Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2011-06-12

Bonjour,

L'ami François Louvel, bénévole au Cosiroc et auteur de nombreux circuits dans les sites les plus exotiques de Bleau, lance un appel d'urgence sur le site web du comité.

En effet, François qui a une grande habitude des ouvrages de stabilisation pour limiter l'écoulement du sable, notamment sous les surplombs très fréquentés par les forts grimpeurs, est inquiet pour le "Surplomb de la loupe". Il est intervenu plusieurs fois sur ce site avec un ou deux copains mais là, au vue des photos, il va falloir être plus nombreux !


Sources : F Louvel COSIROC
 En effet, dans le secteur du "toit du Loup", le sable s'écoule inexorablement dans le bas de la pente. Aux pieds des blocs situés plus haut dans la pente, le niveau du sol a beaucoup baissé et certains blocs se sont déstabilisé progressivement.

Ainsi, ce "petit" bloc était encore, il y a quelques années collé à son grand frère !

Le risque est réel et si l'on ne peut limiter un phénomène naturel qui est à l'origine de la formation de tous les chaos de la forêt, on doit chercher à limiter son accelération par les piétons ! En outre, le spectre d'une interdiction préfectorale, comme c'est le cas pour une quinzaine de zones à la Dame Jouanne est toujours présent...

Si une opération est lancée, je ne manquerai pas de vous en informer mais en attendant, il est vraiment urgent que les grimpeurs consacre un peu de temps à la sauvegarde et protection de leur terrain de jeux à chaque visite !

Imaginez, si chacun y consacre une demi heure par séance, le nombre d'heures de travail que l'on obtient... comme François et tant d'autres, n'hésitez pas à faire quelques petits murets en pierre sèches ou des barrages avec les troncs d'arbres morts qui se trouvent aux alentours.

Vous avez besoin de conseils ? Contacter le Cosiroc sur son site.


Fabrication d’un POF bleausard
Modèle « haut niveau »
Temps de réalisation 10 minutes, niveau : facile
Après deux ans d'utilisation, mon vieux pof commence à lâcher (bouts de tissu qui partent, fuite à l’élastique...). C'est l'occasion pour moi de vous montrer comment construire un bon gros pof de compétition !

On appel le « Pof » la boule de chiffon renfermant la résine de colophane* que les grimpeurs de Fontainebleau utilisent pour :
-          Augmenter l’adhérence des prises,
-          Retirer le sable et la poussière des blocs et chausson.
Son nom provient du bruit produit par la frappe de la boule contre le rocher.
Pour faire un pof, il faut de la colophane.
 Vous pouvez trouver de la poudre de colophane dans divers endroits car elle a de nombreuses applications (nettoyage des façades, sur les parquets de danse, par les violonistes ou pour plumer poules et faisans)...
Ne jamais utiliser de mélange avec de la magnésie dans le « pof ».

La colophane semble ne pas détériorer  le rocher, contrairement à la magnésie, notamment du fait de son imperméabilité. L'impact visuel est indéniablement moindre.
Certains s'intérrogent sur le fait qu'elle augmentrait les traces de gomme de chaussons... à voir.

Ensuite, il nous faut du tissu. Les dimensions minimum sont 50X50 cm. Il doit être très résistant. Le top est donc ce bon vieux coton dans un grammage lourd (drap, torchon, nappe, toile de chaise longue...) 



Bannissez les vieux T-shirt et autres tissus mélangé à de l'élasthanne, le velours...
Pour plus de résistance, j'utilise trois épaisseurs. Un vieux torchon pour l'intérieur et une toile de 160X80 cm pliée en deux.
La trame du tissu agira comme un tamis pour que ne sorte du pof que les éléments les plus fins. Plus les particules qui se déposent sur le rocher sont grosses plus on risque de se trouver avec un excès de pof qui nuirait à l'adhérence recherchée...



Verser au centre de la première couche la dose de colophane nécessaire. J'aime les bons gros pofs donc je mets au moins 250g...
Rappel, c'est un gros pof, libre à vous de le faire plus petit et moins lourd.

Placer le pof obtenu dans le deuxième tissu. Dans le cas présent, il n'est pas centré de manière à avoir un côté un peu plus long. Cela sera plus efficace pour retirer la poussière, le pollen, l'excès de pof... Par contre, c’est un peu moins pratique pour poffer en hauteur.
Supprimer un maximum de plis car ils constituent des points de faiblesse de l’ensemble.


L’assemblage est assuré avec une cordelette que l’on enroule sur au moins 3 cm ou, mieux avec un très gros élastique type, recyclage de pneu, vieille attache de raquettes à neige ou joint de bocal à confiture !





Voilà ! L’étape suivante c’est apprendre à l’utiliser sur le terrain !


Nous verrons cela au prochain épisode mais c’est très simple. Le chiffon pour épousseter les prises et essuyer la semelle des chaussons, la boule pour se mettre de la résine sur les mains, parfois le rocher.

Les gros morceaux devront être concassés avant utilisation (sinon, ils percent la toile et c’est à refaire !).



Les plus gros morceaux seront placés sur le haut du tas afin qu'il ne trouent pas la toile lors de la frappe contre le rocher.

Constituer la boule au centre du torchon.
Puis, après avoir serré (mais pas trop) en faisant tourner un peu la queue du torchon .


Fermer celui-ci avec une cordellette plate (lacet par exemple) ou un gros éllastique.
Pour éviter toute fuite lorsque le pof vieillira, j'assurre la fermeture avec plusieurs tour de stap'



Variante : Le petit modèle traditionnel

Historiquement, les circuits s’enchaînant sans mettre un pied au sol, les bleausards faisaient de petits pofs qu’ils coinçaient dans la ceinture pendant l’escalade.
Dans cette optique, vous remplacez le torchon par une vieille chaussette de sport (non  trouée). Vous faite un nœud puis vous l’emballez dans un petit chiffon  fermé par une ficelle. Certains puristes se contentent même de la chaussette nouée glissée dans l’élastique du short… pas top mode mais efficace et j’en ai vu qui se balade dans le 7è degré à Bleau !






 
Mise à jour au 21 juin :
Pensez à lire les commentaires car il y a débat sur l'utilisation de ce produit...






*La colophane (voir Wikipédia pour en savoir plus) est le résidu solide obtenu après distillation de la térébenthine, oléorésine (appelée aussi gemme), substance récoltée à partir des arbres résineux et en particulier les pins .
Le nom vient de Kolophon (une cité grecque antique de l’Asie mineure) d’où l’on tirait cette substance. Dans les Landes de Gascogne, où elle était produite en quantité, la colophane portait le nom gascon d'arcanson, qui est à l’origine du nom de la ville d’Arcachon.
La colophane est solide et cassante à température ambiante. Sa couleur va du jaune très clair au quasi noir en fonction essentiellement de la conduite de la distillation. La colophane ne fond pas mais se ramollit avec la chaleur, son point de ramollissement se situant autour de 70 °C.
La colophane est composée à 90% d’un mélange d’acides organiques de la famille des di terpènes appelés acides résiniques, qui répondent à la formule brute C20H30O2. Ces acides résiniques sont des isomères. La proportion des différents acides résiniques dans la colophane est variable suivant l’espèce de pin à partir de laquelle la colophane a été obtenue. Sous forme pure ou par ses produits de dégradation, elle peut être un irritant et un allergisant pour la peau et les voies respiratoires comme la magnésie.[
Les principaux débouchés de la colophane sont basés sur des formes chimiquement modifiées de cette dernière. Elle entre dans la composition de savon, mais aussi dans de nombreux domaines industriels où l’on recherche des propriétés de collant et d’hydrophobicité tels que les vernis, les peintures, les adhésifs, les encres, les colles de papeterie, les cosmétiques (cire à épiler), les chewing gums, mais aussi des propriétés de décapage comme pour les flux de soudure.
Cette résine a les propriétés de coller et d'imperméabiliser. Elle fait partie des liants utilisés dans les peintures limitant la fixation sous la coque des bateaux des algues et parasites où elle se substitue au tributylétain interdit (antifouling)

Mise à jour du 29 juin

Une bonne âme (merci Bernard) s'est collée à la traduction en anglais ! Bon, il manque un paragraphe qui, à mon avis,  peut se rédiger comme suit :

Hi, you will find under an english translation ! We forget a part of the construction witch be translate like that (I'm not good in English...) You have to read it after §6 "so I put at least 250 g."

Do the ball in the center of the final layers.
Then, after shaking (but not too) just by turning the tail of the first layer.
Close it with a flat yaw (for example)  or a big string (elastic).
To prevent leakage when the pof ages, I m’ encircle the node with a stapping.





Bonjour,

Les WE à rallonges sont souvent l'occasion pour les grimpeurs et autres sportifs de pleine nature d'aller grimper un peu plus loin que dans leur spots habituels. Ces migrations massives de population au budget assez faible s'accompagnent souvent de bivouacs intenpestifs qui, bien entendu, font râler les riverains et propriétaires.

Et ils ont raison ! Oui, que dire au seul viticulteur de Cormot (Bourgogne) quand même son emplacement "parking agricole" est squatté. impossible pour lui d'aller traiter sa vigne et ses pêchers car le nombre de voitures stationnées sur les chemins agricoles étaient bien trop importants ! je ne vous parle même pas des feux de bivouacs et autres déchets... Du coup, il est possible que le parking du bas soit bientôt interdit !

 
Que dire pour répondre à Pierre Duret lorsqu'il constate que les grimpeurs confondent bivouacs et camping. Rien sinon que la falaise risque bien entendu l'interdiction à cause du comportement de quelques chasseurs de croix bien égoïstes et qui, peut être, ne reviendront même pas dans la falaise !

J'évoque ces interdictions et menaces très régulièrement et elles semblent n'émouvoire que peu de monde... Fatalisme ou j'm'enfoutisme ?

Mais il n'y a pas qu'en France. En Espagne, en Angleterre, en Allemagne, aux USA... partout, la situation est la même. Finalement, quand Cédric Larcher sur http://www.kairn.com/ publie quelques nouvelles futuristes sur le permis de grimper, il n'est peut être pas très loin de ce qui nous attend.

Je m'oppose à la réglementation à outrance. Je n'aime pas la mise sous cloche de la nature au prétexte de protéger la biodiversité. Pourtant, je dois bien le reconnaître, la forêt de Fontainebleau se porterait beaucoup mieux si la fréquentation était régulée et si chacun respectait ce dernier espace de liberté aux portes de Paris !

Allez, bonne grimpe et bonne lecture. Construisez - vous un pan, dans quelques temps, il n'y a que là que vous pourrez grimper en toute liberté.

A lire :

http://www.escalademag.com/probleme-de-comportement

La multiplication des bivouacs à St Léger du Ventoux commence à poser sérieusement problème. Un des équipeurs historiques de la région, Pierre Duret, tire la sonnette d’alarme. Extrait :
Pour éviter les bivouacs au bord de la rivière et sur le parking, un emplacement de bivouac est toléré après le village de Saint Léger, en remontant la vallée juste après le pont sur le Toulourenc à droite, rive gauche. Mais … un emplacement de bivouac toléré ne doit pas être considéré comme emplacement de CAMPING permanent… !!! Un projet de toilette sèche est en cours… L’eau est disponible. Cet emplacement, proche de la maison forestière est permis par la commune et par l’ONF, propriétaire du lieu … MAIS si les grimpeurs de passage abusent de cet emplacement, cela risque de mal se terminer car il y a visiblement un peu trop de négligence… De la part d’une minorité, ce qui entraîne un éternel désagrément pour la majorité !! Donc attention à nos comportements, sur cet emplacement et sur l’ensemble du site du coup !!!
Nous ne sommes pas dans un parc national mais… Rappel :
- TOUS feux sont absolument interdits.
- Démontage du bivouac et autre tente pendant la journée ! (c’est, il me semble, la différence avec un camping !!?)
- Respect du lieu, propreté … Ne laissez aucun déchet, remportez ceux oubliés…




En Espagne :
http://escaladasosteniblealbarracin.blogspot.com/2011/06/la-escalada-en-la-zona-de-bezas.html

This post is to inform the climber community that in the area of Bezas it is prohibited any activity related to climbing:

· Bouldering

· Classical climbing

· Make new boulder routes

· Sport climbing

This prohibition has been regulated by the governing body of the park and is not subjected to any kind of exception nor “buts" or excuses.


Aux States :

- Red River Gorges
Le Memorial Day week-end est pour de nombreux grimpeurs, le week-end de 3 jours qui  donne l'occasion de prendre la route vers les sites d'escalade les plus populaires et accessibles (en terme de difficulté). Red River Gorges et le secteur de Muir Valley sont de ceux-ci ! A la surfréquentation s'ajoute, la fermeture de la route et des travaux pour l'installation de toilettes...  Plus de 700 grimpeurs se rendent sur le parking de cette propriété privée sans respecter les panneaux indiquant que le parking est complet ! Du coup, parking sauvage en bord de route et donc plaintes des riverains... A lire en anglais sur :fermeture de la route de Red River Gorge


- En Californie
Il existe un risque de remise en question de l'accès dans 70 parcs provinciaux de Californie dont plusieurs qui  permettent la pratique de l'escalade comme Caste Rock State Park. Les contraintes sont ici budgetaires ce qui me conforte dans mon idée sur ce que pourrait donner les  PN en France dans quelques années nos dirigeants aimant beacoup s'inspirer du modèle américain !

En réponse à des réductions des dernières années, le California Department of Parks and Recreation a publié une liste des parcs d'État qui sera fermée. Sont notamment inclus dans cette liste les flèches de granit du château Crags State Park et les rochers de grès emblématique de Castle Rock State Park. La bataille est politique car ces fermetures auraient de graves répercussions dans l'économie locale.

Cette situation est paradoxale étant donné que les études montrent de façon constante les avantages économiques liés à la fréquentation de ces parcs. Une étude menée en 2009 a conclu que les visiteurs du parc dépensaient 6,9 milliards de dollars chaque année. Le California Department of Parks and Recreation a montré que cet argent génère plus de 100.000 emplois. Mais vu que l'Etat de Californie a de gros problème de budget, dépenser pour maintenir l'accès à ces zones coûte cher. Le montant épargné par la fermeture ne contribuent guère à résoudre les problèmes de budget de la Californie, et intervient à un moment où l'Etat a reçu une manne de 6,6 milliards $ de recettes !!! Votre aide est nécessaire pour empêcher la fermeture indéterminée de 70 Parcs Etat de Californie. L'acces fund  a besoin de votre aide.



Voir l'appel lancé par Prana

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