Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

2000-12-31

Les chenilles processionnaires du pin quittent leurs nids...

L’aire de répartition des chenilles processionnaires du pin (lépidoptère, Thaumetopoea pityocampa) s’étend : elle est maintenant bien implantée dans le Sud de la Seine-et-Marne et dans l’Est de l’Essonne, notamment en forêt de Fontainebleau, et détectée dans l’Ouest parisien. Ces chenilles, qui provoquent des défoliations principalement sur les pins, portent des poils urticants qui peuvent être à l’origine de démangeaisons voire de réactions allergiques fortes chez l’homme et très dangereuse pour les chiens.



Ce ravageur hiverne sous forme de nids soyeux, présents à l’extrémité des branches hautes. Actuellement, ces chenilles peuvent quitter leurs nids, en procession.
L'insecte adulte est un papillon de 3 à 4 cm d'envergure. La larve est une chenille de quelques millimètres à 4 cm de long brun noirâtres avec des taches rougeâtres sur le dessus et les flancs. Le corps est fortement velu et couvert de poils urticants. Les chenilles marchent en procession de manière saccadée.

photo prise début mai 2011 à Beauvais, Forêt départementale des Grands Avaux

En hiver les chenilles tissent des nids dans diverses espèces de pin qu'elles quitteront au printemps, en procession pour gagner au sol un endroit bien ensoleillé et s'enfouir dans un trou où chacune des chenilles va tisser son cocon pour démarrer son processus de transformation en chrysalide.

UNE PROGRESSION VERS LE NORD
La chenille processionnaire du pin est décrite classiquement comme infestant la forêt méditerranéenne, et on la trouve en Europe méridionale et centrale, ainsi qu'en Afrique du Nord.
Partout en Europe, son aire de répartition s'étend depuis le début des années 90 vers le Nord et en altitude à cause de l'augmentation des températures en hiver.
Dans le sud les processions commencent en janvier/février voire décembre dans les Landes, et dans le nord plutôt en mars/avril. Elles sont apparues cette année en Ile de France début avril. La forêt de Fontainebleau en est infestée.

UN ANIMAL DANGEREUX Les longs poils (soies) des chenilles sont inoffensifs. Ceux sont les minuscules poils très urticants que les chenilles projettent dans l'air qui peuvent provoquer d'importantes réactions allergiques : démangeaisons, œdèmes, troubles oculaires ou respiratoires. Ces poils restent virulents plusieurs mois, voire 1 à 2 années, après la disparition des chenilles notamment dans les nids qu'elles ont occupés.


Le contact d'un animal domestique avec des chenilles processionnaires est une urgence vétérinaire : l'atteinte concerne en général la langue du chien : l'animal bave, la langue gonfle, est tuméfiée. Sans soins rapides, une nécrose peut apparaître entraînant la perte des tissus touchés pouvant aller jusqu'à la perte de la langue. Une action rapide du vétérinaire est vitale. Il administrera des anti-inflammatoires et antihistaminiques puissants, parfois des antibiotiques, des anti coagulants et des pansements gastriques si nécessaire. Au stade de nécrose l’amputation de ce bout de langue devient inévitable.
Les atteintes au niveau des yeux provoquent le développement très rapide d'une conjonctivite. Les poils urticants s'enfoncent dans les tissus et peuvent provoquer la cécité. Inhalés, ils provoqueront de graves difficultés respiratoires.

L’exposition aux poils de chenilles intervient lors de la manipulation des nids mais aussi dans les zones situées à proximité des arbres infestés, les poils, très légers, étant emportés par le vent.

La mise en œuvre de traitements se justifie pour des motifs sanitaires dans les zones fréquentées par la population. Une attention particulière doit être apportée aux lieux sensibles : cours d’école, environnement des centres de loisirs, parcs publics, parc des établissement sociaux et des établissements de santé, zones de promenade largement fréquentées. Une attention particulière doit être également portée à la situation des campings en raison des risques d’exposition des usagers et des difficultés parfois rencontrées pour se soustraire aux soies de chenilles.

Les traitements, pour garantir leur efficacité, doivent être effectués de façon suffisamment précoce, à certains stades larvaires, en tout état de cause avant que les soies de chenilles ne deviennent urticantes, c’est-à-dire à la fin de l’été pour la chenille processionnaire du pin, et en début de printemps pour la chenille processionnaire du chêne. Ils doivent faire appel à des produits homologués. Passé le stade larvaire, le traitement se fait par enlèvement des nids, principalement en hiver pour la chenille processionnaire du pin, et l’été, quand le nid n’est pas trop diffus, pour la chenille processionnaire du chêne.

S’agissant des traitements, leur prise en charge financière relève de la collectivité ou des particuliers qui souhaitent en bénéficier. Dans le cadre de la lutte collective, le recensement des besoins des particuliers doit être centralisé par le soin des maires, en lien avec la FREDON (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles (
FREDON) - tél : 01-56-30-00-24). En cas de lutte collective par traitement aérien contre les chenilles processionnaires, la préfecture de département est en charge de la procédure administrative et l’Agence régionale de santé (A.R.S.) est en charge de l’expertise technique sanitaire.

Hors contexte de la lutte collective (se renseigner à la Mairie), les particuliers peuvent faire appel à d’autres opérateurs, dont la liste figure dans l’annuaire des professionnels (entreprises de travaux forestiers, d’entretien des espaces verts, élagueurs, paysagistes...). Le personnel intervenant sur les nids doit être muni de gants, masques et lunette de protection.

Pour plus d’informations sur :

la chenille processionnaire du chêne :
Fiche DSF_Processionnaire du chêne (format PDF - 1.2 Mo)
Fiche FREDON_Processionnaire du chêne (format PDF - 706.4 ko)
la chenille processionnaire du pin :

Fiche DSF_processionnaire du pin (format PDF - 1.2 Mo)
http://driaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr/

· Fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles (FREDON) d’Île-de-France (10 rue du Séminaire, 94 516 RUNGIS cedex, 01.56.30.00.24)

Bonjour,

Attention Danger  ! 
la chenille processionnaire du pin descend des arbres pour s'enterrer et finir sa transformation en papillon. Ses poils (mais aussi les fils de soie) sont TRES urticants. Ce week-end le sol à Franchard Isatis grouillaient de chenilles (et certaines se baladaient sur les bacs de sortie !) Plaques urticantes garantie.

Attention aux bébés et autres enfants jouant dans le sable et nos amis canin pour qui les conséquence peuvent être très graves.


Reminder: the pine processionary caterpillar down trees to dig in and finish his transformation into a butterfly. His hair but also the fillaments of silk are VERY stinging. This weekend was littered with Isatis caterpillars (sometimes on the output bins!) Plates stinging warranty including babies playing in the sand and our canine friends for whom the result can be very serious. http://www.duffort.net/lepouchan/index.php?id=24



Bref, cette chenille aux poils urticants cause de l’asthme et de l’urticaire, voire même des lésions cornéennes qui peuvent être définitives si les poils s’impactent sur la cornée. Pas si anodines que ça ces petites chenilles à la queue leu leu de nos forêts enrésinées...

En cas d'urticaire :


· appliquer sur la piqûre un tissu adhésif (ou du scotch) afin de ne pas casser les poils dans l’épiderme, puis l’enlever

· en cas de contact avec la bouche ou les yeux, rincer abondamment à l’eau tiède et consulter un médecin.

Mise à jour du 04/04/2012 :

Des mesures réglementaires spécifiques en Seine-et-Marne

Suite à une table ronde organisée les 12 et 19 mars 2012 en préfecture de Seine-et-Marne, le préfet de Seine-et-Marne a pris un arrêté ( AP12PCAD31 (format PDF - 230.8 ko) du 26 mars 2012) portant obligation d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de gestion aux fins de régulation des populations de chenilles processionnaires du chêne et du pin, sur 81 communes du département.
Consulter la très complète  note information_chenilles processionnaires (format PDF - 692.8 ko).
Les mesures mises en œuvre devront privilégier les méthodes de brûlage, cerclage, piégeage, mise en place nichoirs à mésanges, etc. Le recours à des traitements ne pourra être réservé qu’aux situations les plus critiques. Par ailleurs, l’arrêté ministériel du 31 mai 2011 interdit les épandages par voie aérienne, sans dérogation possible en raison de l’absence d’agrément spécifique pour ce type de produits


Relire:


PS : N'hésitez pas à traduire ce message si vous en avez les compétences pour nos amis étrangers... (ici sur Bleau info http://bleau.info/forum/24861.html)


Il existe en France plusieurs espèces de chenilles urticantes à ne pas confondre dont :

* le bombyx cul brun qui s’attaque à différentes plantes et qu’on peut rencontrer couramment dans les haies autour des prés, le long des chemins et des routes, en forêt ou dans les vergers ; les chenilles sont présentes dès l’automne mais c’est surtout au printemps qu’on tombe sur les colonies de chenilles urticantes.
* la processionnaire du chêne dont les chenilles éclosent au printemps mais c’est surtout en été que les chenilles urticantes posent problème
* la processionnaire du pin, dont le cycle varie fortement suivant les régions, et qu’on rencontre sur pins et cèdres (très exceptionnellement sur d’autres conifères), les chenilles se développent de l’été jusqu’au printemps (pour les régions les plus froides) et commencent à être urticantes à l’automne pour être très urticantes lors des processions de printemps (toujours pour les régions les plus froides de son aire).


Fiche pratique sur l’utilisation du Pof, etc.

Niveau : facile à technique

Temps : quelques minutes





La dernière fois nous avons vu comment fabriquer l’objet. A peine publié, je recevais les premiers conseils ou reproches sur l’utilisation de ce dernier et du produit qu’il contient.



Donc, première précision, le Pof ne fait pas l’unanimité tant à Bleau qu’à l’étranger... Mon tort ? L’avoir opposé à la sacro sainte poudre blanche consommée avec une certaine addiction par de nombreux grimpeurs. Je le redis, les deux produits n’ont pas la même fonction, et il est évident que si tout le monde utilisait la colophane avec autant d’ardeur que la magnésie, les dégradations qu’elle pourrait causer à nos rochers serait probablement très importantes.

Mais je persiste dans la comparaison car je reste persuadé (jusqu’à ce que l’on me prouve le contraire autrement par que des affirmations gratuites) que le pof, bien utilisé, signifie :

- Une pollution visuelle très nettement inférieure à la magnésie,

- Un encrassement des prises très réduit par rapport à la magnésie,

- Une dégradation naturelle plus forte et plus rapide que la magnésie.


La colophane et son "emballage" sont apparus dans les années 1930 sur nos cailloux. Jusqu’au début des années 90, elle a régné en maitre. Songez que la magnésie n’est apparue à Bleau que vers 1978 et qu’en trente ans, les blocs sont devenus tout blancs et non à pois !

Son "abandon" est probablement du à deux phénomènes : la disparition de la culture bleausarde avec les générations de grimpeurs formées en salle d’escalade mais, surtout, la généralisation des crash-pads qui a conduit, à tort, bon nombre de grimpeurs à abandonner le paillasson puis le pof.

Certains m’ont parlé de prises « vitrifiées » par le pof. Je les cherche encore ; elles devaient être cachées sous une épaisse couche de magnésie !
Pour qu’il y ait vitrification, il faudrait que la colophane redevienne quasi liquide soit une température de 70°C minimum. Bon, ok, je joue un peu sur les mots car il existe bien des "ronds" jaunes sur certaines prises de pied qui prennent peu la pluie (voir par exemple la photo de Composition des forces). Il s'est donc bien formé ici une pélicule de résine imperméable, difficile à retirer. Mais, elles ne gènent pas l'escalade de la voie et sont beaucoup moins voyantes que les plaques blanches laissées par la magnésie (même après brossages et lessivages).
prise de mains sur le rouge du 91.1 exposée à la pluie
et la magnésie

Ceci-dit, sur certaines places des Trois Pignons où le soleil peut cogner très fort, pourquoi pas ? J’ai trouvé sans mal des prises très patinées mais bon, c’est souvent dans des voies deux fois plus vieilles que moi ou sur dans des sites si fréquentés que le moindre jeu se patine en quelques années. 





En plus, dire si c’est la colophane qui a poli la prise ou l’action de la semelle ou, beaucoup plus vraisemblablement les grains de sable situés sous cette dernière, c’est difficile. Mais bon, la colophane, dans de bonnes conditions adhère au rocher ce qui nous permet d’y grimper. Par contre, la résistance mécanique de cette adhérence est assez faible du coup, c’est soit zippette (surcharge par rapport à la résistance mécanique), soit nettoyage de la prise en partant. Vous me direz, les grimpeurs ne nettoient déjà pas la magnésie alors le pof… Quant à la magnésie, en soit elle n’est pas plus agressive mais présente l’inconvénient majeure d’absorber toute l’eau qu’elle trouve (sueur, humidité, pluie.) Cela change sa structure chimique pour former un ciment qui avec le temps fait corps avec la prise ! A ce stade, il ne reste plus qu’un mélange à base d’acide chloridrique pour la retirer…

Bon, du coup, je l’utilise comment ce P… de Pof ?
Le Pof a diverses fonctions. Dans une première action, il permet au grimpeur de préparer le bloc et la voie, en suite, il servira à la préparation du grimpeur et de son matériel, enfin, bien entendu, comme je lis aussi les chroniques de Rascal sur Zebloc, il servira a essuyer les traces de notre passage !

Préparation du bloc et de la voie :



La boule dans la main, la queue du pof (assez longue avec celui que je vous ai fait faire) devient un excellent plumeau. Mais comme vous n’êtes pas des femmelettes, allez-y de bon cœur, de droite et gauche avec de bonnes grosses claquasses ! Ce faisant vous retirez l’excès de magnésie laissé par votre prédécesseur, la poussière, le sable et au printemps, cette ignoble couche de pollen qui transforme certains blocs en véritable patinoire… insistez sur ce qui vous emble être vos futures prises de mains et de pieds. Certains (moi le premier) n’hésitent pas grimper au sommet du bloc par la descente afin de nettoyer les rondeurs de sortie… Jusque là, vous n’avez fait que du bien et avez augmenté vos chances de réussite du fait d’un bloc propre.



Maintenant, en retournant l’engin, vous allez taper la boule sur les prises dont vous pressentez qu’il faut en augmenter l’adhérence… C’est le cas principalement des prises de pieds et des plats. Vous entendez ? « Pof », « Pof »… c’est fait ! Inutile de taper dix fois comme un sourd. Là, vous retournez à nouveau l’engin pour, avec le chiffon, refaire l’étape 1 ce qui permet de retirer l’excès de colophane (retournez voir la première fiche notamment le paragraphe concernant la trame du tissue).
Attention, comme me l’a fait remarquer Franlou, mon Pof est asymétrique, donc, quand on veut pofer une prise très en hauteur en le prenant par la queue, faites attention car l’engin peut aisément se transformer en une puissante massue. Idem, si négligemment, une fois les plats de sortie pofés, vous le laissez choir vers le départ sans d’autre forme d’avertissement. C’est votre pareur qui risque de ne pas être heureux !
En cinq minutes, la voie est prête… Pas vous, donc passez à l’étape 2, tout aussi facile.

Préparation du matos et du grimpeur :

Première opération, comme vous êtes un de ces grimpeurs modernes qui n’enchaîne pas les circuits sans mettre un pied au sol mais plutôt en papillonnant autour de votre camp de base, vous êtes très certainement équipé d’un crash pad ! Il faut le placer idéalement… Là encore, il y a débat ! Il relève plus de l’éthique mais la chose à quand même son importance dans notre cas.

Je ne jugerai pas ici le fait que vous avez décidé de faire du Pad-start (en fait, faut le dire, ce n’est pas bien mais certains me répondront que cela compense à peine l’érosion du sol au pied de la voie…). Ce qui m’intéresse c’est uniquement le fait que votre base départ reste propre pour éviter le polissage prématuré des prises !


Avant les années 90, la question ne se posait pas ; des pads, on n’en avait pas ! On démarrait depuis un paillasson en poils de coco à fond imperméable (idéale pour certains sites essonniens où le sol est plutôt terreux gras). Bon, ok, certains mettaient le pof dessus pour gagner quelques centimètres (j’ai même vu de très, très gros pofs à cette époque) mais là encore, ce n’est qu’une question d’éthique.

Donc une fois le pad posé à une vingtaine de centimètre en retrait de la base du bloc, reste à le nettoyer comme à l’étape un avec de violents coups de chiffon. Vous disposez ensuite d’une base de départ débarrassée des grains de sables.
J’utilise toujours mon paillasson mais, dans le cas où vous avez décidez que l’éthique ce n’était pas votre truc, s’il vous plait, faite au moins cette étape. Pourquoi ? Bien parce qu’elle vous permettra, combinée avec la suivante, d’avoir des chaussons propres ce qui, primo, diminue le risque de glissades provoquées par les grains de sable, secundo, évitera une usure prématuré du rocher par le frottement des dits grains de sable !
Regardez la photo. Avec une telle quantité de sable sur le pad, il n’y avait rien d’étonnant à ce que ce grimpeur zippe de nombreuse fois dans le départ de ce bleu d’Isatis !


Le pad est propre, à vous maintenant.

Avant de monter sur votre pad, faite le Flaman rose ! Sur un pied, l’autre jambe fléchie derrière vous, utilisez le chiffon du pof pour essuyer consciencieusement la semelle. Posez le pied propres sur le pad et refaite l’opération avec le deuxième pied. Super. Avant de taper votre essai, essuyez la suer de vos mains avec le chiffon. Vous pouvez aussi malaxer la boule. En fin de journée, si vous n’utilisez que le pof, celles-ci ne sont pas blanches mais noires et collantes ! Adhérence garantie.

Pour les plus flémards, l’opération peut se faire assis sur le pad… La variante historique de cette préparation consistait, une fois le coup de chiffon effectué, à se cracher dans la paume des mains puis à frotter avec les semelles. Cela retire très efficacement la poussière accumulée. Lorsque la semelle est propre, on poursuivait le mouvement pour chauffer la gomme qui devient alors plus tendre et collante. Lorsque la semelle couine, c’est qu’elle est prête pour une adhérence maximale. Bon faut dire, outre l’aspect peu ragoutant de cette pratique, les gommes modernes sont bien plus adhérentes qu’autrefois et les grimpeurs pratiques de moins en moins les adhérences ! Autre avantage de ce nettoyage, il aide à la concentration !


Enfin, dernière étape, nettoyage.Vous avez terminé, vous allez libérer la voie pour les grimpeurs suivants. Super… Là, il y a encore deux petites choses à faire. Elles sont obligatoires, quelque soit le produit utilisé. Primo, un bon coup de brosse (celle avec des poils de sanglier) sur les prises c’est le strict minimum pour retirer toutes les traces de son passage (revoir l’article de Rascal). Secundo, un bon coup de chiffon, y compris sur les premières prises pieds, c’est le top. En faite, c’est comme en sortant des toilettes, faut tirer la chasse ! C’est d’autant plus important et nécessaire que si vous êtes des milliers à utiliser ce super instrument qu’est le pof après la lecture de cette fiche, on va me reprocher chaque rond autour des prises !

Donc, comme les autres substances, celle-ci s’utilise avec modération.

Pour finir, pliez votre pad (éventuellement avec le matos dedans) puis soulevez le jusqu’au bloc suivant ; en le tirant au sol vous aggravez considérablement l’érosion du sol !

Bonne grimpe et n'hésitez pas à demander des conseils aux anciens...
Dans leur appropriation temporaire du massif, les visiteurs laissent souvent une trace bien visible de leur passage : les détritus. Cette ignoble carte de visite témoigne de leur non respect des lieux et en dit beaucoup sur leur identité. 

Reliefs de paniers repas de collectivités oubliés ici par un centre aéré ou une école, restes de fêtes et bivouacs estudiantins par là, sans parler de la poubelle du repas familiale avec couches sales de bébé en prime déposée aux abords du parking ou négligemment glissée sous un bloc, côtoient parfois les détritus militaires dans les Trois Pis ou les vieux chiffons et bouts de straps des grimpeurs ! On peut ajouter certains déchets polluants abandonnés par des artisans peu scrupuleux pour ne pas payer la mise en décharge et les restes de vieilles propriétés privées...

A la Tribune libre de Bleau, nous suivons pour vous ce dossier des déchets avec beaucoup d'attention et vous retrouverez tous les articles consacrés à leur sujet à la rubrique "déchets". 

On n'y parle de ceux des visiteurs, des décharges industrielles mais aussi de ceux abandonnés qui sont rammassés par les bénévoles à Bleau comme en montagne...

A la fin de cette page retrouvez des liens vers nos principaux articles. Une page actions et chantiers de bénévoles est consacrée aux opérations de terrain !

On nous demande souvent, "mais pourquoi n'y a t'il pas de poubelle" à Bleau ?
Parking dans les Trois Pignons en 1984 !
Corbeille trop petite et non fermée mais c'est pas grave, je vais en mettre un de plus...
Au début des années 90, pour le ramassage des 6 000 m3 d'ordures en forêt, l'ONF déboursait près de 150 000 euros par an ! Deux camions tournaient toute l'année pour vider les 900 corbeilles... Jusqu'en 1995 environs, les poubelles étaient ramassées au moins une fois par semaine par le service forestier qui s'empressait de les entasser dans cinq décharges à ciel ouvert en pleine forêt faute de moyens ! Faute d'un passage plus régulier, faute de poubelles adaptées, les sacs poubelles des visiteurs avaient une furieuse tendance à s'entasser autour de la corbeille en attendant le passage du camion. Comme cela pouvait prendre plusieurs jours, les renards et autres corbeaux avaient tout le temps de venir goûter vos restes. Le non comestible s'étallait alors sur plusieurs dizaine de mètres autour du parking !

C'est le groupe technique ONF des Trois Pignons qui expérimenta la suppression des poubelles en 1995, remplaçant chaque corbeille par un panneau "stop" vert orné d'une chouette. Si les premiers weekends qui ont suivi la pose des panneaux, on a pu voir ici et là des petits sacs accrochés à ces panneaux, la plupart des usagers réguliers et occasionnels avait pris l'habitude de remporter ces ordures chez eux. Fort du succès, car c'est bien plusieurs dizaines de tonnes de déchets qui chaque année sont rammenées par les visiteurs en ville au lieu d'aller pourrir au milieu de la forêt, la mesure fut généralisée à l'ensemble du domaine forestier.



Forêt des Grands Aveaux (91) en 2011
Finalement, là où les poubelles sont restées, la
situation n'est pas meilleure

Hélas, depuis 1995, la fréquentation a encore augmentée et le public considérablement changé.
Nous voyons donc de nouveau les déchets s'amoncelés dans certains sites. Quelques uns disparaîtront assez vite comme le PQ ou le mouchoir en papier surtout s'ils sont recouverts de terre ou de feuilles mortes. Vos épluchures de fruits et cette peau de banane dont bien des grimpeurs se débarrassent au cours de leur marche d'approche mettront parfois plus d'un an avant de disparaître. Dans certaines conditions, notamment en altitude ou dans des milieux secs, il faut parfois attendre deux ans avant que la nature n'achève son travail de décomposition. Deux ans où votre "carte de visite" sera exposée à la vue de tous ! Les filtres de vos mégots mettent plus de deux ans avant de s'intégrer dans le sol et le chewing-gum plus de cinq ans. Quant aux boîtes de conserve en fer blanc, elles mettront de 10 à 100 ans pour disparaître. Là encore, tout est une question de conditions atmosphériques et de nature du sol. A Bleau, on en trouve encore beaucoup autour des anciens bivouacs des années 50 et certaines ne sont pas trop rouillées... Votre gobelet de pique-nique, le sac plastique de la poubelle, etc. mettront eux plusieurs centaines d'années avant de disparaître ! Quant à la cannette de bierre en verre, il faudrait 4 000 ans à la nature pour la digérer.

Les associations d'usagers dont le CAF et le COSIROC pour ne citer que celles des grimpeurs oeuvrent au retrait des déchets depuis des décénies. Outre la sensibilisation au travers de leurs ouvrages et lors de leurs sorties collectives, elles ont réalisé de nombreuses opérations de nettoyage notamment sur les sites d'escalade. 

23 sept 2001 Plus de 250 bénévoles du monde de l'escalade et de la randonnée
participent à notre Clean Up day ! Ici le premier tas de débris aux abords de la Gorge
aux chats. Les déchets sont les reste d'anciennes propriétés privées...


En 2001, avec l'aide du fabricant de corde Béal, nous lancions le 1er Clean Up Day de Fontainebleau ! L'idée était de retirer les nombreux restes des anciennes propriétés privées des 3 Pis entre la Canche aux Merciers et le Rocher du Potala en passant par la Gorge aux chats, La Roche aux Oiseaux... Très médiatisée et fortement soutenue, cette opération fut un vrai succès. (voir la page actions et chantiers) Il y en eut beaucoup d'autres comme celle qui a consisté à démonter d'anciens abris de chasseurs ou en septembre 2008, notre première opération coup poing au Bas Cuvier !

Le combat n'est pas perdu mais il faut sans cesse informer et éduquer les visiteurs et ramasser leurs détritus. A la longue, c'est usant... En 2012, La Tribune Libre de Bleau a reçu de nombreux soutiens qui nous l'espérons, porteront leurs fruits au moins chez les grimpeurs... 


Mais les bénévoles sont bien seuls et se sentent parfois abandonnés par les pouvoirs publics.

En effet, en dehors des actions des bénévoles qu'ont fait l'Etat et le gestionaire de la forêt pour dépolluer les sites ?! Côté ramassage, pas grand chose mais en ont-ils les moyens ? Côté dépollution des décharges de la forêt ou des anciens terrains militaires, là c'est le néan... Il faudra certainement attendre un accident, une explosion, un mort, que sais-je, pour avoir un semblant de réaction.

Fiction me disent certains. Je dois halluciner alors... Heureusement, je ne suis pas seul à avoir des visions... alors, il vaut mieux peut être prendre en compte le témoignage d'un photographe spécialiste de Fontainebleau. Ses appareils ne mentent pas. Allez-donc voir sur son site.
Comme il l'écris lui même :

" Ces déchets constituent une véritable menace pour notre environnement (une bombe à retardement). Oubliés de tous ou presque ces sites sont en complète infraction avec les lois actuelles.
Les promoteurs du parc national ont sûrement dans leurs cartons la solution et les crédits pour résoudre cet épineux problème.
L'inventaire, fait avant le classement en forêt de protection pour l'ONF, ne mentionne à aucun moment cette richesse locale !
Je doute fort qu'un quelconque état recense ces dépôts d'ordures dans le futur projet de parc ! "


Réalisée à Bleau et sans trucage par l'auteur des lignes précédentes
Merci Jipé



Donc, lors de votre prochaine visite, pensez-y. Ramassez et remportez en ville ces choses qui n'ont rien à faire dans la nature. Une paire de gants et un petit sac et le tour est joué !

Attention, certains déchets peuvent être toxiques voir explosifs. Merci de nous les signaler avec précisions. Voir notamment notre article sur les munitions...

Si vous manquez d'idées sur les sites à nettoyer, regarder notre page carte des déchets

En Avril 2011, nous avions tenté d'impliquer les fabricants et distributeurs de matériel de montagne notamment avec un jolie poisson d'avril détournant leur logo. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque, quelques jours plustard, nous décrouvrions le team de Black diamond europe, venu nettoyer notre forêt, sans rien dire, sans rien demander ! Bravo ! 


This past Easter weekend was one of the year's busiest times for the boulders of Fontainebleau, and a crew from Black Diamond's European offices (along with BD athlete Nalle Hukkataival) were there, ready to make a difference. The group had self-organized a grassroots clean up and education event, which they dubbed "Chasin' The Rubbish." The group rocked up in the mornings to three of the forest's most popular areas (Bas Cuvier, Isatis and Trois Pignons) and rallied the 5000-plus boulderers there that weekend to help clean up the forest by handing out recyclable trash bags, as well as educated boulderers about how to care for the boulders. The plan: fill a trash bag, return the trash to BD in the parking lot, and the BD crew would dispose of it all. The result: more than 1200 bags handed out and more than 250 kilos of trash collected. Wow!
Below is a report from Nalle about the weekend's efforts, as well as this quick video with Nalle that captures the spirit of this fantastic grassroots effort to keep Fontainebleau's boulders beautiful.
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I spent my Easter in Fontainebleau, helping out with a Black Diamond organized event called Chasin' The Rubbish. Fontainebleau is one of the biggest and best-known bouldering areas in the world and Easter is the busiest time of year there. Climbers from all over the world come to visit the forest and it can get very crowded at the boulders. One day we counted over 500 cars in the Trois Pignons parking lot alone. That's thousands of people in just one of the areas. With crowds like this, the impact on the climbing areas is big.
One of the biggest issues in Fontainebleau seems to be trash and so that was the main focus of the event. We wanted to get three messages across to people visiting the areas:

- Don't leave ANY trash in the forest, and if you see thrash on the ground pick it up - Clean your shoes before climbing, because dirty shoes severely polishes the footholds- Brush off tick marks and chalk, so holds won't get polished

For most climbers these things are, and should be, obvious but it's good to remind people (for example, not everyone was aware that climbing with dirty shoes is bad for the rock). The purpose of this event was not so much to directly go clean up climbing areas, but more so to educate people to do their own part in keeping the forest clean. However, with the help of a lot of people we managed to remove about 250 kilos of trash from the climbing areas over three days!! Bas Cuvier, especially, was looking cleaner than I've ever seen it!


Luckily there haven't been any area closures in Fontainebleau yet, but the traffic can be seen on polished holds and worn through footholds everywhere. We can all do our part to keep the areas open and in good condition also in the future. It's important to remember that YOUR impact on the areas is just as big as anyone else. Happy climbing to everyone!“
— Nalle





Au viaduc des Fauvettes (notre falaise parisienne) après une action de bénévoles.
Le décret n° 2010-365 du 9 avril 2010 relatif à l'évaluation des projets susceptibles d'avoir des incidences « au regard des objectifs de conservation » des sites Natura 2000 vient d’être publié au Journal Officiel quelques semaines après la condamnation de la France pour transposition incorrecte de la directive 92/43 Habitats par la Cour de justice de l’Union européenne.
A y regarder de près, il s’agit ni plus ni moins de rentrer dans le rang de la conformité au droit communautaire en apportant une réponse contrite aux verts reproches de la Cour qui a estimé que la France avait passablement exagéré dans la cure d’amaigrissement qu’elle a fait subir à la catégorie des projets pouvant affecter les sites Natura 2000 et donc soumis à évaluation préalable.
Le décret réécrit un pan de la partie réglementaire du Code de l’environnement (article R. 414-19 et suivants) en modifiant le contenu et les modalités de l'évaluation exigée par l'article L. 414-4 du code de l'environnement et énumère une longue liste de catégories de documents de planification, programmes, projets de travaux, de manifestations et d’interventions soumis à ladite évaluation.
Sont précisés le contenu du dossier d’évaluation, les éventuelles mesures compensatoires et les conditions d’instruction du dossier par l’autorité administrative compétente.
A souligner également cette propension du droit de l’environnement à vouloir étendre ses effets au-delà de l’emprise territoriale délimitée (en matière de pollution ou de protection de la nature ) : les projets affectant un site Natura 2000 devront faire l'objet d'une évaluation alors même qu'ils ne couvrent pas directement le périmètre du site.
Enfin, l'exemption systématique d'évaluation dont bénéficiaient les projets soumis à un régime déclaratif disparaît, ce qui laisse présager des contentieux en tout sens car on peut  miser sans grand risque sur le fait que ces évaluations seront souvent écartées/oubliées/minorées.

NATURE