Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2011-06-19

En juin 2010, Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au logement a lancé un projet de modernisation du droit de l’urbanisme. Baptisé « vers un urbanisme de projet » le texte s’est révélé au fil des réunions comme une réforme permetant d’accélérer la mise en œuvre des chantiers de l’urbanisme sans limiter l’étalement urbain et l’artificialisation des milieux naturels, agricoles et forestiers. Un constat qu’on dénoncé les associations telles que la FNE, la Ligue Roc ou la LPO qui regrettent au passage, le non respect «de la convention internationale d’Aarhus sur la participation du public n’est pas respectée tant pour l’examen de la refonte du code de l’urbanisme que pour son contenu ».
En fait, ce texte ne respecte pas les engagements du Grenelle de l’environnement et n’intègre pas les objectifs de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité. « Alors que la réforme entend réduire les contentieux en matière d’urbanisme, elle diminue les obligations de concertation avec les habitants, au lieu de travailler à son amélioration qui pourrait seule permettre de limiter les recours. Par ailleurs, les nombreuses propositions des associations permettant de mieux intégrer l’environnement, objectif premier de la loi Grenelle 2, dans les projets d’urbanisme, n’ont pas été prises en compte. »Le projet, doit permettre de libérer la création de logements mais risque fort d’accélérer l’urbanisation de nos campagnes et forêts... Ainsi, le projet de texte allège les procédures d’évolution des PLU autorisant un grignotage urbain allant jusqu'à 5% des zones agricoles ou naturelles (zone A et N).

Par ailleurs, le dispositif, sur son volet fiscal, permettrait de mobiliser les terrains constructibles non bâtis dont une bonne part se situe en périphérie des villes, précisément là où progresse quotidiennement cette urbanisation de nos campagnes et forêts !

Les associations précitées ont donc demandé par courrier  l’arbitrage de la Ministre en charge de l’écologie.
Noisy - sur - Ecole à la conquête de la Forêt des 3 Pignons
Bon nombre de ces Piscines et maisons n'existait pas il y a dix ans !
Mes amis des sites web telque Kairn, Escalademag, Grimpisme, Zebloc, (pour ne citer que ceux-là) ect. relayent quasi quotidiennement les limitations ou interdictions d’accès aux falaises et autres sites d’escalade à travers le monde.

 
Vous le savez peut être, je milite depuis 1995 au sein du COSIROC (Comité de défense des sites et rochers d’escalade), sorte de fédération d’associations créée en 1962, contre une mise sous cloche de la nature et contre les interdictions abusives. Il est clair que depuis une vingtaine d’années, les choses se sont accélérées et que ces interdictions, de plus en plus nombreuses, sont aussi, de plus en plus justifiées par les autorités ou propriétaires, par des problèmes de non respect et de comportements de la part des grimpeurs et autres usagers des sites. Force est de constater que bien souvent, ils n’ont pas tort !

Les raisons de ces interdits sont multiples et plus ou moins justifiées. Je les classe en trois catégories :
-      Les interdictions ou limitations préventives liées à la sauvegarde de l’environnement.Elles sont souvent dues à la présence d’une faune et d’une flore remarquable qui justifie des mesures de protection plus ou moins justifiées du biotope mais souvent concerté et limité dans le temps et l’espace. A moins de les attaquer devant les tribunaux, ce qui suppose d’en avoir connaissance (délais très court), le plus souvent sur la forme plus que sur le fond, le mieux à faire est de les respecter et petit à petit de renouer le dialogue (par exemple en intégrant les comités locaux de pilotage Natura 2000) pour négocier une « réouverture »)

-     Les interdictions ou limitations préventives liées à la sécurité des biens et des personnes.  Lorsqu’elles sont justifiées et précises comme c’est le cas de la falaise du Cimaï actuellement, il est nécessaire et impératif de les respecter. Lorsqu’elles sont non fondées ou évasives, le mieux est sans doute de tenter très vite la conciliation et, en cas d’échec, d’attaquer l’arrêté municipal ou préfectoral au tribunal administratif. Cela demande du temps et des moyens…


  -     Enfin, troisième catégorie, les interdictions ou limitations « punitives », liées d’abord à un problème de comportements du propriétaire ou des usagers...
A l'origine des conflits sur l'usage d’une falaise, d’une zone de blocs ou d’un canyon, on trouve un scénario classique : des sportifs investissant un lieu, souvent sans aucun renseignement sur le ou les propriétaires, qui se mettent à décaper les blocs, purger la falaise…, avant d’y attirer une myriade de pratiquants. En outre, pour accéder à ce site, il faut souvent improviser un stationnement, traverser une ou plusieurs propriétés privées, etc.

Conséquences : des propriétaires mécontents qui saisissent parfois l’autorité publique pour faire valoir leurs droits, des associations locales de chasseurs, pêcheurs ou de naturalistes qui protestent contre le saccage du site, des agriculteurs en colères par ce que des grimpeurs piétinent leurs champs, ne ferment pas les barrières, stationnent dans les chemins d’accès nécessaires à leur travail quotidien… et le clash survient plus ou moins vite, plus ou moins violemment suivant la résistance des uns et des autres et leur capacité respective à nouer un dialogue. Si ce dialogue avait existé au départ, peut être que… mais ce n’est même pas certain car, « l’étranger », celui que l’on ne connaît pas, fait peur… ! Parfois c’est juste la peur d’être tenu responsable en cas d’accident. D’ailleurs, cette mécanique fonctionne avec tous les loisirs de pleine nature mais aussi avec les oppositions aux industriels quand ils envahissent une campagne avec un projet incertain (le pire étant le Gaz de schiste actuellement) ou l’arrivée dans une petite commune un groupe d’étrangers. Je ne juge pas, c’est un constat.

Il y a quelques jours, on apprenait le « sabotage des premiers points d’ancrage sur un petit secteur de Mont Dauphin. Plusieurs échanges sur les forums confirment qu’il s’agit là d’une méchante application d’un arrêté municipal. Voici une réaction éclairée qui illustre bien le problème français actuel que l’on peut lire sur le site Grimpissime :
« Il s’agit en effet de l’application d’un arrêté municipal d’interdiction d’escalade sur un petit secteur de MontDauph. Une municipalité (de crétins?) qui ceci dit au passage, continue de développer l’escalade sur son territoire. Si le travail a été bâclé, il appartient au maitre d’œuvre de se retourner contre le prestataire.
Pour ce qui est de la gestion des problèmes liés aux sites d’escalade et à l’escalade en général, l’ensemble des clubs et les équipeurs qui le souhaitent sont bien sur invités chaque année à en débattre lors de l’AG du CD.
Mais las, on ne voit jamais personne, plus facile de bavasser sur le net (esprit grimpe) que de monter des dossiers et tenir des discutions constructives; donc bougez vous , les places sont libres et ouvertes à candidatures.
Dom Latorres »

Dans certains secteurs, les défricheurs les plus actifs sont issus des Clubs Alpins, dans d’autres, des clubs FFME, enfin parfois et notamment à Fontainebleau ou en Normandie, c’est à la FSGT que l’on doit les actions d’équipement, entretiens, concertations… Bref, il n’y a pas de structure nationale unique et efficace pour coordonner le travail de passionnés locaux, parfois un peu aveuglés par leur amour pour tel ou tel spot. En bloc, l’équipement étant des plus faciles et peu couteux, les choses sont bien pires car une poignée de grimpeurs peut en quelques semaines transformer complètement un petit coin bucolique à souhait en alpinodrome ! Des fois ca passe, des fois ca casse. Un bon exemple de gestion des ouvertures serait peut être celui d'Annot où des négociations entre les grimpeurs locaux et les nombreux propriétaires ont abouti à une autorisation sur bon nombre de parcelles le long de la piste du Fugeret.

Le premier travail donc est d’informer et de sensibiliser l’ensemble des pratiquants aux conduites à tenir dans les sites d’escalade (idem dans les autres sports de pleine nature). Le Web nous y aide beaucoup mais cela semble bien insuffisant. En effet, malgré les nombreuses chartes adoptées par nos clubs ou fédérations pourtant très largement diffusées, tant en France qu’à l’étranger, les interdictions n’ont pas cessées pour autant. On constate, mais ce n’est pas nouveau, le criant manque de dialogue à l'origine des conflits,  le manque de respect des autres et de leur bien. C’est dommage car reconstruire un dialogue lorsque le conflit est déjà bien lancé » est souvent mission impossible et nécessite beaucoup de temps et d’énergie...

En France, le Cosiroc a longtemps été l’arbitre de ces conflits, (la FFME n’est apparue qu’au milieu des années 80) mais la disparition tragique de Daniel Taupin en 2003, véritable cheville ouvrière de ce Comité combiné à la crise du bénévolat associatif, ont conduit cette association à se recentrer sur l’île de France. Du coup, lorsque toutes les solutions locales, régionales ont échoué dans le dialogue, et lorsque les grimpeurs se tournent vers le Cosiroc, il est souvent trop tard. La fermeture de la Capelle en est un exemple parmi tant d’autres. D'autres initiatives ont vu le jour comme le Climbing-attitude.org, lancé par les établissement Béal mais doté de trop peu de moyens pour être efficace.


De toutes manières, le Cosiroc n’a plus les moyens humains d’assurer cette mission. La « guéguerre » de pouvoir que se livre la FFCAM et la FFME depuis de longues années n’a pas arrangé les choses. Pire, dans certains coins la FFME fait tout pour écarter les grimpeurs issus d’autres formations  qui souhaiterait se faire entendre auprès des autorités. Pour couronner le tout, les subventions versées au compte-gouttes sont de plus en plus faibles et ne permettent pas de rémunérer à des postes fixes quelques permanents. A titre de comparaison, allez voir le site du CODEVER. Sa section des Bouches du Rhône a adressé le document suivant à l’ensemble des Maires. Un super travail de lobbying dont les grimpeurs français ne sont capables (le Cosiroc adressait une lettre 2 fois par an à tous les élus français). C’est pourquoi, ils ne sont plus pris au sérieux.


Je rêve parfois d’un système calqué sur le modèle américain de l'Access Fund. Il s’agit d’une association nationale, créée en 1989 et qui revendique 1.6 millions (!) de grimpeurs et alpinistes. Le but était de soulever et gérer des fonds afin de préserver l'accès des spots de grimpe en les achetant. En effet, aux Etats-Unis, de nombreux sites sont sur des terrains privés et industriels. Cette association travaille aussi à la réouverture de sites fermés, à la prévention des interdictions, à la réduction de l'impact environnemental des grimpeurs, et, bien entendu à l'information…
Le site d'HP40 par exemple, a fait l'objet en 2002 de négociations entre la SCC (Southeastern Climbers Coalition), l'Access Fund et les propriétaires des terrains afin d'assurer sa pérennité. La falaise de Jamestown (Alabama) qui était fermée depuis 1993 suite à conflit entre grimpeurs et propriétaire a été rouverte en 2005 après négociations avec le propriétaire et le rachat de plus d'un hectare de terrain par les grimpeurs ! Les fonds provenaient de l'Access Fund, de donateurs (du simple grimpeur au sponsor) et du bénéfice retiré de l'organisation de rassemblements…  

Le cas des sites de blocs fait l’objet d’un projet spécifique. Le Bouder Project , fut lancé par l'Access Fund, en 2006. Là encore préservation, information et lutte contre les fermetures sont au programme !


Que faut-il apprendre des actions de l'access fund ?

Que le mieux pour éviter les fermetures reste le dialogue avec les propriétaires et un comportement respectueux ; cela passe par l’éducation et des moyens important de lobbying et de communication tant à destination des usagers que des propriétaires et autorités. L'Access Fund est une association nationale qui fédère des actions locales à l’image de ce qu’était le Cosiroc autrefois mais avec des budgets plus conséquents, issu de dons, de cotisations individuelles et collectives ainsi que du sponsoring. Ce n’est pas le cas aujourd’hui donc si les grimpeurs veulent encore profiter pour longtemps des sites qu'ils aiment, il leur faut changer d’image... Cela passe par un respect des sites, un respect des règles et des autres usagers, plus de discrétion, une participation à l’économie locale… Le top serait de ne plus être perçu comme des envahisseurs mais comme des invités ou des clients. Cela se fait petit à petit mais ce n’est pas gagné.

Enfin, il faut s'unir et se donner les moyens comme l'a fait le CODEVER, l'association des pratiquants de motos, 4X4.... Cela signifie que les grandes fédérations du monde vertical doivent arrêter de se tirer dans le dos et qu’elles s’assoient  autour d’une table d’une structure commune. Le Cosiroc a longtemps joué ce rôle et bénéficie d’une assez bonne image en France et à l’étranger mais il manque de moyens, nécessite la réforme de statuts vieillissants et peu adapté. Enfin, la FFME qui l’a quitté ne souhaitant pas, je cite, « déléguer son pouvoir », doit accepter qu’elle n’est pas la seule fédération sportive des sports de montagne…
Bref, grimpeurs, l’union fait la force !
Les citoyens sont une nouvelle fois trompés par l'Etat de droit !

par Brigitte Grivet (extrait)

Tout avait bien démarré : des textes clairs et franchement opposés à l'exploration et l'exploitation de gaz et huiles de schistes avaient été déposés par le PS, l'UMP et même Borloo...

Puis le Gouvernement a décidé d'un vote dans l'urgence ... et les premières propositions de lois ont été remaniées pour n'en faire qu'une !

Les députés (donc l’Assemblée Nationale) ont voté une première loi tout fait insatisfaisante puisqu’elle laisse la porte ouverte aux travaux de recherche « d’hydrocarbures de roche-mère » par fracturation hydraulique.

Les sénateurs ont voté le 9 juin 2011 une autre loi qui également interdit l’exploration et l’exploitation« d’hydrocarbures liquides ou gazeux » par forages suivis de la fracturation de la roche,
sauf dans le cas de projets scientifiques à fins d’expérimentation et d’évaluation de cette technique.Article 1er bis (nouveau)

Il est créé une commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.

(...)

Une Commission Mixte Parlementaire a été réunie pour faire la synthèse des textes des 2 Assemblées afin d'adopter une loi commune. En voici le texte :
Extrait Gasland

 
 



TEXTE ÉLABORÉ PAR

LA COMMISSION MIXTE PARITAIRE

Voir les numéros :

Assemblée nationale : Première lecture : 3301,3392 et T.A. 658.

Sénat : Première lecture : 377, 417, 510, 556, 557, et T.A 140 (2010-2011).

Commission mixte paritaire : 640 (2010-2011)
PROPOSITION DE LOI VISANT À INTERDIRE L'EXPLORATION ET L'EXPLOITATION DES MINES D'HYDROCARBURES LIQUIDES OU GAZEUX PAR FRACTURATION HYDRAULIQUE ET À ABROGER LES PERMIS EXCLUSIFS DE RECHERCHES COMPORTANT DES PROJETS AYANT RECOURS À CETTE TECHNIQUE

TEXTE ELABORE PAR LA COMMISSION MIXTE PARITAIRE

Article 1er

(Texte de la commission mixte paritaire)

En application de la Charte de l'environnement de 2004 et du principe d'action préventive et de correction prévu à l'article L. 110-1 du code de l'environnement, l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche sont interdites sur le territoire national.

Article 1erbis

(Texte de la commission mixte paritaire)

Il est créé une commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.

Elle a notamment pour objet d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives.

Elle émet un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public, prévues par l'article 4.

Cette commission réunit un député et un sénateur, désignés par les présidents de leurs assemblées respectives, des représentants de l'État, des collectivités territoriales, des associations, des salariés et des employeurs des entreprises concernées. Sa composition, ses missions et ses modalités de fonctionnement sont précisées par décret en Conseil d'État.

..................................................................................................................

Article 4

(Texte de la commission mixte paritaire)

Le Gouvernement remet annuellement un rapport au Parlement sur l'évolution des techniques d'exploration et d'exploitation et la connaissance du sous-sol français, européen et international en matière d'hydrocarbures liquides ou gazeux, sur les conditions de mise en œuvre d'expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public, sur les travaux de la commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation créée par l'article 1er bis, sur la conformité du cadre législatif et réglementaire à la Charte de l'environnement de 2004 dans le domaine minier et sur les adaptations législatives ou réglementaires envisagées au regard des éléments communiqués dans ce rapport.
Une énorme déception citoyenne !!!
Le texte définitif sera donc très probablement voté par la majorité présidentielle, sans aucune attention portée aux amendements qui avaient été déposés en leur temps par des députés ou sénateurs de divers bords, après que les premiers projets de lois, catégoriquement opposés à la recherche et l’exploitation de gaz et huile de schiste, aient été amendés dans l’optique de ne faire plus qu’un projet de loi commun à la gauche et à la droite.

En effet, le sujet « Gaz de schiste » transcendait au départ le clivage « gauche-droite » et nous avons cru un moment, en citoyens naïfs et légalistes, qu’une belle unanimité allait se manifester dans les deux assemblées et que le sujet serait enterré de belle et définitive façon.

Les lobbies industriels se sont manifestés dans l’intervalle. Les entreprises auront donc gain de cause, au mépris des intérêts collectifs.

Brigitte Grivet
 
Mise à jour du 23 juin :
Suite à la réunion du Comité de pilotage de Natura 2000 de Fontainebleau, je peux vous dire que trois demandes de permis ont été déposées en novembre 2010. La DREAL nous dit qu'il y a pour le moment un moratoire mais a refusé de nous en dire plus sur l'état d'avancement des dossiers.

Heureusement, nos amis de FNE77 ont pu se procurer les cartes :
Retrouvez sur ces cartes votre ville ou votre village et sa situation en ce qui concerne les exploitations pétrolières :

· Les concessions pétrolières pour plusieurs dizaines d'années (en rouge),
· Les permis de recherche attribués (première attribution pour 5 ans en orange, premier ou 2ème renouvellement en vert),
· Les demandes de permis de recherche en gris
Vous allez le constater : la quasi totalité de notre département est concernée !!

Fontainebleau sud ouest. Futur Parc National Pétrolier ?
Sources : FNE77


 

Carte des permis miniers Nord-Ouest Seine-et-Marne

Carte des permis miniers Sud-Est Seine-et-Marne

Carte des permis miniers Sud-Ouest Seine-et-Marne

Pour plus d'informations et explications en direct, vous pouvez appeler au 01 64 71 03 78 la permanence FNE.

Vous pouvez aussi obtenir des informations précises sur la localisation des puits de pétrole, leur profondeur, savoir s'ils sont ou non toujours en activité, la société pétrolière concernée, en tapant sous internet explorer (car ça ne marche pas avec Mozilla) sur votre moteur de recherche : "les données pétrolières et gazières du sous-sol français"

Voir les cartes 77 des permis accordés et des demandes:

Carte des permis miniers Nord-Est Seine-et-Marne






photo de courtoisie : la scène de crime
 Bonjour,

il est des nouvelles qui montrent bien à quel point notre forêt et son patrimoine est laissé à l'abandon !

Il y a quelques temps, l'ami Jean Poule Debleau, sur son excellent blog, rapportait le vol de la plaque commémorative qui se trouvait sur le "cairn" de la croix de Franchard.

Hier, nous avons appris la disparition d'une deuxième plaque ! A moins qu'il ne s'agisse d'un collectionneur, les recherches s'orientent vers les mêmes personnes qui vollent les câbles éléctriques...



Il s'agit de la plaque Edmond Doigneau (1825 - 1891) qui se trouvait sur un bloc des bois de Nemours. Doigneau est un archéologue qui découvrit plusieurs sites du Paléolithique supérieur. Enterré à Nemours, sa pierre tombale était un polissoir à l'histoire surprenante.


La tombe d'origine


Voici son histoire, racontée dans le n°6 (1991) du Bulletin de Souppes:
Voici ce qu'a écrit Michel Ballot parlant des polissoirs de Souppes/Cocluchon et plus précisemment à propos du n°9.
"...Peut-être le premier polissoir portable. Dans son livre "Nemours" E. Doigneau l'appelle la onzième roche, alors qu'il l'appelle n°9 sur son plan de 1883. Il l'a fait transporter à Nemours dans son jardin parcqu'il ne connaissait pas alors l'existences des autres (polissoirs). [poids environ 1,8t !!!! ]

Voici donc notre polissoir qui se trouvait au pied même du Cocluchon pour un premier séjour à Nemours. Edmond Doigneau, décidemment passionné pour les polissoirs et je le comprends, souhaite quelques années avant sa mort se faire enterrer avec un polissoir comme pierre tombale. Pourqui pas ? Mais notre polissoir du Cocluchon n'a pas la forme requise pour un tel but, alors il l'échange avec celui que possède un autre érudit de Nemours et dont de très belles collections sont aujourd'hui au musée de la Préhistoire: Jules Poullain. Il echange le polissoir du Cocluchon contre celui de Rumont qui lui , à la forme requise, le retaille un peu et il devient pierre tombale.
Edmond Edmée Doigneau né le 23 septembre 1825 décède le 4 mai 1891. Il est enterré au cimetière de Nemours sous le polissoir de Rumont jusqu'en 1912.

En 1912, le polissoir est offert à la ville de Nemours par Ernest et Edouard Doigneau. L'épouse de Doigneau, Onézime Gillet décède de 16 décembre 1912, je pense que c'est au moment où elle a été placée à côté de son mari que la donation s'est faite. Le polissoir de Rumont est resté sur le perron du chateau de Nemours jusqu'en 1978 date à laquelle il a été déposé au musée d'Ile de France....


La tombe au Musée


Je m'associe à la demande de Thierry Szubert pour l'enlèvement des plaques présentant un risque de disparition lié à leur technique de fixation. Ce patrimoine fout le camp dans l'indifférence des responsables de l'intégrité du patrimoine de la Forêt notamment l'ONF... Devons-nous attendre d'autres disparitions pour réagir auprès de l'ONF ? Il suffirait de les remplacer par une copie en résine après enlèvement !Merci Thierry pour ces informations.
Bien tristetement !


photo de courtoisie : la scène de crime

Il est des nouvelles qui montrent bien à quel point notre forêt et son patrimoine est laissé à l'abandon ! Il y a quelques temps, l'ami Jean Poule Debleau, sur son excellent blog, rapportait le vol de la plaque commémorative qui se trouvait sur le "cairn" de la croix de Franchard.

Le 19 juin 2011, nous avons appris la disparition d'une deuxième plaque ! A moins qu'il ne s'agisse d'un collectionneur, les recherches s'orientent vers les mêmes personnes qui vollent les câbles éléctriques...

Enfin, quelques semaines seulement après son inauguration, c'est le sentier de découverte de l'Art rupestre qui était victime du'un ridicule vol des moulages en résine.

Que faire pour préserver ce patrimoine historique. Nous pensions à des moulages en résine pour remplacer les bronzes mais vu que ceux-ci semblent aussi intéresser les collectionneurs...





Il s'agit de la plaque Edmond Doigneau (1825 - 1891) qui se trouvait sur un bloc des bois de Nemours. Doigneau est un archéologue qui découvrit plusieurs sites du Paléolithique supérieur. Enterré à Nemours, sa pierre tombale était un polissoir à l'histoire surprenante.


La tombe d'origine

Voici son histoire, racontée dans le n°6 (1991) du Bulletin de Souppes:
Voici ce qu'a écrit Michel Ballot parlant des polissoirs de Souppes/Cocluchon et plus précisemment à propos du n°9.
"...Peut-être le premier polissoir portable. Dans son livre "Nemours" E. Doigneau l'appelle la onzième roche, alors qu'il l'appelle n°9 sur son plan de 1883. Il l'a fait transporter à Nemours dans son jardin parcqu'il ne connaissait pas alors l'existences des autres (polissoirs). [poids environ 1,8t !!!! ]

Voici donc notre polissoir qui se trouvait au pied même du Cocluchon pour un premier séjour à Nemours. Edmond Doigneau, décidemment passionné pour les polissoirs et je le comprends, souhaite quelques années avant sa mort se faire enterrer avec un polissoir comme pierre tombale. Pourqui pas ? Mais notre polissoir du Cocluchon n'a pas la forme requise pour un tel but, alors il l'échange avec celui que possède un autre érudit de Nemours et dont de très belles collections sont aujourd'hui au musée de la Préhistoire: Jules Poullain. Il echange le polissoir du Cocluchon contre celui de Rumont qui lui , à la forme requise, le retaille un peu et il devient pierre tombale.
Edmond Edmée Doigneau né le 23 septembre 1825 décède le 4 mai 1891. Il est enterré au cimetière de Nemours sous le polissoir de Rumont jusqu'en 1912.

En 1912, le polissoir est offert à la ville de Nemours par Ernest et Edouard Doigneau. L'épouse de Doigneau, Onézime Gillet décède de 16 décembre 1912, je pense que c'est au moment où elle a été placée à côté de son mari que la donation s'est faite. Le polissoir de Rumont est resté sur le perron du chateau de Nemours jusqu'en 1978 date à laquelle il a été déposé au musée d'Ile de France....


La tombe au Musée


Nous nous associons à la demande de Thierry Szubert pour l'enlèvement des plaques présentant un risque de disparition lié à leur technique de fixation. Ce patrimoine fout le camp dans l'indifférence des responsables de l'intégrité du patrimoine de la Forêt notamment l'ONF... Devons-nous attendre d'autres disparitions pour réagir auprès de l'ONF ? Il suffirait de les remplacer par une copie en résine après enlèvement !

Merci Thierry pour ces informations.

JC Polton, membre des AFF a informé le GERSAR d'un nouveau pillage !

Il a en effet constaté la "disparition" de deux moulages du sentier de l'art rupestre au Rocher Cailleau !


Le moulage Néolithique volé, photo GERSAR


1° Le Néolithique : le moulage a été emporté,

2° L'Antiquité : le moulage avec son cadre de bois ont été emportés.

Tout ceci a été fait "proprement", sans endommager le reste de l'installation... mais je ne pense pas que ce soit pour une quelconque opération de maintenance... S'il y bien a eu vol, ces moulages ne sont pas restés longtemps en place ce qui pose une nouvelle fois le problème des installations en forêt et de la surveillance de notre patrimoine...

En plus, il ne s'agit pas des moulages les plus proches du parking donc les personnes ont du parcourir le sentier avec leurs outils pour y avoir accès.

Le sentier source plaquette ONF


Même si des copies de ces moulages sont prévues, il faut se poser la question de savoir comment fixer ces moulages pour éviter un "gaspillage" ou leur remplacement par des photos...

Ce sont des faux qui n'ont donc qu'un intérêt purement esthétique. y'en a vraiment qui respectent rien dans nos visiteurs...

Salutations amères !

Rappel :est un projet, monté en partenariat avec l’Office National des Forêts, le Parc Naturel Régional du Gâtinais Français et le GERSAR. Il s’est terminé cette année avec les deuxièmes "Journées Art Rupestre" les 11, 12 et 13 juin 2011.Le sentier "Découverte de l’Art Rupestre" du Rocher Cailleau au Vaudoué a été inauguré à cette occasion.
LA MÉMOIRE DANS LA PIERRE

A l'aide de panneaux explicatifs comprenant textes, moulages et illustrations, il présente en sept stations les abris ornés de la Préhistoire aux Temps Modernes en les situant dans l’évolution climatique et du couvert forestier des chaos rocheux du sud de l’Île-de-France.

Une plaquette éditée par l'ONF, présente le "Sentier de découverte de l'art rupestre".
Elle est distribuée gratuitement dans tous les offices du tourisme

L'inauguration, photo GERSAR

NATURE