consciencieusement la semelle. Posez le pied propres sur le pad et refaite l’opération avec le deuxième pied. Super. Avant de taper votre essai, essuyez la suer de vos mains avec le chiffon. Vous pouvez aussi malaxer la boule. En fin de journée, si vous n’utilisez que le pof, celles-ci ne sont pas blanches mais noires et collantes ! Adhérence garantie.

Pour les plus flémards, l’opération peut se faire assis sur le pad… La variante historique de cette préparation consistait, une fois le coup de chiffon effectué, à se cracher dans la paume des mains puis à frotter avec les semelles. Cela retire très efficacement la poussière accumulée. Lorsque la semelle est propre, on poursuivait le mouvement pour chauffer la gomme qui devient alors plus tendre et collante. Lorsque la semelle couine, c’est qu’elle est prête pour une adhérence maximale. Bon faut dire, outre l’aspect peu ragoutant de cette pratique, les gommes modernes sont bien plus adhérentes qu’autrefois et les grimpeurs pratiques de moins en moins les adhérences ! Autre avantage de ce nettoyage, il aide à la concentration !


Enfin, dernière étape, nettoyage.Vous avez terminé, vous allez libérer la voie pour les grimpeurs suivants. Super… Là, il y a encore deux petites choses à faire. Elles sont obligatoires, quelque soit le produit utilisé. Primo, un bon coup de brosse (celle avec des poils de sanglier) sur les prises c’est le strict minimum pour retirer toutes les traces de son passage (revoir l’article de Rascal). Secundo, un bon coup de chiffon, y compris sur les premières prises pieds, c’est le top. En faite, c’est comme en sortant des toilettes, faut tirer la chasse ! C’est d’autant plus important et nécessaire que si vous êtes des milliers à utiliser ce super instrument qu’est le pof après la lecture de cette fiche, on va me reprocher chaque rond autour des prises !

Donc, comme les autres substances, celle-ci s’utilise avec modération.

Pour finir, pliez votre pad (éventuellement avec le matos dedans) puis soulevez le jusqu’au bloc suivant ; en le tirant au sol vous aggravez considérablement l’érosion du sol !

Bonne grimpe et n'hésitez pas à demander des conseils aux anciens...
Bonjour,

Plusieurs amis grimpeurs en colères m'ont  signalé un lien vers le blog d’un célèbre grimpeur étranger le 27 juin, on pouvait lire et voir le récit d’un petit WE entre copains. Photos, vidéos...
Après examen de la photo, impossible de dire où c’était fait le bivouac mais bon, vu le tas de bois, le feu de la St Jean devait être sympa.

Contacté via Facebook, Ivan, nous a assuré de son profond respect pour notre forêt. Je le crois bien volontier. Un deuxième message nous a aussi donné la localisation du feu : le camping de Moret-sur-Loing. OUF, on respire !

Toutefois, je m'étonne que dans le contexte de sécheresse actuel, et malgré l'arrêté préfectoral, il y ait encore des campings pour autoriser un feu de bivouac "ouvert", c'est à dire directement sur le sol !

Certes, la place à l'air propre et correctement débrousaillée mais le risque est quand même important, notamment en cas de vent, de voir des escarbilles enflammer la forêt.

En tout cas, merci les Belges pour ces précisions. On a eut peur !
Vous êtes les bienvenue.


 
Le feu et la cigarette à Bleau,
c’est STRICTEMENT INTERDIT.




Tripreport Fontainebleau 25/26-06-2011
The heat is on.
Saterday,
start of the vacation, but there is almost no traffic on the road, so in 3u30min we (Nico and i) are at the parkinglot of Cassepot. There are 24 Belgian cars parked, it's the weekend of Bleau Roots, an inatiative from climbinghall Bleau to give their members an organized weekend in Fontainebleau, probably lots of work, but also lots of fun.
(…)

After the pasta we hook up with the guys (and girls) at the camping, some good conversations, some good company and some (good) drinking, it makes me realize that there is a life besides climbing. The story about the little bleu guys and porn will last a long time.

http://crashpaddummies.blogspot.com/2011/06/tripreport-fontainebleau-2526-06-2011.html
Bonjour,

Voici une photo des gravures rupestres de l'auvent des Potets prise ce 23 juin. La destruction par le feu, se poursuit dans l’indifférence générale !

Face est auvent 23 juin 2011
Photo : Soleg
Le même au mois de Mars 2011
Pour comparaison !

Ce remarquable témoignage de la fréquentation Préhistorique de notre forêt avait déjà été mis a mal par de nombreux feux de bivouac ces dernières années et en mars 2011, j’avais publié un article sur ce blog donnant quelques pistes simples et peu coûteuses comme la pose immédiate d’un panneau explicatif et d’une grille à l’entrée de l’auvent. L’opération est facile à réaliser, (y'a plus de 16 m d'épaisseur de sable en dessous donc aucun problème pour enfoncer une grille sur un mètre ou deux).

Présentée à l'ONF comme une action permettant d’amorcer la réflexion sur la préservation du patrimoine, je pense que ça passerait sans problème. Evitons juste de leur suggérer une action du type des palissades de chantier construites au 95,2, à la J.A.Martin ou au 91.1 , outre l’artificialisation outrancière du site, les planches constitueraient un excellent carburant pour la prochaine soirée sous l’auvent !



Très franchement, ça fait mal au cœur qu'il n'y ait rien eu de réalisé, même de façon provisoire, pour ne serait-ce qu'essayer de sauver ce qu'il reste de ces gravures, malgré les appels aux secours, y compris du côté associatif. Je sais que l'on se trouve dans une zone hyper-protégée, hyper-réglementée où il faut maintenant faire des tonnes de paperasse avant toute action mais il y a des fois où il faut un peu violenter les administrations  pour des urgences et ça s'en est une ! A voir le tas de nouvelles cendres au pied des gravures on comprend vite que la seule solution est d’interdire l’entrée de l’auvent.

Les feux (et même maintenant les cigarettes) ainsi que les outils d’allumage sont pourtant bel et bien interdits par notre Préfet ! Mais rien n’est fait pour surveiller ce joyaux français. D’ailleurs, on se demande bien avec quels moyens cela serait fait ! L’ONF n’est pas un organisme de protection et de sauvegarde de l’environnement. Son ministère de tutelle, encore plus en cette période de restriction budgétaire, veut de la rentabilité !

Tout le monde s’en fou, cette forêt peut être détruite dans la quasi indifférence générale des pouvoirs publiques, il n’y aura que les usagers et les naturalistes pour s’en émouvoir. Le patrimoine historique disparaît… D'ailleurs, c'est un peu comme l'histoire actuelle des plaques en bronze qui commencent à s'évaporer dans tout le massif (réchauffement climatique ?). Là aussi, la solution a été donnée par Oleg et Thierry lors d’un Conseil d’Administration de la vénérable AAFF : moulage en silicone pour pouvoir les reproduire à l’infinie et remplacement immédiat par des plaques en résine. Oui, mais qui va faire, avec quel budget ? Les associations ? Le Conseil Général ? L’ONF ? Que voulez vous qu’il fasse avec les trois francs six sous de budget dont il dispose ?! Pas grand-chose ou des trucs peu efficaces mais très voyant car l’image, c’est important.

Il  soutien son label « forêt de patrimoine » à grand renfort de charte des bonnes pratiques signées avec les associations locales d’usagers et distribue des plaquettes de communication à ceux qui veulent bien les prendre… Sinon, il dépense aussi des sous dans une tentative désespérée et inutile de sauvetage du Bilboquet, carte de visite de la Forêt des Trois Pignons…

Ah,  j’oubliais, il coupe du bois, beaucoup de bois. Ben oui, comme me l’a expliqué son représentant au Comité de pilotage Natura 2000, à propos des coupes rases, l’ONF fait des coupes curatives du fait de la sécheresse ! A propos des grandes futaies coupées ces derniers temps, je cite « nous sommes passés d’une mortalité choisie, à une mortalité subit ». En gros, ces coupes que je dénonçais (comme tant d’autres usagers) dans un article il y a encore quelques semaines, étaient nécessaires car ces arbres commençaient à dépérir. De l’euthanasie sylvicole !

A ce rythme, le patrimoine historique, floristique, faunistique aura bientôt totalement disparu de la forêt de Fontainebleau. Tant mieux, l’Etat et son ministère de l’Agriculture pourront en faire une vaste forêt de production plutôt que de récréation.

C'est désespérant d'immobilisme !!! Et si les plus concernés ne se remuent pas...


Premier bilan d’une action coûteuse à l’inefficacité programmée : la stabilisation du Bilboquet !

L’ami Oleg s’est rendu sur place bravant la chaleur et les touristes sur cette plage sans eau pour prendre les mesures. Voici son constat.

         "3 mois après, déjà un petit bilan de l'intervention stabilisation du bloc et réalisation d'un tumulus de sable.

         L'essentiel : la fissure au pied du bloc n'a pas évoluée. A l'erreur de mesure près elle aurait même rapetissée de 1 mm (1/200; c'est déjà ça!). Peut être l'effet du bloc de blocage enterré assez profondément au contact et du coté où le Bilboquet affiche un penchant prononcé. Une bonne nouvelle; par contre la suite.....
        
Le tumulus sableux
         Un tas de sable de très grande surface avait été réalisé le 25 mars autour du pied du bloc pour :
- dissimuler les quelques blocs mis en place pour essayer de stabiliser le sable au piétinement du secteur,
- essayer de rattraper (un peu) le niveau "originel" (1970) de la plage autour du bloc tout en dissimulant les blocs précédents.
         Tout ceci sans changer l'aspect des lieux .
         Vous me direz, si le bloc tombe il risque d'être sérieusement chamboulé l'aspect en question! C'est pas bête mais ça serait naturel (écolo et durable) et je pense que ça en arrangerait certains (pas de nom!).

Photo Oleg, Les enfants, les cailloux et le reste de tumulus
La toise fait 90 cm
         Donc épaisseur de sable déposé le 25 mars 2011 au pied du bloc : 40 cm environ.
         Constatation du 22 juin soit 3 mois après : épaisseur restante : 25 cm environ
Soit une érosion de 15 cm en 3 mois !
Exercice simple : dans combien de temps tout le sable sera t'il reparti ailleurs ?

         Le Cosiroc avait émis de gros doutes sur cette opération dont les modalités avait été définies par l’ONF malgré le partage d’expérience. En effet, les expérimentations et constatations pratiques faites par le  COSIROC en d'autres lieux (JA Martin par exemple) et d’autres temps ont, une nouvelle fois, été confortées ! La conclusion était évidente et connue d’avance : rapporter du sable sans faire un barrage étanche (pour le sable) ne sert pas a grand chose , à part aérer les grains concernés et ils nous en sont reconnaissants; la preuve : ils brillent plus qu'avant !

         Enfin la voie est maintenant bien définie mais il faut un peu de concertation avant d'activer les grandes manœuvres de terrain.
         Je commence l'entraînement demain.

         Soleg"


Photo Oleg 22 juin 2011
Le Bilboquet ou la carte de visite des Trois Pignons


NATURE