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Le Printemps est là

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Les forêts apportent un bien être qui a une valeur économique définie !

Mis en ligne par TL De Bleau on lundi 10 janvier 2011 | 17:36:00

Si la nature a un prix, cette affirmation a pris un sens nouveau pour nos dirigeants.
De nombreux articles et thèses tentent d’estimer le coût qu'entraîne la destruction de la nature.

Le but : prouver qu'on a davantage intérêt à préserver nos écosystèmes à long terme plutôt que de privilégier des profits à court terme. Ils prennent l'exemple de ce que rapporte une forêt sur un hectare. Cela peut sembler bizarre, mais ainsi, en estimant la valeur économique d'une forêt, le citoyen comprend tout ce qu'il a à perdre de façon concrète.
Par exemple, l'exploitation intensive du bois dans la forêt amazonienne rapporte de l'argent mais les catastrophes écologiques qui risquent de s'ensuivre auront un coût infiniment plus  important. Les catastrophes naturelles coûtent plus chères au final que les mesures de préservation anticipatrices mises en place pour les empêcher.

D’après les experts, le stockage et la fixation du CO2 est ce qui rapporte le plus : 529 € à l'hectare. La promenade est estimée à 200 €, car le bien-être humain a une valeur économique élevée !


de Sylvie Daoudal-Science et Avenir

Oui, votre promenade en Forêt de Fontainebleau, votre séance d’escalade hebdomadaire… ont une valeur économique ajoutée en plus des dépenses de transport, nourritures et équipement que vous faites pour les accomplir ! car le bien être que vous procurent ces sorties c’est autant que vous ne dépenserez pas dans les anti dépresseurs !

La forêt de Fontainebleau, reçoit au moins 15 millions de visites par an.  Si on se sert de la logique économique de nos experts, le calcul est rapide : 1 ha de forêt rapportant à l’année 969 euros, la forêt de Fontainebleau rapporterait 25 000 x 969 € = 24 225 000 d’euros par an. A cela vous ajouterez, les dépenses réelles de transport, hébergement, nourriture, équipement… et la somme devient colossale.

Bref, voilà donc l’économie au service de l’écologie et un super argument de poids !
Super…
Non car c’était sans compter sur la perversité de nos dirigeants (à l’échelle de la planète) qui s’échange les droits à polluer. « Elle vaut combien ta forêt ? Moi j’émets tant de tonnes de CO², si je te l’achète cela compense… » .

L’ONF, pour ne parler que de la forêt de Fontainebleau est coincé par les demandes et exigences de son ministère de tutelle. Pour remplir sa mission d’accueil du publique, peu ou pas de moyens. Pour assurer un rôle de protection de l’environnement, peu ou pas de moyens. Et pourtant quelques 10 000 employés gèrent 10 des 15 millions d'héctares des forêts française (28 % de notre pays, dont 6 millions d'ha de chênes) alors que les propriétaires privés possèdent 70 % de la surface forestière de notre pays (18% pour les collectivités territoriales, 12% pour l'Etat)...

Pour rentabiliser les coupes de bois, là encore, peu de moyens avec une sous-traitance dont ont a vu les effets dévastateurs au Rocher Fourceau ! 



Début mai 2011, la Commission européenne a approuvé une nouvelle stratégie pour la biodiversité. Elle prévoit notamment de reconstruire 15 % au moins des écosystèmes endommagés à travers le développement des trames vertes, de faire contribuer les agriculteurs et les pêcheurs par une gestion durable de leurs activités et de lutter contre les espèces invasives ! 


40% des zones Natura 2000 sont situés en forêt

Ok mais avec quels moyens ?

Nous ne voulons pas d'une mise sous cloche de la nature.

La stratégie européenne n’est pas seulement fondée sur un intérêt environnemental. « La protection de la diversité des espèces et des habitats permet de préserver la beauté de la nature, mais pas uniquement pour la beauté du geste, mais parce que c'est rationnel d'un point de vue économique. Il vaut mieux payer en ce sens que d'essayer de réparer les dégâts », a affirmé Janez Potocnik, commissaire chargé de l’environnement.

Selon l
'étude TEEB (« L'économie des écosystèmes et la biodiversité »), la disparition annuelle des services rendus par les écosystèmes s’élèverait à environ 50 milliards d’euros. Elle montre que le potentiel commercial mondial des investissements dans le domaine de la biodiversité pourrait atteindre 2 000 à 6 000 milliards de dollars d'ici à 2050.
En clair : comment faire rentrer de l’argent dans les caisses de nos Etats en se donnant bonne conscience. On comprend mieux l’insistance des gouvernement à mettre en place le réseau Natura 2000, d’augmenter le nombre de Parcs Nationaux terrestres et marins, de privatiser l'ONF ou dé rendre aux communes la gestion de leur espaces boisés…
Le document en anglais de la Commission

A lire aussi outre les documents déjà présent sur mon site : - une approche économique de la biodiversité et des services liés aux écosystèmes, un PDF de 400 pages…:
http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_18_Biodiversite_web.pdf

La question est donc, pour rester dans la logique économique, combien seriez-vous prêts à donner pour préserver un coin de nature privilégié comme Fontainebleau ? Il suffit de penser à la valeur inestimable de l'investissement des bénévoles pour comprendre que finalement les usagers se montrent plus généreux que nos gestionnaires.

Sans toutes les actions de sauvegarde menées par les associations, les randonneurs, les grimpeurs, les naturalistes… notre forêt étoufferait sous le Phytolaque, ou les déchets…. Sans les 250 bénévoles qui transportèrent des tonnes de pavés dans les pentes du 95,2, combien de journée « bien être » à 200 € auraient été perdues !


Nous le constatons, il y a de plus en plus d'initiatives chez les usagers pour à la fois préserver leur terrains de jeux et limiter les interdictions abusives d'un état liberticide poussé par les lobbies écologistes.
Le problème est mondial comme on l’a déjà vu sur le blog avec les initiatives des grimpeurs américains ou brésiliens (pour ne citer que celles là).

Nos amis grimpeurs anglais ont un équivalent au Cosiroc français, le BMC (British mountainering Council). Ils luttent eux aussi pour garder un accès libre à leurs forêt devant le projet de privatisation (attention, je vous rappelle que nous avons le même en France) ou devant l’extension des parcs nationaux.
En effet, neuf organisations représentant un large éventail de pratiquants d'activités de pleine nature se sont réunis le 10 mai dernier pour exprimer leurs préoccupations quant au maintien d'un accès public aux forêts du royaume.

En effet, outre manche, on réfléchit aussi à une privatisation des forêts (tout comme en France, voir notre article). Des experts indépendants étudient les attentes des usagers suite à la question posée par David Rutley député (conservateur , Macclesfield) à la Chambre des communes le 17 Février 2011 et l’énorme tollé que cela a généré.

Comme le Secrétaire d'Etat a précisé à la Chambre des communes lors de l'annonce de la création du groupe d'experts indépendant à la Chambre des communes le 17 Février 2011 :
«Il est important que le Groupe spécial se penche sur toutes les formes d'accès, y compris l'accès pour les marcheurs, coureurs et cyclistes», et «Nous voulons élargir l'accès à nos forêts et les terres boisées, car il est dans l'intérêt de tous que nous le fassions."

Les organisations qui composent l'Access User Group représentent plus de 8 millions de personnes qui utilisent régulièrement ces forêts tout en s’investissant dans leur sauvegarde.
On compte donc parmi elles les cavaliers, les grimpeurs (BMC) ou les promeneurs de chiens… Certains ont déjà des accès très restreints comme les cavaliers.

La forêt publique outre manche ne représente que 18% des forêts de l'Angleterre mais 44% des forêts accessibles. Transférer au secteur privé la gestion de forêts qui accueillent plus de 40 millions de visites par an ne garanti plus l’accès libre et gratuit à une population qui en a besoin…Lien vers les nouvelles sur la BBC en ligne
Plus d'infos (en anglais)

Projet d’extension du Parc National du Peak District
Ayant entrepris une première consultation en 2009/2010, sur l’extension des Parcs Nationaux de Lake District et de Yorkshire Dales, Natural England a examiné toutes les réponses et fait un certain nombre de changements. Le gouvernement vient de transmettre le projet d'extension pour consultation publique. La consultation se déroulera jusqu'au 1er Juillet 2011 et le BMC sera présent à la prochaine réunion (8 Juin) pour discuter de ces propositions. Il ya aussi, comme en France dans le cadre des Enquêtes Publiques, un certain nombre de réunions et permanences dans les zones concernées où vous pouvez parler à un agent de Natural England, afficher des documents et des cartes…For more information please visit the
Natural England websitePlus d'infos (en anglais)

Pour conclure, ne laissons pas les Etats nous retirer le droit à un accès libre et gratuit aux forêts. Faisons en sorte qu’il se donne les moyens de sauvegarder sans interdire et mettre sous cloche une nature dont nous prouvons quotidiennement aux travers de nos actions bénévoles que nous en sommes les meilleurs gardiens. Poursuivons nos efforts dans l’éduction des visiteurs et usagers afin qu’ils respectent d’avantage nos derniers espaces non urbanisés.Plus d'infos (en anglais)
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