Chantier

Sur les chemins

Escalade

Matos

1999-12-26

Vous avez sans doute déjà vu ces vieilles cartes postales du début du XXe siècle. Elles constituent aujourd'hui un important témoignage du passé, les choses ayant beaucoup évoluées en une centaine d'années !

Les passionnés n'hésitent pas à les collectionner en les groupant par thème. A la TL²B ont est un peu, nous aussi, cartophiles et ont vous fait partager ici les informations que nous avons pu regrouper sur la Cartophilie appliquée à Fontainebleau...

 

L'histoire de la photographie et de la carte postale est finalement assez récente. Les premières cartes françaises permettent d’abord la communication interne entre les différentes antennes locales de la Société de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer, (la  future Croix-Rouge internationale) mais le 12 août 1870 le comité strasbourgeois de la Société de secours propose au général prussien qui assiège la ville, de laisser les blessés et les assiégés communiquer avec leur famille à l’aide de leur stock de carte. Le général accepte et les cartes affranchies d’un timbre prussien de 6 Kreuzer sont expédiées à Karlsruhe pour être censurées avant de transiter par Bâle !

A Paris, la section des Postes crée les cartes-poste, pour « envoi ouvert » par ballon monté, avec l'adresse du destinataire d'un côté et la correspondance de l'autre.

Il faut attendre encore deux ans, le 20 décembre 1872, pour que la carte postale soit légalisée comme moyen de communication par la loi de finance et son utilisation devient officielle en France que le 15 janvier 1873.

A cette époque, on trouve deux types de cartes postales. L'une, de couleur jaune, affranchie à 10 centimes, destinée à circuler « à découvert » à l'intérieur d'une ville ou dans la circonscription d'un même bureau de poste et, l'autre, affranchie à 15 centimes, pouvant circuler de bureau à bureau. Bien que ne reproduisant pas encore d’image, le succès fut immédiat puisque 7 millions d'exemplaires s'écoulèrent en une semaine.

Le Molière Carte ND58


Les commerçants comprennent très vite l’intérêt publicitaire de cette carte car dès 1873, les magasins de À la Belle Jardinière firent reproduire au recto des cartes officielles de petites illustrations représentant leurs immeubles de la rue du Pont-Neuf, à Paris. Mais l’explosion de ce mode de communication va se faire avec l'Exposition universelle de 1889, où une carte dessinée représentant la tour Eiffel fut vendue à 300 000 exemplaires ! 
Dominique Piazza semble être le premier à avoir commercialisé, en France, des cartes photographiques en 1891. Si d’autres villes du sud de la France puis Paris font rapidement de même, les cartes photographiques imprimées restent excessivement rares avant 1897. C’est à cette époque que l’imprimeur Neurdein va éditer des cartes pour les plus importantes villes françaises et qu'Albert Bergeret, dès va produire les cartes illustrant l'Est de la France.

A partir de là, et jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la carte postale va connaître un âge d'or. Elle est à l’époque le média le plus utilisé, et surtout le plus moderne puisque les journaux ne comportent pas de photographies ! À côté des grands éditeurs nationaux, de petits photographes locaux vont fixer pour la postérité des milliers de vues de la France et sa société. Hôtels, cafés, restaurants, commerces, tous utilisent la carte postale comme moyen publicitaire. On y voit un propriétaire posant avec sa famille et ses employés devant la vitrine.
Jusqu'au début de l’année 1904, il était interdit d'écrire au recto de la carte postale. Seul quelques lignes permettant d'inscrire l’adresse du destinataire y figurent. Quant à la photographie (au verso), elle ne recouvrait pas la totalité de l’espace pour permettre la correspondance du côté de l’image. On parle alors de « carte nuage » ou « carte nuageuse ».
À partir de 1904, décision est prise d'autoriser la correspondance sur le recto qui est alors divisé en deux parties, l'une à gauche réservé au message, et l'autre à l'adresse. La photographie peut alors librement occuper tout le verso.




A cette époque, des photographes, profitant des nouvelles avancées techniques, vendent leur production à une clientèle aisée sur les principaux lieux touristiques. La carte postale va aider la photographie à se populariser au point de développer les photos au format carte postale (les photo-cartes).

A la grande époque de la carte postale (1900 -1920) elles se vendent par milliers chaque WE et circulent par millions dans le monde entier. Le publique se passionne pour ces petits moments de d'histoire locale et débutent les collections. La demande est telle que pour la satisfaire, les éditeurs multiplient les vues. Cette économie touristique est telle qu’il se monte des dizaines de maisons
d'édition de cartes postales. Voilà pourquoi on trouve tant de cartes postales anciennes dans les vides greniers…

Au milieu des années 1970, les collectionneurs comprennent vite l’intérêt de la carte postale, derniers témoins d’une société disparue. En 1975, Gérard Neudin, un polytechnicien amateur de cartes postales, va publier pour la première fois un annuaire qui va devenir au fil du temps la référence des cartophiles. Des clubs de collectionneurs vont se constituer et la carte postale va atteindre des prix jusque là inconnus dans les ventes publiques. Ce sera un nouvel âge d'or pour la carte postale.

Nous sommes nombreux à illustrer nos articles par la reproduction de cartes postales anciennes mais qu’en est-il des droits d’auteur ? Ce sujet a longuement été débattu sur Wikipédia France à propos de la carte postale
Chassenon - Extraction de lave pour la construction.

On peut en tirer une règle simple, une carte postale peut être reproduite sans atteinte aux droits de son auteur si :
- soit, son auteur est inconnu et la carte a été publiée la première fois il y a plus de 70 ans ;
- soit, son auteur est connu et est décédé il y a plus de 70 ans (1942 en 2012). Voilà qui est assez clair mais aussi assez difficile à établir.

En effet, parfois le nom de l'auteur de la carte est mentionné sous forme d'initiales, ou bien juste une signature, un pseudonyme, un symbole… A moins de retrouver son identité auprès des collectionneurs, considérons qu’il est inconnu.

Pour vous aider, voici quelques uns des principaux éditeurs de cartes postales de la forêt de Fontainebleau que complétera un inventaire des cartes postales de notre forêt.


Sources :

Gérard Neudin, L’Officiel international des cartes postales de collection (parution annuelle de 1976 à 2001)

Martin Willougby, La Carte postale, une histoire illustrée, Bookking International, Paris, 1993
PN et PY Armand, Dictionnaire de la cartophilie francophone, 1990, Édition Cartes Postales et Collection
James Eveillard, L’Histoire de la carte postale et la Bretagne, Editions Ouest-France, Rennes, 1999
+ Wikipédia

Quel visiteur n'a jamais entendu parler de la Caverne aux (des) brigands ? Située dans les Gorges d'Apremont, non loin du village de Barbizon, elle se découvre en suivant le sentier bleu Denecourt n°6. 

Son histoire mêle légende et fait dramatique. Voici donc un petit tour d'horizon des différentes publications autour de cette célèbre roche de notre patrimoine pour en savoir un peu plus. 

 

 





 
La caverne des brigands est donc située sur la parcelle 713. Il s'agit d'un passage sous la platière sommitale aménagé et élargi par Claude-François Denecourt probablement en 1844, date de son apparition sur les cartes forestières notamment celle dressée par Denecourt et Hardy en 1844). Denecourt, personnage atypique créateur des premiers sentiers touristiques (mais pas le seul) ne s'arrêtait pas à l'aménagement de ses sentiers. Il batissait autour des éléments les plus remarquables de véritables légendes quand celles-ci n'existaitent pas. C'est ce qui fit ici et, selon sa légende, sous le règne de Louis XV, la grotte aurait servi de repaire à une bande d'assassins, dont le chef était un dénommé Tissier.
Aisément accessible, elle constitue depuis cette époque un lieu très fréquenté de la forêt. Le limmonadier qui exploitait la buvette installée tout autour sur la platière était probablement le seul à connaître l'histoire de cette légende et on peut s'interroger s'il n'avait pas compris avant l'heure les principes du marketing ! Créée en 1857, la buvette sera exploité jusqu'à la Seconde guerre mondiale mais un petit chalet, en bas de la pente a pris le relais !

A cette époque, la forêt était aussi exploité par des guides, rémunérés aux pourboires, et qui, comme en montagne, avaient leur carnet de courses où les visiteurs inscrivaient leurs éloges ou reproches (pratique signalée de 1910 à 1950).
Aujourd'hui, le lieu est plus tranquille mais reste très fréquenté les week end. L'entrée de la grotte s'est partiellement comblée et il est devenu presque impossible de sortir par la deuxième issue... (à priori ce n'est plus le cas, voir dans les commentaires de l'article)



Mais l'histoire rattrape parfois les légendes ! En 1937, la grotte devient une véritable scène de crime, celui du meurtre de Janine Keller par Eugène Weidmann. Un meurtrier devenu célèbre car il est le dernier condamné à mort français à être exécuté en public le 17 juin 1939.

Un lieu si célèbre ne pouvait bien évidemment échapper aux photographes du début du XXe siècle et l'on trouve donc de nombreuse cartes postales de l'endroit.
Outre cette histoire, un autre ouvrage parle de cette drôle de Grotte. Il s'agit d'un livre rare : , édité en 1878, par Jules Hetzel !

Jules Hetzel (1814-1886) est, comme Denecourt, un précurseur. Editeur, photographe et auteur à ses jours, c'est à lui que l'on doit les premières publications périodiques pour la jeunesse ! Il s'associa avec Jules Verne avec qui il créa le "magasin d'éducation et de recréation -journal pour toute la famille-" sous le nom de "J.P.  STAHL". Cette collection avait pour objectif la parution régulière d'ouvrages divers classés par genres et par tranches d'âges des lecteurs.
Pour Les Petits Robinsons de Fontainebleau, Hetzel, fit exécuter par Méaulle (célèbre pour ses illustrations des "Travailleurs de la mer" de Victor Hugo,) des gravures d'après ses propres clichés de la forêt de Fontainebleau (à l'époque, les plaques photographiques ne pouvaient pas servir à l'impression !) Ces clichés comptent donc parmi les plus anciens de cette forêt avec ceux de Cuvelier (1974).
Comme beaucoup d'auteurs de l'époque, Hetzel misait très certainement sur la célébrité des paysages de Fontainebleau pour assurer le succès commercial du livre. En voici quelques extraits... :



"Avertissement (de l'auteur)
Le but des auteurs de ce petit livre n'a pas été seulement de raconter les aventures de Pierre et de Jean dans la forêt de Fontainebleau, mais de tirer parti de ces aventures mêmes pour faire passer sous les yeux de nos lecteurs les points les plus remarquables de la célèbre forêt. Pour y arriver, il n'a pas toujours été possible de suivre un itinéraire logique, Pierre et Jean auraient eu trop à faire si leurs courses avaient dû les conduire partout à la fois dans la même journée, dans une forêt qui ne comprend pas moins de 8o kilomètres de circonvallation et 200 myriamètres de routes, chemins et sentiers se croisant, s'entremêlant et se dirigeant dans tous les sens.Ce n'est point la carte en main qu'on suivra un itinéraire qui est forcément de fantaisie et n'a pu tenir aucun compte des distances réelles.
Ce qui n'est pas de fantaisie, c'est`d'une part le fond même de la petite histoire que nous offrons à nos jeunes lecteurs, et ce qui est vrai d'une incontestable vérité, c'est la représentation des vingt-deux points de la forêt que, nous mettons sous leurs yeux. Ils ont été gravés, par M. J. Méaulle, deux d'après deux compositions de Bodmer et vingt d'après des photographies prises sur nature dont nous pouvons certifier l'exactitude.

STAHL .

Chapitre XVI
Il faut leur rendre cette justice qu'ils prirent leur course comme si leurs jambes n'avaient eu jusque-là aucune fatigue à endurer. Arrivés à cent pas de la chaîne des rochers qu'ils avaient en vue, Pierre déclara à Jean qu'il apercevait un grand trou,, une grande excavation dans les roches, et que, pour le coup, ils pourraient bien avoir à eux tout seuls une grotte cent fois; plus belle que celle que Robinson avait jamais pu découvrir dans son île.
Mais il y avait entre eux et Robinson cette différence que personne ne pouvait disputer à Robinson l'usage de sa grotte dans son île, puisqu'elle était pour de bon déserte, tandis qu'à l'entrée de leur future caverne les deux enfants aperçurent soudain, et non sans épouvante, un grand homme a grande barbe et de très-mauvaise mine, qui tout d'un coup s'était posté à l'entrée comme pour la barrer à tout autre.
Un homme de cet aspect là ne pouvait bien sûr être qu'un malfaiteur ; les deux enfants terrifiés ne pensèrent plus à rien sinon à se dérober à sa vue, et contournant les rochers d'un mouvement rapide, ils prirent à revers les fameuses grottes d'Apremont car tout nous porte à croire que ce sont ces grottes-là qui donnaient asile à l'homme à air farouche qui les avait tant alarmés, et que le brigand de Pierre et Jean n'était autre qu'un braconnier surpris comme eux par ce déluge.

Chapitre XIX
Marie le regarda avec un air de surprise qui se changea en une sorte de colère quand elle les eut reconnus.
" Je pleure, leur répondit-elle d'une voix brève, je pleure parce que les deux plus méchants écoliers de mon père se sont enfuis de leur maison et que mon père a voulu se joindre à leurs parents pour battre la forêt et les retrouver. Tout le pays est en émoi rien que pour eux. Les gens qui sont à leur recherche et mon père qui est à leur tête sont convenus qu'après avoir fouillé jusqu'ici ils se retrouveraient, à une heure qui est à présent bien passée, près de l'entrée de la caverne des Brigands. Inquiète pour mon père parce que l'orage était dans l'air, j'ai obtenu de lui d'aller l'attendre au rendez-vous. Il y a deux heures que je l'attends ; s'il n'est pas là, lui toujours si exact, c'est qu'il lui est arrivé malheur. Voilà pourquoi je pleure, et vous savez la faute à qui si j'ai une raison pour pleurer."
 Pierre et Jean baissèrent la tête devant ces reproches mérités. Mais Pierre sentit que la seule manière de bien montrer son repentir, c'était de tout faire pour réparer sa faute. Il obtint de Marie quelques explications sur le chemin qu'avait pu suivre M. Patoche et se mit en route avec Jean, très-décidé à le ramener à sa fille.
En les voyant partir, la pauvre Marie remua la tête de l'air d'une personne qui n'espérait rien de tels auxiliaires.
" La pluie a rendu les rochers glissants, se disait-elle. Père, qui ne craint jamais rien, aura été trop prompt, trop hardi. Pour qu'il ne soit pas là quand il sait que je l'y attends, il faut qu'il ait fait une chute grave. Ah ! si je ne lui avais pas promis de ne pas bouger d'ici, il y a longtemps que je serais à sa recherche."
Malheureusement les pressentiments de la pauvre Marie ne l'avaient pas trompée. Pierre et Jean n'avaient pas fait deux cents pas de l'autre côté des rochers qu'ils aperçurent le corps inanimé de M. Patoche au pied d'un grand rocher (la Roche qui pleure).

Chapitre XXII et fin
Cinq minutes après, M. Patoche arrivait non pas dans la charrette, mais porté à bras sur une litière. Pendant que Pierre et Jean étaient allés prévenir Marie, les gens de .Bois-le-Roi, le père et la mère de Pierre qui croyaient .rejoindre M. Patoche à la caverne des Brigands, l'avaient rencontré bien embarrassé de se hisser sur la charrette, et tous avaient déclaré qu'il valait mieux qu'il fit le trajet sur une litière, où il n'aurait pas à craindre d'être secoué comme il l'eût été en voiture. On remercia le brave charretier .et on s'achemina, en passant par Barbizon, vers Bois-le-Roi.
Pierre et Jean suivaient en pleurant M. Patoche qui ne parvenait pas à les consoler.
" Non, non, s'écriaient-ils à qui mieux mieux, si vous souffrez, c'est notre faute!
 - Si Nous vous corrigez, répondait le brave M. Patoche, je remercierai Dieu de m'avoir envoyé, mon entorse."
Au bout d'un mois, M. Patoche, qui les avait eus pour gardes-malades, s'applaudissait de la conduite de ses deux élèves. Il affirmait au père de Pierre que son ; fils et son neveu seraient chacun à sa façon, de braves garçons, en quoi il ne se trompait pas. Pierre ne pense plus à être Robinson, il ne menace plus Jean de le traiter, comme un Nègre ; mais son amour des bois lui est resté il est devenu un de nos plus célèbres paysagistes, et Jean est à l'heure qu'il, est le fermier le plus huppé de la contrée. Il aime la terre pour la cultiver et les bois pour les aménager et en tirer de bons produits - en quoi il ne faut pas le blâmer - car si l'art est beau, l'industrie est utile. C'est à chacun de ne pas se tromper sur sa vocation et d'aller soit à l'un, soit à l'autre, selon ses aptitudes.



Sources (sélection) :
dictionnaire historique et artistique de la forêt de Fontainebleau / Herbet, 1903 en ligne sur le site de l'AAFF.
Fontainebleau : une forêt de légendes et de mystères / Hervet et Mérienne, 2004.
Guide Joanne, 1857, 1910.
Guide bleu, 1950.
Les petits Robinsons de Fontainebleau / par Hetzel, illustré par Méaulle, 1878 en ligne sur le site de l'AAFF


 

De nombreux organismes et conventions s’attachent à assurer l’avenir des forêts, premier réservoir de diversité biologique terrestre et facteur de lutte contre les changements climatiques.

Les forêts sont les réservoirs de la diversité biologique par excellence et leur préservation est devenue une préoccupation de premier ordre. En témoignent les nombreux organismes internationaux (publics, privés, professionnels, associatifs) et les conventions qui lient les États qui s'attachent à cet objectif.
Au grand nombre d'organismes ayant inscrit dans leurs missions la gestion durable des forêts, répond l'existence de réseaux où s'échangent connaissances, expériences et propositions.
Les organisations et programmes internationaux
1.     L'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
La foresterie figure dans les missions de la FAO depuis sa création en octobre 1945. La FAO agit en partenariat avec les pays membres, les universités, les institutions de recherche, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales (ONG) et le secteur privé pour développer « le bien-être des populations en les aidant à pratiquer une gestion durable des arbres et forêts du monde ».
L’objectif initial, qui portait essentiellement sur la production forestière, a été progressivement rééquilibré en incluant les notions de conservation et de protection des forêts (préservation des écosystèmes fragiles, conservation des ressources génétiques forestières, promotion des systèmes agroforestiers, lutte contre les insectes ravageurs et les maladies des forêts).
Pour en savoir plus
·         Le site de la FAO
© Thierry Lamant / ONF En Amérique Centrale, il y a une biodiversité rare sur de grands espaces
1.     Le Comité des forêts (Cofo)
Le Cofo est composé de 85 pays membres de la FAO plus l’Union européenne en tant qu’institution internationale. Il est ouvert à tous les pays membres de la FAO qui en font la demande.
Le Cofo se définit comme « l’organe statutaire de la FAO le plus important en matière de forêts ». Il tient une session tout les deux ans pour étudier les problèmes forestiers dans leur dimension internationale et définir les actions que les États membres et la FAO pourraient entreprendre pour les résoudre. Le Cofo donne également son avis sur les programmes de la FAO en matière de forêts.
Pour en savoir plus
·         Le site de la FAO - Cofo
1.     Le Forum des Nations unies sur les forêts (Fnuf)
Le Fnuf a été créé en 2000 pour prolonger les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur les forêts (GIF) et le Forum intergouvernemental sur les forêts (FIF). Ces deux instances ont été chargées, après la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement (Cnued ou Sommet de Rio, 1992) d’élaborer des politiques forestières internationales.
Le GIF, puis le FIF, ont défini 270 propositions d’action portant sur la gestion durable des forêts. Le Forum des Nations unies sur les forêts a notamment en charge la mise en œuvre et le suivi de ces propositions.
Pour en savoir plus
·         Le site du Fnuf
1.     Le Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF)
Créé en avril 2001 à l’initiative du Conseil économique et social des Nations unies, le PCF regroupe quatorze organisations et institutions forestières ainsi que les secrétariats de conventions internationales en relation avec les forêts.
Le PCF a pour objet de renforcer la coopération et la coordination dans le domaine des forêts et de contribuer aux travaux du Fnuf. Un réseau du PCF a été mis en place pour faciliter les échanges entre institutions et organismes internationaux et régionaux, ONG, organisations professionnelles et centres de recherche.
Pour en savoir plus
·         Le site de la FAO - PCF
1.     L’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT)
L'OIBT est une organisation intergouvernementale dédiée à la conservation, la gestion, l'exploitation et le commerce durable des ressources des forêts tropicales. L'OIBT, basé à Yokohama (Japon), a été créée en 1986 dans le contexte des négociations sur l'Accord international sur les bois tropicaux (AIBT).
L'OIBT regroupe 59 pays, producteurs ou consommateurs de bois tropicaux.
Ils représentent 80% des forêts tropicales et 90% du commerce mondial des bois tropicaux.
Pour en savoir plus
·         Le site de l'OIBT
1.     Le Centre de recherche forestière internationale (Cifor)
Basé à Djakarta, en Indonésie, le Cifor est un centre d'étude dont les recherches portent sur la connaissance scientifique des forêts, leur état et leur productivité.
Le Cifor travaille notamment sur la définition de critères et d'indicateurs sur la gestion durable des forêts et la conservation des écosystèmes vulnérables et de certains types de forêt peu répandues.
Il fait partie d'un réseau de seize centres d'étude sur l'exploitation des forêts implanté dans les pays en développement.
Pour en savoir plus
·         Le site du Cifor
1.     Le Réseau international des forêts modèles (RIFM)
Le Réseau international de forêts modèles (RIFM) est parti d'une expérience présentée par le Canada lors de la Conférences des Nations unies sur l'environnement et le développement de 1992.
Les membres de ce réseau sont originaires d'Amérique latine, des Caraïbes, d'Asie, d'Afrique et d'Europe. Il existe 41 forêts modèles qui couvrent une surface totale de plus de 55 millions d'ha.
Les échanges d'expérience portent sur la gestion et l'utilisation durables des forêts.
Pour en savoir plus
1.     L’homme et la biosphère (MAB)
Ce programme interdisciplinaire de l'Unesco s'intéresse aux relations des populations avec leur environnement afin de réduire la perte de biodiversité dans une approche écologique, sociale et économique.
Créé en 1970, le programme MAB s'appuie sur un réseau de 480 sites dans plus de 100 pays pour élaborer les bases scientifiques pour la conservation et l'utilisation durable des ressources naturelles.
Pour en savoir plus
·         A propos du MAB
1.     La certification forestière
L’objectif de la certification est d’assurer aux utilisateurs industriels et aux consommateurs que les produits qu’ils achètent répondent à des critères respectueux de la gestion durable des forêts.
Il existe plusieurs systèmes de certification, les deux plus importants étant le Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC) et le Forest Stewardship Council (FSC).
À eux deux, ils couvrent plus de 110 millions d’ha de forêts.
Pour en savoir plus
·         Le site de PEFC
Autres organisations liées à la gestion durable des forêts
1.     Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud)
Pour en savoir plus
·         Le site du Pnud
1.     Le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue)
Pour en savoir plus
·         Le site du Pnue
1.     L'Alliance mondiale pour la nature (UICN)
Pour en savoir plus
·         Le site de l'UICN
1.     L'Union internationale des instituts de recherche forestière (Iufro)
Pour en savoir plus
·         Le site de l'Iufro
1.     Le World Agroforestry Centre
Pour en savoir plus
·         Le site du World agroforestry centre
Les conventions internationales
© Bernard Rollet / ONF La mangrove en bordure de mer est un milieu sensible à protéger
1.     La Convention sur les zones humides
Adoptée en 1971 à Ramsar (Iran), la Convention sur les zones humides est entrée en vigueur quatre années après. Elle a pour but de « favoriser la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides » grâce à des mesures nationales et à la coopération internationale.
Les zones humides sont des régulateurs des régimes hydrologiques et contribuent à la diversité biologique. Elles incluent les marais, marécages, prairies humides, tourbières, mangroves, récifs coralliens… La liste des zones humides (dite « liste de Ramsar ») comprend actuellement 1.600 zones humides pour une surface totale de 145 millions d’ha.
Pour en savoir plus
1.     La Convention sur la diversité biologique (CDB)
La Convention sur la diversité biologique a été négociée en 1992 et, comme la Convention sur les changements climatiques, soumise la même année à la signature des États lors du « Sommet de la terre » à Rio de Janeiro (Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement). La Convention compte aujourd'hui 190 Parties (189 États et l'Union européenne).
Elle marque une étape importante pour le droit international en mettant en relief que la diversité biologique est une "préoccupation commune à l'humanité". Les États signataires s'engagent à élaborer à leur niveau des stratégies et des plans d'action en faveur de la biodiversité. Ils ont adopté en 2002 un programme de travail spécifique sur la biodiversité des forêts.
Pour en savoir plus
·         Le site de la CDB
Autres conventions
1.     La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites)
Pour en savoir plus
·         Le site de la Cites
1.     La Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
Pour en savoir plus
·         Le site de la CCNUCC
1.     La Convention de lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique (UNCCD)
Pour en savoir plus
·         Le site de l'UNCCD

NATURE